<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires sur : Débat du 12 Janvier 2014: &#171;&#160;La nature a créé la différence, l&#8217;Humanité a fait l&#8217;inégalité&#160;&#187;, animé par Georges Sefinal</title>
	<atom:link href="http://philo-paris.com/2014/01/15/debat-du-12-janvier-2014-la-nature-a-cree-la-difference-lhumanite-a-fait-linegalite-anime-par-georges-sefinal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://philo-paris.com/2014/01/15/debat-du-12-janvier-2014-la-nature-a-cree-la-difference-lhumanite-a-fait-linegalite-anime-par-georges-sefinal/</link>
	<description>L&#039;actualité de la philosophie</description>
	<lastBuildDate>Sun, 12 Mar 2023 06:48:57 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
	<item>
		<title>Par : Elke</title>
		<link>http://philo-paris.com/2014/01/15/debat-du-12-janvier-2014-la-nature-a-cree-la-difference-lhumanite-a-fait-linegalite-anime-par-georges-sefinal/comment-page-1/#comment-128480</link>
		<dc:creator>Elke</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jan 2014 05:41:03 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://philo-paris.com/?p=4606#comment-128480</guid>
		<description>Cela va être un peu long, je crains. Mais ce débat accompagne un temps chômé qui permet d’aller au fond des choses. Le sujet s’articule avec quelques de mes préoccupations. Donc, allons-y. 
Ce dimanche,  au cours du débat,  mon  regard  s’est posé sur  le processus qui introduit la différence. Car « la » différence, l’état de se distinguer, est, pour le vivant, toujours transitoire.  La différence constatée  d’un objet par rapport à un autre, c’est toujours  un état au bout  d’un processus historique qui a séparé un « entier » en deux entités d’abord  non seulement semblable, mais identiques, puis, au fil de la nécessité et des aléas de la reproduction, différentes. Du 2 au 4, du 4  à 16, 32…. Et petit à petit, les différences ont pu devenir  « différenciation », indispensable pour assurer la survie de ces curieux éléments unicellulaires qui étaient mu au sein d’une membrane à grandir, grandir, grandir et à se diviser pour ne pas risquer l’éclatement de la membrane,   constituant progressivement un ensemble d’éléments coordonnés. Les cellules de l’intérieur de l’amas issu de la multiplication cellulaire  ne peuvent survivre sans la coopération des cellules en marge. Ordonner et opérer. De temps en temps, une séparation « vraie » s’impose.  Car chaque  système d’organisation a ses limites. Tant d’organisations différentes  ont permis de créer tant d’organismes différents ! Le passage à la transmission sexuelle de la vie en est un exemple magnifique.  Magnifique éloge de la vie de savoir que l’épopée bien documentée maintenant de l’embryogenèse, par exemple.  Chaque organe  se construit «par rapport » à ce d&#039;où il émerge.  Le moteur  sous-jacent : la capacité d’adaptation, de savoir tirer profit d’une différence, moteur de l’évolution, magnifiquement décrit dans les ouvrages d’Albert Jacquard, exp,  « La légende de la vie »,  où  « l’Eloge de la différence ».  Ce qu’on a pu observer, conceptualiser au niveau cellulaire peut s’observer au niveau social, économique et politique, dans la structuration des groupes humains, à travers la différenciation de nos sociétés.  Le processus de naissance, croissance, structuration, décroissance, restructuration etc. touche chaque entité du vivant qu’elle soit seule ou organisé en système.  
Face à  l’irréductibilité des différences, comment justifier  le discours sur égalité? Car parler de l’inégalité, c’est parler d’abord du projet d’égalité  de la devise de l’Etat Français. Il  me semble d’emblée utile de rappeler que notre constitution  parle de « l’égalité en droit ».  Elle ne nie pas les différences, bien au contraire.  Sinon, comment comprendre l’acharnement au cours de l’élaboration de la constitution à sacraliser la propriété ce qu’a permis de maintenir un système basé sur l’organisation pyramidale de la société avec une distribution des richesses orientée vers le haut de la pyramide.  Et le haut de la pyramide sait rappeler aux pauvres du bas de la pyramide leurs devoirs aussi bien que le prêtre de l’Ancien Régime du haut de sa chair ; l’instrument de la peur  ne s’appelle  plus « diable » où  « damnation » ; l’instrument de la peur s’appelle  « licenciement » qui  promet l’« exclusion sociale ».  La révolution a permis de changer  les acteurs, mais pas de  structure.  La république ayant promu l’ « égalité en droit » continue à produire de l’injustice et  des inégalités de toute sorte (accès au savoir, à la richesse, à la propriété….).  Tout le monde s’en insurge, mais dès qu’un singe a grimpé une branche dans l’édifice sociale, m’a dit un jour un Africain, il se met à déféquer sur ceux qui sont en-dessous de lui.  A vrai dire, il me semble qu’une tendance un peu puérile  nous fait faire l’impasse de la deuxième partie de l’énonciation. La recherche effrénée de l’égalité, c’est souvent  quête d’égalité en jouissance, rarement la lutte pour l’égalité des droits.  Un fait divers récent nous rappelle un fait biologique structurant les comportements des hommes : les  femmes sont attirées  par le pouvoir. Il suffit d’observer la mise en scène du  ridicule de cette affaire pour comprendre la nature de la motivation profonde d’une bonne partie des hommes qui tourbillonnent dans  les cercles du  pouvoir. Tout moyen est bon pour discréditer l’homme en place,  en espérant de pouvoir le remplacer.  Non pour  diriger, prendre la responsabilité et le risque des prises de décisions qui s’imposent,  mais pour gouter à l’ivresse et aux privilèges du pouvoir.  Que dire de la fascination malsaine provoquée  pour  ce type d’affaires?  Les signes de l’immaturité du chef nous consolent  peut-être  de notre propre immaturité et nous permettent un rêve: si lui a pu prendre une place aussi haut perchée, pourquoi pas moi? Hélas, la fonction du  pouvoir n’est  pas d’assurer la jouissance, mais  de s’occuper du  « droit ».  Dans un premier temps,  il  faudrait  se mettre d’accord sur ce qu’on entend par  ce mot « droit ». Pour moi, c’est simple : un droit est en lien avec les besoins fondamentaux, et le « pouvoir », garant du cadre et de la constitution,  s’assure que les  lois en vigueur  permettent   à ses membres la possibilité de se procurer à  manger, à boire, à dormir, de se sentir en sécurité etc. Ordonner pour pouvoir coopérer, en quelque sorte. La manière humaine d’assurer la survie de l’espèce. Mais si les besoins fondamentaux  sont  identiques pour tous les êtres vivants, la manière de les satisfaire diffère énormément d’une personne à l’autre, d’un lieu de vie à un autre.  Les uns y arrivent mieux que les autres. L’état de santé est un bon révélateur de la capacité d’un homme de pourvoir à ses besoins.  Mais cette capacité est tributaire de la société dans laquelle l’homme évolue. Terreau d’apprentissage, de transmission, d’apprentissage : le mot « culture » attachée  à toute  « société » permet de conceptualiser ce phénomène.   Certaines sociétés produisent plus de personnes en bonne santé que d’autres.  Contrairement à la croyance répandue du lien entre nombre de médecins  disponible et santé, la santé dépend plus du tissu économique et du tissu de la transmission des savoir-faire  que des professionnels de la santé. Une société qui  ne permet plus  à sa population de travailler et de subvenir par  son travail à ses besoins, est une société qui est d’abord malade (rupture dans la capacité de régulation de l’homéostasie interne)  et elle  finit par mourir. Car : à quoi bon respecter la loi qui donne cohésion et cohérence aux comportements des uns et des autres au sein d’un collectif, si cette loi n’assure pas une possibilité de vivre décemment ?   La mort de la société est souvent précédée par l’augmentation de l’appareil répressif de l’état pour faire appliquer une loi qui ne remplit plus sa fonction. Surgissent alors des phénomènes de repli, de retrait, de désinvestissement. La dernière unité de vie, la cellule familiale, est éprouvée comme dernier rempart de la lutte pour la survie. J’insiste sur la notion très large que le mot « famille » peut prendre pour l&#039;humain, dépassant la seule acceptation biogénétique.  La fameuse crise interroge  la solidité des tissus familiaux. Mieux vaut en avoir une que de se trouver seule face à un appareil d’état qui promet  beaucoup mais n’a pas les moyens de tenir ces promesses sans la participation de ses éléments constituants. 
Dans notre république a eu lieu un processus morbide qui tendait  à égaliser  en uniformisant.  Un  exemple, c’est la création du  collège unique pour créer une « égalité de chances », discours en contradiction de l’énoncé dans la constitution qui voudrait faire croire à une distribution des richesses  en rapport avec l’effort et l’utilité.  Résultat : la mission pédagogique a été rendue quasi  impossible pour bon nombre d’enseignants.  Le slogan  « Tous égaux » nie l’histoire différente des uns et des autres, et comment assurer une transmission du savoir quand on nous coupe de nos racines, notre histoire ?  Le fait est qu’une envie de faire table rase de l’histoire s’est faite impérieuse  après les horreurs du 20ième siècle. Crise de l’élite, perte de confiance. Ne pas se rappeler. Ne pas se confronter à l’implication, la responsabilité de son pays, sa famille dans l’horreur des aliénations divers et variés dont s’est illustré  le 20ième siècle. Et ce refus de se rappeler, de chercher à comprendre était porté par les victimes autant que par les bourreaux.  D’une revendication légitime d’une  « égalité en droit », nous avons glissé vers un cri infantile  «tous égaux »,  avec le fantasme mal maîtrisé d’une possibilité d’accès à la jouissance sans effort, sans contrainte.  Le rêve a mué petit à petit en cauchemar. Il est temps de se réveiller. L’envie de l’égalité, à condamner ?  Peut-être faut-il apprendre  à considérer l’égalité de chacun  « en   valeur fondamentale »  au sein du monde  vivant. Qu’on se batte isolément ou en groupe, qu’on pense qu’à soi ou qu’on inclue l’Autre, personne n’est  exclue de la légitimité de se battre pour la vie. Certaines personnes naissent dans un contexte ou la simple survie est un challenge tous les jours à renouveler. Ceux-là sont pourtant capables d’aimer la Vie. D’autres vivent dans un luxe et une facilité consternante  et ont  perdu l’essentiel, le goût du combat. De peur de perdre leur confort, ils polluent l’ambiance et étouffent toute velléité de combat par leur passivité et l’ennui d’être. Deviennent passivement collaborateurs  d’un système malade et en oublient de coopérer  à la restauration de la santé de ce système.   Mais on n’empêchera jamais le vivant dans sa folle épopée. Il arrive toujours ce moment de bascule ou l’institué est renversé par l’instituant quand la sclérose sévit dans le « corps d’état ».  J’ai l’impression que cela crépite  vivement sous l’asphalte des grandes routes et cela ne m’étonnerait pas que quelques fanfarons confortablement installés dans ce modèle de société perdent un peu leur équilibre dans le tsunami des prises de conscience de ce qu’on avait appelé jadis  « le peuple » et qu’ aujourd’hui, en regard de l’espace de vie minuscule constituée  par notre planète terre, il convient d’appeler  « l’espèce humaine».  Le dos au mur, on n’a collectivement que ce choix, je pense. Une planète, un peuple, une loi, celle de la nature et la structuration du vivant ; loi  conjuguée mais jamais égalée par la multitude de lois locaux « des gens ». Et toujours, depuis les origines du monde humain, sujet à discorde. C’est la vie, peut-être? Celle des humains, en tout cas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cela va être un peu long, je crains. Mais ce débat accompagne un temps chômé qui permet d’aller au fond des choses. Le sujet s’articule avec quelques de mes préoccupations. Donc, allons-y.<br />
Ce dimanche,  au cours du débat,  mon  regard  s’est posé sur  le processus qui introduit la différence. Car « la » différence, l’état de se distinguer, est, pour le vivant, toujours transitoire.  La différence constatée  d’un objet par rapport à un autre, c’est toujours  un état au bout  d’un processus historique qui a séparé un « entier » en deux entités d’abord  non seulement semblable, mais identiques, puis, au fil de la nécessité et des aléas de la reproduction, différentes. Du 2 au 4, du 4  à 16, 32…. Et petit à petit, les différences ont pu devenir  « différenciation », indispensable pour assurer la survie de ces curieux éléments unicellulaires qui étaient mu au sein d’une membrane à grandir, grandir, grandir et à se diviser pour ne pas risquer l’éclatement de la membrane,   constituant progressivement un ensemble d’éléments coordonnés. Les cellules de l’intérieur de l’amas issu de la multiplication cellulaire  ne peuvent survivre sans la coopération des cellules en marge. Ordonner et opérer. De temps en temps, une séparation « vraie » s’impose.  Car chaque  système d’organisation a ses limites. Tant d’organisations différentes  ont permis de créer tant d’organismes différents ! Le passage à la transmission sexuelle de la vie en est un exemple magnifique.  Magnifique éloge de la vie de savoir que l’épopée bien documentée maintenant de l’embryogenèse, par exemple.  Chaque organe  se construit «par rapport » à ce d&#8217;où il émerge.  Le moteur  sous-jacent : la capacité d’adaptation, de savoir tirer profit d’une différence, moteur de l’évolution, magnifiquement décrit dans les ouvrages d’Albert Jacquard, exp,  « La légende de la vie »,  où  « l’Eloge de la différence ».  Ce qu’on a pu observer, conceptualiser au niveau cellulaire peut s’observer au niveau social, économique et politique, dans la structuration des groupes humains, à travers la différenciation de nos sociétés.  Le processus de naissance, croissance, structuration, décroissance, restructuration etc. touche chaque entité du vivant qu’elle soit seule ou organisé en système.<br />
Face à  l’irréductibilité des différences, comment justifier  le discours sur égalité? Car parler de l’inégalité, c’est parler d’abord du projet d’égalité  de la devise de l’Etat Français. Il  me semble d’emblée utile de rappeler que notre constitution  parle de « l’égalité en droit ».  Elle ne nie pas les différences, bien au contraire.  Sinon, comment comprendre l’acharnement au cours de l’élaboration de la constitution à sacraliser la propriété ce qu’a permis de maintenir un système basé sur l’organisation pyramidale de la société avec une distribution des richesses orientée vers le haut de la pyramide.  Et le haut de la pyramide sait rappeler aux pauvres du bas de la pyramide leurs devoirs aussi bien que le prêtre de l’Ancien Régime du haut de sa chair ; l’instrument de la peur  ne s’appelle  plus « diable » où  « damnation » ; l’instrument de la peur s’appelle  « licenciement » qui  promet l’« exclusion sociale ».  La révolution a permis de changer  les acteurs, mais pas de  structure.  La république ayant promu l’ « égalité en droit » continue à produire de l’injustice et  des inégalités de toute sorte (accès au savoir, à la richesse, à la propriété….).  Tout le monde s’en insurge, mais dès qu’un singe a grimpé une branche dans l’édifice sociale, m’a dit un jour un Africain, il se met à déféquer sur ceux qui sont en-dessous de lui.  A vrai dire, il me semble qu’une tendance un peu puérile  nous fait faire l’impasse de la deuxième partie de l’énonciation. La recherche effrénée de l’égalité, c’est souvent  quête d’égalité en jouissance, rarement la lutte pour l’égalité des droits.  Un fait divers récent nous rappelle un fait biologique structurant les comportements des hommes : les  femmes sont attirées  par le pouvoir. Il suffit d’observer la mise en scène du  ridicule de cette affaire pour comprendre la nature de la motivation profonde d’une bonne partie des hommes qui tourbillonnent dans  les cercles du  pouvoir. Tout moyen est bon pour discréditer l’homme en place,  en espérant de pouvoir le remplacer.  Non pour  diriger, prendre la responsabilité et le risque des prises de décisions qui s’imposent,  mais pour gouter à l’ivresse et aux privilèges du pouvoir.  Que dire de la fascination malsaine provoquée  pour  ce type d’affaires?  Les signes de l’immaturité du chef nous consolent  peut-être  de notre propre immaturité et nous permettent un rêve: si lui a pu prendre une place aussi haut perchée, pourquoi pas moi? Hélas, la fonction du  pouvoir n’est  pas d’assurer la jouissance, mais  de s’occuper du  « droit ».  Dans un premier temps,  il  faudrait  se mettre d’accord sur ce qu’on entend par  ce mot « droit ». Pour moi, c’est simple : un droit est en lien avec les besoins fondamentaux, et le « pouvoir », garant du cadre et de la constitution,  s’assure que les  lois en vigueur  permettent   à ses membres la possibilité de se procurer à  manger, à boire, à dormir, de se sentir en sécurité etc. Ordonner pour pouvoir coopérer, en quelque sorte. La manière humaine d’assurer la survie de l’espèce. Mais si les besoins fondamentaux  sont  identiques pour tous les êtres vivants, la manière de les satisfaire diffère énormément d’une personne à l’autre, d’un lieu de vie à un autre.  Les uns y arrivent mieux que les autres. L’état de santé est un bon révélateur de la capacité d’un homme de pourvoir à ses besoins.  Mais cette capacité est tributaire de la société dans laquelle l’homme évolue. Terreau d’apprentissage, de transmission, d’apprentissage : le mot « culture » attachée  à toute  « société » permet de conceptualiser ce phénomène.   Certaines sociétés produisent plus de personnes en bonne santé que d’autres.  Contrairement à la croyance répandue du lien entre nombre de médecins  disponible et santé, la santé dépend plus du tissu économique et du tissu de la transmission des savoir-faire  que des professionnels de la santé. Une société qui  ne permet plus  à sa population de travailler et de subvenir par  son travail à ses besoins, est une société qui est d’abord malade (rupture dans la capacité de régulation de l’homéostasie interne)  et elle  finit par mourir. Car : à quoi bon respecter la loi qui donne cohésion et cohérence aux comportements des uns et des autres au sein d’un collectif, si cette loi n’assure pas une possibilité de vivre décemment ?   La mort de la société est souvent précédée par l’augmentation de l’appareil répressif de l’état pour faire appliquer une loi qui ne remplit plus sa fonction. Surgissent alors des phénomènes de repli, de retrait, de désinvestissement. La dernière unité de vie, la cellule familiale, est éprouvée comme dernier rempart de la lutte pour la survie. J’insiste sur la notion très large que le mot « famille » peut prendre pour l&#8217;humain, dépassant la seule acceptation biogénétique.  La fameuse crise interroge  la solidité des tissus familiaux. Mieux vaut en avoir une que de se trouver seule face à un appareil d’état qui promet  beaucoup mais n’a pas les moyens de tenir ces promesses sans la participation de ses éléments constituants.<br />
Dans notre république a eu lieu un processus morbide qui tendait  à égaliser  en uniformisant.  Un  exemple, c’est la création du  collège unique pour créer une « égalité de chances », discours en contradiction de l’énoncé dans la constitution qui voudrait faire croire à une distribution des richesses  en rapport avec l’effort et l’utilité.  Résultat : la mission pédagogique a été rendue quasi  impossible pour bon nombre d’enseignants.  Le slogan  « Tous égaux » nie l’histoire différente des uns et des autres, et comment assurer une transmission du savoir quand on nous coupe de nos racines, notre histoire ?  Le fait est qu’une envie de faire table rase de l’histoire s’est faite impérieuse  après les horreurs du 20ième siècle. Crise de l’élite, perte de confiance. Ne pas se rappeler. Ne pas se confronter à l’implication, la responsabilité de son pays, sa famille dans l’horreur des aliénations divers et variés dont s’est illustré  le 20ième siècle. Et ce refus de se rappeler, de chercher à comprendre était porté par les victimes autant que par les bourreaux.  D’une revendication légitime d’une  « égalité en droit », nous avons glissé vers un cri infantile  «tous égaux »,  avec le fantasme mal maîtrisé d’une possibilité d’accès à la jouissance sans effort, sans contrainte.  Le rêve a mué petit à petit en cauchemar. Il est temps de se réveiller. L’envie de l’égalité, à condamner ?  Peut-être faut-il apprendre  à considérer l’égalité de chacun  « en   valeur fondamentale »  au sein du monde  vivant. Qu’on se batte isolément ou en groupe, qu’on pense qu’à soi ou qu’on inclue l’Autre, personne n’est  exclue de la légitimité de se battre pour la vie. Certaines personnes naissent dans un contexte ou la simple survie est un challenge tous les jours à renouveler. Ceux-là sont pourtant capables d’aimer la Vie. D’autres vivent dans un luxe et une facilité consternante  et ont  perdu l’essentiel, le goût du combat. De peur de perdre leur confort, ils polluent l’ambiance et étouffent toute velléité de combat par leur passivité et l’ennui d’être. Deviennent passivement collaborateurs  d’un système malade et en oublient de coopérer  à la restauration de la santé de ce système.   Mais on n’empêchera jamais le vivant dans sa folle épopée. Il arrive toujours ce moment de bascule ou l’institué est renversé par l’instituant quand la sclérose sévit dans le « corps d’état ».  J’ai l’impression que cela crépite  vivement sous l’asphalte des grandes routes et cela ne m’étonnerait pas que quelques fanfarons confortablement installés dans ce modèle de société perdent un peu leur équilibre dans le tsunami des prises de conscience de ce qu’on avait appelé jadis  « le peuple » et qu’ aujourd’hui, en regard de l’espace de vie minuscule constituée  par notre planète terre, il convient d’appeler  « l’espèce humaine».  Le dos au mur, on n’a collectivement que ce choix, je pense. Une planète, un peuple, une loi, celle de la nature et la structuration du vivant ; loi  conjuguée mais jamais égalée par la multitude de lois locaux « des gens ». Et toujours, depuis les origines du monde humain, sujet à discorde. C’est la vie, peut-être? Celle des humains, en tout cas.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Gilles ROCA</title>
		<link>http://philo-paris.com/2014/01/15/debat-du-12-janvier-2014-la-nature-a-cree-la-difference-lhumanite-a-fait-linegalite-anime-par-georges-sefinal/comment-page-1/#comment-126068</link>
		<dc:creator>Gilles ROCA</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jan 2014 16:42:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://philo-paris.com/?p=4606#comment-126068</guid>
		<description>La nature’ A créé des différences, L’homme’ en’ A fait des’ inégalités,		Georges  S, 											Aux Phares,

égaux’et différents, nous sommes ... de nature’... égale’ et  différente’, 
errants ... persévérants ... de nature’ inhérente’, 
inégale’, et, complémentaire’, Animale’, et, où L’homme’ opère’, évidence, de naissance, 
de Valeur(s), de rapport(s), de condition(s), de sort(s) ... À tirer Vers Le haut, Le sens’, 
Le bien, Le bon, Le beau ... se dépasser, se surpasser ... concerter, contester’, Affronter, confronter, d’HumAnimale’ nature’ en’ humaine ... culture, d’enrichissantes ... différences’, et, inégalités, d’existence’ en’ essence, 
d’humaine’ égalité, 
de L’Autre’, étrange’- et ... différent, et concurrent, rival, 
À L’Autre ... Libre’, égal, 
en’ équité, égalité, intime’, universelle ... solidarité, intime’ universelle ... convivialité,
« Justice ... Vérité, quoi qu’il doive’ en coûter », T C, Voire ... fraternité, Voire ... sororité, de L’Animalité ... À notre’ humanité ... singulière ... plurielle’, 
en peuples ... pluri-Ailes, 
de notre ... différence’ 
À notre ... ressemblance’, 
en’ Action, créAction, Aux radicales’... Ailes, 
parcelles ... passerelles, d’intime’, universelle, 
nature’ humaine ... sel ... de La terre, planétaire’, égaux’ et  différents, 
nous  sommes ... tous’ des  « juifs’errants » ... 
Gilles Roca,

Cas-fée-Philo  des  Nés-nus-Phares,	12’ janvier 2014’,	en  ces-jours  de  Nivôse’,
et, de nature’ HumAnimale ... phare’, 	égale’, et différente ... ose !,			G R</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La nature’ A créé des différences, L’homme’ en’ A fait des’ inégalités,		Georges  S, 											Aux Phares,</p>
<p>égaux’et différents, nous sommes &#8230; de nature’&#8230; égale’ et  différente’,<br />
errants &#8230; persévérants &#8230; de nature’ inhérente’,<br />
inégale’, et, complémentaire’, Animale’, et, où L’homme’ opère’, évidence, de naissance,<br />
de Valeur(s), de rapport(s), de condition(s), de sort(s) &#8230; À tirer Vers Le haut, Le sens’,<br />
Le bien, Le bon, Le beau &#8230; se dépasser, se surpasser &#8230; concerter, contester’, Affronter, confronter, d’HumAnimale’ nature’ en’ humaine &#8230; culture, d’enrichissantes &#8230; différences’, et, inégalités, d’existence’ en’ essence,<br />
d’humaine’ égalité,<br />
de L’Autre’, étrange’- et &#8230; différent, et concurrent, rival,<br />
À L’Autre &#8230; Libre’, égal,<br />
en’ équité, égalité, intime’, universelle &#8230; solidarité, intime’ universelle &#8230; convivialité,<br />
« Justice &#8230; Vérité, quoi qu’il doive’ en coûter », T C, Voire &#8230; fraternité, Voire &#8230; sororité, de L’Animalité &#8230; À notre’ humanité &#8230; singulière &#8230; plurielle’,<br />
en peuples &#8230; pluri-Ailes,<br />
de notre &#8230; différence’<br />
À notre &#8230; ressemblance’,<br />
en’ Action, créAction, Aux radicales’&#8230; Ailes,<br />
parcelles &#8230; passerelles, d’intime’, universelle,<br />
nature’ humaine &#8230; sel &#8230; de La terre, planétaire’, égaux’ et  différents,<br />
nous  sommes &#8230; tous’ des  « juifs’errants » &#8230;<br />
Gilles Roca,</p>
<p>Cas-fée-Philo  des  Nés-nus-Phares,	12’ janvier 2014’,	en  ces-jours  de  Nivôse’,<br />
et, de nature’ HumAnimale &#8230; phare’, 	égale’, et différente &#8230; ose !,			G R</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
