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	<title>Commentaires sur : Débat du 20 Juin 2010 : &#171;&#160;La recherche de la vérité peut-elle être désintéressée?&#160;&#187;, animé par Gunter Gorhan.</title>
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	<description>L&#039;actualité de la philosophie</description>
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		<title>Par : Gorhan Gunter</title>
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		<dc:creator>Gorhan Gunter</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 07:51:16 +0000</pubDate>
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		<description>Voici le texte que j’ai lu à la fin du dernier café philo qui explique pourquoi il est préférable, à mes yeux et à ceux de Marc Sautet, d’improviser nos échanges philo dominicaux :

« Beaucoup viennent avec un sujet, mais personne ne peut savoir à l’avance s’il va faire l’objet du débat. D’aucuns verront là encore un manque de sérieux, ceux pour qui la philosophie est un « travail » qui ne saurait être improvisé sous peine de sombrer dans les discussions de café du Commerce. C’est le contraire selon moi. Tout d’abord parce que le « travail » des professionnels de la philosophie n’exclut pas le plaisir. Réfléchir avec sérieux, penser rationnellement, connaître Platon, Descartes et Hegel, s’astreindre à la rigueur des concepts, cela fait du bien. Qu’il le fasse ou non partager, le philosophe professionnel trouve du plaisir à la discipline qu’il s’inflige, et celui-ci compense la peine qu’il se donne au travail. Mais les autres ? Ceux qui depuis bien longtemps ne savent plus comment on travaille sur un texte ? Ceux qui n’ont jamais, ou pas encore appris ? Il faut leur donner l’impulsion, celle qui donne envie de s’investir. Or c’est un moyen d’avoir à coup sûr du plaisir que cet état d’incertitude provoqué dimanche matin par le fait que le sujet n’est pas connu d’avance, car il provoque un certain suspense, comme avant chaque épreuve d’examen (dont on ignore en principe le « sujet »), dans le temps même où l’on sait bien que l’on ne va pas « pour de bon » subir une épreuve avec un enjeu personnel, avec une sanction à la clé; où l’on sait du moins que s’il y a épreuve, enjeu, et sanction – avec, pourquoi pas, une sorte de trac -, au lieu d’être coupé des autres et de ne devoir compter que sur soi-même pour résoudre le sujet posé, on pourra compter sur ceux qui nous entourent. » (Marc Sautet : Un café pour Socrate, p. 34 et s.)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Voici le texte que j’ai lu à la fin du dernier café philo qui explique pourquoi il est préférable, à mes yeux et à ceux de Marc Sautet, d’improviser nos échanges philo dominicaux :</p>
<p>« Beaucoup viennent avec un sujet, mais personne ne peut savoir à l’avance s’il va faire l’objet du débat. D’aucuns verront là encore un manque de sérieux, ceux pour qui la philosophie est un « travail » qui ne saurait être improvisé sous peine de sombrer dans les discussions de café du Commerce. C’est le contraire selon moi. Tout d’abord parce que le « travail » des professionnels de la philosophie n’exclut pas le plaisir. Réfléchir avec sérieux, penser rationnellement, connaître Platon, Descartes et Hegel, s’astreindre à la rigueur des concepts, cela fait du bien. Qu’il le fasse ou non partager, le philosophe professionnel trouve du plaisir à la discipline qu’il s’inflige, et celui-ci compense la peine qu’il se donne au travail. Mais les autres ? Ceux qui depuis bien longtemps ne savent plus comment on travaille sur un texte ? Ceux qui n’ont jamais, ou pas encore appris ? Il faut leur donner l’impulsion, celle qui donne envie de s’investir. Or c’est un moyen d’avoir à coup sûr du plaisir que cet état d’incertitude provoqué dimanche matin par le fait que le sujet n’est pas connu d’avance, car il provoque un certain suspense, comme avant chaque épreuve d’examen (dont on ignore en principe le « sujet »), dans le temps même où l’on sait bien que l’on ne va pas « pour de bon » subir une épreuve avec un enjeu personnel, avec une sanction à la clé; où l’on sait du moins que s’il y a épreuve, enjeu, et sanction – avec, pourquoi pas, une sorte de trac -, au lieu d’être coupé des autres et de ne devoir compter que sur soi-même pour résoudre le sujet posé, on pourra compter sur ceux qui nous entourent. » (Marc Sautet : Un café pour Socrate, p. 34 et s.)</p>
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