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	<title>Commentaires sur : Débat du 22 juin 2014: &#171;&#160;Crise, mutation; sommes-nous dans le déni?&#160;&#187;, animé par Michel Turrini.</title>
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	<description>L&#039;actualité de la philosophie</description>
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		<title>Par : Gilles ROCA</title>
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		<dc:creator>Gilles ROCA</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2014 09:53:25 +0000</pubDate>
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		<description>Crise’, ou  mutation, sommes-nous’ en  déni ?	Michel  Turrini,	Aux  Phares,

en  « jugement » ... La  « crise » ... trouble ... passager, 
douloureux’, entre ... rénovation et déclin, 
temps d’instabilité, Le moment de changer, 
entre’, À Vide, ce qui meurt, et ce qui naît’, À plein ... 
une  situation périlleuse’, en L’état ... transitoire ... déterminant, Voire’, en - phase ... d’exaspération, d’un processus’, en - phase ... 
de dégradation, en - phase ... 
d’innovation, Aléatoire’, et de métamorphose’, en - phase ... 
potentielle’, et qui pourrait tenir Lieu de ... moteur, de salut, un moment de mutation, civilisationnelle’, et de transformation, flux, reflux, influx ... où ... déni, dénégation ?,
il s’Agit de génie ... de ne pas renoncer, ne pas se résigner, mais, bien, d’y rebondir, 
et d’y reféconder, d’y croître ... d’y grandir, 
et de s’y refonder, La crise ... c’est La Vie, souffrance ... résistance ... 
combat, création, transmutation, on’en meurt, on’en Vit, de crise ... de conscience ... 
crise ... de confiance ... crise ... re-naît ... sens’, et, en reconnaissance ...
qui ... se  re-connaît ... sens’, de crise ... des-sens’... Au sens’, 
du  flagrant délit ... de déni ... Au  fulgurant génie ... qui  re - Lie’... À L’expérience ... 
ce qui meurt, et ce qui naît, qu’il  faut’ Aiguillonner’... Aux radicales’ Ailes,  
de  notre’ évolution - révolution, propre ... rêvolution, notre’ immanente ... transcendance ... transe’- en - danse ... du mythe de La crise ... qui nous’ est proprement’ intime’- universel,
« il faut’ imaginer Sisyphe’ heureux », 
il  faut’ ... imaginer La crise’ en creux, 
Vague ... de creux’ ... 
en crête ... de quête’ 
en  re-quête ... re-conquête ...
L’Après - crise’ heureux ...
Gilles  Roca,

Cas-fée-Philo  des  Nés-nus-Phares, 22 - 06’- 2014’, en  Messidor,
crise ... mutation ... phare ... 		génie ... mais si ... d’or !	
G R</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Crise’, ou  mutation, sommes-nous’ en  déni ?	Michel  Turrini,	Aux  Phares,</p>
<p>en  « jugement » &#8230; La  « crise » &#8230; trouble &#8230; passager,<br />
douloureux’, entre &#8230; rénovation et déclin,<br />
temps d’instabilité, Le moment de changer,<br />
entre’, À Vide, ce qui meurt, et ce qui naît’, À plein &#8230;<br />
une  situation périlleuse’, en L’état &#8230; transitoire &#8230; déterminant, Voire’, en &#8211; phase &#8230; d’exaspération, d’un processus’, en &#8211; phase &#8230;<br />
de dégradation, en &#8211; phase &#8230;<br />
d’innovation, Aléatoire’, et de métamorphose’, en &#8211; phase &#8230;<br />
potentielle’, et qui pourrait tenir Lieu de &#8230; moteur, de salut, un moment de mutation, civilisationnelle’, et de transformation, flux, reflux, influx &#8230; où &#8230; déni, dénégation ?,<br />
il s’Agit de génie &#8230; de ne pas renoncer, ne pas se résigner, mais, bien, d’y rebondir,<br />
et d’y reféconder, d’y croître &#8230; d’y grandir,<br />
et de s’y refonder, La crise &#8230; c’est La Vie, souffrance &#8230; résistance &#8230;<br />
combat, création, transmutation, on’en meurt, on’en Vit, de crise &#8230; de conscience &#8230;<br />
crise &#8230; de confiance &#8230; crise &#8230; re-naît &#8230; sens’, et, en reconnaissance &#8230;<br />
qui &#8230; se  re-connaît &#8230; sens’, de crise &#8230; des-sens’&#8230; Au sens’,<br />
du  flagrant délit &#8230; de déni &#8230; Au  fulgurant génie &#8230; qui  re &#8211; Lie’&#8230; À L’expérience &#8230;<br />
ce qui meurt, et ce qui naît, qu’il  faut’ Aiguillonner’&#8230; Aux radicales’ Ailes,<br />
de  notre’ évolution &#8211; révolution, propre &#8230; rêvolution, notre’ immanente &#8230; transcendance &#8230; transe’- en &#8211; danse &#8230; du mythe de La crise &#8230; qui nous’ est proprement’ intime’- universel,<br />
« il faut’ imaginer Sisyphe’ heureux »,<br />
il  faut’ &#8230; imaginer La crise’ en creux,<br />
Vague &#8230; de creux’ &#8230;<br />
en crête &#8230; de quête’<br />
en  re-quête &#8230; re-conquête &#8230;<br />
L’Après &#8211; crise’ heureux &#8230;<br />
Gilles  Roca,</p>
<p>Cas-fée-Philo  des  Nés-nus-Phares, 22 &#8211; 06’- 2014’, en  Messidor,<br />
crise &#8230; mutation &#8230; phare &#8230; 		génie &#8230; mais si &#8230; d’or !<br />
G R</p>
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	<item>
		<title>Par : Gunter</title>
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		<dc:creator>Gunter</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 13:35:03 +0000</pubDate>
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		<description>Merci beaucoup, Elke pour ton texte, d&#039;une lucidité engagée impressionnante et qui me réconcilie avec la philosophie dans la cité; j&#039;avoue d&#039;être parti plutôt déprimé du café des Phares dimanche dernier. Je me suis dit : &quot;Nous ne pensons pas faux, nous sentons faux&quot;. 
Comment ne pas être déprimé lorsqu&#039;on entend dire que la disparition des abeilles n&#039;a aucune importance, qu&#039;en réalité &quot;il n&#039;y a pas de crise&quot;, que &quot;tout va très bien, Madame la Marquise&quot;...que tous ceux qui critiquent ce que Elke décrit si bien, sont des mélancoliques, des pleureuses nostalgiques d&#039;un passé qui n&#039;a jamais existé. Que toutes les destructions et menaces qui pèsent sur notre &quot;kosmos&quot; (bijou en grec ancien) ne sont ou bien qu&#039;imaginaires ou que la Science – nouvelle religion impensée – va juguler sans peine.
Comment entamer par la pensée, la rationalité, le discours argumentatif, bref par la philosophie, une posture existentielle, émotionnelle, intuitive si loin de ce qu&#039;exigerait la situation présente, si bien décrite par Elke ? 
Parfois, je désespère de la capacité de la philosophie de nous &quot;sauver&quot;, et si elle ne sert pas à cela, elle ne sert pas à grande chose, voire pire, elle serait contre-productive. Par la défense bien connue de la rationalisation elle nous éloignerait de la finalité socratique : &quot;Connais-toi toi-même et tu connaitras...&quot;
Merci, Elke !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci beaucoup, Elke pour ton texte, d&#8217;une lucidité engagée impressionnante et qui me réconcilie avec la philosophie dans la cité; j&#8217;avoue d&#8217;être parti plutôt déprimé du café des Phares dimanche dernier. Je me suis dit : &laquo;&nbsp;Nous ne pensons pas faux, nous sentons faux&nbsp;&raquo;.<br />
Comment ne pas être déprimé lorsqu&#8217;on entend dire que la disparition des abeilles n&#8217;a aucune importance, qu&#8217;en réalité &laquo;&nbsp;il n&#8217;y a pas de crise&nbsp;&raquo;, que &laquo;&nbsp;tout va très bien, Madame la Marquise&nbsp;&raquo;&#8230;que tous ceux qui critiquent ce que Elke décrit si bien, sont des mélancoliques, des pleureuses nostalgiques d&#8217;un passé qui n&#8217;a jamais existé. Que toutes les destructions et menaces qui pèsent sur notre &laquo;&nbsp;kosmos&nbsp;&raquo; (bijou en grec ancien) ne sont ou bien qu&#8217;imaginaires ou que la Science – nouvelle religion impensée – va juguler sans peine.<br />
Comment entamer par la pensée, la rationalité, le discours argumentatif, bref par la philosophie, une posture existentielle, émotionnelle, intuitive si loin de ce qu&#8217;exigerait la situation présente, si bien décrite par Elke ?<br />
Parfois, je désespère de la capacité de la philosophie de nous &laquo;&nbsp;sauver&nbsp;&raquo;, et si elle ne sert pas à cela, elle ne sert pas à grande chose, voire pire, elle serait contre-productive. Par la défense bien connue de la rationalisation elle nous éloignerait de la finalité socratique : &laquo;&nbsp;Connais-toi toi-même et tu connaitras&#8230;&nbsp;&raquo;<br />
Merci, Elke !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Elke</title>
		<link>http://philo-paris.com/2014/06/22/debat-du-22-juin-2014-crise-mutation-sommes-nous-dans-le-deni-anime-par-michel-turrini/comment-page-1/#comment-139188</link>
		<dc:creator>Elke</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 08:47:01 +0000</pubDate>
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		<description>De jolies jambes et une jeunesse peu enclin à se laisser mourir : la vie continue effectivement, Carlos, envers et malgré la crise qui perdure depuis le premier choc pétrolier. Ce sujet vient un peu  en retard, il me semble, parce qu’actuellement, le changement est vraiment en marche, et personne ne saurai l’arrêter.  Je me  réjouis de voir de plus en plus de  jeunes prendre le risque du changement et leur enthousiasme m’a fait sortir du marasme ambiant. Monsantos a perdu des batailles juridiques, Coca Cola encaisse des pertes vertigineuses,  puisqu’une nouvelle génération de consom’acteurs   fait l’apparition : vigilant, exigent, activiste. Par sa consommation, chacun  retrouve son pouvoir d’agir. La frugalité revient au goût du jour, l’interrogation éthique voire morale aussi.  Evidemment, tout le monde n’avance pas au même rythme. La nostalgie des passéistes disqualifie facilement ces agissements  encore « marginales ».  Pourtant,  ces marginaux résistent mieux à la crise que ceux  qui ont vendue corps et âme aux sirènes du progrès d’un monde sans limites.  Les oiseaux de mauvais augure sont  bien souvent ceux qui ont profité pleinement des Trente Glorieuses, qui ont pu croire à la possibilité du « toujours plus » sans se rendre compte du prix payé de notre confort par des populations exploitées, par la nature opprimée. Tenu dans un déni de réalité, absolument.  Comme celui qui a opéré au temps noir du nazisme (on ne savait pas ; si on avait su….). Il est difficile de se poser les bonnes questions quand le « système » assure un tel confort : une séduction aveuglante par le « miracle » technologique. Ce que Dieu n’avait jamais pu réaliser, la technique et les sciences le promettaient.  Personnellement, je fais partie de cette génération limite qui n’a pas pu s’enivrer des barricades de mai 68, qui n’a pas pu profiter  entièrement des   trente glorieuses puisque la vie adulte a commencé, malgré   l’acquis récente d’une  « liberté » sans bornes (avec son acolyte  d’injonction à la jouissance sans bornes qui mérite réflexion !),  mais qui a vu  les premiers clignotants d’un warning : pluie acide, débat du nucléaire, délocalisations, concurrence basée non pas sur l’émulation saine mais sur les instincts prédatrices les plus barbares,  Sida .... Cela a donné des adultes hésitants, un peu dépressifs même. Englués dans un doute permanent,  s’installant dans une sorte d’hyperactivité pour cacher, qui sait, le sentiment diffuse d’une impuissance profonde face au monde qui partait à la dérive. On se devait être heureux puisqu’on n’a jamais souffert de la faim, on avait accès à  tout : école, argent, vacances ….  mais …  Le sommet de l’incurie du système a été atteint dans les années 90, il me semble. Laideur, pollution, bruit, cynisme…. Juste quand le mur tombe, après l’implosion du système soviétique.  Le siècle s’est terminé sur des manifestations de foule d’une trivialité inquiétante : je garde l’effet « Lady Di » et celle de la coupe du monde.  Ou alors Loft Story. On ne pouvait tomber plus bas, non ?  Puis le choc des images :  11 septembre, Katrina. Depuis, le monde n’est plus tout à fait comme avant.  Première étape : Un climat d’insécurité tend à s’étendre.   La peur structure la vie quotidienne : peur du chômage, du terrorisme, de la catastrophe écologique, de la maladie inconnu. Cette peur est amplifiée par les médias et donne effectivement un sentiment  de « crise » permanente. Il  est légitime de s’interroger sur ce qui nous empêche de la dépasser.  L’auteur du sujet propose la piste du  « déni » qui empêcherait la mutation nécessaire. Mutation ? J’aurais préféré « transformation », pour éviter l’inquiétante menace identitaire qui se love dans ma représentation de la mutation proche du « mutant ». Ne pas changer pour préserver un sentiment de continuité ?  Continuité de quoi ? La danse autour de Baal, l’argent roi ?  Ce dimanche est partagé le savoir profane sur le bouc émissaire en puissance, la finance. Mais, et c’est cela qui me dit qu’on « sort » de la crise, qu’on entre en phase deux : on  cite aussi notre participation à ce fiasco. Il paraissait intelligent de  placer son argent là où  il « rendait» le mieux !  Tant pis pour les entreprises, asphyxiées  par  l’obligation de résultats démesurés, impossible à tenir.  Je retiens avec satisfaction que nous  avons été   capables de nommer notre responsabilité personnelle dans le monde.  Nous avons parlé de « discernement », de l’effort à faire pour créer son opinion, de ne pas prendre pour « argent comptant » les discours  convenus. Nous évoquons la tension indispensable entre intérêt individuel et intérêt collectif qui, dans une boucle de rétrocontrôle incessante, devrait alimenter le débat démocratique pour que la démocratie  puisse prétendre à la légitimité.  Car c’est le débat et non la représentation qui fait l’essence de la démocratie, faut-il le rappeler?  Le défaut de démocratie signalé n’est pas affaire du président de la République, mais affaire de chacun. C’est  la Raison qui doit nous gouverner, et ce raisonnement se construit dans le dialogue avec le monde.  Principe de plaisir versus principe de réalité. Moi et toi. Je et nous.  Nous et  eux.  Le déni, c’est le refus de  prendre en considération « l’Autre », le « non moi »,  c’est la tentative  d’imposer « son » vouloir,  sans donner un espace de négociation possible au vouloir de l’autre. C’est la guerre assurée, ultime sortie de crise. Ou l’isolement total, avec  l’auto-effondrement également assuré.  Une fois le monde détruit, une fois l’effondrement constaté,  on s’en va reconstruire un monde plus beau, plus ceci, plus cela…. C’est inéluctable, la guerre ? Si nous restons prisonniers dans un monde binaire peuplé par des méchants et des gentils, des riches et des pauvres, seule cette option existe. Si nous exerçons  notre cortex pour apprendre à considérer une situation donnée dans un  contexte  le plus globale possible, il n’y aura peut-être plus besoin de la guerre pour assurer un vivre-ensemble inédit sur notre petite planète terre. Il s’agit de prendre  soin de ce qui nous entoure aussi bien que de soi-même puisqu’on ne peut se séparer vraiment du monde qui nous fait naître et renaître au détour de crises et de crises…..   Qu’elles soient individuelles, collectives ou globales, elles invitent, depuis la nuit des temps,  d’apprendre de nos erreurs et de s’adapter au monde qui change. J’espère que l’Europe saura tirer les enseignements de son Histoire pour assurer le chemin vers un monde possible. A écouter la beauté de l’Hymne autour de laquelle nous avons décidé de nous rallier, il est permis d’espérer !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>De jolies jambes et une jeunesse peu enclin à se laisser mourir : la vie continue effectivement, Carlos, envers et malgré la crise qui perdure depuis le premier choc pétrolier. Ce sujet vient un peu  en retard, il me semble, parce qu’actuellement, le changement est vraiment en marche, et personne ne saurai l’arrêter.  Je me  réjouis de voir de plus en plus de  jeunes prendre le risque du changement et leur enthousiasme m’a fait sortir du marasme ambiant. Monsantos a perdu des batailles juridiques, Coca Cola encaisse des pertes vertigineuses,  puisqu’une nouvelle génération de consom’acteurs   fait l’apparition : vigilant, exigent, activiste. Par sa consommation, chacun  retrouve son pouvoir d’agir. La frugalité revient au goût du jour, l’interrogation éthique voire morale aussi.  Evidemment, tout le monde n’avance pas au même rythme. La nostalgie des passéistes disqualifie facilement ces agissements  encore « marginales ».  Pourtant,  ces marginaux résistent mieux à la crise que ceux  qui ont vendue corps et âme aux sirènes du progrès d’un monde sans limites.  Les oiseaux de mauvais augure sont  bien souvent ceux qui ont profité pleinement des Trente Glorieuses, qui ont pu croire à la possibilité du « toujours plus » sans se rendre compte du prix payé de notre confort par des populations exploitées, par la nature opprimée. Tenu dans un déni de réalité, absolument.  Comme celui qui a opéré au temps noir du nazisme (on ne savait pas ; si on avait su….). Il est difficile de se poser les bonnes questions quand le « système » assure un tel confort : une séduction aveuglante par le « miracle » technologique. Ce que Dieu n’avait jamais pu réaliser, la technique et les sciences le promettaient.  Personnellement, je fais partie de cette génération limite qui n’a pas pu s’enivrer des barricades de mai 68, qui n’a pas pu profiter  entièrement des   trente glorieuses puisque la vie adulte a commencé, malgré   l’acquis récente d’une  « liberté » sans bornes (avec son acolyte  d’injonction à la jouissance sans bornes qui mérite réflexion !),  mais qui a vu  les premiers clignotants d’un warning : pluie acide, débat du nucléaire, délocalisations, concurrence basée non pas sur l’émulation saine mais sur les instincts prédatrices les plus barbares,  Sida &#8230;. Cela a donné des adultes hésitants, un peu dépressifs même. Englués dans un doute permanent,  s’installant dans une sorte d’hyperactivité pour cacher, qui sait, le sentiment diffuse d’une impuissance profonde face au monde qui partait à la dérive. On se devait être heureux puisqu’on n’a jamais souffert de la faim, on avait accès à  tout : école, argent, vacances ….  mais …  Le sommet de l’incurie du système a été atteint dans les années 90, il me semble. Laideur, pollution, bruit, cynisme…. Juste quand le mur tombe, après l’implosion du système soviétique.  Le siècle s’est terminé sur des manifestations de foule d’une trivialité inquiétante : je garde l’effet « Lady Di » et celle de la coupe du monde.  Ou alors Loft Story. On ne pouvait tomber plus bas, non ?  Puis le choc des images :  11 septembre, Katrina. Depuis, le monde n’est plus tout à fait comme avant.  Première étape : Un climat d’insécurité tend à s’étendre.   La peur structure la vie quotidienne : peur du chômage, du terrorisme, de la catastrophe écologique, de la maladie inconnu. Cette peur est amplifiée par les médias et donne effectivement un sentiment  de « crise » permanente. Il  est légitime de s’interroger sur ce qui nous empêche de la dépasser.  L’auteur du sujet propose la piste du  « déni » qui empêcherait la mutation nécessaire. Mutation ? J’aurais préféré « transformation », pour éviter l’inquiétante menace identitaire qui se love dans ma représentation de la mutation proche du « mutant ». Ne pas changer pour préserver un sentiment de continuité ?  Continuité de quoi ? La danse autour de Baal, l’argent roi ?  Ce dimanche est partagé le savoir profane sur le bouc émissaire en puissance, la finance. Mais, et c’est cela qui me dit qu’on « sort » de la crise, qu’on entre en phase deux : on  cite aussi notre participation à ce fiasco. Il paraissait intelligent de  placer son argent là où  il « rendait» le mieux !  Tant pis pour les entreprises, asphyxiées  par  l’obligation de résultats démesurés, impossible à tenir.  Je retiens avec satisfaction que nous  avons été   capables de nommer notre responsabilité personnelle dans le monde.  Nous avons parlé de « discernement », de l’effort à faire pour créer son opinion, de ne pas prendre pour « argent comptant » les discours  convenus. Nous évoquons la tension indispensable entre intérêt individuel et intérêt collectif qui, dans une boucle de rétrocontrôle incessante, devrait alimenter le débat démocratique pour que la démocratie  puisse prétendre à la légitimité.  Car c’est le débat et non la représentation qui fait l’essence de la démocratie, faut-il le rappeler?  Le défaut de démocratie signalé n’est pas affaire du président de la République, mais affaire de chacun. C’est  la Raison qui doit nous gouverner, et ce raisonnement se construit dans le dialogue avec le monde.  Principe de plaisir versus principe de réalité. Moi et toi. Je et nous.  Nous et  eux.  Le déni, c’est le refus de  prendre en considération « l’Autre », le « non moi »,  c’est la tentative  d’imposer « son » vouloir,  sans donner un espace de négociation possible au vouloir de l’autre. C’est la guerre assurée, ultime sortie de crise. Ou l’isolement total, avec  l’auto-effondrement également assuré.  Une fois le monde détruit, une fois l’effondrement constaté,  on s’en va reconstruire un monde plus beau, plus ceci, plus cela…. C’est inéluctable, la guerre ? Si nous restons prisonniers dans un monde binaire peuplé par des méchants et des gentils, des riches et des pauvres, seule cette option existe. Si nous exerçons  notre cortex pour apprendre à considérer une situation donnée dans un  contexte  le plus globale possible, il n’y aura peut-être plus besoin de la guerre pour assurer un vivre-ensemble inédit sur notre petite planète terre. Il s’agit de prendre  soin de ce qui nous entoure aussi bien que de soi-même puisqu’on ne peut se séparer vraiment du monde qui nous fait naître et renaître au détour de crises et de crises…..   Qu’elles soient individuelles, collectives ou globales, elles invitent, depuis la nuit des temps,  d’apprendre de nos erreurs et de s’adapter au monde qui change. J’espère que l’Europe saura tirer les enseignements de son Histoire pour assurer le chemin vers un monde possible. A écouter la beauté de l’Hymne autour de laquelle nous avons décidé de nous rallier, il est permis d’espérer !</p>
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