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	<title>Commentaires sur : Débat du 18 décembre 2011: &#160;&#187; Nos idées sont-elles nos amies?&#160;&#187;, animé par Claudine Enjalbert.</title>
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	<description>L&#039;actualité de la philosophie</description>
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		<title>Par : Elke Mallem</title>
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		<dc:creator>Elke Mallem</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Dec 2011 08:36:02 +0000</pubDate>
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		<description>Merci, Carlos, pour cette introduction qui me permet, une fois de plus, de donner un support au floue des idées qui émergent  par l’induction du sujet lors des débats du café philo,  et d’essayer de les mettre en forme. 
La parole d’une vieille dame à  démence débutante m’a marqué cette année. Je lui parlais distraitement de son chapeau sur la tête, et elle ne comprenait pas puisque le sens des  mots lui échappe progressivement. L’effort nécessaire à la compréhension mutuelle a mené au constat qu’elle ne pouvait comprendre quand j’utilisais le mot « chapeau » pour un objet qu’on doit nommer « bonnet ». La vieille dame m’a sommé gravement, avec l’autorité de son âge, d’utiliser le mot juste. L’idée, ce mot désigne quoi au juste? En lien avec le débat, je dirais: Le « mot » permet d’extérioriser « l’idée » qui devient  alors un objet de pensée. Mais combien de fois nous nous heurtons devant la difficulté d’attraper « l’idée ». Mal tenue, elle s’évapore. L’idée a besoin d’un carcan de mots pour exister.  Et ce carcan de mots est tributaire du bain de culture qui  met à notre disposition des mots pour dire. L’idée est tributaire d’un espace  qui l’accueille, qui l’amplifie. Qui transforme, maltraite… Combien c’est difficile de traduire une idée en mots!  Et d’assembler certaines idées dans un ensemble cohérent pour en faire une théorie qui permet d’agir de façon adaptée. Maintenant, considérer l’idée comme ami?   La dichotomie ami extérieur/idée intérieur semble  valider l’hypothèse d’un lien impossible. Mais du point de vue de la logique du vivant, sous le diktat de la relation nécessaire avec son environnement, chacun doit savoir « extérioriser » son idée pour en faire un outil de travail. C’est l’idée qu’on a pu dire,  ou au moins formaliser dans ce discours intérieur qu’on appelle « penser »,  qui va pouvoir  servir de support à l’action. Tant qu’elle reste à l’état « brut » à l’intérieur, elle risque de se muer progressivement en délire, en fantasme. On pourrait parler des « avatars » de certaines idées? L’idée devient notre ami quand nous osons l’exposer à l’épreuve du réel. Toute la difficulté de « s’exprimer » s’impose à moi en suivant le travail nécessaire  pour  transformer une idée en potentiel d’action. Pour pouvoir l’exposer, il y a à  prendre le risque de se tromper, prendre le risque de la voir attaquée…. L’idée devient « ami » si j’ai conscience qu’elle  est une production, une émanation de mon  être,  qu’elle peut se dissoudre, qu’elle est « critiquable », « opposable », qu‘elle parle autant de moi que du monde qui m‘entoure. L’idée devenu objet par l’intermédiaire des mots ou des images peut devenir « ami » si  nous avons pu établir un  lien de bienveillance aux productions de  notre corps. L’idée, un outil de travail, ni plus ni moins. Pouvoir considérer l’idée comme « ami » ,  oui, à condition de focaliser sur la qualité de lien qui relie les amis qui savent respecter l’autonomie de chacun? Certaines idées finissent  par acquérir un certain degré d’autonomie. Elles « s’imposent » ou « en imposent »… Ce qui renvoie à la question de la « production » des idées et une fois de plus j’observe l’effacement des limites intérieur/extérieur. Le bouillonnement d’idées, je le sens bien à l’intérieur. Alimenté par  ce qu’on pourrait peut être appeler le feu de la vie (Prométhée semble avoir traversé le débat!), et par la « friction » avec le « réel » qu’on aimerait pouvoir mettre un peu à distance par moment pour trouver un moment d’apaisement. L’idée me vient de pouvoir forcer l’apaisement ce soir avec les moyens dionysiaque du jour! Temps de diriger mes énergies vers un champs d’activité plus concret que celui de la philosophie!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci, Carlos, pour cette introduction qui me permet, une fois de plus, de donner un support au floue des idées qui émergent  par l’induction du sujet lors des débats du café philo,  et d’essayer de les mettre en forme.<br />
La parole d’une vieille dame à  démence débutante m’a marqué cette année. Je lui parlais distraitement de son chapeau sur la tête, et elle ne comprenait pas puisque le sens des  mots lui échappe progressivement. L’effort nécessaire à la compréhension mutuelle a mené au constat qu’elle ne pouvait comprendre quand j’utilisais le mot « chapeau » pour un objet qu’on doit nommer « bonnet ». La vieille dame m’a sommé gravement, avec l’autorité de son âge, d’utiliser le mot juste. L’idée, ce mot désigne quoi au juste? En lien avec le débat, je dirais: Le « mot » permet d’extérioriser « l’idée » qui devient  alors un objet de pensée. Mais combien de fois nous nous heurtons devant la difficulté d’attraper « l’idée ». Mal tenue, elle s’évapore. L’idée a besoin d’un carcan de mots pour exister.  Et ce carcan de mots est tributaire du bain de culture qui  met à notre disposition des mots pour dire. L’idée est tributaire d’un espace  qui l’accueille, qui l’amplifie. Qui transforme, maltraite… Combien c’est difficile de traduire une idée en mots!  Et d’assembler certaines idées dans un ensemble cohérent pour en faire une théorie qui permet d’agir de façon adaptée. Maintenant, considérer l’idée comme ami?   La dichotomie ami extérieur/idée intérieur semble  valider l’hypothèse d’un lien impossible. Mais du point de vue de la logique du vivant, sous le diktat de la relation nécessaire avec son environnement, chacun doit savoir « extérioriser » son idée pour en faire un outil de travail. C’est l’idée qu’on a pu dire,  ou au moins formaliser dans ce discours intérieur qu’on appelle « penser »,  qui va pouvoir  servir de support à l’action. Tant qu’elle reste à l’état « brut » à l’intérieur, elle risque de se muer progressivement en délire, en fantasme. On pourrait parler des « avatars » de certaines idées? L’idée devient notre ami quand nous osons l’exposer à l’épreuve du réel. Toute la difficulté de « s’exprimer » s’impose à moi en suivant le travail nécessaire  pour  transformer une idée en potentiel d’action. Pour pouvoir l’exposer, il y a à  prendre le risque de se tromper, prendre le risque de la voir attaquée…. L’idée devient « ami » si j’ai conscience qu’elle  est une production, une émanation de mon  être,  qu’elle peut se dissoudre, qu’elle est « critiquable », « opposable », qu‘elle parle autant de moi que du monde qui m‘entoure. L’idée devenu objet par l’intermédiaire des mots ou des images peut devenir « ami » si  nous avons pu établir un  lien de bienveillance aux productions de  notre corps. L’idée, un outil de travail, ni plus ni moins. Pouvoir considérer l’idée comme « ami » ,  oui, à condition de focaliser sur la qualité de lien qui relie les amis qui savent respecter l’autonomie de chacun? Certaines idées finissent  par acquérir un certain degré d’autonomie. Elles « s’imposent » ou « en imposent »… Ce qui renvoie à la question de la « production » des idées et une fois de plus j’observe l’effacement des limites intérieur/extérieur. Le bouillonnement d’idées, je le sens bien à l’intérieur. Alimenté par  ce qu’on pourrait peut être appeler le feu de la vie (Prométhée semble avoir traversé le débat!), et par la « friction » avec le « réel » qu’on aimerait pouvoir mettre un peu à distance par moment pour trouver un moment d’apaisement. L’idée me vient de pouvoir forcer l’apaisement ce soir avec les moyens dionysiaque du jour! Temps de diriger mes énergies vers un champs d’activité plus concret que celui de la philosophie!</p>
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