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	<title>Commentaires sur : Débat du 20 novembre 2011: &#171;&#160;Que peut la philosophie, aujourd&#8217;hui?&#160;&#187;, animé par Michel Tozzi.</title>
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	<description>L&#039;actualité de la philosophie</description>
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		<title>Par : Marcelle Tozzi</title>
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		<dc:creator>Marcelle Tozzi</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 20:17:14 +0000</pubDate>
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		<description>Synthèse du café philo « des phares » du 20 11 2011
Que peut la philosophie aujourd’hui ?

Animateur : Michel Tozzi, président de séance : Gunter Gorhan, synthétiseuse : Marcelle Tozzi
Introduction de Michel Tozzi
La philosophie pourrait ou même a failli disparaître d’une part simplement parce qu’elle est née, et donc ayant une histoire, elle peut mourir ; mais surtout parce qu’elle est minée par le courant scientiste issu du 19è et puissant depuis, le règne des experts, et l’essor des sciences humaines et sociales depuis les années 1960. Pourtant on constate le développement d’une demande sociale de philosophie sous de multiples formes à l’école, dans les medias, dans la cité, avec par exemple le mouvement des cafés-philo. Mais au-delà de cette demande, quelle légitimité peut avoir la philosophie aujourd’hui ?
Quelques pistes : la science nécessite une réflexion philosophique sur elle-même à plusieurs égards : quant à ses fondements, ses méthodes de raisonnement et d’administration de la preuve (épistémologie), mais aussi par rapport à ce qui est moralement recevable dans ses recherches et applications (bioéthique etc.). Elle ne nous dit ni ce que nous devons faire (éthique), ni ce qu’il en est de la beauté (esthétique), et si peu de ce qu’est l’être (métaphysique). Dans la cité, tout un chacun et dès le plus jeune âge, est concerné dans son quotidien par les questions métaphysiques, éthiques, politiques, esthétiques, etc.

 Le débat
La nécessité de trouver du sens ou d’en construire
L’homme a la propension à considérer non seulement sa propre vie, mais la marche du monde avec du recul, avec esprit critique, et ceci n’est bien entendu pas l’affaire des philosophes professionnels, mais le fait de tout un chacun, dès qu’il réfléchit.
La réflexion philosophique porte également sur « que dois-je faire ? », quelles valeurs, quelles priorités doivent guider ma vie. L’amour de la sagesse « la philo sophia » reste d’actualité.
La philosophie contrepoint au scientisme actuel ?
La multiplication des recherches scientifiques et d’expertises en tout genre répond assez souvent au comment, mais n’aborde pas celle du pourquoi, des fins. Le questionnement philosophique trouve là sa place d’autant plus que, prenant de la hauteur, il peut embrasser des champs pluridisciplinaires.
La philosophie, même si elle est indispensable n’est pas directement « utilitaire ». Elle est avant tout production de pensée, recherche de vérité avant même d’avoir un champ d’application. 
Pourtant science et philosophie ne s’opposent pas en tous points : l’une et l’autre cultivent l’ascèse de la question et de l’argumentation, la rigueur du raisonnement ; l’épistémologie est une réflexion philosophique concernant les méthodes scientifiques ; beaucoup de scientifiques sont amenés à avoir une réflexion philosophique à partir de leur domaine de compétence. 
On serait tenté de demander beaucoup à la philosophie dans le domaine de la politique, que l’on évalue comme étant en crise. 
Elle pourrait constituer un contre-pouvoir par rapport à la dictature des marchés financiers, entre autre en nous aidant à comprendre les processus mis en œuvre. Elle devrait nous aider à retrouver les conditions de la véritable démocratie, de la rencontre et du partage des idées, qui implique la liberté de penser. Cette activité de la pensée stimulée par l’échange avec l’autre serait une manifestation de la pulsion de vie. Comme l’avaient fait Socrate ou Diogène en leur temps, pourquoi ne pas ouvrir le dialogue philosophique avec les passants, au cœur même de la cité, dans le métro ou dans la rue. Pourtant comme au temps de Socrate, les « sophistes » n’ont pas disparu, avec leur propension à manipuler les hommes ( publicistes et propagandistes) ! Les managers ont compris quel intérêt tirer de la philosophie dans l’entreprise. 

Questionner la formulation des mots-clef du sujet :
Le pouvoir (que peut ?) : si l’on parle de la puissance de la pensée philosophique, on peut admettre que son champ d’investigation est sans limite ; tandis que l’on se rend compte que bien des questions qu’elle s’est posées n’ont reçu aucune réponse définitive. Entre toute puissance et impuissance, la philosophie a à trouver sa marge de manœuvre.
Si l’on parle de pouvoir proprement dit, une double question se pose : pouvoir sur qui, pouvoir sur quoi ? La philosophie n’est pas à l’aise avec la question de sa domination, et peut-être aussi sur ses rapports avec l’action. Elle est menacée par deux écueils contradictoires : se faire instrumentaliser, et sous l’angle du plaisir de penser même collectivement, d’avoir un effet lénifiant ou de s’abstraire des contingences. 
La philosophie aujourd’hui ?
La réflexion philosophique porte-elle sur des questions intemporelles (philosophia perennis),  ou bien doit-elle se contextualiser pour nous aider à faire face aux problèmes spécifiques de la contemporanéité. Les deux sans aucun doute ! 
La dimension du futur ne doit pas être négligée car nous avons à préparer et à préserver le monde de demain. Nous avons aussi à former à la pensée critique les nouvelles générations.

En conclusion
La demande importante de philosophie qui se fait jour actuellement dans la cité est un témoignage d’attentes multiples vis-à-vis d’elle. Cela signifie aussi peut-être que chacun accepte de se mettre au travail à son propre niveau. Derrière l’activité philosophique, il y a des hommes, qu’ils soient spécialistes, simples roseaux pensants, jeunes ; à tous ceux là, il faut du courage : courage de penser par soi-même, courage de se confronter à l’autre, courage de réfuter ses propres opinions, courage de mettre sa pensée à l’épreuve de l’action.

Marcelle Tozzi, le 2 déc. 2011</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Synthèse du café philo « des phares » du 20 11 2011<br />
Que peut la philosophie aujourd’hui ?</p>
<p>Animateur : Michel Tozzi, président de séance : Gunter Gorhan, synthétiseuse : Marcelle Tozzi<br />
Introduction de Michel Tozzi<br />
La philosophie pourrait ou même a failli disparaître d’une part simplement parce qu’elle est née, et donc ayant une histoire, elle peut mourir ; mais surtout parce qu’elle est minée par le courant scientiste issu du 19è et puissant depuis, le règne des experts, et l’essor des sciences humaines et sociales depuis les années 1960. Pourtant on constate le développement d’une demande sociale de philosophie sous de multiples formes à l’école, dans les medias, dans la cité, avec par exemple le mouvement des cafés-philo. Mais au-delà de cette demande, quelle légitimité peut avoir la philosophie aujourd’hui ?<br />
Quelques pistes : la science nécessite une réflexion philosophique sur elle-même à plusieurs égards : quant à ses fondements, ses méthodes de raisonnement et d’administration de la preuve (épistémologie), mais aussi par rapport à ce qui est moralement recevable dans ses recherches et applications (bioéthique etc.). Elle ne nous dit ni ce que nous devons faire (éthique), ni ce qu’il en est de la beauté (esthétique), et si peu de ce qu’est l’être (métaphysique). Dans la cité, tout un chacun et dès le plus jeune âge, est concerné dans son quotidien par les questions métaphysiques, éthiques, politiques, esthétiques, etc.</p>
<p> Le débat<br />
La nécessité de trouver du sens ou d’en construire<br />
L’homme a la propension à considérer non seulement sa propre vie, mais la marche du monde avec du recul, avec esprit critique, et ceci n’est bien entendu pas l’affaire des philosophes professionnels, mais le fait de tout un chacun, dès qu’il réfléchit.<br />
La réflexion philosophique porte également sur « que dois-je faire ? », quelles valeurs, quelles priorités doivent guider ma vie. L’amour de la sagesse « la philo sophia » reste d’actualité.<br />
La philosophie contrepoint au scientisme actuel ?<br />
La multiplication des recherches scientifiques et d’expertises en tout genre répond assez souvent au comment, mais n’aborde pas celle du pourquoi, des fins. Le questionnement philosophique trouve là sa place d’autant plus que, prenant de la hauteur, il peut embrasser des champs pluridisciplinaires.<br />
La philosophie, même si elle est indispensable n’est pas directement « utilitaire ». Elle est avant tout production de pensée, recherche de vérité avant même d’avoir un champ d’application.<br />
Pourtant science et philosophie ne s’opposent pas en tous points : l’une et l’autre cultivent l’ascèse de la question et de l’argumentation, la rigueur du raisonnement ; l’épistémologie est une réflexion philosophique concernant les méthodes scientifiques ; beaucoup de scientifiques sont amenés à avoir une réflexion philosophique à partir de leur domaine de compétence.<br />
On serait tenté de demander beaucoup à la philosophie dans le domaine de la politique, que l’on évalue comme étant en crise.<br />
Elle pourrait constituer un contre-pouvoir par rapport à la dictature des marchés financiers, entre autre en nous aidant à comprendre les processus mis en œuvre. Elle devrait nous aider à retrouver les conditions de la véritable démocratie, de la rencontre et du partage des idées, qui implique la liberté de penser. Cette activité de la pensée stimulée par l’échange avec l’autre serait une manifestation de la pulsion de vie. Comme l’avaient fait Socrate ou Diogène en leur temps, pourquoi ne pas ouvrir le dialogue philosophique avec les passants, au cœur même de la cité, dans le métro ou dans la rue. Pourtant comme au temps de Socrate, les « sophistes » n’ont pas disparu, avec leur propension à manipuler les hommes ( publicistes et propagandistes) ! Les managers ont compris quel intérêt tirer de la philosophie dans l’entreprise. </p>
<p>Questionner la formulation des mots-clef du sujet :<br />
Le pouvoir (que peut ?) : si l’on parle de la puissance de la pensée philosophique, on peut admettre que son champ d’investigation est sans limite ; tandis que l’on se rend compte que bien des questions qu’elle s’est posées n’ont reçu aucune réponse définitive. Entre toute puissance et impuissance, la philosophie a à trouver sa marge de manœuvre.<br />
Si l’on parle de pouvoir proprement dit, une double question se pose : pouvoir sur qui, pouvoir sur quoi ? La philosophie n’est pas à l’aise avec la question de sa domination, et peut-être aussi sur ses rapports avec l’action. Elle est menacée par deux écueils contradictoires : se faire instrumentaliser, et sous l’angle du plaisir de penser même collectivement, d’avoir un effet lénifiant ou de s’abstraire des contingences.<br />
La philosophie aujourd’hui ?<br />
La réflexion philosophique porte-elle sur des questions intemporelles (philosophia perennis),  ou bien doit-elle se contextualiser pour nous aider à faire face aux problèmes spécifiques de la contemporanéité. Les deux sans aucun doute !<br />
La dimension du futur ne doit pas être négligée car nous avons à préparer et à préserver le monde de demain. Nous avons aussi à former à la pensée critique les nouvelles générations.</p>
<p>En conclusion<br />
La demande importante de philosophie qui se fait jour actuellement dans la cité est un témoignage d’attentes multiples vis-à-vis d’elle. Cela signifie aussi peut-être que chacun accepte de se mettre au travail à son propre niveau. Derrière l’activité philosophique, il y a des hommes, qu’ils soient spécialistes, simples roseaux pensants, jeunes ; à tous ceux là, il faut du courage : courage de penser par soi-même, courage de se confronter à l’autre, courage de réfuter ses propres opinions, courage de mettre sa pensée à l’épreuve de l’action.</p>
<p>Marcelle Tozzi, le 2 déc. 2011</p>
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	<item>
		<title>Par : Bruno</title>
		<link>http://philo-paris.com/2011/11/21/debat-du-20-novembre-2011-que-peut-la-philosophie-aujourdhui-anime-par-michel-tozzi/comment-page-1/#comment-81376</link>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 09:50:13 +0000</pubDate>
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		<description>Elke, &quot;Plus que la production de la philosophie, c’est l’utilisation de ses méthodes qui me paraît intéressant. La contrainte de la méthode, du cadre, permet d’affiner notre capacité de comprendre&quot;
Oui, il est amusant d&#039;ailleurs de constater que le débat s&#039;est pratiquement intégralement axé sur cette idée centrale.
Pourtant, je partage votre constat, pour ma part ce sont les productions des philosophes qui m&#039;ont le plus apporté.Il y a peut-être un peu d&#039;hypocrisie et de facilité lorsqu&#039;on valorise plus la méthode que le contenu.La méthode en soi, n&#039;a jamais tort.La prise de position, elle, a souvent tort, c&#039;est pourtant celle qui peut le plus.On a reçu les interventions classiques et vagues...&quot;il faut que la philosophie s&#039;actualise dans l&#039;action&quot;...il est amusant d&#039;entendre parler de la mise en action de manière si abstraite.Il est facile de questionner, pratiquer un regard critique...etc.Se risquer à prendre position, à mettre des points d&#039;exclamations à la place des points d&#039;interrogations, est moins facile, plus falsifiable, et c&#039;est pourtant un prérequis essentiel à l&#039;action.
Pour que la philosophie se mouille, il faut aussi qu&#039;elle accepte de se compromettre un peu.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Elke, &laquo;&nbsp;Plus que la production de la philosophie, c’est l’utilisation de ses méthodes qui me paraît intéressant. La contrainte de la méthode, du cadre, permet d’affiner notre capacité de comprendre&nbsp;&raquo;<br />
Oui, il est amusant d&#8217;ailleurs de constater que le débat s&#8217;est pratiquement intégralement axé sur cette idée centrale.<br />
Pourtant, je partage votre constat, pour ma part ce sont les productions des philosophes qui m&#8217;ont le plus apporté.Il y a peut-être un peu d&#8217;hypocrisie et de facilité lorsqu&#8217;on valorise plus la méthode que le contenu.La méthode en soi, n&#8217;a jamais tort.La prise de position, elle, a souvent tort, c&#8217;est pourtant celle qui peut le plus.On a reçu les interventions classiques et vagues&#8230;&nbsp;&raquo;il faut que la philosophie s&#8217;actualise dans l&#8217;action&nbsp;&raquo;&#8230;il est amusant d&#8217;entendre parler de la mise en action de manière si abstraite.Il est facile de questionner, pratiquer un regard critique&#8230;etc.Se risquer à prendre position, à mettre des points d&#8217;exclamations à la place des points d&#8217;interrogations, est moins facile, plus falsifiable, et c&#8217;est pourtant un prérequis essentiel à l&#8217;action.<br />
Pour que la philosophie se mouille, il faut aussi qu&#8217;elle accepte de se compromettre un peu.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Elke Mallem</title>
		<link>http://philo-paris.com/2011/11/21/debat-du-20-novembre-2011-que-peut-la-philosophie-aujourdhui-anime-par-michel-tozzi/comment-page-1/#comment-81334</link>
		<dc:creator>Elke Mallem</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 16:30:05 +0000</pubDate>
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		<description>Merci, Carlos ! Une fois de plus, je n’ai pas pu venir,  et je suis contente de pouvoir suivre la trame du café des phares grâce à votre résumé. Parce qu’il y a une cohérence des interventions,  j’en suis certaine. Non pas une cohérence linéaire,  celle recherchée par certains  qui voudraient retrouver ce temps mythique ou tout semblait clair, ou  le ciel était en haut, le sol en bas et que le monde était dirigé par la seule quête de jouissance…. J’ai faim, je n’ai pas faim. J’ai mon biberon ou je ne l’ai pas. Je crie tant que  je ne  l’ai pas, je fais des risettes quand je l’ai.  Certains viennent peut-être dans cette quête de jouissance. On peut comprendre ainsi la difficulté de lâcher le micro. Le constat d’un « verbillage » infantile fait par Carlos  est juste, mais il me semble peu probable que les personnes « visées » puissent l’entendre. Savoir penser dans la tête, n’est-ce pas l’intériorisation de la capacité de parler ? Il semblerait qu’on « pense » d’abord en termes de sensation, puis en image, puis en mot…. Penser sans rien dire, sans être entendu,  est très difficile. L’écriture est un palliatif à notre incapacité de penser sans rien dire.  A force de venir, ils apprendront peut-être de « retenir », à tourner leur message dans la tête avant de parler. L’écriture aide à  ça, non ?  
Ce que je comprends en lisant l’article de Carlos : une fois de plus se sont affrontées  deux façons d’être au monde. Ceux qui ont besoin d’un objet idéalisé (la philosophie, mère de toute sagesse) et ceux qui cherchent des  d’outils pour traverser ce monde le « mieux » possible.  Comment définir ce « mieux » ? Questionnement philosophique par excellence….  A quoi peut servir la philosophie?  Je peux tester  les réponses trouvées  par mes  ancêtres par une lecture critique si j’ai le droit de mettre en question la sagesse de la mère. Vous l’aurez remarqué :   je m’inscris dans la catégorie pragmatique : le monde des idées doit m’aider à vivre mieux le réel.  Plus que la production de la philosophie, c’est l’utilisation de ses méthodes  qui me paraît intéressant.  La  contrainte de la méthode, du cadre,  permet d’affiner notre capacité de comprendre. Parce que dans la vie, l’important, c’est de comprendre plus que de savoir.  Certaines productions des philosophes sont magnifiques. Je me rappelle de la lecture d’un texte d’Augustin qui se posait déjà la question s’il fallait vraiment toujours dire la vérité.  C’était un texte « édifiant » pour moi: il a permis de comprendre cette règle qui fait en quelque sorte partie du roc des 10 commandements  des trois grandes religions monothéistes. En cela, il a donné à l’adolescente que j’étais alors des assises pour une posture de vie. Ce sont souvent des textes qui ont traversé les siècles, non parce que Augustin était « parfait », mais parce que ce texte a été utile,  digne d’être transmis. Il a été  copié minutieusement par des générations de moines pour nous parvenir. Nous devons à Augustin non seulement ce texte, mais aussi des dérives qui prennent souvent racine dans le culte de la personne. Il me semble que ses écrits ont participé à produire la représentation d’un clivage excessif corps/esprit,  non ?    
J’aime l’affirmation  glanée dans le texte de Carlos, «Seuls les Hommes, philosophant ou pas, peuvent faire quelque chose, aujourd’hui comme hier et demain ». Et je partage avec vous la rage intérieure  suscité par le croisement lors de mon déplacement en métro de deux images : l’affiche de DSK sur l’Express et le portrait d’un enfant complètement dénutri, totalement anonyme, dans le journal gratuit. Et j’ai le même cri à la bouche que celui de la femme  représentée dans un tableau intitulé « la guerre des Sabines » vu quelque part au Louvre : Que font les hommes ? DSK a perdu  sa réputation.  Nous savons : le ridicule ne tue pas. Mais la faim, oui.  A quoi peut servir la philosophie ? Pour l’instant, elle nous n’a  toujours pas permis d’utiliser notre intelligence et notre capacité de travail pour élever correctement nos enfants.  Et ça, c’est un vrai scandale! A nous de faire mieux…..
PS: je découvre la carte de Bruno: temps écoulé, je ne peux en profiter ce jour....</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci, Carlos ! Une fois de plus, je n’ai pas pu venir,  et je suis contente de pouvoir suivre la trame du café des phares grâce à votre résumé. Parce qu’il y a une cohérence des interventions,  j’en suis certaine. Non pas une cohérence linéaire,  celle recherchée par certains  qui voudraient retrouver ce temps mythique ou tout semblait clair, ou  le ciel était en haut, le sol en bas et que le monde était dirigé par la seule quête de jouissance…. J’ai faim, je n’ai pas faim. J’ai mon biberon ou je ne l’ai pas. Je crie tant que  je ne  l’ai pas, je fais des risettes quand je l’ai.  Certains viennent peut-être dans cette quête de jouissance. On peut comprendre ainsi la difficulté de lâcher le micro. Le constat d’un « verbillage » infantile fait par Carlos  est juste, mais il me semble peu probable que les personnes « visées » puissent l’entendre. Savoir penser dans la tête, n’est-ce pas l’intériorisation de la capacité de parler ? Il semblerait qu’on « pense » d’abord en termes de sensation, puis en image, puis en mot…. Penser sans rien dire, sans être entendu,  est très difficile. L’écriture est un palliatif à notre incapacité de penser sans rien dire.  A force de venir, ils apprendront peut-être de « retenir », à tourner leur message dans la tête avant de parler. L’écriture aide à  ça, non ?<br />
Ce que je comprends en lisant l’article de Carlos : une fois de plus se sont affrontées  deux façons d’être au monde. Ceux qui ont besoin d’un objet idéalisé (la philosophie, mère de toute sagesse) et ceux qui cherchent des  d’outils pour traverser ce monde le « mieux » possible.  Comment définir ce « mieux » ? Questionnement philosophique par excellence….  A quoi peut servir la philosophie?  Je peux tester  les réponses trouvées  par mes  ancêtres par une lecture critique si j’ai le droit de mettre en question la sagesse de la mère. Vous l’aurez remarqué :   je m’inscris dans la catégorie pragmatique : le monde des idées doit m’aider à vivre mieux le réel.  Plus que la production de la philosophie, c’est l’utilisation de ses méthodes  qui me paraît intéressant.  La  contrainte de la méthode, du cadre,  permet d’affiner notre capacité de comprendre. Parce que dans la vie, l’important, c’est de comprendre plus que de savoir.  Certaines productions des philosophes sont magnifiques. Je me rappelle de la lecture d’un texte d’Augustin qui se posait déjà la question s’il fallait vraiment toujours dire la vérité.  C’était un texte « édifiant » pour moi: il a permis de comprendre cette règle qui fait en quelque sorte partie du roc des 10 commandements  des trois grandes religions monothéistes. En cela, il a donné à l’adolescente que j’étais alors des assises pour une posture de vie. Ce sont souvent des textes qui ont traversé les siècles, non parce que Augustin était « parfait », mais parce que ce texte a été utile,  digne d’être transmis. Il a été  copié minutieusement par des générations de moines pour nous parvenir. Nous devons à Augustin non seulement ce texte, mais aussi des dérives qui prennent souvent racine dans le culte de la personne. Il me semble que ses écrits ont participé à produire la représentation d’un clivage excessif corps/esprit,  non ?<br />
J’aime l’affirmation  glanée dans le texte de Carlos, «Seuls les Hommes, philosophant ou pas, peuvent faire quelque chose, aujourd’hui comme hier et demain ». Et je partage avec vous la rage intérieure  suscité par le croisement lors de mon déplacement en métro de deux images : l’affiche de DSK sur l’Express et le portrait d’un enfant complètement dénutri, totalement anonyme, dans le journal gratuit. Et j’ai le même cri à la bouche que celui de la femme  représentée dans un tableau intitulé « la guerre des Sabines » vu quelque part au Louvre : Que font les hommes ? DSK a perdu  sa réputation.  Nous savons : le ridicule ne tue pas. Mais la faim, oui.  A quoi peut servir la philosophie ? Pour l’instant, elle nous n’a  toujours pas permis d’utiliser notre intelligence et notre capacité de travail pour élever correctement nos enfants.  Et ça, c’est un vrai scandale! A nous de faire mieux…..<br />
PS: je découvre la carte de Bruno: temps écoulé, je ne peux en profiter ce jour&#8230;.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Bruno</title>
		<link>http://philo-paris.com/2011/11/21/debat-du-20-novembre-2011-que-peut-la-philosophie-aujourdhui-anime-par-michel-tozzi/comment-page-1/#comment-81338</link>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 15:49:21 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://philo-paris.com/?p=2690#comment-81338</guid>
		<description>Bonsoir,

J’ai apprécié le fonctionnement de ce débat.

Voici ma carte de synthèse, elle réunit pas mal d’idées sous des thèmes communs.
Cette fois-ci, j’ai pu adjoindre un sens de lecture.
J’ai aussi placé quelques idées personnelles, j’espère que ça ne choquera personne.

http://www.xmind.net/share/_embed/bruno_/what-can-philosophy-today/</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir,</p>
<p>J’ai apprécié le fonctionnement de ce débat.</p>
<p>Voici ma carte de synthèse, elle réunit pas mal d’idées sous des thèmes communs.<br />
Cette fois-ci, j’ai pu adjoindre un sens de lecture.<br />
J’ai aussi placé quelques idées personnelles, j’espère que ça ne choquera personne.</p>
<p><a href="http://www.xmind.net/share/_embed/bruno_/what-can-philosophy-today/" rel="nofollow">http://www.xmind.net/share/_embed/bruno_/what-can-philosophy-today/</a></p>
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