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	<title>Commentaires sur : Débat du 5 février 2012: &#171;&#160;Se sentir vivant&#8230;&#160;&#187;, animé par Alexandra Ahouandjinou.</title>
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	<description>L&#039;actualité de la philosophie</description>
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		<title>Par : Elke</title>
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		<dc:creator>Elke</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 09:21:04 +0000</pubDate>
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		<description>Thème surprenant, ce «  se sentir vivant ».  Comme l’écrit Carlos : ça va tellement de soi ! En lisant le compte rendu, je trébuche sur un mot : « enraciner la mort ». C’est quand Carlos cherche à enraciner  justement l’évènement du dimanche dans l’histoire partagée qui nous entoure qu’il dit que le « froid » cherche à  enraciner la mort. Ce petit effet « surprise » m’amène à l’antithèse que la mort n’a pas de racines, et que se sentir vivant pour l’humain,  ce n’est pas réductible à  la perception d’exister, mais intimement lié au  processus d’enracinement  dans une histoire. En ce qui concerne le froid:  la perception d’exister est même majorée  par l’existence de la différence de température.  Notre corps est en alerte quand il s’agit de s’adapter au froid, au trop chaud, à l’humide etc.  C&#039;est dans le moment de mise en danger, dans les moments de rupture d&#039;équilibre (ici de thermorégulation)  qu&#039;on se « sent » vivre, et l’effort à fournir pour résister au froid, à l&#039;adversité,  peut nous procurer une satisfaction immense, une fois l&#039;équilibre retrouvé.Jamaisil est aussi plaisant d&#039;avoir un intérieur douillet qu&#039;en hiver.  Il peut aussi générer le regret de ne pas avoir su se construire de nid douillet quand on en aurait eu l’occasion. Et alors, le froid devient synonyme de solitude et d’isolation.  On perçoit alors que se sentir vivant, pour l’humain, c’est se sentir pris dans un réseau d’échange,  de partage interhumain, et ce réseau agit comme les racines pour l’arbre : puiser dans la « terre » (les sédiments du passé) et dans l’air (les points de contact avec le présent) ce qui construit le « demain » : nouvelles feuilles, nouvelles semences…. qui se transformeront inlassablement en sédiments pour les générations futures. La mort structure notre vie, c’est évident. Elle nous expose à la contrainte « temps » qui fait que la vie est un défi plus qu’un acquis : développer nos potentiels au gré des possibilités offertes par l’environnement tel qu’il se présente.  Ce qu’on considère comme « vie éternelle », n’est-ce pas la conscience que ce mouvement peut continuer « après », « sans nous » ? La terre promise de Moise, c’est cet espoir-là, un horizon jamais bouché si nous prenons garde à ne pas nous enfermer derrière les rideaux tirés ou dans un regard uniquement dirigé vers le passé. Le passé sans vision du future et l’acceptation du présent n’opère plus comme point d’appui pour le future, mais s’ouvre alors comme un gouffre, un trou noir. Carlos m’apprend qu’une fois de plus, la Shoah a traversé le débat. Certains s’en agacent. J’en profite pour dire que je salue la récurrence de ce thème, parce que c’est une nécessité collective de  tirer les enseignements de cet événement historique et de ne pas en faire, par notre silence, un non-évènement. Je me rends compte, d’ailleurs, que les images induites par l’idée d’enracinement évoqué par Carlos se rapprochent  de la sagesse cabalistique, structurée, si j’ai bien compris,  autour la symbolique de l’arbre de vie.  Et je suis heureuse de pouvoir faire  le lien avec mes ancêtres germaniques très attachés à leur chêne ou au sapin….  Bien avant l’avènement de l’aigle et du coq.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Thème surprenant, ce «  se sentir vivant ».  Comme l’écrit Carlos : ça va tellement de soi ! En lisant le compte rendu, je trébuche sur un mot : « enraciner la mort ». C’est quand Carlos cherche à enraciner  justement l’évènement du dimanche dans l’histoire partagée qui nous entoure qu’il dit que le « froid » cherche à  enraciner la mort. Ce petit effet « surprise » m’amène à l’antithèse que la mort n’a pas de racines, et que se sentir vivant pour l’humain,  ce n’est pas réductible à  la perception d’exister, mais intimement lié au  processus d’enracinement  dans une histoire. En ce qui concerne le froid:  la perception d’exister est même majorée  par l’existence de la différence de température.  Notre corps est en alerte quand il s’agit de s’adapter au froid, au trop chaud, à l’humide etc.  C&#8217;est dans le moment de mise en danger, dans les moments de rupture d&#8217;équilibre (ici de thermorégulation)  qu&#8217;on se « sent » vivre, et l’effort à fournir pour résister au froid, à l&#8217;adversité,  peut nous procurer une satisfaction immense, une fois l&#8217;équilibre retrouvé.Jamaisil est aussi plaisant d&#8217;avoir un intérieur douillet qu&#8217;en hiver.  Il peut aussi générer le regret de ne pas avoir su se construire de nid douillet quand on en aurait eu l’occasion. Et alors, le froid devient synonyme de solitude et d’isolation.  On perçoit alors que se sentir vivant, pour l’humain, c’est se sentir pris dans un réseau d’échange,  de partage interhumain, et ce réseau agit comme les racines pour l’arbre : puiser dans la « terre » (les sédiments du passé) et dans l’air (les points de contact avec le présent) ce qui construit le « demain » : nouvelles feuilles, nouvelles semences…. qui se transformeront inlassablement en sédiments pour les générations futures. La mort structure notre vie, c’est évident. Elle nous expose à la contrainte « temps » qui fait que la vie est un défi plus qu’un acquis : développer nos potentiels au gré des possibilités offertes par l’environnement tel qu’il se présente.  Ce qu’on considère comme « vie éternelle », n’est-ce pas la conscience que ce mouvement peut continuer « après », « sans nous » ? La terre promise de Moise, c’est cet espoir-là, un horizon jamais bouché si nous prenons garde à ne pas nous enfermer derrière les rideaux tirés ou dans un regard uniquement dirigé vers le passé. Le passé sans vision du future et l’acceptation du présent n’opère plus comme point d’appui pour le future, mais s’ouvre alors comme un gouffre, un trou noir. Carlos m’apprend qu’une fois de plus, la Shoah a traversé le débat. Certains s’en agacent. J’en profite pour dire que je salue la récurrence de ce thème, parce que c’est une nécessité collective de  tirer les enseignements de cet événement historique et de ne pas en faire, par notre silence, un non-évènement. Je me rends compte, d’ailleurs, que les images induites par l’idée d’enracinement évoqué par Carlos se rapprochent  de la sagesse cabalistique, structurée, si j’ai bien compris,  autour la symbolique de l’arbre de vie.  Et je suis heureuse de pouvoir faire  le lien avec mes ancêtres germaniques très attachés à leur chêne ou au sapin….  Bien avant l’avènement de l’aigle et du coq.</p>
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