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	<title>Commentaires sur : Débat du 27 novembre 2011: &#171;&#160;Peut-on choisir entre l&#8217;ordre et la justice?&#160;&#187;, animé par Daniel Ramirez.</title>
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	<description>L&#039;actualité de la philosophie</description>
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		<title>Par : Elke Mallem</title>
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		<dc:creator>Elke Mallem</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 04:04:30 +0000</pubDate>
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		<description>Pour moi, le mot  « ordre » a provoqué l’association d’idée « l’ordre des choses » : il est dans l’ordre des choses que les parents meurent avant les enfants. C’est un évènement acceptable, prévisible. Quand les enfants meurent avant les parents, c’est  un évènement inacceptable, ressenti comme  injustice suprême. Et pourtant, c’est dans l’ordre des choses qu’un enfant puisse mourir…  J’ai pensé aussi à l’ordre religieux qui est étroitement lié à la règle qui donne cohésion à l’ordre. Un ordre universel, qui ordonne le monde dans un mouvement perpétuel, un ordre artificiel qui structure le monde des humains.  Avons-nous débattu de « l’organisation sociale »  ou de « l’ordre » ?  Evidemment, le « maintien de l’ordre » dans toute organisation sociale induit la confusion. Quand l’organisation sociale s’éloigne trop de « l’ordre de choses », l’énergie nécessaire à déployer par les « forces de l’ordre » pour maintenir l’ordre augmente de façon inquiétante. Ne faudrait-il pas changer l’organisation pour rendre plus facile l’ordre?  On finit par s’attacher aux organisations au point de les prendre pour représentatif de l’ordre des choses. Recherche excessive  d’un déroulement immuable, d’une ritualisation à l’identique. Pour les uns, c’est angoissant quand l’organisation prend le dessus sur la dynamique de la vie. Pour les autres, c’est angoissant quand la dynamique de la vie prend le dessus sur  l’organisation. Le débat m’a fait réfléchir sur l’affrontement de deux représentations du monde : l’un  sur un modèle mécanique ou chaque élément s’emboite dans l’autre. Le maître et son esclave, le noir avec le blanc. Le haut et le bas, le bien et le mal. Un monde parfaitement binaire, dans un fonctionnement linéaire. Prévisible et maîtrisable. Le maître serait toujours le maître, l’esclave toujours l’esclave. De l’autre côté : une représentation dynamique du monde.  L’ordre ne serait pas de nature mécanique, mais dynamique. Animé par des forces multiples, le monde bouge par  l’opposition de ses forces. Répulsion, attraction, croissance, décroissance. Construction, destruction. Tenu dans la soupe originaire, le chaos, l’ordre des choses émergerait  d’une dance interactionnelle incessante. La justesse, c’est peut être un espace de mouvement harmonique trouvé ? Ah, j’ai écrit « justesse » en ayant eu l’intention d’écrire  « justice ». Je préfère la justesse. Elle se réfère plus à l’ordre des choses qu’à l’organisation. La justesse a un  son.  L’injustice est sourde au son de la justesse. Et certaines justices font du bruit au point d’occulter le son de la  justesse. Pourtant, elle devrait être  indissociable de l’ordre, comme cela a été dit dans le débat. Ce qui rejoint ce que Carlos évoque de la distinction de la loi naturelle etc. Nous en avions débattu il y a quelque temps.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour moi, le mot  « ordre » a provoqué l’association d’idée « l’ordre des choses » : il est dans l’ordre des choses que les parents meurent avant les enfants. C’est un évènement acceptable, prévisible. Quand les enfants meurent avant les parents, c’est  un évènement inacceptable, ressenti comme  injustice suprême. Et pourtant, c’est dans l’ordre des choses qu’un enfant puisse mourir…  J’ai pensé aussi à l’ordre religieux qui est étroitement lié à la règle qui donne cohésion à l’ordre. Un ordre universel, qui ordonne le monde dans un mouvement perpétuel, un ordre artificiel qui structure le monde des humains.  Avons-nous débattu de « l’organisation sociale »  ou de « l’ordre » ?  Evidemment, le « maintien de l’ordre » dans toute organisation sociale induit la confusion. Quand l’organisation sociale s’éloigne trop de « l’ordre de choses », l’énergie nécessaire à déployer par les « forces de l’ordre » pour maintenir l’ordre augmente de façon inquiétante. Ne faudrait-il pas changer l’organisation pour rendre plus facile l’ordre?  On finit par s’attacher aux organisations au point de les prendre pour représentatif de l’ordre des choses. Recherche excessive  d’un déroulement immuable, d’une ritualisation à l’identique. Pour les uns, c’est angoissant quand l’organisation prend le dessus sur la dynamique de la vie. Pour les autres, c’est angoissant quand la dynamique de la vie prend le dessus sur  l’organisation. Le débat m’a fait réfléchir sur l’affrontement de deux représentations du monde : l’un  sur un modèle mécanique ou chaque élément s’emboite dans l’autre. Le maître et son esclave, le noir avec le blanc. Le haut et le bas, le bien et le mal. Un monde parfaitement binaire, dans un fonctionnement linéaire. Prévisible et maîtrisable. Le maître serait toujours le maître, l’esclave toujours l’esclave. De l’autre côté : une représentation dynamique du monde.  L’ordre ne serait pas de nature mécanique, mais dynamique. Animé par des forces multiples, le monde bouge par  l’opposition de ses forces. Répulsion, attraction, croissance, décroissance. Construction, destruction. Tenu dans la soupe originaire, le chaos, l’ordre des choses émergerait  d’une dance interactionnelle incessante. La justesse, c’est peut être un espace de mouvement harmonique trouvé ? Ah, j’ai écrit « justesse » en ayant eu l’intention d’écrire  « justice ». Je préfère la justesse. Elle se réfère plus à l’ordre des choses qu’à l’organisation. La justesse a un  son.  L’injustice est sourde au son de la justesse. Et certaines justices font du bruit au point d’occulter le son de la  justesse. Pourtant, elle devrait être  indissociable de l’ordre, comme cela a été dit dans le débat. Ce qui rejoint ce que Carlos évoque de la distinction de la loi naturelle etc. Nous en avions débattu il y a quelque temps.</p>
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