Débat du 25 Mai 2013: « Le ciel est-il bleu par convention? En fait, il est rouge. », animé par Gunter Gorhan.

2 comments

Posted on 8th mai 2013 by Carlos in Uncategorized

Au cours d’une semaine assez mouvementée dans le monde entier, du point de vue politique, aussi bien aux USA, qu’en Syrie, Palestine, Iran, Allemagne et en France, où des mouvements sociaux se font sentir tant dans l’espace laborantin que dans la société civil, causant des graves soucis au nouveau Président, harcelé par le  Front de Gauche qui manifestait bruyamment ce dimanche à la Bastille son impatience de changement, tandis que le peuple du Café Philo des Phares® s’y réunissait, le 5 Mai 2013, comme chaque semaine, afin de, ce jour-ci, se poser non seulement une question, mais hasarder aussi une réponse : « Le Ciel est-il bleu, par convention ? En fait, il est rouge », débat que Gunter Gorhan fut chargé d’animer.

Désolé. Je me précipite peut-être mais, convention ou pas, il semblerait que le Ciel n’est ni bleu ni rouge ! Il n’est carrément pas. Bien qu’envisagé comme un système parfaitement ordonné, ce que l’on appelle « Ciel » serait un VIDE que l’on désigne scientifiquement « Atmosphère », couche de gaz qui entoure le globe terrestre et est à même d’absorber tout le spectre de la lumière, tel qu’il se présente dans un Arc-en-Ciel, par exemple, et que de ce fait, le nez en l’air, l’on perçoit comme Bleu. En effet, par « Univers », on entend généralement tout ce qui existe, c’est-à-dire, un ensemble d’astres visibles au-dessus de nos têtes, soit, un Monde ou Système Solaire limité par l’Horizon, dont l’espace ostensible, nommé Ciel, ou Firmament, correspond à une somme d’énergie dégagée par des objets célestes, tels que les Galaxies, Supernovas, Etoiles ou Soleils, constituant un amalgame d’hydrogène et d’hélium, qui représente à peine 0, 5% de la composition de cet Univers ; le reste, là où il n’y a pas d’Etoiles, Galaxies, Supernovas ou autres objets planétaires, pour éclairer l’espace, disons 0, 90%, du Tout, c’est le VIDE. Noir Total ; rien à voir.

C’est donc, grâce à cette étoile, notre Soleil, une immense boule de feu mesurant environ 700.000 km, (soit, un gigantesque brasier provoqué par la transformation continue d’hydrogène en hélium), qu’à chaque seconde, plus de quatre mille milliers de tonnes d’hydrogène, sont transformées en énergie, pour nous éclairer.

Tout bien considéré, donc, ce soit disant « Ciel », ne serait que du Néant ; du pur Espace ! Une vacuité infinie qui sert de théâtre aux phénomènes naturels, ou astronomiques, les plus variés et, si cette « Voûte céleste », nous parait azurée, c’est justement parce qu’il n’y a RIEN, dans cet immense vide, pour absorber le spectre de la lumière solaire et, par conséquence, le firmament reste plutôt NOIR, noir comme la nuit, au cours de laquelle aucun autre objet ne diffuse quelque éclairage que ce soit !

Pourtant, l’affirmation qui fut le prétexte de notre débat, nous a permis d’explorer certains aspects de la réalité que l’on néglige souvent, et c’est ainsi que, le court instant d’un débat philosophique… aux Phares, nous nous sommes interrogés aussi, sur des différents aspects existentiels.

Naturellement, les interventions fusèrent, et on a donc évoqué « la longueur d’onde qui, dans l’infrarouge se présente comme noire, mais devant toute son étendue nous révèle tout le spectre chromatique, déjà une vision de l’art ». D’autres on envisagé « faire une critique de la philosophie et se libérer de la science procurant un rapport entre le mot et chose », alors que « la science du langage se confond précisément avec la philosophie, le mot et la chose », « la ‘Terre’ étant considérée comme la planète ‘bleue’ » et « le langage une convention », alors que d’autres le démentaient. « La ‘terre’ serait ‘bleue’ comme une orange » et, « à chacun sa vérité », « vérité individuelle ou vérité absolue », « un langage univoque n’étant pas concevable », « Braque, jugeant que ‘le vase donne sa forme au vide’ et ‘le silence à la musique’ », « Van Gogh affirma que ‘le ciel est vert’ », le fait étant que « toute la philo est métaphorique », comme « les habits d’apparat du ‘Roi qui va nu’ (Andersen) », « des Conventions et des Normes par rapport à la Liberté et à la Loi », « la subjectivité dans l’Art », puis il fut affirmé que « 1) l’idée vraie, est libre ; 2) chacun peut et doit être sujet ; 3) Une vie sans idée n’est pas une vie ! » …  Enfin, on a fait état d’un tas de phénomènes intéressants, bien que la salle commença à se vider petit à petit, en raison du meeting qui se préparait à l’extérieur.

Puis, une fois que l’animateur, ait conclut que « c’est nous qui décidons aussi bien du réel que de l’imaginaire, de sa verve, notre poète mit fin à la séance.    

Au comptoir :

- Dis, donc : Le ciel est-il bleu ou rouge ?

- Excuse-moi, je suis dans les nuages. Pour moi, un pastis.

 Carlos

2 Comments
  1. Gilles Roca says:

    Le ciel n’est bleu … que par convention ; en fait’, il est rouge, d’Après Giacometti, Gunter’, Aux Phares,

    « Tu es tel un poète’, Accoudé Au nuage, ton poids L’essore’, un peu, il pleut,
    mais non, Le ciel est bleu, il ne pleut que dans mes’ yeux »,
    de toutes Les couleurs, « ces merveilleux nuages »,
    Baudelaire … Sagan, Arc’- en – ciel, Aux mille’… eux, Et-lent … En-vol … Et-sors, un peu,
    de L’unique … Langage’!,
    Et-sors … un peu de toi !, et de La convention … et Vois ! … La relativité des choses,
    doute … questionnement … ose’!,
    et, du bleu Au rouge … bouge’!, et remets’ en question(s) … critique(s) … L’évidence’!,
    où Les couleurs changent’ … et où Les couleurs dansent,
    où La réalité, où ta réalité … n’est pas Ledit réel ; Aux radicales’ … Ailes,
    intimes, universelles, et caché, Aux prunelles … L’iris’, Arc’- en – ciel,
    où-Le … spectre’, en creux’- en … crête … Le prisme’, essence’… ciel !,
    de notre … rêve’- Ailé …
    n’est pas Le révélé …
    Vision … humilité, Vision … « Lucidité, La blessure … La plus rapprochée du soleil »,
    de René Char, en sommeil, ou en Veille’, Au réveil, en’ éveil …
    ne soyons jamais sûrs !, de nature’ en culture, de blessure … brûlure’ en brisure’, en rupture, passons de créature’ À créateur … d’épure,
    ré-création … de L’imagination !, déconstruction, reconstruction, transmutation,
    et transgression, métamorphose … transfiguration,
    du phénomène … de La diffraction … À L’Art … de La composition,
    propre’, intime’, universelle … partition,
    perception, intuition, plurielles … singularisées, utopie … À réaliser, de nos, cinq’, sens’, essence … d’existence’, et … sens’,
    du réel, À nos’ Ailes, « de-Vent’» … À nos « semelles », Rimbaud, « piéton de L’Air … », Ionesco, imaginaire,
    ciel et-terre’ … euh … consubstantiels,
    Les pieds sur terre, bougeons’, Avec’ Le ciel !,
    en L’Air, Avec’ La mer’ … de toutes Les couleurs … soyons Le Vent … de L’Esprit, Incarné, Souffleur ! « Souffleur de braise … » qui naît,
    2013,
    Gilles Roca,

    Cas-fée-File’- eau … des … Nés-nus-Phares, ces-jours … de Flot-réal … 5’ mai 2013,
    sur La philo … souffleurs phares … couleurs spectrales … « souffleurs de braise » …
    G R

    8th mai 2013 at 17 h 02 min

  2. Gunter says:

    La formule renvoie à une phrase célèbre, manifeste des
    Surréalistes, de Paul Eluard je pense, à moins qu’elle ne soit d’André
    Breton: le ciel, ou la terre, ou le monde, est bleu comme une orange.
    Moins révolutionnaire, mais dans le même registre, Braque dira: « le
    vase donne sa forme au vide, et la musique au silence ».
    Le fond du sujet, explique l’animateur, c’est la sortie de la
    convention, de toujours devoir impératif du philosophe. Le vrai
    philosophe ne transgresse pas, il transcende, contrairement à
    l’adolescent. C’est là la vraie liberté, comment être créateur.
    Au-delà des mots, par lesquels on se fait piéger. Sauf l’enfant, ou
    l’aspirant-enfant, qui seul voit que « le roi est nu ».
    Plus d’un intervenant au cours de ce débat relève qu’il y a
    convention, mais malheureusement sans aller jusqu’à constater qu’il y
    a convention partout, mais alors partout. Je pense notamment aux
    domaines réservés de la pensée unique.
    Et Gunter de rappeler par exemple que le bleu n’a pas toujours été
    synonyme d’harmonie; de pureté, de fraicheur, et qu’il a été aussi
    « l’horreur, l’infini ».
    Mais ce qui aurait bien intéresser l’auteur de ces lignes, c’est de
    savoir jusqu’à quel point les participants au débat auraient pu aller
    dans l’idée de convention. Dans la critique de la convention.
    Relativise-t-on vraiment tout, comme il se doit en philosophie? Car il
    faudrait tout relativiser, même le « en fait il est rouge ». Même la
    notion de convention est à relativiser.
    Scientifiquement et politiquement, tout est convention, le bleu ou le rouge.

    Joseph Strich

    8th mai 2013 at 15 h 13 min

Laisser un commentaire