Bienvenue !

Bonjour à vous, qui vous intéressez à la philosophie. Sachez que vous pouvez trouver sur ce site, le compte rendu des débats qui ont lieu au Café des Phares (Paris, Place de la Bastille), chaque dimanche de l’année de 11 à 13 heures, et auxquels rien ne vous empêche d’ajouter vos propres commentaires. Par ailleurs, d’autres rubriques sont en mesure de vous aider à vous orienter quant aux activités et autres événements philosophiques de la cité et du monde en général.

François Corbisier, le webmaster.

Le 24 juillet 2016, le débat sera animé par Eric Auzanneau.

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Posted on 21st juillet 2016 by Gunter in Uncategorized

Débat du 17 Juillet 2016: « Quelles sont les limites de la remise en Question? », animé par Jo Strich.

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Posted on 18th juillet 2016 by Carlos in Uncategorized

17 Juillet !!! C’était le jour de Sainte Charlotte, dont la Culotte, va savoir pourquoi, est convoitée, au point qu’un dicton en témoigne… « Sainte Charlotte, ôte lui sa Culotte ! » D’autres événements, bien moins graveleux, mais extrêmement tragiques, avaient eu lieu, une poignée d’heures auparavant, à Nice, où, au cours des réjouissances de la Fête Nationale du 14 Juillet, eu lieu un attentat qui, attribué à l’organisation terroriste ‘Daesch’, coûta la vie à 84 citoyens de différents nationalités et fît de nombreux blessés.  Bien sage, le peuple philosophe, des simples curieux, ou des amateurs de rébus, se sont massés quelques jours après, au Café des Phares®, pour, atour de Jo Strich, l’animateur mandaté pour le faire, essayer de trouver une réponse au casse-tête qu’il avait choisi parmi une quinzaine d’autres, c’est-à-dire, une question dont l’énoncé se résumait au fait de savoir : « Quels sont les limites de la remise en question ? »

Qu’est-ce que « remettre en question », et, y a-t-il des Limites pour le faire, c’est-à-dire, des Réserves au fait de s’y employer ?

LIMITE, on sait ce que c’est que c’est ! Il s’agit d’une ligne qui sépare deux propriétés privées, deux territoires contigus de nationalités différents, ou plans d’eau les baignant, par exemple, voire même,  la profondeur des Océans, ou la durée à ne pas dépasser pour une certaine tâche.

REMETTRE EN QUESTION, consiste à reconsidérer, sur d’autres aspects, plus ou moins pertinents, les tenants et aboutissants d’un certain projet ou problème.

D’après notre Sujet, il s’agirait, donc, en ce qui nous concernait, de savoir, dans quelle mesure pouvait-on contester la question posée !!!

C’est une idée qu’en général n’afflue pas à l’esprit (contester le défit d’ordre logique qui nous est posé sur place) mais, plutôt le justifier et le réconforter à tout prix, et ainsi fût !

Les uns prétendaient que « sans limites on ne savait pas où l’on allait », et que,  « sans but il n’y a pas d’action possible », d’autres que «le port de la cravate était apanage des prédateurs », d’autres que « des gars bien élevés partaient faire le ‘Djiad’ », quelqu’un ajoutant que « l’Homme n’a pas besoin des autres pour survivre », un deuxième « qu’il est un ‘loup’ pour le ‘loup », « qu’il obéit aux lois de la Nature », et tout à l’avenant, comme le fait « qu’en Inde on souffre du sida en masse », « que pour certains, cesser de fumer est mourir, pour d’autres c’est le contraire » , « que des uns meurent le ventre vide, d’autres le bide plein », « que la paix durable n’est pas souhaitable », et tout à l’avenant !!!

Gilles nous fit part de ses observations, ponctuées de rimes et, après quelques balbutiements de plus, la séance fut terminée…

P/S : La veuille, au Studio 104, avait eu lieu le « « Débat mensuel » qui, animé par Daniel Ramirez, a porté sur la question de Hobbs, c’est-à-dire, « L’Homme est-il un Loup pour l’Homme ? » …  Le Débat fut enrichissant, quoique… il ne ‘Faut pas exagérer’… Peut-être, au cours des nuits de ‘Pleine Lune’, le hurlement des Chiens ou des Loups peut, éventuellement,  l’évoquer ! Evoquer le : « Houou… Ouououououououou…» de ces bêtes !!! Sinon, à force d’éducation, apprentissage du respect réciproque, et du travail d’Organisations Internationales chargées de veiller à la Coopération et à la Concorde entre les Nations, bien que précaire, un certain esprit de Paix règne dans le concert des Nations !!!

Carlos

« Quel est le plus gros mensonge de notre époque », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 11th juillet 2016 by Carlos in Uncategorized

L’actualité de la Semaine, allant du 4 au 10 Juillet 2016, se réduisait à l’engouement du Globe Entier, vers un autre sphérique, le Ballon Rond, qui enflammait les Populations de pratiquement tous les pays de la Planète, au cours du Championnat Européen de la Modalité, une fois le « Brexit » mis entre parenthèses, attendant des jours meilleurs. Et pourtant, quelque chose inquiétait le peuple philosophe qui, réuni au Café des Phares®, prit à cœur le souci de tirer au clair « Quel est le plus gros Mensonge de notre époque ? », au cours d’un débat choisi et animé par Gérard Tissier. Vaste Programme, pour un Pari assez banal et futile, en réalité, le fait de connaître la taille du plus grand des « Bobards », de nos jours, le siècle XXI de notre ère, comme s’il s’agissait d’un Diamant, d’un Désert, d’une Forêt, d’une Pyramide, ou d’un Championnat de Foot, qui attirent des foules bien plus impressionnants, au demeurant !

Mais, puisque le Philosophe ne recule devant rien, et s’intéresse aux causes, même les plus futiles, comme celle de savoir où va l’eau de la Mer à marée basse, ou se cachent les Nuages par ciel bleu, voire les Etoiles pendant le jour, par exemple, l’illustre Assemblée a pris à cœur le Pari !

Qu’est-ce qu’un Mensonge ? Il semble que c’est le contraire de la Vérité ! Or, par définition, celle-ci s’enracine dans le mot « ALITHEIA », c’est-à-dire, à la lettre, « le non-mensonge », en raison de l’ « a », privatif ! Ca se « mordait la queue », telle celle du Serpent qui se la ronge, et est devenu symbole de l’Infini !!! La question restait donc entière, puisqu’il s’agissait de savoir, quelle est la plus grande entourloupe de nos jours, thème dépourvu de fin !!!

De quoi pourrait-il bien s’agir, bon sang, ce Mensonge si gigantesque ?

Vue l’absurdité, et hors propos du SOUCI, plusieurs idées furent exprimées, tournant, comme souvent, à côté de la plaque, telles : « La Religion est l’opium du Peuple », ou « La Démocratie, est un but à atteindre par la Société Libérale », voire, « Plus un Mensonge est grand, plus il est crédible », « quoique, pour qu’il y ait Mensonge,  il faut quelqu’un pour y croire »,  « l’exemple de l’Ironie Socratique » nous approchant de notre raison d’être là !

Jusqu’à ce que l’heure, raison de toutes les cogitations, mette enfin un terme à l’exercice,  c’est à Gilles qui fut laissé le soin d’en faire son interprétation poétique !

« Ma mère m’a dit, que le sein gauche donnait du lait, et le droit du chocolat ! J’y ai cru, jusqu’à la fin du collège… » Signé : SOPHIE !!!

Carlos

Le débat du 3 juillet 2016 : « Peut-on briser les rêves du peuple en lui disant la vérité ? », animé par Gunter Gorhan.

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Posted on 3rd juillet 2016 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 26 juin 2016 : « Le sacré et le savoir. », animé par Pascal De Oliveira.

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Posted on 22nd juin 2016 by Gunter in Uncategorized

Débat du 19 Juin 2016: »Notre Monde est clos, mais notre Désir est infini », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 21st juin 2016 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la Semaine allant du Lundi 13, au Dimanche 19 Juin, pas mal d’événements sociaux-politiques, chargés parfois de tensions tragiques, eurent lieux à Paris, tels que des Grèves empreintes d’un caractère violent, d’autres plutôt joyeuses, comme la poursuite du Championnat Mondial de Football, parsemé, néanmoins, se résultats moyens mais suffisants, en ce qui concerne l’équipe nationale française, quoique avec des fâcheux problèmes avec l’hooliganisme. Indifférent à Tout ça, soucieux de trouver des réponses éclairées à ses questions métaphysiques, le peuple philosophe s’y est diligemment employé le Samedi 18, au Forum 104, puis le lendemain, dimanche, 19, au Café des Phares®, afin de cogiter, là, sur une problématique quasi transcendantale, au cours d’un débat qui, animé par Daniel Ramirez, portait sur l’affirmation : « Notre Monde est clos, mais notre Désir est infini ! ».

Comme par hasard, c’était la fête de Saint Romuald, (Ier siècle) dont les « visions » comportaient une échelle qui l’amènerait jusqu’au ciel… Pourtant, restant « les pieds sur Terre », voyons, déjà !!! Qu’entend-on, par Monde, Clos, Désir ou Infini?

1) Le Monde est…  (de «Mundus ») :

a) ensemble de ce qui existe… OK !

b) ce qui est bien fait, exceptant Dieu, lui même ! Pourquoi pas !

2) Clos, fermé, achevé… voire, un Terrain cultivé et clôturé par des haies. Très bien !

3) Désir, l’envie d’obtenir quelque chose, pour son plaisir ! Parfait !

4) Infini, ce pour quoi on ne peut concevoir aucune limite ! Sans doute !

Pourtant, que faire avec un « oui… mais… » ?

On a commencé remarquant « que l’on cherche ce qui nous manque ». C’est naturel ! Que « l’on cherche le sens ». Il vaut mieux ! Evoqué « la ‘flèche du Temps’ ». Tant qu’à faire ! Puis, ‘à hue et à diable’, on a trouvé qu’ « en matière scientifique on cherche la relation entre la ‘cause’ et ‘l’effet’ », et que « Tout a un sens ! », que « l’Effet est ‘l’assassiné’ la Cause étant ‘l’assassin’ », que « l’on passe, là, d’Aristote à la Métaphysique Quantique », que « le Monde se fait et se défait, sans que l’on sache pourquoi », que « les scientifiques sont plus modestes que les philosophes », « qu’un sens, fait appel à un autre sens… », « l’Idée de ‘Patriotisme’ », par exemple, etc., etc…

En somme ! Débat assez riche, en ordre dispersé…

Pour en finir, Gilles nous a gratifié de ses Vers inspirés et, après quelques balbutiements, encore, la session fût terminée, suivie du convivial échange d’idées, devant un verre, dehors  !

Les Statistiques sont aux Chefs, ce que  le Réverbère est à l’Ivrogne! Elles les soutiennent, plus qu’elles ne les éclairent!

Carlos

Débat du 12 Juin 2016: « Est-ce qu’un Robot peut apprendre la moralité? », animé par Claude Grognet.

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Posted on 14th juin 2016 by Carlos in Uncategorized

Au-delà l’Ouverture de l’Euro de Football, organisé par la France et mobilisant aussi bien des centaines de Policiers que des Hooligans, ce qui cause l’énervement de tout le monde, du point de vue politico-social, on registrait, dans le Pays, le Congrès de la CGT, le fait que Mme Rama Yade brigue l’élection Présidentielle, pendant que les responsables de la CGT font pression sur le Gouvernement  à propos de la Loi du Travail et que, malgré les Manifestations qui se multiplient, la Direction d’Air France résiste aux grévistes, assurant 80% des Vols prévus, alors que la RATP se trouve paralysée par la pénurie de carburant, les Raffineries travaillant au ralenti, ainsi que les Centrales Nucléaires qui accusent, elles, une baisse considérable de leur Production… Rien n’a empêché que, le Dimanche 12 Juin 2016, sans sourciller, les habitués du Café des Phares® se soient vu confier la tâche de résoudre la question : « Est-ce qu’un Robot peut apprendre la Moralité ? », au cours d’un Débat animé par Claude Grognet.

D’après les Ephémérides, on fêtait la Saint Guy, né en Sicile et martyrisé d’abord à 12 ans sous le règne de l’Empereur Valérien, pour refuser d’adorer les idoles, et ensuite par Dioclétien qui lui a fait infliger des violentes tortures aboutissant à son décès. Immoral ! C’est au IX siècle, lors du transfert de ses dépouilles vers Saint Denis, que son nom fut lié à la guérison d’une maladie nerveuse dégénérative, la Chorée de Sydenham, ou danse de Saint Guy, consistant dans le fait que la victime produisait des mouvements aussi brusques qu’incontrôlables, considérés, au Moyen-Âge comme une Possession démoniaque, raison pour laquelle on finissait, en général, par brûler vives ces victimes. Immoral !

Cherchant des solutions mécaniques, sans état d’âme, les Hommes se sont tournés, alors, vers les machines, la Robotique ! Mais, « Qu’est-ce qu’un Robot ? », en fin de compte ?

Issu du terme tchèque analogue, et signifiant « travail », le mot fut introduit dans la littérature par Karel Kapek (1890-1938) dans un de ses romans, dont le contenu serait l’« automatisme », qui pourrait remplacer ou prolonger les fonctions humaines, et même des Jeux ou Joutes comme au Brésil la « Capoeira », au Japon « Happy Danse », au Chili « Danse Chuva ». Pourtant, la question persiste ! Est-ce qu’un Robot peut apprendre la Moralité ?

A quoi cela lui servirait ? En sent-il la nécessité ? Sait-il lire, écrire, ouïr ? Communiquer ? A-t-il des soucis éthiques ? Fut-il programmé pour cela ? Quelle est sa durée de vie ? Qui sert-il ? A-t-il une famille ? Vit-il en Société ? Prend-il des transports en commun ? Est-il affilié à la Sécu ou a la CGT ? Paie-t-il des Impôts ? On s’en fout !

Les Participants présents ont fait de leur mieux pour s’en sortir de la façon la plus aisée, les uns disant que « le Robot n’est pas concerné par la morale », ou « jugeant que l’enjeu est un problème encadré par l’éthique », ou qui « concerne la morale ancienne », voire « le marché de Google », se demandant « de quoi parle-t-on, des Machines ou des Hommes ? », « transformer l’Homme en ‘programme artificiel’ », « les 10 Commandements se trouvent dans l’ordinateur… », « évoqué le mythe de Golem (la mystique et mythologie juive d’un Être artificiel humanoïde, fait d’argile, dépourvu de parole et de libre arbitre, façonné pour assister et défendre son créateur) », « le fait qu’il n’a pas ‘ses règles’, pas de morale, ni de crises de foi », « qu’à la SNCF, il n’a pas de place réservée,  etc., etc… On voit le genre… et la motivation !!!

Finalement, la Partie arrivant à son terme, Gilles conclut l’exercice au moyen de ses rimes et, après quelques sursauts, supplémentaires, chacun désemplit la Salle, soucieux d’aller, au marché, en face, faire ses emplettes pour le week-end !

- Quel est le point différenciant un ‘Robot’ des ‘Spaghettis’?

- Il n’y en a pas !!! Tous les deux sont aux tomates  !!!

Carlos

Le 12 juin 2016, le débat sera animé par Claude Grognet.

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Posted on 8th juin 2016 by Gunter in Uncategorized

Débat du 3 Février 2013: « Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard », animé par Bernard Benattar.

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Posted on 5th février 2013 by Carlos in Comptes-Rendus

Après la « Manif pour Tous et Partout » de samedi (en opposition au projet de mariage et adoption pour chacun, et en faveur de l’attachement au couple homme/femme aussi bien qu’à la famille PME, père, mère, enfant), tandis que la guerre semait la mort au nord de l’Afrique noire ainsi qu’au Moyen Orient, à Paris, le 3 Février 2013, selon une tradition vieille de trois ans, ‘La ‘Bellevilloise’, forteresse culturelle et haut lieu de la militance ouvrière du 20ème arrondissement, ouvrait ses portes au convivial « GSAA » ou Grand Salon de l’Art Abordable, une exposition d’Art Contemporain accessible aux différents budgets, c’est-à-dire, à des prix d’atelier et sans intermédiaires, tandis qu’aux Invalides avait lieu la 28ème édition  du Festival Automobile International, mettant en scène les Top Modèles de cette industrie, d’un coût bien moins raisonnable.

Ce même jour, le 3-2-2013 donc, au Café des Phares®, avait également lieu l’habituel débat philosophique hebdomadaire, animé alors par Bernard Benattar, et portant sur la question « Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard ! », posée par une  participante.

Savoir vivre serait donc une pure perte, puisque, d’après l’affirmation qui nous sert de réflexion, un tel apprentissage anéantirait la possibilité de le faire à temps, la période nécessaire à y arriver dépassant le limite raisonnable de son utilité. C’était en outre un coup de pierre dans le jardin de l’Académie de Platon pour qui « philosopher, c’est apprendre à mourir », quoique, si « le temps d’apprendre à vivre ne nous laisse pas de marge pour en profiter », naître équivaudrait donc à l’expérience de la camarde sans lâcher la tétine et, dès lors, le plus sage serait de vivre sans apprendre à le faire. Entre nous, « Vivre », du latin « vivere », est une propriété essentielle des organismes qui, sans recours à la réflexion résistent spontanément à la mort. Ça ne s’apprend donc pas (mais faisons comme si…) ; c’est un instinct, ce qui fait de la vie une création, plus qu’un apprentissage. Bref. Nous avions donc, à nous interroger sur la frustrante brièveté du temps, comme Hippocrate l’avait exprimé par son aphorisme ‘ars longa, vita brevis’ (le constat est hasardeux et la vie trop courte), et il semblerait donc qu’il est souvent « trop tard » pour réaliser quoi que ce soit ! C’est-à-dire, au sevrage succéderait l’Apocalypse ; le temps de nos premiers pas épuiserait toute espérance de vie. La mort serait une suite logique, non de l’existence ontologique, mais d’une incertitude métaphysique au sujet du réel, dont le fait effacerait du même coup toute matérialité, fut-elle de longue ou courte durée. Une sacré besogne.

Lors des échanges avec les participants, on a tout entendu, et en premier : « est-ce que ça a du sens ? », puis quelqu’un « s’inscrit contre… », pensant « qu’il faut prendre de la distance », et « distinguer entre ‘expérience’ et ‘vie vécue’ », « au vu des circonstances dans lesquelles la question est posée  », et quelqu’un d’autre se plaignait « si j’aurais su, j’aurais pas venu (de ‘La Guerre des Boutons’) ». Il s’en suivit « L’inquiétude existentielle », « si jeunesse savait et vieillesse pouvait », et les sentencieux « est-ce que j’ai agi comme il fallait », « mieux vaut tard que jamais », « vivre c’est apprendre à vivre et devenir philosophe », « la nostalgie n’est plus ce qu’elle était (Simone Signoret) », « la vie est pleine de concepts et ce n’est pas avec ça que l’on apprend à vivre ». On a parlé de « la caverne de Platon où les idées sont séparées du vécu, donc fausses à la base », de la résignation genre « je vis ma vie et je fais avec », d’autres de la contestation du type « la phrase est déterminée par un seul terme, le temps, formule transcendante, alors que je l’aborderais par le côté immanent », « Pourquoi apprendre ? Pour s’améliorer ? », bien qu’il ne soit « Pas la peine d’apprendre ; on ne vit que soi-même », ou « Il faut accepter de ne rien savoir », « Il y a des envies que j’aurais eues à 20 ans mais pas aujourd’hui », ou encore « ce qui ne nous a pas tué, nous renforce », « d’après les pédagogues, tout se passe avant Six ans », « comprendre est le corollaire d’apprendre », « Il est toujours trop tard ; quand c’est fait, c’est fait », l’affirmation en débat semblant à « une phrase de ruminant, version romantique », alors que « le cours de la vie nécessite des notices explicatives », pour « vivre à 100% », malgré « les regrets, « les remords », le « vivre c’est manger, dormir, construire sa maison, prendre soin de soi »,  ou l’épilogue de « Oscar Wild : ‘les gens savent tout mais ne connaissent le prix de rien’ », suivi d’autres du genre « le sujet philo par excellence, ‘créé-toi, toi-même », « art et philo, même combat », « savoir ou mettre la fourchette de séparation, et manier une œuvre ainsi que sa musique, faisant miennes les idées », « la crise de la représentation », « l’art, comme tous les arts qui a besoin de l’éducation du regard mais c’est le langage qui nous amène à le comprendre».

Avant que ce ne fut point trop tard, Gilles donna de la voix, nous révélant son texte poétique, puis Bernard conclut : « … il faut laisser tomber les livres et vivre l’expression esthétique allant au-delà du tableau… ». Voilà, à peu près… 

Un escargot est agressé par deux tortues.

La police arrive et demande :

- Qu’est-ce qui s’est passé ?

L’escargot :

- Je ne sais pas ; tout s’est passé trop vite.

Carlos

 

Débat du 10 Février 2013: « Sommes-nous en décadence? » animé par Raphaël Prudencio.

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Posted on 11th février 2013 by Carlos in Comptes-Rendus

Mardi, 5 Février était jour de Carnaval, mais rien ne portait à la rigolade. Le Pape jetait l’éponge, et en Europe, la semaine était assez chargée. L’Eurogroupe s’interrogeait sur l’Euro fort, tout en étudiant l’opportunité d’une taxe sur les transactions financières, et la Commission Européenne devait prendre d’importantes décisions au sujet du Sommet UE/Russie, ainsi que des quotas de pêche, l’envoi de formateurs au Mali en raison des événements militaires qu’y semaient la confusion, obligeant dès lors les troupes Françaises ou Tchadiennes là présentes à poursuivre leur traque aux Islamistes et aux Kamikazes Jihadistes, (motif du voyage du président Français, François Hollande pour prôner le dialogue). Lors du Débat du 10 Février 2013, au Café des Phares®, nous nous sommes, alors, posés la question de savoir « Sommes-nous en décadence ? », la discussion étant animée par Raphaël Prudencio.

Décadence par rapport à quoi ? Par rapport à quelles valeurs, qui seraient alors essentielles ? Rappelons-nous que la Décadence (du latin « cadere »= « tomber ») signifie la ruine ; c’est la fin d’un Age d’Or, annoncée par les « Cassandres » ou oiseaux de mauvais augure, et une perte accélérée de cohésion consistant dans un processus de dégradation de la société, de ses mœurs, de son niveau de vie et de ses valeurs ; le terme, en somme, d’un âge prospère ou florissant et l’avènement, effarant, du marasme, le déclin, la crise, la stagnation, la dégradation malsaine des moeurs. Par rapport à qui, et quel idéal ? Qui est ce ‘nous’ ?

Les ‘Barbares’, (littéralement les ‘Etrangers’, pour les Grecs), seraient-ils à nos portes et les signes visibles d’un pernicieux avilissement déjà évidents ? Y aurait-il une réelle crise tangible de civilisation, des signes concrets de manque d’idéaux, de laisser aller, de désagrégation, et que la révolution grondât devant nos yeux, décidée à rétablir un niveau de civilisation qui battrait de l’aile ?

Quoiqu’il en soit, en général, la récession précède l’essor, et permet ainsi le renouvellement d’une situation donnée, le progrès, ce qui fait d’elle un moment nécessaire à l’évolution, menant au perfectionnement graduel d’un côté et évitant de l’autre la dégénérescence ou le pessimisme Nietzschéen, puisque de nouvelles voies de salut s’avèrent toujours nécessaires, justifiant même une éventuelle révolution, afin de démanteler le présent ainsi que l’épuisement du sens dû à un possible vieillissement de l’Occident. Ou souffririons-nous, par hasard, d’une sorte d’aphasie ou surdité verbale qui nous empêcherait de comprendre le langage parlé, véhicule de nos projets communs, le rêve tournant dès lors au cauchemar ? L’Homme Bon aurait cessé de nous enchanter avec ses sortilèges ?

En tous cas, il a été dit « que, même s’il s’agit là de philosophie politique, les ‘Hommes’ d’un certain âge en parlent beaucoup mais ça ne se voit pas à l’échelle d’une génération ; que, d’après les vieux textes, les Hommes d’il y a 3.000 ans disaient déjà la même chose’ ; qu’il faut toujours lutter contre la solitude ; l’ancien ayant du mal à mourir, lorsque le nouveau est en train de naître ; que l’on assiste au déclin de l’occident, comme il a été le cas des grands empires ; que les vieilles civilisations étaient plus évoluées que nous, qui parlons au présent, alors que l’Histoire est un récit ; ‘nous nous trouvons dans un monde fini’ (Paul Valéry) ; tout en nous demandant ‘quel est, enfin, le ‘nous’ qui parle’ ; ou en affirmant que le sujet est rabat-joie ; que de nos jours il est difficile de juger de l’‘Art Moderne’ et que bientôt on sera tous chinois. On se demanda, ‘décadence’ par rapport à quoi ?, dès que la représentation de Homme a changé, Anna Arendt l’ayant déclaré projeté en dehors de la nature. D’autres voyaient dans la ‘décadence’ positive ; qu’être ‘décadent’ c’est être à la mode ; que le meilleur ‘marqueur’ est le langage désabusé de nos dirigeants, voire le culotté ‘Zadig et Voltaire’ d’un certain ministre’. On a évoqué encore ‘ Giambattista Vico (philosophe italien, XVII-XVIII s.) et son jugement de ‘barbarie intellectuelle’ ; la rigueur grammaticale dans l’écriture ; comme celle de ‘Un Café pour Socrate’ dû à Marc Sautet et critiqué l’abus de l’art provocateur comme ‘le Pissoir’ de Duchamps ou la ‘Merde en Conserve’ de Piero Manzoni, (52.000 dollars pièce /80.000 aux enchères) ; tout le monde regrette le temps d’avant ; l’Histoire se répète même si ‘à l’ouest il n’y a rien de nouveau’ ; quoi d’autre, à la place ? à part des ‘SMS’ et des ‘ Emails’ ? ». On a rappelé encore l’œuvre d’Edgar Morin ‘Tout ce qui ne se régénère pas, dégénère’, ainsi que Freud, Nietzsche, Aristote, l’Abbé Pierre et Georges Brassens, ‘Gare aux Gorilles…’ ».

Finalement nous avons écouté la ‘Rapsodie’ de Gilles, et regagné nos Pénates, fiers du devoir accompli.

- « Ô sage gourou, dis-moi qu’est-ce que la décadence ? »

- La décadence, c’est de répéter toujours la même chose…

- Quoi ? Répéter toujours la même chose ? J’ai parcouru tout ce chemin jusqu’à toi, pour que tu me dises que la décadence est de répéter toujours la même chose ?

- Alors, c’est que la décadence n’est pas de répéter toujours la même chose !

Carlos

Débat du 17 Février 2013: « La dernière fois », animé par Alois Sandner Diaz.

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Posted on 18th février 2013 by Carlos in Uncategorized

Au milieu des habituelles péripéties politiques dont le monde, ainsi que la France sont animés, à 85 ans Benoît XVI qui, en tant qu’évêque de Rome succéda à Saint Pierre en Avril 2005, annonçait soudain, le 11 Février, sa résignation à la charge pastorale à partir du 28 du même mois, ce qui a eu l’effet d’une fin du monde, alors que, précisément, une météorite de dizaines de tonnes se désintégrait à Tcheliabinsk cinq kilomètres au-dessus de l’Oural, et qu’un scandale sanitaire éclata lorsque l’on a voulu nous faire avaler des couleuvres pour des plats cuisinés sous emballage. Tout cela n’était cependant pas matière à empêcher les habitués du Café des Phares® d’y venir, le 17 Février 2013, pour participer au débat dominical qui, portant sur « La dernière fois », était en l’occurrence animé par Alois Sandner Diaz.

La dernière fois, quoi ? S’agit-il du titre d’un tango ? Est-il question du Temps et, à la rigueur, de « E=mc2 » ? D’une remontrance du genre ‘je ne le répéterai pas deux fois ; après c’est le martinet’ ? Peut importe ; comme un cheveu dans la soupe, l’affirmation pontifiait là, chosifiée, et ce qu’il fallait c’était encaisser, puis se débrouiller pour en tirer quelque substance d’une telle observation jetée en l’air sans nous interpeller particulièrement, mais qui subsistait, lancée comme un ballon qu’il fallait attraper et, le passant de main en main, aller jusqu’à la ligne de but pour en faire un essai ; 5 points. C’est maigre, pour le temps que l’on passe en salle de travail, pourvu que « La prochaine fois » ne sera pas le thème de notre imminente cogitation.

On me dit que je suis toujours négatif, que rien n’a de grâce auprès de mon entendement, que je suis destructeur ; le fait est que, ‘après la dernière fois’, si c’est bien la dernière, il n’y a plus que dalle ; ‘circulez ; il n’y a rien à voir’, et je ne peux être, alors, que ‘déconstructeur’ au pire, et répliquer que nous n’étions là que pour y travailler puis en venir à bout de cette « dernière fois », c’est-à-dire, broder autour d’un constat, indépendamment de ce que ça pouvait bien vouloir dire, nous référant, pour y parvenir, à tout ce qui bouge ou ferait illusion au dépens de l’allusion à un tel instant, puis imaginer que si ! Qu’il y a « une première fois » et qu’en suite, selon l’espérance de vie, beaucoup d’autres sans aucune importance, jusqu’à la der des ders. Comment ? Visant les étoiles ? Mais les étoiles ont quelque chose à voir avec le désir, et le désir n’y était pas, puisque l’on ne pouvait plus rien attendre de ce genre d’envie, basta. Va voir là-bas si j’y suis, et reviens à l’heure du thé. Etant donné qu’une seconde est toujours une seconde, une telle relativité n’avait pas un Port de destination ; c’était une chanson pareille à une autre, comme par exemple le ‘bolero’: « La ultima noche que passé contigo… » (La dernière nuit que j’ai passé avec toi) mais le rythme n’y était pas.

Pas de lézard ; on fait comme si, et les participants ont redoublé d’efforts afin de ressentir quelque chose, évoquant par exemple « l’inconnue que ça représente », « la nostalgie », « la vieillesse », « la mort », « l’inconscience », « l’exclusivité, ainsi que l’irréversibilité de l’événement », « la méfiance vis-à-vis de l’avidité », le « sentiment de perte », « la rupture en spirale », « considérer les trois temps, le poétique, l’anniversaire, le festif », « l’effet de la pellicule ‘Amour’ de Haneke, alors que la vie est autre chose qu’un film, car les gens changent ». Quelqu’un a « fait savoir que l’on ne connaît pas l’avenir », et un autre jugea « qu’il faut distinguer entre le ‘quantitatif’ et le ‘temporel’ », « aussi bien qu’entre la certitude de la mort, et l’hypothèse d’un poème ; entre le châtiment et la récompense », alors que l’animateur se demandait « de qui a-t-on peur ?», d’autres « qu’est-ce que la vie sans la mort ?». 

On s’éloignait de « la dernière fois » et on passait au « ça suffit !, pour repartir de zéro », « le ‘mariage pour tous’ », le bon mot du sage « c’est la première et dernière fois que je meurs », « la démission du Pape », « le ‘Dieu est mort’ de Nietzsche et le « ‘que Dieu nous sauve’ du croyant », puis on est revenu au « on ne peut pas échapper à la mort et je me révolte puisque si l’esprit ne peut pas naître, il ne peut pas mourir car, le spirituel n’est pas un diktat de la vie, et j’ai pris à 60 ans la résolution de ne pas mourir et de ne pas mentir », ajoutant que ‘la dernière fois’ est une Utopie, une vue de l’esprit, puisque au-delà il n’y a rien. « On vit dans la communauté des morts, la vie étant un éternel recommencement », ajouta l’animateur, puis quelqu’un a fait savoir « que l’on ne vit qu’une fois », rêvant « d’être un papillon », « essayant de rendre la vie plus intense, quelque chose d’unique », « une ‘tragédie de Hamlet’ ou d’Œdipe, une aventure, une envie de mort, une joie sans la tristesse », que « Deleuze, Freud et Pascal ont savourée philosophiquement », « libérant les forces de l’esprit » ou, comme Oscar Wild ‘visant les étoiles allongés dans le caniveau’.

Gilles a eu le dernier mot.

 Dans son lit de mort, un moribond lâchât un sonore pet.

- Ops ! Fit-il. Peut-être ce sera le dernier !

 Carlos

Débat du 24 Février 2013: « A quelles conditions une punition est-elle légitime », animé par Georges Sefinal

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Posted on 25th février 2013 by Carlos in Uncategorized

C’est étonnant, que les piques vénéneuses viennent de la part de l’esprit racorni qui m’a invité, il y a douze ans, à faire ce que je fais, publiant, tant que possible, un compte rendu du débat du jour, et je remercie Elke pour avoir pris ma défense. Peut importe. Malgré les aboiements la caravane passe ; je persiste, tant que quelqu’un d’autre ne prend la relève car, je le répète, j’estime qu’un compte-rendu des débats est nécessaire, en tant que document de base, pour entamer ensuite une réflexion opératoire. Voilà, c’est dit. 

Cette semaine, une fois que l’on s’est payé la lourde afféterie parisienne qu’est la Soirée des Césars lors de sa 38ème édition, malgré un froid de canard qui figeait les parisiens, le Rassemblement planétaire ‘sauvons la mer’ s’est mis en route pour essayer de faire barrage aux « marées noires » et protéger les écosystèmes qui en font cas, le monde des Politiquement Mécontents s’exprima bruyamment aussi, à telle enseigne que, devant l’usine Renault de Billancourt, un Hommage fut rendu à l’occasion, à Pierre Overnay, ouvrier maoïste abattu par un vigile (Tramoni), tandis qu’un certain Djamel Char s’immolait devant Pôle Emploi, et qu’Issawi, 34 ans, entamait son 210 jour de grève de la faim dans geôles israéliennes, dénonçant par là les conditions de sa détention. A Paris, une manifestation eu lieu devant le siège du PS à propos du droit grève des sans-papiers, et le collectif ‘Santé et médecine’ harcela le Ministère lui rappelant son programme. C’est ainsi que, puisque même le Coupable a droit à un juge, comme le Malade au médecin (Hegel), le 24 février 2013, nous nous sommes demandés au Café des Phares®, « A quelles conditions une punition est-elle légitime ? », débat que Georges Sefinal acceptait d’animer.

Alors que l’Exemplarité sert de Légitimité, comme on a pu le vivre, au cours de la Grande Guerre, lors des odieuses exécutions arbitraires d’une dizaine de soldats, choisis au hasard dans les rangs, chaque fois que l’Unité ne sortait pas de la tranchée, alors que l’ordre « A l’attaque » était donnée, va établir une liste des modalités d’expiation. 

Je suppose que, naturellement, exclue était d’emblée la Vengeance, qui se distingue de la Punition en ce que celle-ci est une réparation ou expiation obtenue par un vrai acte de repentir à l’endroit de la partie lésée, ce qui n’est pas le cas de Vengeance ou la Loi du Talion, « oeil pour oeil, dent pour dent ». De surcroît, la Vengeance n’est pas habitée par la forme du Droit, mais par celle de l’Arbitraire et prend ainsi la forme d’une nouvelle offense, ce qui  nourrit le cycle de la violence, car dans la revanche vindicative l’aveuglement de la passion joue un rôle qui trouble le droit commun, menant à l’inacceptable « Loi du Plus Fort », au détriment d’une légitime présomption d’innocence.

Quelle alternative ? Comment réparer les tords ?

C’est à cette réponse qui s’attela les participants au débat.

On a alors évoqué les façons juridiques d’échapper au châtiment, ou le retarder, nommément grâce à des les cautions, aux contextes, et aux aléas de l’Histoire, ainsi que l’indispensable légitimité et légalité, des champs extrêmement vastes, aussi bien en ce qui concerne l’Etat que les Entreprises, une stricte surveillance étant requise dans ce domaine, un domaine exploré par Michel Foucault dans « Surveiller et Punir », (où sont décrits les atroces souffrances de Damien écartèlement de Daminens pour avoir attenté à la vie du Roi ; le Droit n’étant pas la même chose que la Justice, même si Prison et Psychiatrie se trouvent liés par les faits, on conclue que, la punition mettant un point d’arrêt par rapport à la transgresion, le criminel a le droit d’être puni, tout ça dépendant de la légitimité. « Va faire comprendre à un enfant ce que c’est que ça ! », demanda quelqu’un, et un autre ajouta que « transgression et transcendance se confondent » « mais n’ont rien à voir « avec faire souffrir ».

Enfin, j’abrège, parce que j’ai déjà assez soûlé pas mal de monde, alors que l’heure était à la poésie, de Gilles.

 

-Voilà, Monsieur, la dernière cigarette du condamné. 

-Mettez-la, là où je pense.

Carlos

Débat du 3 Mars 2013: « Croit-on ce que l’on désire? », animé par Jean-Luc Berlet.

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Posted on 4th mars 2013 by Carlos in Uncategorized

S’éloignant de sa charge pontificale, Benoît XVI devint  Pape émérite, et un autre Pape est ‘appelé araignée’. Que d’émois ! Alors que la conscience de nous-mêmes, l’humaniste Stéphane Hessel (souvenons-nous de son opuscule « Indignez-vous », dénonçant le poids de la finance dans les choix politiques) s’éteignait à l’âge de 95 ans, la fraude généralisée de la viande de cheval sensée être du bœuf se convertissait en vrai scandale, aussi importun que la provocation littéraire « Belle et bête », et les 40 mille participants au 21ème Semi-Marathon de Paris en faisaient le tour. Mais, pour celui qui le veut bien, il y a toujours de quoi se dépoussiérer les méninges, passant par le Café des Phares® où, chaque dimanche, comme ce 3 Mars 2013, un Débat nous attendait, portant cette fois-ci sur le thème « Croit-on ce que l’on désire ? », qu’animait Jean-Luc Berlet, et me voilà à en faire un Compte-rendu, n’en déplaise à ceux qui m’ont invité à en faire, le jour où le débat fut « La Vengeance », c’est-à-dire le 12/11/2006, il y a sept ans donc.

Enfin. La salle était pleine, chaque dimanche plus pleine, pour en découdre, même si, une fois que le « Désir » est en question, les dés sont pipés. En effet, le  « Désir » implique, par définition, « l’existence de quelque chose qui doit être satisfait, puisque, étymologiquement, il s’agit de « la nostalgie de voir une étoile » et que « croire est donner crédit à ce que l’on ne connaît pas ».

Tout désir est donc la quête de l’apparition d’un sortilège qui serait à même d’illuminer le ciel de la conscience, pour la ravir et lui apporter satisfaction ; le « désir » est le manque d’un manque, ou d’un projet qui suppose la nécessité de temps pour être accompli ; une prétention qui, sans l’immédiateté du rêve, veut transformer la réalité dans ce qu’elle n’est pas, mais qui doit le devenir pour atteindre son but ; c’est l’« envie » devenue conscience d’elle-même et parfois d’une volonté de tout mettre en œuvre pour s’accomplir, bien que le désir soit souvent inconscient.

Qu’en a-t-on fait ?

On s’est rapproché du ‘pari de Pascal, s’il y a rien, il n’y a rien ; s’il y a quelque chose, il vaut mieux croire que ne pas croire’. On a considéré que l’on ne peut pas vivre sans désir’,  ‘Lacan étant d’avis que l’on ne doit pas céder sur le désir’, alors qu’un autre opinait que ‘le désir est le désordre’, et ‘interfère entre le corps et l’esprit’, un autre encore se demandant ‘si l’enjeu valait-il la chandelle’, afin de ‘persévérer dans son être’, bien qu’‘là, on n’écoute jamais le croassement des crapauds’, ‘croire et désirer étant antinomiques’, et ‘les choses sont belles parce que nous les désirons’, puisque ‘le désir précède la croyance’, ‘croyance et désir ne faisant qu’un’. Il paraît que chacun croit que ‘son désir est bon’, et ‘dès lors il ne faut pas croire mais désirer tout de même’, ‘la volonté étant plus réflexion que désir’, d’où, ‘l’avantage d’analyser ce que l’on est susceptible de croire’. Pourquoi le ‘besoin de convaincre ?, se demandait un intervenant, si l’on  veut obtenir ce que l’on désire ?’ ‘Le désir c’est hormonal, opinait un autre, voire, le désir de fraises de la femme enceinte’ ; ‘l’intellect pouvant donc bâtir une croyance sur un désir’. On a établi le ‘parallélisme entre théorie intellectuelle et pratique sensorielle’ ; ‘la poule et l’œuf’ ; ‘la différence entre besoin et désir’, puis, tout en vrac,  que ‘le billet de Loto est une espérance de gain qui permet de vivre’ ; que le ‘‘on’ c’est le doute’, nous demandant si  ‘nous sommes conscients de nos désirs ?’, repéré ‘le désir dans la réciprocité’, et jugé que ‘le fait d’allumer la Télé est un aveu de croyance’. Nous avons été avertis qu’il ‘ne pas confondre transgression et transcendance’ ; admettre ‘la légitimité des statistiques’ et ‘la différence entre autorité et pouvoir’, estimant que ‘ceux qui ont de l’argent s’en sortent mieux’ ; que ‘nul n’est censé ignorer la loi, ce qui légitime la punition’, alors que ‘’on punit pour une faute d’autographe’ parce que ‘ça mérite la fessée’, et « qu’il faut avoir conscience de la faute », bien que l’on ne doit pas « taper les chevaux qu’avec le bruit de la cravache ».

Tout assez décousu, quoi !

Nous avons écouté respectueusement le lyrisme de Gill, puis dégagé la place, la laissant à sa première vocation, le loisir, auquel on croit, dur comme fer.

-Vous désirez quelque chose ?

- Je crois que je désire un café noisette».

- 2, 60€…

Carlos

Débat du 10 Mars 2013: « Si les choses ne changent pas, change ta façon de voir! », animé par Claudine Enjalbert.

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Posted on 12th mars 2013 by Carlos in Uncategorized

Lors de la Journée mondiale de lutte pour les droits des femmes, on était en pleine campagne contre violences sexuelles et conflits armés, ainsi qu’à l’adresse de l’accord pour la sécurisation de l’emploi, place du Châtelet, alors que les « sans papiers » se rassemblaient devant le siège du PS,  d’autres se dressant contre la venue à Paris de Monsieur Shimon Pérès, ou contre le nucléaire devant Ambassade du Japon. Au Café des Phares®, Claudine Enjalbert se proposait d’aider les participants présents, à tirer une morale à partir de l’injonction : « Si les choses ne changent pas, change ta façon de les voir ! », au cours du Débat du 10 Mars 2013.

Et quoi encore ? C’est-à-dire, le mot d’ordre serait que les choses devraient changer, sinon il faudrait tout regarder autrement. Toujours ou de temps en temps ? Faire comme SI ou pourrait-on éluder le problème en changeant de lunettes ? D’abord, pourquoi faudrait-il que les choses changent ? Puis, qui prétend qu’elles ne changent pas ? S’il s’agit de changer le regard sur les choses, chacun peut très bien le faire, indépendamment du fait qu’elles changent ou pas.  

Pour être sérieux, il parait que la trouvaille vient de Lao Tseu, père fondateur du taoïsme et auteur du « Dao De Jing », ‘Livre de la Voie et de la Vertu’. Or, son opinion serait plutôt : « Plus les choses changent, plus elles restent elles-mêmes », et ça ne s’arrange pas. Mais, voyons, que sont « Les choses ? » Qu’est-ce que « Changer ? »  « La Chose-en-soi » (Ding in Sich), est un concept Kantien désignant la Réalité, en dehors de toute autre expérience possible, c’est-à-dire, l’intuition envisagée comme phénomène qui implique une relation à l’objet. « Changer » ; « les choses changent, et d’autant plus qu’elles restent elles mêmes puisqu’elles existent indépendamment du Sujet ou de sa façon de voir. Puis, souvenons-nous que l’expression « changer le monde » a enchanté toutes les génération d’Humains, optimistes, en tous cas disposés à tout envisager sous un jour favorable, alors que chaque chose change à chaque instant, même si rien ne le laisse transpirer, et que dans l’univers impitoyable de la réalité, « chose » désigne chaque phénomène, voire « être » qui existe, soit-il concret, abstrait, réel ou mental, concevable, enfin, comme objet. Le problème, donc, en ce qui concerne le sujet du jour, est que les choses changent, puisque « changer », est devenir autre, muter, se transformer, se modifier, alors que l’a priori était qu’« elles ne changent pas », et que donc il faudrait les regarder autrement pour qu’elles donnent des signes de vie. « Rien de nouveau sous le soleil » ; pas la peine de se frotter les yeux !

Dans la salle, on a commencé par se demander ce que c’est que le Temps, si changer et bouger c’est la même chose, ou si l’on est responsables. Là, Stéphane Hessel fut appelé à contribution, ainsi que la mort de Chavez, Le Guépard de Lampedusa mis en scène par Visconti, et Milos Forman avec son « Vol au-dessus d’un nid de coucous », suivi de la Pub « mangez du poisson pour vous libérer du café » et, « la façon de voir ne pouvant pas changer les choses », on s’est demandé « quel serait le point de vue de l’aveugle », « résignation ou désir de réalité », puis « le regard à porter sur l’économie qui va dans le mur », tout en nous demandant si « le changement est vraiment nécessaire », «  certainement, car cela est bon pour soi et une preuve de considération pour l’autre », « on veut nous faire croire que tous les maux viennent de l’Homme ; il faudrait relire la mythologie ». Quelqu’un ajouta : « je reviens au plancher des vaches ; de la question des ‘choses’, je retourne à la ‘chose’ de trois sortes, dont mon corps », puis « le but étant de bien vivre » et « s’installer dans la pérennité ».

Enfin. On a fait feu de tout bois, et il ne manqua que ‘La Mère Denis’.  

Un agent immobilier cherche à vendre un appartement donnant sur un lac et, pour donner plus de poids à ses arguments, amène le client sur le balcon :

- Et là ? Regardez-moi ça…

- Que c’est beau, s’exclame l’intéressé.

Voulant y ajouter une louche à la façon de voir, le vendeur précise :

- Et encore, là, vous ne voyez que la surface !

Carlos

Débat du 17 Mars 2013: « L’Homme est-il en guerre contre lui-même? », animé par Michel Turini.

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Posted on 19th mars 2013 by Carlos in Uncategorized

Annoncé, le 13 Mars 2013, par une émission de fumée blanche et par le son des cloches de la Basilique de San Pierre à Rome, Monseigneur Bergoglio, archevêque jésuite argentin, fut élu  comme 266ème Pape au cours du 5ème scrutin dans le Conclave du Vatican et, ne voulant pas de ‘libellule’ ou ‘papillon’, prit le nom de François ou Francisco. C’est dans ce cadre éminemment grave et pacifique, que le 17 suivant, eu lieu au Café des Phares®, le Débat Philosophique animé par Michel Turini :  « L’Homme est-il en guerre avec lui-même ? », muté en « Sommes nous notre propre ennemi ? »

Décidemment, depuis quelques temps, nous sommes très préoccupés avec nous-mêmes et nos tares ou nos dégénérescences, déjà exprimées dans les débats antérieurs:

« Si les choses ne changent pas, change ta façon de voir » ; « Sommes-nous en décadence » ; « Sommes-nous notre propre ennemi ? » ; Comment faire la paix avec notre passé ? » ; «  Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard » ; « La vie, nous la rêvons ou nous l’accomplissons ? » ; Y a-t-il une vraie vie avant la mort ? »…

A présent, c’est « Si tu me cherches, tu me trouves », c’est-à-dire, la guerre « Polémos » que nous nous livrerions à nous-mêmes, plus précisément « contre » qu’« avec », et qui exigerait donc notre réflexion philosophique ! Il serait dès lors donc sage de se tenir à la devise adoptée par l’armée « si vis pacem para bellum » (« si tu veux la paix prépare la guerre ») s’outillant des armes les plus efficaces et suivant la stratégie la plus adéquate si l’on tenait à emporter le défi et sauver la face. Voilà pourquoi je conseille, d’une part l’Opinel, et de l’autre la lecture de deux grands penseurs en la matière, Carl von Clausewitz, qui dans sa réflexion exprimée dans « De la guerre » entend qu’il n’y a pas de solution mais donne quand même quelques recettes intéressant tous les politiciens auxquelles même Al-Qaida prête attention, et Nicolas Machiavel, qui a une toute autre vision du problème exposée dans « Le Prince », en d’autres mots, la fin justifiant les moyens, un cynisme dépourvu d’idéal ou de moral.

Ou alors, puisqu’il s’agit d’une question, il (l’Homme) n’est pas en guerre, ni contre ni avec lui-même, et on pouvait s’en aller, à moins de le regretter, soufflant, dès lors sur les braises.

C’est ce que l’on a choisi de faire, une sorte de « Guerre des boutons ».

Quelqu’un s’est aperçu que « pour faire une guerre il faut un ennemi », ou « une dichotomie entre le ‘moi’ et le ‘petit moi’ », et que le « mot guerre étant très fort, il vaudrait mieux dire ‘destruction’, puis, une autre intervenante, estima « qu’il y est toujours question de territoire et opposition, pourquoi pas la conquête de soi ? », que « guerre était un mot trop fort », « qu’il y a des guerres qui ont duré 100 ans », que « la seule guerre serait de s’arracher à la nature », « suivre l’exemple de l’Abbé Pierre » au lieu de « se sentir frustré », « aller de l’avant comme Galilée, Copernic au lieu de se battre entre pays », et ne pas dire : « c’est lui qui a commencé », « violence et ennemi allant de paire », « l’Homme étant la seule espèce à le faire », ce que le « ‘connais-toi, toi-même’ pourrait éviter », « sinon, il faudrait : 1, une déclaration ; 2, différentes parties ; 3, des enjeux ; 4, des ressources ; 5, un chef ; 6, des victimes ; 7 vainqueurs et des vaincus ; 8, des trésors de guerre ; 9, des ministres.

« Il y aurait des guerres déclarées, d’autres pas » ; « il y a des guerres déclarées, d’autres puisant dans des arsenaux juridiques », « faire la guerre n’implique pas la volonté », « guerre contre soi », ETC., ETC…

Je m’endormais, et j’avoue que j’en ai perdu le fil…

En tous cas, deux vieux vétérans se trouvaient par hasard dehors.

-Tu te souviens, Marcel, de la guerre 14/18 ?

-Bien sûr, bien sûr…

-… Et du bromure qu’ils nous donnaient pour dormir ?

- Bien sûr, bien sûr… Pourquoi tu me demandes ça ?

- Je crois que ça commence à faire de l’effet !

Carlos

Débat du 24 Mars 2013: « De quoi sommes-nous esclaves? », animé par Yannis Youluntas.

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Posted on 25th mars 2013 by Carlos in Uncategorized

Le 24 Mars 2013, était une Journée dédiée à l’attention particulière réservée aux Hommes atteints de Trisomie, bien que l’on fêtait aussi le « Jour de la Poésie » et qu’à Paris la 133ème édition du Salon du Livre ouvrait ses portes, avec des éditeurs de 150 pays dont Barcelone et la Roumanie qui étaient des invités d’honneur. Au Café des Phares®, les participants présents, n’ignoraient pas à quoi ils avaient à faire. Ils allaient chercher à savoir : « De quoi sommes-nous esclaves ? », une question que Yannis Youluntas tenait à élucider.

On partait du principe que nous sommes Esclaves et qu’il s’agissait tout simplement de chercher à savoir de « quoi », c’est-à-dire, une question qui n’intéressait qu’un réel bien défini. « Esclave », est un nom dérivé du latin médiéval, « sclavus » qui vient de ‘slavus’ ou ‘slave’, par référence aux prisonniers faits par Otton le Grand (912-973). Esclave désigne en fait la condition de celui qui, devenant la possession d’un autre, est privé de sa liberté, c’est-à-dire, une conception inégalitaire de l’Homme liée donc à la propriété, exploitation ou négociation comme bien matériel, d’autrui. Tel a été le cas de Platon, qui dénonçait l’esclavage, mais fut à un moment vendu comme esclave sur l’île d’Egine. Plus près de nous, partis de l’île de Gorée (4 Km au nord de Dakar), sous un numéro de matricule, vers l’Amérique Latine, la pratique marchande de l’esclavage fut réglée par le « Code Noir », (recueil de 60 articles préparé par Colbert et publié en 1685 sous Louis XIV), trafic auquel la Déclaration des Droits de l’Homme mit fin en1789. « Sclavus » désigne donc l’Homme réduit à la condition de marchandise, et il en existe encore des dizaines de millions, en Afrique, en Asie et en Océanie, alors, qui est « NOUS » !? Tout le monde et, le terme ne pouvant donc être appliqué désormais qu’en ce qui concerne les choses, « de QUOI » dépenderait notre façon de coexister avec l’argent, par exemple, ou nos propres penchants, nos vices, voire nos faiblesses ? Puisque l’on ne peut pas être esclave de deux Maîtres, ni esclave et libre (ou affranchi) à la fois, il nous fallait donc faire l’inventaire de tous les objets qui pourraient aliéner notre volonté, notre liberté, voire notre Humanité et, partant, convenir déjà que l’Homme libre est l’Homme, émancipé, puis, qu’il ne peut l’être sans le secours de la raison, ce que ne dispense pas de l’obédience à la Loi, la Norme qui, étymologiquement, se réfère à l’« Equerre », un ordre concernant le « monde imparfait du corps » aussi bien que celui, « parfait, de l’univers, de l’esprit et de l’idée », c’est-à-dire, l’un, fixe ; l’autre, mobile.

Les participants se sont exprimés avec enthousiasme, faisant noter « que le mot esclave était utilisé de façon provocatrice », « qu’en Grèce se passent des ‘choses’ qui remettent tout en question », « que le but de la philo est l’amour de la sagesse », « alors que l’on est esclave comme avant la caverne », et les uns se « demandaient ce que l’on va devenir ». Cela dépendrait « de l’air du temps ? », « de la lutte contre nous-mêmes et le monde extérieur », « ainsi que du quotidien », « le sexe et la cigarette ? » « Le sujet serait culpabilisant, donc », « malgré l’espoir apporté par l’Utopie espagnole en Andalousie », « mais aggravé par le milliard de trop de gens sur terre », « l’évasion fiscale », « la situation en Chine (proche de l’esclavage), en Grèce, en Egypte ou Haïti, reproduisant la servitude et le désir de s’en libérer ». Empiré par « les incertitudes », face à « l’individualisme », « le féminisme », « la société bloquée ». Insupportable pour celui qui, « esclave de son ventre, a faim et souffre du besoin manger » et du « manque de solidarité », « bien que l’on puisse faire de ‘l’auto-stop’ » et « éviter les péages », « remplaçant l’individualisme par la politique ». « Que faire ? Désobéir ? », « Serions nous esclaves de notre ‘Education’ ?», « des complications administratives », « ou de notre imaginaire ? », « Esclaves parce que nous n’arrivons pas à nous libérer ?» « Je m’identifie au cheval, pas au bœuf sous le joug », « ni à la grille des salaires ». « Par qui sommes-nous exploités ? Il y en a marre.» ; «  le corps est sacré ! »,  et pourtant « esclaves de l’auto-esclavage qui commence par la ‘méritocratie’ ». « Sartre, a bien dit ne ‘jamais avoir été si libre que sous l’occupation’ ». « De quoi ne sommes-nous pas esclaves, d’ailleurs ? », si « le mot esclave est utilisé à toutes les sauces  », « et la servitude volontaire est une réalité », etc., etc….

Et l’on a abouti à la conclusion finale, « on est condamnés à choisir », avant la poésie de Gilles qui mit un terme à l’exercice.

- Qu’est-ce qu’on dit ?

- Mer…ci…

-Merci, qui ???

-Merci, maman…

Carlos

Le débat du 31 mars 2013 : « Quel sens peut-on donner au silence ? », animé par Sabine Miniconi.

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Posted on 27th mars 2013 by Gunter in Uncategorized

Débat du 7 Avril 2013: « Parlons du désir de Café-Philo », animé par Bernard Benattar

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Posted on 8th avril 2013 by Carlos in Uncategorized

Alors que, ayant trait à l’évasion fiscale, l’affaire Cahuzac remplissait toute l’actualité de la semaine, le marathon de Paris, lui, était remporté par le Kényan Peter Some, après avoir semé tous les autres concurrents dans les trois derniers kilomètres, et l’Ethiopienne Born Tadese triomphait du côté des femmes, tandis que la course cycliste Paris-Roubaix était emportée par Fabian Cancellara, le 7 Avril donc, au Café des Phares®, le public présent se disposa à broder autour du thème proposé auparavant « Parlons du désir de Café Philo », animé par l’auteur du sujet, Bernard Benattar.

On devrait dès lors essayer de savoir, tout d’abord, qu’est-ce que le Désir ? Puis, qu’est-ce que Café Philo ? Point du tout ; comme d’hab, on est partis dans tous les sens, le désir de « parler » l’emportant sur la pertinence des propos.

Marc Sautet, lui, a voulu créer « Un café pour Socrate » afin de comprendre « comment la philosophie peut nous aider à saisir le monde », et, pour cela, dès 1992 il a animé, au Café des Phares, des débats ouverts à tous chaque dimanche et fit en sorte que la philosophie devienne un moyen de réflexion quotidien, afin de maîtriser le présent et déjouer ainsi les dangers qui nous guettent dans le futur.

Certes, « Philos » traduit en grec par « φιλος », signifie un « amour désintéressé ». De son côté, le « Désir » s’impose à la conscience comme une volonté de notre être. De là à affubler de « désir », une envie, en vue du plaisir d’une irrépressible logorrhée, il semble que ce serait pousser le bouchon un peu loin… En effet, « Désir », a une origine « sidérante » et signifie, étymologiquement, la « volonté de voir une étoile », c’est-à-dire, la faculté de représentation de l’absence par la réduction de la tension issue du sentiment de manque, compris dès lors positivement, puisque source de plaisir contribuant au bonheur, ou, négativement, en tant que cause de souffrance ou insatisfaction, similaire donc au besoin.

Voyons :

Parler, c’est faire usage d’un langage articulé, destiné à communiquer la pensée.

Désir, de « siderare », veut dire, cesser de contempler l’étoile (astre, « sideris »), afin de, littéralement combler un sentiment de manque.

Café, est une boisson aromatique, excitante et tonique, qui dénomme aussi le lieu publique où elle est consommée.

Philo, abréviation de philosophie, signifiant « aimer ».

Qu’en a-t-on fait ?

Une ballade, à peu d’exceptions près, dans des lieux communs, sans pousser le bouchon plus loin, loin dans l’univers du désir. D’aucuns prétendaient que l’on « cherchait une ambiance, dans le Café Philo », d’autres « à souffler sur les braises de l’intellect » ou encore « à trouver des communautés de philosophes » et « à combler la nostalgie de l’Agora ainsi que de Socrate » « s’inspirant de sa maïeutique », lorsque une participante résuma le tout avec un « Thèse, antithèse, foutaise ; c’est après le débat que l’on pourra réfléchir », bien qu’un autre nous rassure, disant « qu’il préférait être là que devant son ordinateur », à quoi on a ajouté « la joie de trouver une perle dans tout ce que l’on a dit », « cela me réjouit, dit un troisième, mais souvent je m’emmerde ».

« Il faut revenir aux ‘fondamentaux’, clama une femme ; je viens au Phares depuis 1995, et on y choisissait un sujet parmi ceux qui étaient proposés sur place, ce qui était stimulant pour l’esprit ; je constate maintenant que les thèmes sont de plus en plus imposés d’avance ». « Lacan parlait de ‘parole vide’ et de ‘parole pleine’, rappela quelqu’un ; or, c’est lorsqu’elle est pleine qu’elle fait rebondir ». Un habitué a lancé que « philosopher est apprendre à mourir », bien que le précepte ancien proclame qu’il faut « vivre d’abord, avant de philosopher ». Quelle serait alors notre référence ? Je dirais que l’on réfléchit seul, pas à plusieurs, aidés par l’expérience de ceux qui nous sont donnés en exemple d’intransigeance morale. Le désir ne se contente donc pas de contempler, mais cherche à consommer l’objet, « desirare » renvoyant en effet au constat d’une absence, une solitude ; déplorer une perte. L’idée primitive est donc négative, dès que, quelqu’un ou quelque chose nous fait défaut, tandis que souhaiter cherche à obtenir tout, demander même la Lune. Personne n’est là, par hasard, mais guidé par la curiosité d’Alice au pays des merveilles. Que nous reste-t-il, alors, en dehors de l’amour de la sagesse ?

L’amour de l’être que chacun porte dans son cœur.

Carlos

Débat du 14 Avril 2013: « La violence est-elle naturelle ? », animé par Alexandra Ahouandjinou.

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Posted on 15th avril 2013 by Carlos in Uncategorized

Au delà de l’annonce inattendu d’une « Dame de Fer » qui aurait fondu, comme a disparu aussi le président Vénézuelien, Hugo Chavez, des péripéties de l’argent en quête d’un refuge assez sûr pour ne pas se liquéfier, alors que la Feuille d’Impôts arrive et le Constat de la brutalité, ou fureur, dans les rapports entre Pays dont la souveraineté est reconnue par l’ONU se cristallise, ainsi que la résurgence du polémique  « Mariage pour Tous », l’habituel débat dominical, au Café des Phares®, n’a pas fait défaut, et eu lieu le 14-4-013 sous l’animation d’Alexandra Ahouandjinou qui a choisi comme propos de nos réflexions la question : « La violence est-elle naturelle ? »

Aristote définit la « nature » comme ce qui possède en soi-même, le principe de son propre mouvement, c’est-à-dire, une spontanéité autonome qui a en vue le développement. Par ailleurs, dérivant du latin « vis », soit la « force », la « Violence » consiste par définition dans l’emploi illégitime ou illégal de celle-ci, bien que l’application du « Droit » (de la Loi) par la force, ne soit pas considérée, à proprement parler, comme une violence. L’expression « violence », naturelle ou légitime, semble donc paradoxale. Est-elle naturelle, pour se conformer à la nature ? Relève-t-elle du droit positif ? Autrement dit, s’agissant de conventions, quel est le champ de ce qui est légal et de ce qui est légitime, étant entendu qu’une loi n’est pas forcément juste ? Elle ne l’est que rendant légal ce qui est légitime et illégal ce qui est illégitime, légitime étant tout ce que chaque Homme est autorisé à faire, quelles que soient ses particularités naturelles (sexe, force, couleur) ou culturelles (nationalité, religion). Or, « Naturel » étant donc tout ce qui existe indépendamment de l’action humaine et s’oppose par conséquence à « artificiel » ou « intellectuel », bref, « acquis », le fait de s’interroger à ce propos découle déjà d’une intention à caractère « civilisé ». Par « naturel » on doit entendre donc, « rationnel », c’est-à-dire, une identité ontologique et point culturelle, à opposer aux conceptions naturalistes, voire, racistes, la raison voulant que tous les individus soient égaux devant la loi, au-delà de leurs différences naturelles, telles le sexe, la force ou la position sociale.

De son côté, l’emploi du Droit ou justice par la force, n’est pas à proprement parler une Violence malgré, bien souvent, le manque de transparence ; ça fait partie de la nature des animaux et, afin d’organiser la vie en société, l’Etat démocratique se base sur la conception de trois Pouvoirs séparées : Législatif, Exécutif, Juridique, dont le Pouvoir Policier, qui a une portée plus ou moins arbitraire. Dès lors, « violence naturelle » apparaît, à mes yeux, comme une Antinomie, un Paradoxe. Mais, au Phares, on fait feu de tout bois. On est là pour ça.

On a ensuite papillonné passant du « sursaut du Printemps », à « la violence inhérente à l’Homme », « le premier acte en serait celle de Caïn sur Abel », puis « Judith qui décapite Holopherne », ainsi que « de l’inhérence à la nature humaine », « bien que dans la nature il n’y ait pas d’intention ». « L’Homme serait-il une construction, alors ? » « Puis, quelle violence ? Homme envers l’Homme, la nature contre l’Homme, Institutionnelle, Intentionnelle, relative à une époque (lapidation) ? », « Tremblements de Terre ? », « la torture ? », « éviter la confusion : nature (un orage, par ex.) ou ce qui est naturel ? », « Est-ce un mal nécessaire ? », « violence envers soi-même ? », « condition même de la nature humaine ? », « transcender la violence ? », « le consensus est-ce une violence ? » « l’Utopie », « l’idée de dernière fois », « le fait de rendre la vie plus intense », « les tragédies, genre Hamlet », « qu’est-ce que la vie sans la mort ? », « on n’est qu’un maillon », « le désenchantement du monde »…

Finalement, Gilles mit un terme au concours d’idées, et nous partîmes, ruminant des brins de paix…

C’est bien connu :

Au bord d’une rivière, un scorpion voulait la traverser, et demanda à une grenouille de l’amener sur son dos. Elle accepta, mais au milieu du gué, l’arachnide l’a piquée.

-Tu ne vois pas, lui dit-elle, que je vais mourir, mais toi aussi ?

- Certes, mais je n’obéit qu’à ma nature !

 Carlos

Le débat du 20 avril 2013 : « La force des faibles », animé par Emmanuel Mousset.

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Posted on 18th avril 2013 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 28 avril 2013 : « D’où vient le mal ? », animé par Nadia Guemidi.

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Posted on 23rd avril 2013 by Gunter in Uncategorized

Débat du 25 Mai 2013: « Le ciel est-il bleu par convention? En fait, il est rouge. », animé par Gunter Gorhan.

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Posted on 8th mai 2013 by Carlos in Uncategorized

Au cours d’une semaine assez mouvementée dans le monde entier, du point de vue politique, aussi bien aux USA, qu’en Syrie, Palestine, Iran, Allemagne et en France, où des mouvements sociaux se font sentir tant dans l’espace laborantin que dans la société civil, causant des graves soucis au nouveau Président, harcelé par le  Front de Gauche qui manifestait bruyamment ce dimanche à la Bastille son impatience de changement, tandis que le peuple du Café Philo des Phares® s’y réunissait, le 5 Mai 2013, comme chaque semaine, afin de, ce jour-ci, se poser non seulement une question, mais hasarder aussi une réponse : « Le Ciel est-il bleu, par convention ? En fait, il est rouge », débat que Gunter Gorhan fut chargé d’animer.

Désolé. Je me précipite peut-être mais, convention ou pas, il semblerait que le Ciel n’est ni bleu ni rouge ! Il n’est carrément pas. Bien qu’envisagé comme un système parfaitement ordonné, ce que l’on appelle « Ciel » serait un VIDE que l’on désigne scientifiquement « Atmosphère », couche de gaz qui entoure le globe terrestre et est à même d’absorber tout le spectre de la lumière, tel qu’il se présente dans un Arc-en-Ciel, par exemple, et que de ce fait, le nez en l’air, l’on perçoit comme Bleu. En effet, par « Univers », on entend généralement tout ce qui existe, c’est-à-dire, un ensemble d’astres visibles au-dessus de nos têtes, soit, un Monde ou Système Solaire limité par l’Horizon, dont l’espace ostensible, nommé Ciel, ou Firmament, correspond à une somme d’énergie dégagée par des objets célestes, tels que les Galaxies, Supernovas, Etoiles ou Soleils, constituant un amalgame d’hydrogène et d’hélium, qui représente à peine 0, 5% de la composition de cet Univers ; le reste, là où il n’y a pas d’Etoiles, Galaxies, Supernovas ou autres objets planétaires, pour éclairer l’espace, disons 0, 90%, du Tout, c’est le VIDE. Noir Total ; rien à voir.

C’est donc, grâce à cette étoile, notre Soleil, une immense boule de feu mesurant environ 700.000 km, (soit, un gigantesque brasier provoqué par la transformation continue d’hydrogène en hélium), qu’à chaque seconde, plus de quatre mille milliers de tonnes d’hydrogène, sont transformées en énergie, pour nous éclairer.

Tout bien considéré, donc, ce soit disant « Ciel », ne serait que du Néant ; du pur Espace ! Une vacuité infinie qui sert de théâtre aux phénomènes naturels, ou astronomiques, les plus variés et, si cette « Voûte céleste », nous parait azurée, c’est justement parce qu’il n’y a RIEN, dans cet immense vide, pour absorber le spectre de la lumière solaire et, par conséquence, le firmament reste plutôt NOIR, noir comme la nuit, au cours de laquelle aucun autre objet ne diffuse quelque éclairage que ce soit !

Pourtant, l’affirmation qui fut le prétexte de notre débat, nous a permis d’explorer certains aspects de la réalité que l’on néglige souvent, et c’est ainsi que, le court instant d’un débat philosophique… aux Phares, nous nous sommes interrogés aussi, sur des différents aspects existentiels.

Naturellement, les interventions fusèrent, et on a donc évoqué « la longueur d’onde qui, dans l’infrarouge se présente comme noire, mais devant toute son étendue nous révèle tout le spectre chromatique, déjà une vision de l’art ». D’autres on envisagé « faire une critique de la philosophie et se libérer de la science procurant un rapport entre le mot et chose », alors que « la science du langage se confond précisément avec la philosophie, le mot et la chose », « la ‘Terre’ étant considérée comme la planète ‘bleue’ » et « le langage une convention », alors que d’autres le démentaient. « La ‘terre’ serait ‘bleue’ comme une orange » et, « à chacun sa vérité », « vérité individuelle ou vérité absolue », « un langage univoque n’étant pas concevable », « Braque, jugeant que ‘le vase donne sa forme au vide’ et ‘le silence à la musique’ », « Van Gogh affirma que ‘le ciel est vert’ », le fait étant que « toute la philo est métaphorique », comme « les habits d’apparat du ‘Roi qui va nu’ (Andersen) », « des Conventions et des Normes par rapport à la Liberté et à la Loi », « la subjectivité dans l’Art », puis il fut affirmé que « 1) l’idée vraie, est libre ; 2) chacun peut et doit être sujet ; 3) Une vie sans idée n’est pas une vie ! » …  Enfin, on a fait état d’un tas de phénomènes intéressants, bien que la salle commença à se vider petit à petit, en raison du meeting qui se préparait à l’extérieur.

Puis, une fois que l’animateur, ait conclut que « c’est nous qui décidons aussi bien du réel que de l’imaginaire, de sa verve, notre poète mit fin à la séance.    

Au comptoir :

- Dis, donc : Le ciel est-il bleu ou rouge ?

- Excuse-moi, je suis dans les nuages. Pour moi, un pastis.

 Carlos

Débat du 12 Mai 2013: « Penser, c’est dire « non ». Qu’en pensez-vous? », animé par Jo Strich.

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Posted on 13th mai 2013 by Carlos in Uncategorized

En France, on travaillait à une mobilisation générale contre la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes, aux USA douze ans après, une nouvelle Tour, « One World Trade Center » ou « Freedom Tour » qui avec 104 étages devient la troisième plus haute tour du monde, remplaça, les Tours Jumelles détruites par attentat du 11 Septembre 2001, et au Café des Phares®, les fidèles habitués remplirent la salle pour assister au Débat du12 Mai, 2013, animé par Jo Strich, lequel choisit pour sujet de ce dimanche : « Penser, c’est dire ‘Non’. Qu’en pensez-vous ? »

Dire ‘Non’ à quoi ? Si l’on affirme que « penser est dire ‘Non’ », nous « pensons répondre ‘Non’ » ! , tout bonnement, voyons !!! Dans les Hôpitaux psychiatriques, on trouve beaucoup de patients se cognant la tête sur les murs et criant « non », « non »… sans que l’on approfondisse raisonnablement leur pensée.

Dès lors, quelque chose m’inquiète, donc. Où se trouve-t-on ? On dit « NON », parce que PENSER serait ça ??? D’où est-ce que ça sort ? Apparemment, il n’y aurait même pas d’alternative ; pas d’échappatoire ! Dès lors, pourquoi ajouter ce « Qu’en pensez-vous ? » puisque la réponse ne pourrait, logiquement, différer de ‘NON’ !!!, RIEN !!! Je ne fais que passer. Si la « doxa » a tranché, affirmant que la « Pensée  est la négation de Tout », à quoi ça sert de lui retourner la question ; de lui resservir le plat, avec ce « qu’en pensez-vous ? » Et si l’on estimait que « penser , c’est dire ‘Oui’ ? » Dire « oui » à la quête de la connaissance ? Ca se mord la queue, ce truc ! Il y a là un sophisme, un manque de rigueur qui, à mon avis, ne sied pas aux philosophes. Ce débat, aporétique, consisterait, donc, à « chercher des poux » dans la tête de son interlocuteur ? Il se trouve que ce n’est pas si simple que ça ; « Penser » c’est autre chose que de dire « Non », tout bonnement ; ça se saurait, et on en aurait des résultats plus pertinents lors des différents Référendums.

Voyons ! Si l’on détermine, tout de go, que « Penser, c’est dire ‘non’ », qu’importe dès lors l’opinion de l’autre, attendue de ce « qu’en pensez-vous ? » Je ne pense Rien ! S’agit-il de démagogie ? Faire « café philo », se creusant les méninges ? « Penser » appartient, en fait, à une autre catégorie, parmi celles définies par Aristote, et il me semble que « Etre » et « Pensée » sont le même, ontique, et ontologiquement, si l’on pense en termes d’universalité ; ces représentations n’ont point le but de « dire ‘oui’ ou ‘non’ » à une simple velléité, comme le faire « Non » de la tête de quelqu’un qui peut, éventuellement, produire le bruit métallique d’une tirelire où tintent les pièces épargnées ; on ne pourrait pas le dire, pourtant, même d’un participant, présent au Phares, qui ne s’exprimerait que par des onomatopées. Mais, pour en venir au fait, je voudrais préciser que, par définition, « penser »  ne dit rien du tout ! Muette, la faculté de juger, ne fait « ni oui, ni non », contrairement à la « Poupée de cire, poupée de son… ». « Penser », c’est Juger, établissant un rapport entre les catégories du langage par lequel on s’exprime. Dérivé du bas latin « pensare », et issu de « pendere » (peser, juger, croire), le mot « Penser » signifie, en fait, « apprécier », « estimer », ce qui va dans le sens de la détermination d’une valeur. Penser, c’est dépasser la négation, par la remise en cause d’un doute sur les certitudes établies, afin de ne pas se laisser berner. Qu’en déduire ?, me demanderais-je, plutôt, alors que le terme désigne d’ordinaire tout ce qui affecte la conscience de quelqu’un, une « activité psychique qui a pour but la connaissance », au lieu de se rapporter à des sentiments ou volitions, et se conçoit, au sens de l’entendement ou de la raison, comme faculté de comprendre d’un degré plus élevé que la perception ou l’imagination. Kant le définit par « l’union de représentations dans une conscience, caractérisant le jugement ». Dès lors, « quoi penser » de cette taciturnité, d’abord ? Puis, pourquoi en tirer, un ‘NON’ comme corollaire de toute pensée ?

C’était trop de grain pour notre moulin, peut-être… ? D’abord, tout ce que nous pensons est déterminé par une langue, qui façonne à son tour notre manière de voir le monde et de le conditionner donc, alors que l’on n’est pas emprisonnés dans les lisières de cet idiome. Celui-ci ne pose pas de limites à ce qui affecte notre conscience ; il ne réfléchit pas, et pourtant toute idée peut être exprimée par lui, même s’il s’agit là de deux réalités différentes. La langue est l’instrument par lequel la pensée s’exprime et cela n’arrive que par elle ; l’une ne va pas sans l’autre. Elles sont indissolublement liées.

Evidemment, la question a provoqué beaucoup de commentaires, allant de l’adhésion au refus, ou d’autres alternatives telles que le ‘peut-être’, le bouddhisme, à la cogitation, philosopher consistant à être ailleurs, et qu’il faut beaucoup de ‘non’ pour un ‘oui’, penser faisant appel à une capacité d’analyse qui peut nous amener à dire ‘non’ à soi, et pas rester comme un enfant devant sa glace, ainsi que d’autres remarques telles que l’évocation des anecdotes tirées de l’enfance d’Hervé Bazin dans ‘Vipère au poing’, le désarrois Nietzschéen, puis la question de savoir où placer le ‘non’ philosophique, alors que par le doute on cherche des certitudes, la ‘négation’ n’étant qu’une mise à distance, et qu’il faut ‘penser’ d’abord. On a évoqué le rapport entre le ‘oui’ et le ‘non’, ainsi que ‘le penseur qui se confond avec son image’, pour revenir aux grands philosophes, mêlés à ‘la guerre de l’Irak’, et à l’acte de courage que peut signifier le fait de ‘dire non’, et à la ‘pensée’ contenue dans un dialogue avec soi-même, alors que l’on dit oui à une chose et non à une autre ou même ‘peut-être’, afin d’avancer dans la pensée. Un autre intervenant se sentait interpellé par le ‘mythe de la caverne’ et même Hannah Arendt ou la pensée en action, puis, finalisant, une synthèse fut faite, au cours de laquelle a été mise en évidence l’ambiguïté de la langue française, sans alternative, et, si l’on dit ‘Non’, ce ne serait que pour se rapprocher de soi et du présent… après quoi, nous fumes invités à prendre la sortie.

Je pense, donc il se pourrait que « ‘je’ soit un autre » ! 

Carlos

Débat du 19 Mai 2013: « Seul un équilibriste peut marcher sur le fil de la vie », animé par Pascal Hardy.

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Posted on 19th mai 2013 by Carlos in Uncategorized

Le 11 Mai, plus de 15.000 protestataires contre projet de l’Etat destiné à construction de l’Aéroport de Notre Dame des Landes, ont établi une ceinture humaine entourant le site. La même semaine, au Parlement de Strasbourg, on discutait en Session Plénière sur les questions énergétiques, tandis qu’au Sommet européen, le sujet à l’ordre du jour concernait l’évasion fiscale, qui s’élèverait à mille milliards d’Euros, raison de la défaillance grandissante des établissements de crédit, décidés à actionner les mécanismes de surveillance bancaire nécessaires afin d’enrayer le phénomène, et redresser des banques confrontées à des problèmes de solvabilité, aussi bien qu’à entamer des négociations commerciales entre l’UE et les USA, afin de préparer, finalement, dans la meilleure des conditions, les élections européennes de 2014, et à activer même le « fonds d’aide aux plus démunis ».

Pendant ce temps-là, au Café des Phares®, le 19-Mai 2013, le Débat du jour, animé par Pascal Hardy, portait prosaïquement sur « Seul un équilibriste peut marcher sur le fil de la vie ».

Encore une fois, il me semble qu’il y a là, méprise mais, peut-être que pour les philosophes des Phares, le but ne soit pas d’être précis, alors que la différence est aussi nette entre un short et un bermuda, qu’elle l’est entre un « équilibriste » et un « funambule ». L’« équilibriste », est celui qui garde l’aplomb dans des situations où il est difficile de le maintenir, comme lorsqu’il nous faut changer une ampoule, par exemple, debout sur une chaise, voire y « faire le poireau » s’appuyant d’une main sur le dossier et l’autre sur le siège, ou même, par analogie, garder les limites du raisonnable en ce qui concerne le budget de la Nation, entre autres.

Par contre, celui qui marche sur un fil, soit-il « le fil de la vie », on l’appelle « funambule », terme qui désigne effectivement une personne qui déambule, par exemple, sur une corde fixée en hauteur entre deux points opposés, et dont le français Philippe Petit fut l’exemple le plus fameux pour avoir traversé des grands espaces entre deux tours, en Europe et aux USA, ou même les chutes du Niagara.  

Il se trouve que, bien que nous nous donnions pour tâche d’être les gardiens du sens, pour exacerber à la hâte notre débat de ce dimanche, ce câble est devenu « le fil de la vie » sur lequel « seul un équilibriste serait à même de s’aventurer ». En gros, si vous n’avez pas la fibre d’un acrobate, équilibriste ou funambule, il vaudrait mieux être mort-né. Seul un équilibriste aurait des aptitudes pour vivre ; seul un acrobate serait à même de se débrouiller afin de mener sa vie à terme.

Puisque si l’on n’avance pas, on recule, comme d’habitude on a trouvé des arrangements et des combines conceptuelles sur lesquelles nous appuyer dans notre fuite en avant.

C’est ainsi que l’on s’est inquiétés de la « tension du fil », de « l’excès », de « l’effet papillon », « l’absence de vertige », « le but étant d’arriver au bout du fil », « métaphore de la fin du débat », « la querelle Sartre/Camus », « la nécessité dans la vie, d’aller de l’avant », « malgré ses absurdités », « s’adaptant au fil tendu par le collectif », « dès la naissance », « tel une toile d’araignée », « et mener une vie tel que celle de Van Gogh (ou d’un aventurier de sac à dos), plutôt que celle d’un employé de la SNCF», « comme le désir, le fil est fixe », « un Homme ça s’empêche », « on s’enferme dans la conformité », « on n’est pas équilibré, on le devient », « un nazi peut devenir Pape », « la vie n’est pas à construire, ça nous revient de le faire », « la gratuité du geste », « différence entre équilibre et image sous-jacente », « pourquoi sommes-nous à l’horizontal si le fil de la vie est à la vertical », « pourquoi vouloir marcher au-dessus du sol, s’il n’y a que deux hauteurs : le sol et le pied », « sauf pour le philosophe pour qui il y a trois : sol, sursol, sous sol ». La question de fond subsistait, c’est-à-dire, « Comment vivre sa vie », « savoir saisir le temps qui passe » et « les opportunités », « toute la vie n’étant pas que l’intention ou le projet, contingence ou absurdité ».

Pour conclure, l’auteur du sujet se « référa à une métaphore de base, image terre à terre qui nous a permis des élévations au niveau de l’équilibre, si connoté : rester debout et aller de l’avant », puis Gilles déclama sa poésie « entre le fil de la vie et le salaire de la peur, la solitude et l’être », …« toute la vie n’étant pas dans l’intention ou le projet », à la suite de quoi, satisfaits de la contribution apportée à l’évènement hebdomadaire et à la philosophie en général, nous avons débarrassé la salle.

- Tu sais quelle est la ressemblance entre un facteur et un équilibriste ?, demandait à l’autre, un des participants.

- Non. Je ne vois pas…

- Il faut à tous les deux, beaucoup d’adresse…

Carlos

Le débat du 26 mai 2013 : « Toutes les douleurs sont-elles un scandale ? », animé par André Stamberger.

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Posted on 23rd mai 2013 by Gunter in Uncategorized

Débat du 2 Juin 2013: « Toute croyance est-elle contraire à la raison? », animé par Nadia Guemidi.

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Posted on 3rd juin 2013 by Carlos in Uncategorized

Que de bouleversements dans la semaine que vient de prendre fin. Le conflit Israélo-Palestinien a connu une récente recrudescence, en France, le président François Hollande s’est trouvé embarrassé par des nouveaux déficits face aux enjeux européens, ce qui ne l’a pas empêché de célébrer le premier mariage homosexuel à Montpellier, tandis qu’un exceptionnel poète musicien, le baladin Georges Moustaki, quittait le peuple des amateurs de rêves. Malgré tout, comme chaque dimanche matin, ceux qui se penchent sur le réel, remplissaient le Café des Phares®, le 2 juin 2013, pour se demander « Toute croyance est-elle contraire à la raison ? », un sujet choisi parmi une dizaine d’autres, et animé par Nadia Guemidi.

Aucune chance n’était réservée à l’entendement, alors que Saint Augustin, philosophe et évêque d’Hippone de 395 à 430, et qui n’était pas le dernier des sots, avouait humblement: « Credo ut intelligam » (Je crois, pour comprendre), en somme « Je crois pour m’accommoder à l’entendement » ; « m’accommoder » c’est-à-dire « m’assujettir », pas m’en en affranchir, aller « à contrario ». Mais, à vrai dire, on n’est là que pour parler, chacun son tour, peu importe si tout est improvisé, comme par exemple le constat de Descartes « Je pense, donc je suis », travesti en « Je crois, donc je suis », au vu de tout le monde, même si le propos se revêt, là, d’une portée sémantique tout à fait discordante ; ça passe néanmoins comme une lettre à la poste… On constate, donc, que la multiplication des animateurs (sans mettre en cause la compétence d’aucun d’entre eux) fut une fâcheuse initiative de la Haute Autorité des Phares dont le souci, soi disant démocratique, est que quelqu’un y mette de l’entrain, comme un vulgaire chauffeur de salle. Or, la philosophie n’est pas une banalité, même si elle tend à être divulguée auprès de couches de publics de plus en plus vastes, tel que l’a souhaité Marc Sautet, l’initiateur de la démarche. Il faut donc se rendre à l’évidence de la nécessité d’une certaine compétence et d’une indispensable rigueur pour s’y coller, afin d’exaucer ce vœu, tellement les mécanismes de la compréhension ou environnement du message peuvent se revêtir des mêmes habits que le roi qui va nu.

Il est aussi difficile de se faire comprendre, que de savoir ce que l’on saisit de ce que l’on entend d’autrui, et donc d’ajuster un poli dialogue concevable, car un tel exercice n’est pas linéaire. On conceptualise et l’oubli en fait partie ; on transforme sans arrêt le sémantique en conceptuel (le sens se faisant représentation mentale et abstraite), comme lorsque l’on raconte un film à quelqu’un qui ne l’a pas vu et l’omission, volontaire ou pas, surgit. Or, le message est composé de différents éléments, tels que nos connaissances sur le langage, de type culturel, voire encyclopédique, c’est-à-dire, notre discours embrasse un tel ensemble de savoirs qu’il peut vite devenir un stérile poly dialogue. Trop de sable pour notre camionnette, tant que l’on ne se demande pas :

1)     Qu’est-ce qu’avoir un sens ?

2)     L’énoncé est-il vrai ou faux ?

Alors, on a tendance à répondre au juger, au cours de nos exercices dominicaux, sans se soucier de ce qui est intelligible ; sans se préoccuper des relations logiques des phrases ou propositions lâchées comme si l’on répandait des confettis, nous référant à un ensemble d’univers possibles bien que, si l’on veut se comprendre, d’après Montaigne, on doit savoir à quoi le monde doit ressembler pour que notre propos soit vrai, c’est-à-dire, connaître les conditions de sa vérité.

Ceci dit, l’heure et demie de bavardage fut assez remplie, avec, bien entendu, des moments de pure introspection, comme « cette croyance qui peut venir de la doctrine ou sortir du cœur, avoir la foi, faire crédit à quelque chose », « pour avoir la bonne santé », « je suis athée mais, au XXIème siècle, il y a de la place pour le religieux », « on ne peut pas comparer », « l’horloge dont en déduit la nécessité d’un horloger », « le pari de Pascal », « la raison qui ouvre d’autres horizons », « il s’agit de ‘croire en’ et pas de ‘croire qui’, Kant laissant une place à la foi », « la croyance religieuse n’a rien à voir avec la raison », « Levinas ne comprend pas Simone Weil » « qui atteint l’émotionnel ». Là-dessus, voilà que l’on ajoute « le Tremblement de Terre de Lisbonne (1 Novembre 1755) qui a provoqué une vive polémique entre Rousseau et Voltaire, le premier l’attribuant aux Hommes, le second à Dieu ». On a rebondi sur Einstein et les Lois de Newton, puis sur « les moments extrêmes de la vie qui peuvent nous maintenir debout ou nous mettre par terre, la raison se trouvant entre la Croyance et la Volonté », « alors qu’aujourd’hui tout est traduit en langage mathématique », quelqu’un ayant confié « être pour la séparation des pouvoirs : Dieu d’un côté, les Hommes de l’autre », «… puis la science », « la croyance, vide quantique, ne pouvant rien expliquer », alors que « l’on a besoin de croire en des valeurs pour vivre ».

Pour en finir, Gilles nous a fait part de sa « Confiance en quelque chose… l’intelligence du cœur, il a été dit, en guise de « Cogito » : «Je crois, donc je suis ».

Dehors :

- Dis, donc… Quel était le sujet philo de ce matin ?

- « Toute croyance est-elle contraire à la raison ? »

- Ca n’a pas de sens…

- Siiii… 

- Et qu’est-ce qui te fait croire que ça peut avoir un sens ?

- Le fait que cela partait dans tous les sens !

Carlos

Débat du 9 Juin 2013: « Doit-on interdire certaines idées? »,animé par Michel Turrini.

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Posted on 10th juin 2013 by Carlos in Uncategorized

Ca va mal. Beaucoup de manifestations étaient à enregistrer, ce 9 juin 2013, allant de la Manif « non à l’Euro » auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, au Rassemblement des Enseignants contre la précarité dans l’Education Nationale en face du Rectorat de Paris, à la  Manif des Postiers devant le siège de leur Ministère de tutelle, en vue de défendre leurs intérêts, en passant par, les employés de France Télécom contre leur grade de reclassement aux abords du Sénat, des Egoutiers sous la Tour Eiffel, de la Maternité  des Bleuets, au Métro Solférino, rassemblement cycliste « Vélorution » contre les Armes nucléaires, Place de la Bastille, ainsi que la Marche Blanche suite à l’agression de Clément Méric, « sans papiers » place de la Bastille, plus la Marche des Femmes contre l’Autorité, place du Palais Royal. Au Café des Phares®, Michel Turrini prit la charge d’animer le Débat du jour : « Doit-on interdire certaines idées ? ».

A première vue, je dirais « Non » ! Sinon, lesquelles ? A quoi peut ressembler une « certaine » idée ? Une idée véritable ? Réelle ? Sûre ? Ou Douteuse, hypothétique, indéterminée ?  

L’Idée (du grec « idein »; latin « idea »), est une représentation mentale formée dans un l’esprit, peut importe lequel, et dont le synonyme est : « pensée », « opinion ». Y en aurait-il des « vraies » et des « fausses » ? Des plus ou moins dignes de circuler ? Quel critère de jugement adopter pour en juguler certaines ? On en trouverait des plus ou moins viables ?

Voyons. Les « Idées à priori », ou Idées préconçues, ne sont pas des Images à considérer de façon émotive, mais des objets concernant la logique, présents dans notre for intérieur, dans sa conscience. Pourtant, malgré l’attention porté au sujet, on était loin du compte. En effet, inertes, les Idées sont des actes de pensée par lesquels le philosophe influe sur le monde. Que faire des Idées fausses ? Comment en juger ?

Opposée à « image », qui en est le signe, en Philo, l’Idée, est couramment synonyme de concept, représentation intellectuelle d’un objet de pensée, considéré comme existant, en soi. Une réalité absolue, hors de nos esprits, c’est-à-dire, une sorte de type éternel des choses (chez Platon), que l’on connaît dans la lumière intellectuelle (Saint Augustin) et que permet de porter des jugements normatifs. Seul véritable objet de la science, l’existence des Idées, c’est leur indépendance à l’égard des choses (res) qui en offrent une représentation sensible et singulière. Nous ne créons pas les Idées ; elles sont des éléments d’un univers de pensée, comme les corps le sont par rapport à la matière, les Idées transcendantales ou à priori, étant l’explication dernière des faits, chez Kant.

L’« Idée » est une conception de l’esprit, une intention, une manière de saisir. L’Idée, est un objet de pensée en tant que Pensée, et sujet à de nombreuses acceptions, une quarantaine, voire, autant que de conceptions philosophiques, allant de la représentation abstraite d’un être à la conscience que l’on en a, ainsi qu’à la façon de concevoir. De l’idée fixe à l’idée reçue, ces êtres vivants se portent, dans le monde occidental, sur la perception ou modèle intelligible des choses et des connaissances acquises au cour des siècles, à partir de la cogitation de philosophes tels que Anaximandre, puis Aristote (tous les deux du IVème siècle av. JC). Ensuite, chez Parménide, (partant de ειδος), l’« Idée » d’une échelle des Êtres se fit jour, ainsi que les quatre types de « Causes » : Forme, Principe, Âme, Acte, en qualité de support du changement, s’opposant à la « Doxa » (gr.Дοξα), « l’opinion », ou conjecture, variable d’un individu à l’autre ; pour Platon, enfin, (et nous voilà, ‘doxant’), l’« Idée » devint le modèle intelligible des choses, universel et immuable (ex : l’affirmation que l’idée de Justice est unique, même si les opinions sur elle diffèrent). Enfin, pour en finir, « Eidos » devint l’essence des « Choses », les choses qui n’en en sont que des manifestations sensibles. L’Idée, elle, est ce qui permet d’appeler, d’un même nom, des objets différents, ex : l’idée d’« Homme » porte sur la nature de l’Homme et permet d’en parler de façon abstraite, alors que l’on ne rencontre jamais que des « Hommes » bien concrets, dans l’expérience de notre quotidien, ou des « chaises », fabriquées d’après l’Idée que l’on a, de ce qu’est-ce qu’une Chaise. L’Idée est, disons, la Règle  pour bien penser, de la même manière que La Loi, est une Règle établie pour bien se conduire.

Puis, après Descartes, l’Idée devint la figure de la Chose formée dans notre esprit lorsque nous la concevons ; pour Hume, l’image effacée de nos impressions (pensées ou raisonnements), tandis que, de son côté, Kant la distingua du Concept, l’Idée s’apparentant à ce que la Raison produit, lors quelle s’efforce de penser au-delà de l’expérience, et finalement, Hegel, l’attacha à l’identité du concept et de l’objectivité, voire, ce qui est vrai en soi et pour soi.

Qu’est-ce que l’on en a fait ?

Après un premier « Non », on a évoqué un scandale impliquant des « skinheads », va savoir pourquoi, puis, étant question d’Idéal, il a été dit que l’on ne peut pas les interdire, sauf les idées racistes, et que l’on en crée des ‘lois mémorielles’ pour étaler ce que l’on dit et avoir confiance en la démocratie. Ensuite, fut évoquée la figure de Mobutu, président du Congo après l’arrestation suivie d’assassinat de Patrice Lumumba, Obama et ‘ses tendances fascistes’, puis « ‘l’interdit d’interdire’ de Mai 68, taxé de ridicule », « l’errance des gens et la fuite de la pensée », suivie de la question « qui va décider qu’une opinion est intolérante, », « faire la différence entre ‘idée’ et ‘idéologie’ », « les idées interdites qui repartent », « la manif ‘mariage pour tous’ », « idées idiotes, la hausse des prix », « faire la distinction entre ‘action’ et ‘parole’ ainsi que respecter le devoir d’informer le peuple ; qui va décider d’interdire, ou pas, les idées ? ». Il a été faite la « distinction entre ‘idées’, pluriel, et ‘idée singulier, donc du lien entre singulier et pluriel, le couple Héphaïstos et Athéna, l’imaginaire et l’interdit ; ‘idées’ au pluriel/’plaisir’ au singulier, les premières venant d’en haut, les secondes d’en bas, car elles seraient gênantes ». Quelqu’un dit « regarder les peintures sur les murs de la salle et être obnubilé par les cuisines qui parlent aussi », et nous sommes revenus  « à Brassens et aux OGM (va savoir pourquoi) », et la jeune fille en face de moi entend « qu’il y a différents tons de parole, allant de l’insulte à l’humiliation et que l’expression d’une idée peut faire beaucoup de mal », un autre participant ajoutant que « lorsque ‘l’idée prend des armes’, ça peut faire beaucoup de mal », et un autre encore se demandait « si c’est faisable de ‘tuer des idées’ », « ‘kairos’ étant le moment où les choses arrivent », « les Phares équivalant à la Caverne de Platon »…

Puis, faisant usage de ses rimes, Gilles se référa à « la maladie de penser… » et, déjà dehors, le débat prit doucement sa fin.

 

- Dis, donc. « On devrait interdire certaines idées », tu ne trouves pas ?         

- Lesquelles ?

- Celle « d’interdire », par exemple ; non ?

Carlos

Le débat du 16 juin 2013 : « La tolérance : ouverture de l’esprit ou mascarade ? », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 12th juin 2013 by Gunter in Uncategorized

Débat du 23 Juin 2013: « A-t-on le droit d’aimer ? », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 24th juin 2013 by Carlos in Uncategorized

Une grande activité politique secouait le Parlement Européen, où se déroulaient des réunions importantes sur le Budget ainsi que d’autres projets financiers, pendant que la Commission des Affaires Etrangères se souciait de la situation en Iran et organisait l’utilisation des fonds de solidarité pour la Croatie, la Slovénie et l’Autriche, frappées par des inondations de l’automne 2012, s’occupait des contrôles Techniques des voitures et, dans la perspective d’adhésion de la Croatie à l’UE, préparait l’inauguration de l’exposition de photos « Welcome Croatie ». Au Café des Phares®, le 23 juin, au cours d’un débat, animé par Gérard Tissier, on ne pensait qu’à « ça », au sens Freudien : « A-t-on le droit d’aimer ? »

Etrange question. Elle fait état d’une rare insuffisance vis-à-vis du « Droit » et peu cas de l’« Amour ». Etonnant qu’elle vienne de la part d’une jeune étudiante de Barcelone, quoique…

De quel amour nous sommes-nous mêlés, alors ? Philia, Erôs ou Agapê ? D’un côté, au vu de l’interrogation, « a-t-on le droit », la passion amoureuse, qui inspire de l’inventivité, semblait plutôt nous déposséder ou priver l’individu de soi-même, voire de ses moyens, en raison de la nécessité de se plier aux exigences d’un éventuel impératif moral.

Or, fondé sur une puissante tendance innée, il est constant, qu’entre passion et action, l’amour brûle de la volonté de s’approprier l’autre, contre « vents et marées », en même temps que du désir de lui vouloir du bien. Cela s’apprend ? Est-ce fragile ? En tous cas, si l’Amour était objet d’une formalité juridique, « le droit », cela signifierait qu’une règle morale ou un énoncé prescriptif s’opposerait à un sentiment dont l’intensité incite une partie à rejoindre l’autre, ou que des tas de démarches seraient à entreprendre auprès d’improbables instances compétentes, avant de le faire. Sinon, pourquoi s’encombrer de légitimité ? Droit ou pas droit, les êtres sont portés à s’aimer. Ils sont à même d’éprouver de l’amour réciproque à un point qui leur fait dépasser tout interdit, comme il nous est rappelé par les drames de « Roméo et Juliette », « Tristan et Iseult » ou de « Dante et Béatrice ».

En effet, quoique basé sur l’instinct sexuel, l’Amour, « Philia », semble être d’abord un élan du coeur qui, de façon passionnelle, porte les amants l’un vers l’autre. Il se distingue aussi bien de la Bienveillance, (désir du bien de son prochain), que de « Eros », la Concupiscence (amour captatif), objet familier du libertin, dissolu dans ses mœurs, voire dans la volonté de s’approprier l’objet de son désir. Quoique présenté dans « Le Banquet » de Platon comme un démon, il concerne aussi l’« Eros céleste », passant du sensible au supra sensible, voire, le monde des idées, Dieu, vite transcendé par la Sotériologie, expérience esthétique de la « folie divine », troisième degré de l’ascension de l’âme.

Il ne nous nous restait donc qu’à « Effeuiller la marguerite », ritournelle sensée traduire au hasard les sentiments de l’être aimé, et à savoir ce qui advient aussi bien l’amour platonique, dont le sentiment dépasse l’objet sur lequel il s’est arrêté, que « Agapé », l’amour oblatif, l’offrande de soi.

Le fait est que, sourd et aveugle dans l’ichnographie, l’«Amour » est un sentiment naturel, seul moment où la conscience ne se voit pas agir. Il était donc question d’une situation de l’Homme, antérieur à chaque société organisée où tout est contractuel, bien que cet état de nature n’augmente pas forcément notre bonheur, ni notre liberté et que nos désirs risquent de nous éloigner de nos besoins. 

L’opinion générale dégageait le sentiment que « aimer est la même chose que vivre », mais que ce n’est pas une obligation », « car il y a toujours quelqu’un que l’on n’aime pas », et que « le sujet était inintéressant philosophiquement », sauf, peut-être « au café de l’amour », « la maladie d’amour se guérissant avec le temps », « ou s’affichant bêtement comme avec les ‘homo’ », « vu le double sens des mots », et « le conflit fondamental entre aimer et séduire », « dont l’enjeu est la passion », « un problème philosophique intéressant à creuser », « si l’on tient compte des âges et des interdits » « de l’Histoire, comme les amours de Marie Antoinette » ou « du professeur et de son élève », voire « les mariages ‘homos’. »réponse à des besoins », « le pacte amoureux qui implique une mise à l’épreuve », « l’amour fait vivre, le bonheur abrège ».

Nous avons omis d’évoquer « l’‘éraste’ et l’‘éromène’ », mais ce sera pour une autre fois, puisque, poétiquement, Gilles mit fin à la divagation.

- N’aimez pas les autres, comme vous voudriez qu’ils vous aiment…

- Pourquoi, donc ?

- Il se peut qu’ils n’aient pas les mêmes goûts !

Carlos

Débat du 30 Juin 2013: « Un enfant peut-il faire de la philo? », animé par Raphaël Prudencio.

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Posted on 1st juillet 2013 by Carlos in Uncategorized

N’en déplaise à la météo, l’été était là depuis le 21 Juin et au Parlement Européen les députés se réunissaient pour une dernière séance avant la pause estivale tandis que, du haut de ses 94 ans, après un long chemin en vue de la libération de son peuple, au seuil de sa mort, Nelson Mandela luttait pour rester en vie, à l’Hôpital de Pretoria. Au Café des Phares®, bien déterminés à poursuivre leur quête, les amants de la philosophie se sont réunis, comme chaque dimanche, dans l’intention, ce jour-là, 30 Juin 2013, de tirer au clair la proposition suivante : « Un enfant peut-il faire de la Philosophie ? », au cour du Débat que Raphaël Prudencio s’est donné pour tâche d’aviver.

Bien sûr, qu’un enfant peut faire de la philosophie ; rarement arrogant, il semble que de la philosophie, un môme en fasse chaque jour et, visage lumineux, sans nécessairement chercher à acquérir la connaissance, son étonnement fait ressortir le mieux qu’il a en lui et qui est source de nouvelles questions, constituant en somme un cercle vertueux assez fécond pour satisfaire le gamin et alerter son esprit ou, au pire, le terroriser, voire, paralyser même, tel que Descartes le supputa. L’âge de raison étant fixée à sept ans, les gosses sont dès lors attentifs aux adultes, ainsi qu’à ce qu’ils disent ou à leur comportement, et capables de les juger, lorsque ces grandes personnes se rendent coupables de mauvaise foi ou de prévarication ; mais, ils sont surtout désireux d’apprendre. Les jeunes sont en possession d’une surprenante fraîcheur d’esprit… Pas sérénité, mais grâce naturelle, pareille à un chant d’oiseau qui se sent libre. S’étonner ? La philosophie n’a pas d’autres origines. S’étonner de l’insolite, s’étonner de l’étrange, s’étonner de l’incertitude, vite transformés, sinon, en inquiétude, en trouble ou en désagrément, quoique cela aussi puisse exciter l’imagination, motiver la recherche et éveiller l’intelligence, également. Tout ça, c’est du pain béni pour un enfant, et quoi de plus beau que les yeux des « petits », éblouis et confiants ; quoi de plus spontané que leur fraîcheur d’âme, qui ne signifie pas « froideur », mais « sérénité », éveil de l’esprit, source des questions à l’origine de la Philosophie. L’Etonnement dénote, certes, un signe d’ignorance, mais aussi de réflexion, dont Socrate et Platon firent l’origine de la philo, une surprise, au fond, causée par un travail de la Pensée ; leur « Etonnement » devant la nature marque bien l’accès à une meilleure connaissance de l’objet, ainsi qu’une commotion, un coup de tonnerre à ébranler l’âme, de la même façon que la stupéfaction du jeune garçon peut se produire devant tout ce qu’il aperçoit, car la philosophie n’a pas d’autre dessin que d’Etonner.

Dans la salle, on a commencé par évoquer Picasso, la pratique de la philo avec des enfants qui commencent par le ‘pourquoi’ puis ‘c’est moi’ ensuite ‘je veux’ et, finalement ‘je’, puis l’acquisition de la logique. A six ans commencent les questions existentielles, car rien ne va de soi, l’angoisse de mort et autres corrélations telles que le corps et l’esprit, puis, parce que la petite enfance ne paraissait pas très intéressante, on est passé à l’écriture, la pensée abstraite essayant d’éviter le bla-bla-bla et, afin de savoir s’il y a ‘philo’, il faudrait réaliser que la question a circulé d’un lieu à un autre, séparant le vrai du faux. Quelqu’un a dit que ce qui importe est la question et point la réponse, et quelqu’un d’autre encore fit une synthèse en trois points : culture grecque (un mentor), ce que l’on sait (le cœur), le film ‘Total Recall’ (de Paul Verhoeven) ainsi que ‘Pulp Fiction’ (Quentin Tarantino), ou vie rêvée, ainsi que Heidegger et « la vraie vie qui n’a de sens que lorsque l’on s’occupe d’elle et pas de philo ».

Bref, l’Etonnement introduit à tout âges la Pensée dans la vie de chacun et lui donne l’énergie nécessaire pour mettre la raison en action. Ainsi, bien que Descartes en souligne le danger, l’Etonnement peut conduire à l’acquisition du savoir, et un enfant en est, par nature, curieux.

Côté ‘percolateur’ il y avait pas mal de bruit mais, une intervenante ayant fait remarquer que « la vérité sort de la bouche des enfants » on a poursuivi, notamment avec l’intervention d’un môme de six ans, puis, revenant sur terre, on a évoqué la théorie et la pratique ainsi que l’angoisse de mort, et fait allusion à l’imaginaire, à la philosophie vivante, à l’école primaire faite de fables ou récits, l’âge de raison, les maths. La période de cogitation qui nous était allouée s’étant écoulée, comme d’habitude, Gilles a mis un terme à l’exercice.

Puis, ayant troqué le temps de la réflexion pour l’espace des commentaires, nous nous sommes trouvés dehors à ressasser les bribes de nos doutes.

Un garçon demande à une fille :

- C’est quoi ton rêve ?

- Que tu m’embrasses sous la pluie ; et le tien ?

- Qu’il pleuve !

 Carlos

Débat du 7 Juillet 2013: « D’où vient le Mal; où va-t-il ? », animé par Jo Strich.

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Posted on 8th juillet 2013 by Carlos in Uncategorized

Tout va Mal. De l’agonie de Nelson Mandela dans un Hôpital de Pretoria à la trouble affaire impliquant  Joseph Snowden qui aurait rendu publiques des informations Top Secrètes Américaines ayant pour conséquence l’interdiction du survol de la France par l’avion où se trouvait le président Bolivien Morales, aux troubles provoqués en Egypte par l’obscure passation de Pouvoirs, ainsi que des insolites manipulations électorales aux USA, tout porte à croire qu’il y a de l’eau dans le gaz. Pas étonnant qu’au Café des Phares®, le Débat du 7 Juillet 2013 portât sur la brûlante question : « D’où vient le Mal ; où va-t-il ? », animée, en l’occurrence, par Jo Stricht.

Au fond, tout bien regardé, il s’agit d’une allégorie de la machine à laver. En effet, pour l’alimenter en Eau, un corps assez renversant qui fait partie des quatre éléments reconnus par l’Antiquité, d’où tout provient et auxquels chaque chose fini par se réduire, il faut, normalement à cet engin deux robinets d’arrêt : l’un sur le tuyau d’arrivée, l’autre sur la machine où le liquide est sensé s’introduire. Ainsi, le Mal viendrait de quelque part, indépendamment de là où il est judicieux d’aller, comme le Bien, d’ailleurs, et il nous faudrait posséder les outils nécessaires à son utilisation ultérieure.

Du coup, si je cherche à apprendre « qu’est-ce que le Mal ? », constitue déjà un sacré problème, pour connaître « Où va-t-il ? », il vaut mieux avoir l’idée d’un champ d’écoulement, dès que l’on fait question de se demander « d’où est-ce qu’il vient » ; aïe, aïe, aïe !

Mais, de quel Mal est-il question, d’abord ? De celui qui frappe les Hommes ? Qu’est-ce qu’un Homme ? A en croire la légende, les Bébés, des projets d’Homme, sont apportés par les Cigognes, des oiseaux de bon augure dont la symbolique est associée à la naissance, d’un joli marmot, par exemple. Qui plus est, la tradition fait de l’échassier aux longues pattes et au long bec rouge, un symbole de fertilité, un messager dont le rôle est d’entraîner ces Poupons dans le Monde des Vivants qui, d’une façon ou d’une autre en auraient manifesté le désir. Du coup, cet adjectif de négation donc, Le Mal, s’opposant à l’occasion au Bien, se revêtit forcément au moins d’une des trois formes : Défaut, ou manque de Bien, Faute, ou négation du Bien, puis Crime, soit, la destruction du Bien, et peut être entendu, finalement, comme le Concept sous lequel ils se rangent.

Si l’on part, pourtant, du principe que le Mal est odieux, puisqu’il est question d’un négatif compris comme absence de son contraire, ou même opposé à lui et peut être entendu, en même temps, telle une matière métaphysique à laquelle les religions doivent leur essor, qu’il soit physique, c’est-à-dire, infligé par des Hommes les uns aux autres, voire, contracté par chacun, volontairement ou pas, il s’agirait là d’une pratique que les Gens s’appliquent de leur propre chef et dont ils sont responsables, c’est-à-dire, tout ce qui affecte l’Homme et lui nuit physique ou moralement ne se distinguant pas très bien de ce qui est « Mauvais ».

Dans ces conditions, se demander d’où il vient, le Mal (étymologiquement du latin ‘mallum’), est une question un peu oisive à laquelle toutes les religions ont fait référence et associé un châtiment exemplaire, bien à la mesure de la pagaille introduite dans le dessin parfaitement agencé de la création. Bref, le Mal est un désordre, un désordre indésirable qui nous arrive par effraction et ne peut mener qu’à la perdition, si l’on veut essayer de savoir où il va. C’est tout ce qui affecte l’Homme et lui nuit physiquement ou moralement et se distingue malaisément du mauvais, ce qui fait que le réel devrait se conformer à nos désirs, comme on le souhaite, et représente métaphysiquement l’imperfection fondamentale du monde, Leibniz distinguant ce mal métaphysique du « mal physique » (la souffrance) et du « mal moral » (le péché), mais ça c’est une autre histoire.

Ça nous a néanmoins donné l’occasion de remplir une heure de débat, où il a été question de nous interroger sur « les maux de Job », « la banalité du Mal », « perpétré bel et bien par les Hommes », d’où la conclusion hâtive, « s’il n’y a pas de Mal, il n’y a pas de Dieu », alors que « le mal est en nous » et « existe dans l’action de l’Homme », « un sentiment d’éternité mis en question par la mort », quoique « Anna Arendt ait dit : ‘ceux qui ont produit le Mal ne le portent pas sur le visage’, le ‘Mal’ d’aujourd’hui étant ‘l’obéissance’, un drame démontré par l’expérience de Milgram », « le ‘Mal’ revenant à la désobéissance à Dieu », « d’où les Commandements, un défi qui porte à parfaitement distinguer le Bien du Mal », puis, « il se trouve qu’il y a toujours du ‘Bien’ et du ‘Mal’, du point de vue de l’autre ; on adhère ou pas, et ça fait la différence », et encore, « s’il n’y a pas de souffrance, où est le ‘mal’ ? », « le ‘mal’ comme concept créé pour le contrôle social, voire, l’invitation à se souvenir du Titanic », c’est-à-dire, « mettre la vie avant tout », et « éviter de tenter d’occulter le Mal », « le Terrorisme politique » et « les binômes 100% Bien, 100% Mal ».

Enfin !

L’optimiste pense que « le Mal n’existe pas, tout simplement. »

Le pessimiste que  « si le Mal n’existe pas, c’est encore pire. »

Je crains qu’en tous cas, ce ne soit pas le cas.

Carlos

Le débat du 14 juillet 2013 : « Pour comprendre l’art, faut-il être un intellectuel ? », animé par Eric Zernik.

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Posted on 10th juillet 2013 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 21 juillet 2013 : « Sommes-nous prisonniers de nos habitudes ? « , animé par Claudine Enjalbert.

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Posted on 17th juillet 2013 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 28 juillet 2013 :  » Y a-t-il une autonomie de pensée sans ordre social ? », animé par José Talavera.

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Posted on 24th juillet 2013 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 4 août 2013 : « A-t-on besoin de visionnaire ? », animé par Jean-Luc Berlet.

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Posted on 31st juillet 2013 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 11 août 2013 : « L´art est-il un court-circuit de la vie reelle ? », animé par Michel Turrini.

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Posted on 5th août 2013 by Gunter in Uncategorized

Le debat du 18 aout 2013: « Peut-on défendre l´indéfendable », animé par Idriss Sankhon.

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Posted on 14th août 2013 by Gunter in Uncategorized

L e débat du 25 aout 2013 : « L´amour est-il le contraire du pouvoir ? », animé par Jean-Luc Berlet.

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Posted on 21st août 2013 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 1er septembre 2013 : « Quel sens donner à nos larmes ? », animé par Sabine Miniconi.

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Posted on 26th août 2013 by Gunter in Uncategorized

Débat du 15 Septembre 2013: « Pourquoi l’ennui ? », animé par Claudine Enjalbert.

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Posted on 17th septembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Après une semaine illustrée par la présentation des candidats au ‘Prix Sakharov 2013’ pour la liberté de l’esprit, et par des Semaines Sociales de France consacrées au Travail, prit fin la Fête de l’Huma, avec la présentation de saltimbanques, ainsi que débats politiques ou les conditions de travail, tandis qu’au Café des Phares®, les habitués du lieu, aussi bien que des nouveaux venus, ont eu l’occasion d’assister au Débat du 15 Septembre 2013, dont le sujet, animé par Claudine Enjalbert, était : « Pourquoi l’ennui ? »

De quel ennui est-il question ? De quelle nature est cette contrariété ? Qu’est-ce que ce désagrément ? Des ennuis, il y en a des tas ! D’argent, de santé, de voiture, etc. Mais, admettons qu’en gros, là, il s’agirait d’une impression de vide ; un sentiment de lassitude, causée par la monotonie de la vie, voire le désintérêt pour quoi que ce soit. Dès lors, on se demande, Pourquoi ? ou Pour quoi ? Une mélancolie provoquée, comme souvent, par le cafard ou le détachement des choses ? Beaucoup d’écrivains se sont laissés séduire par cette thématique, comme Alberto Moravia, entre autres, qui décrit des Hommes vaincus par la réalité, parce que guidés par elle, et le chanteur Fauve, par exemple, va même jusqu’à y voir un crime, dans ses chansons.

« Mal nommer les choses, c’est goûter au malheur du monde », ajoute pour sa part Albert Camus ; en fait, ce qui est, est, et il n’y a rien d’autre à en dire, chaque question supplémentaire n’aboutissant qu’à l’embrouille, le vague, la confusion. A un capharnaüm ou bric-à-brac où rien ne va de soi. Comme disait ma grand-mère, « l’ennui » est le propre de ceux qui ne veulent rien faire de leurs dix doigts, et d’après les experts, « s’ennuyer », c’est-à-dire, se morfondre, nuit gravement à la santé, pouvant avoir même des effets secondaires, tels que l’anxiété et l’angoisse, amenant souvent à la dépression et à des risques cardiovasculaires. Il ne semble pas que l’on puisse donc s’attendre à des résultats positifs dans une telle affection.

Qu’en a-t-on dit ?

Que « la traduction, en anglais, serait ‘trouble’ », « qu’il s’agissait d’une perte de conscience, et l’on s’est demandé quelles seraient ses causes, puis quel serait son moteur et son action, une absurde étymologie ayant été imaginée, « ‘en-nuit’, ‘qui-voudrait-dire’, dans la nuit », ou « un rapport avec le rêve qui inviterait à réfléchir pour s’en sortir, au risque de s’y complaire », « ‘penser’, c’est l’extase ». On a envisagé « le ‘stress’ dans la gestion du temps », « Verlaine, emprisonné, mais composant des beaux poèmes », « l’ennui né du bercement et de la paresse », « qu’un autre mot pour ‘l’ennui’ pourrait être la fainéantise », « rapprocher l’autre’ du ‘même’ », « qu’il fallait affronter la bête et pas botter en touche », et distinguer « l’ennui agréable, comme la solitude ou envie de rien faire, de l’ennui- paralysie », « on ne s’évade que par l’action », « dans le travail, on ne s’ennuie pas ; on se pose des questions », « pour sortir de l’ennui, il faut faire autre chose, le ménage, par exemple », « la graine se trouve dans l’arbre déjà », « Robinson Crusoé et Don Quichotte ne s’évadent pas », « l’apprentissage demande patience », « temps résigné, temps lucide ». « Entre philosophie et psychologie, la liaison n’est pas assurée », il faut faire face à soi-même », « la campagne et sports extrêmes pour sortir de l’ennui » …

Pour finir, « l’ennui, n’est qu’une maladie moderne »…

Gill nous a gratifié de ses vers, concluant par : « O Temps, suspends ton vol… »       

Bref :

D’après le curé de mon village, qui préchait sur un nuage, s’ennuyer n’est pas bon pour la santé, en raison des effets secondaires indésirables que celà peut avoir, tels que l’anxiété et l’angoisse, capables de mener à la consommation d’alcool, tabac ou autres drogues, entraînant souvent la dépression, ainsi que des risques cardiovasculaires. Moralité : l’ennui est le propre de ceux qui ne savent rien faire de leurs dix doigts et, celui qui connaît l’art de vivre avec soi-même, ne se morfond point. Il faut faire de l’ennui une distraction comme une autre. Or, si je me fie à Jankélévitch, les Hommes agissent souvent à rebours. Ils pensent sérieusement ce qui ne l’est pas, et à la légère ce qui est sérieux. Ils pontifient dans les choses frivoles, et se conduisent comme des polissons dans circonstances les plus préoccupantes, … bien que la seule chose sérieuse, ici bas, soit l’humour.

Carlos

Débat du 22 Septembre 2013: « Vaut-il mieux être esclave de ses désirs que du désir de les combattre? », animé par Georges Sefinal.

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Posted on 23rd septembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Pour terminer la Semaine Européenne dédiée à la Mobilité, Bus et Métro proposaient au public, esclave des transports en commun, des tarifs promotionnels, afin de l’inciter à adopter une démarche citoyenne en faveur de la qualité de l’air, par l’adoption des déplacements alternatifs à la voiture particulière, tels le covoiturage, le vélo ou le recours aux transports collectifs, c’est-à-dire, une autre façon de bouger en ville.  Au Café des Phares®, les habitués du lieu, ainsi que les nouveau venus, étaient, eux, invités par Georges Séfinal, qui animait le débat,  à réfléchir, le 22 Septembre, sur le thème suivant : « Vaut-il mieux être esclave de ses désirs, que du désir des les combattre ? »

C’est comme si l’on me demandait « Quelle est la différence entre un canard ? » En effet, si l’on y va sur la pointe des pieds, malgré les apparences, on s’apercevra vite qu’il n’y a pas de voie d’échappatoire dans ce sophisme. Ou bien l’un, ou bien l’autre… mais « esclave » de toute façon ! Etre Esclave ! Etre esclave, soit du Désir, ou alors du fait de le combattre, ce Désir ; il n’y a pas d’avantage de choix ; c’est « ou »… « ou », mais ESCLAVE, quand même. Dans mon pays on dirait, « ce n’est pas du caca, mais c’est le chien qui l’a fait ». Au fond, c’était encore un débat sur la Liberté, définie par sa négation.

Mais, au diable la varice. Le point à retenir serait, en tous cas, que dans l’hyperbate présent, d’une part, par définition, un « Esclave » est un individu privé de liberté et soumis à une autorité tyrannique ayant un pouvoir suprême, absolu ou oppressif sur lui. De l’autre, que « Se Révolter contre ses désirs », (les combattre), implique le rejet d’un sentiment auquel il faudrait logiquement se conformer, le Désir. L’Homme est libre par essence, et de ce fait, il cherche à faire ce qui lui PLAIT ; s’investir dans ce qu’il a envie de réaliser, évitant toute situation qui pourrait lui déplaire, ou même nuire, car la Liberté n’est pas Liberté, si d’aventure elle se trouve limitée. Là, on a le choix : se RESIGNER ou se RESIGNER. Où est l’impératif ? Ou bien tout est déterminé, ou bien nous avons le choix ; celui que nous dicte la conscience.

Effectivement, rétorquant à une certaine insatisfaction, très vite le DESIR est apparu comme le mot pivot de notre discussion. Du latin, ‘de-siderare’ », le terme traduit le fait « de regretter l’absence d’une étoile ». Désir, désirer, c’est tendre vers ce que l’on aimerait posséder (les étoiles) ; il s’agit de la conscience d’un manque évoquant l’idée d’un bien que l’on ne détient pas, mais duquel l’on aimerait disposer, tel que le suggère Malebranche. Il est humain, ce désir, en tant qu’absence, pénurie, et semblable à la nostalgie, car, au bout du compte, le Désir se nourrit de l’aspiration à ressusciter le bonheur enfui. Une révolte contre la notion d’irréversible.

On a beaucoup glosé sur le sujet, comme « vision d’un besoin », évoquant notamment, « le désir et la pulsion », ainsi que le fait « d’être incontournable, sans s’en se sentir esclave et les dissociant au passage, nous permettant d’être ce que nous sommes », nous interrogeant sur « l’intériorité ou extériorité du sentiment ». Puis, on a parlé des « différences entre désirs et besoins », tout en échappant « à l’esclavage », ainsi qu’aux rêves « irréalisables, paralysants, ou même interdits », ajoutant « l’effet malsain de certaines religions, de la biologie, voire d’autres fantasmes ou refoulements, comme le ‘fatum’, la fatalité, c’est-à-dire, ‘ce qui est écrit’ », et même « le ‘célibat’ des prêtres ».

Gilles mit fin au débat, au moyen de ses vers libres, et la salle se vida de ses philosophes qui se sont retrouvés dehors, remâchant certains aspects assez intéressants de la polémique relevés pertinemment par Georges.

A la sortie, dans le kiosque à journaux :

- Alors ? Quel était le sujet, aujourd’hui ?

- « Vaut-il mieux être esclave de ses désirs, ou du désir des les combattre ? »

- Bah !!! En général, un désir est tout simplement un désir.

 Carlos

Débat du 29 Septembre 2013: »La solitude qui rend fou », animé par Irène Litvin

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Posted on 30th septembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Au vu de ce qui se passait partout dans le monde, on avait la sensation que l’on perdait la tête. Côté Syrie, en vertu des violents bombardements sur des lieux pourtant connus pour ses grands agglomérats populationnels. Ailleurs, tout témoignait d’une affligeante solitude, au regard de telles violences, aussi bien qu’à celle « trouvée devant sa porte », comme le chante Barbara, ou le montre Tony Richardson dans son film, si singulier, « La solitude du coureur de Fond », tiré du roman de Alan Sillitoe. Or, le 29 Septembre, 2013, au Café des Phares®,  c’est encore une autre solitude qui a intéressé le peuple philosophe qui y accourt. Il s’agissait d’un échange de vues sur « La Solitude qui rend Fou », sujet du débat dominical, choisi et animé par Irène Herpe-Litvin.

Y aurait-il une solitude qui rend fou et d’autres qui ne le feraient pas ? En tous cas, bien que Gilber Bécaud ait chanté « La solitude, ça n’existe pas », c’était sur celle-là que la nombreuse assistance était invitée à se pencher, et point sur la Solitude des Nombres Premiers (de Mersenne), dont, dans cent, 25 à peine n’admettraient pour diviseurs que le 1 ou eux-mêmes ? Non ! « Celle qui rend fou !». Pas une autre. Pas celle de la souffrance motivée par un désir impossible comme la ‘saudade’ interprété par le Fado portugais, ou l’aspiration vers le tout autre, le mal être, la nostalgie, la ‘sehnsucht’, l’exil existentiel hors de soi… Non. En question était « la solitude qui rend fou ». Pas du tout ces sentiments secrets qui peuvent rendre sage, alors qu’il y en a pléthore, comme ceux par exemple des contemplatifs, cénobites, anachorètes, ou méditatifs et, pourquoi pas, celle d’un Descartes songeur, assis devant son poêle, voire d’un Victor Hugo, largué dans son exil. Non. Non. On voulait s’interroger, en somme, sur l’isolement infligé ! Sur l’odieux traitement imposée à quelqu’un, au point de lui faire perdre la raison !!! La solitude des êtres esseulés, délaissés, dépossédés de tout contact ou relation sociale avec autrui et qui, à force, devinrent douloureusement solitaires, « fous », déments, misanthropes. De cet angle là, bien que la solitude ne soit pas un repli sur soi ou le retrait du monde, elle paraissait désigner en l’occurrence tout être atteint de tel ou tel trouble mental lié à l’absence d’entourage.

C’est ainsi que Heidegger différencie « Einsamkeit », « solitudo », de l’isolement, « Alleinsein ». En effet, du latin « solitudinem » (solus=seul), la Solitude traduit l’état passager de celui qui se trouve, volontairement ou pas, à l’écart des autres. FOU, du latin « follis » dénomme, lui, un ballon, ou un soufflet pour activer ou stimuler le feu, voire celui qui a perdu la raison, c’est-à-dire, par exemple, un psychotique qui dit ou fait des trucs extravagants pour amuser la galerie, tel « le bouffon du roi ». Aux échecs, le terme désigne la pièce qui se déplace en diagonale, et, pour Malebranche, « la folle du logis » qualifiait, enfin, l’imagination, « l’art des fous », l’art brut, art naïf, dont l’art des enfants.

La FOLIE, ou MORIAS, dont Erasme fit l’éloge dès 1511, fait partie, en effet, d’un vocabulaire conduisant à deux modèles distinctes : un positif (de la « mania », grecque, maintenue jusqu’à la psychiatrie, à la « furor » latine ou état d’exception correspondant à un radical qui signifie « croire, penser »). Ajoutons qu’il s’agit là, encore, d’une extravagance par laquelle Kant désigne aussi bien le délire que l’idéalisme, la Folie, ou le Fou, se trouvant hors, ou à côté, de la raison, voire de la sagesse, mal différenciée de l’idiotie ou de l’immoralité. Retenons encore que Platon, pour lequel la Folie n’est qu’une tension de l’esprit, envisageait quatre formes de ‘Mania’ ou Délire divin : 1) le délire mantique ou divination, 2) le délire dionysiaque ou initiation aux mystères 3) la frénésie inspiré par les muses, et 4) le don de Eros suscitant l’Amour.

Enfin. Redoublant d’imagination, les participants ont beaucoup glosé sur les deux concepts (solitude et folie) puis, le moment venu, Gilles emporté dans ses rimes, mit fin à ce temps particulièrement dédié à la sage réflexion.

 

- C’est dingue. T’as passé plus d’une heure à discutailler sur « la solitude qui rend fou », et tu ne sais toujours pas quelle est la solitude qui rend sage ?

- Bah, non. Je suis pas dingue, je fais le fou…

 Carlos

« L’antiphilosophie est-elle aussi nécessaire à la vie que la philosophie? », animé par Emmanuel Mousset.

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Posted on 8th octobre 2013 by Carlos in Uncategorized

Alors que Paris s’était payé une époustouflante « Nuit Blanche », suivie de l’ubuesque affaire de l’ouverture des magasins le Dimanche, au Brésil les Indiens partaient en guerre pour préserver leurs terres ou défendre leurs droits, et en Syrie la population pâtissait sous des criminelles attaque chimiques, aux USA  l’Administration Centrale se trouvait paralysée par le vote du Budget annuel, au Café des Phares®, un nouveau Débat Philo avait lieu le 6 Octobre 2013, animé ce jour-là par Emmanuel Mousset, et dont le sujet était : « L’antiphilosophie est-elle aussi nécessaire à la vie que la philosophie ? »

De toute évidence, il nous fallait trancher entre la philosophie et quelque chose qui s’opposerait à elle. Pour ou contre. Or, dans quel cas s’estime-t-on philosophe, et quel statut réserver à son antagoniste, l’antiphilosophe ? Puis, la « Nécessité » ! Envisager un tel type de préoccupation pour l’activité de l’esprit (s’interroger sur la situation aussi bien de l’un que de son contraire), c’est déjà un peu incongru. Le fait est qu’il y a là, de surcroît, dans ce cas de figure, quelque chose d’absurde, c’est-à-dire, étrange au sens commun ; à la logique. A l’ordre des Nécessités, qui pour Aristote ne représentait aucun doute ! « Primo vivere, deinde philosophari !» (« Vivre d’abord, philosopher ensuite »).

Difficile d’admettre, enfin, qu’il y aurait un fait, INELUCTABLE, à même d’exercer une contrainte sur l’Homme, en l’occurrence OPPOSE A LA SAGESSE, ayant un caractère d’exigence, indispensable, nécessaire; existerait-il un indéfini concept, ayant une influence déterminante, indéniable, sur la pensée ? « Antiphilo », au demeurant ! En clair, Antiamour ! Parle-t-on de la « Haine ?», la « Hargne des grincheux ? des teigneux ? des revêches ? » Xanthippe?

On a commencé par se demander « ce que c’est qu’un philosophe, en dehors de Platon », puis, de fil en aiguille, fut évoqué « l’Antimanuel de Philosophie », « le philosophe étant finalement n’importe quel humain » qui « va chercher la vérité au fond de ses tripes », « s’opposant sans cesse », mais « toujours à la remorque des sciences », que ce soit « Derrida, Deleuze ou Lévinas », l’important étant « ce que l’on entend par ‘anti-philosophie’ », tout en « s’interrogeant sur l’action et la pensée », « la connaissance universelle », « les grands maîtres », « la philo populaire », « autrefois pratiquée par les esclaves », malgré « la difficulté à penser le monde », « sous les dictatures arabes ». « Tous les grands philosophes se positionnaient pour », afin de « devenir ce que tu es ». « Quand on pense pour penser », « la pensée en tant que telle »  « sans chercher de réponse », « on va à l’encontre de la question », « Pascal s’adressant aux libéraux, Rousseau aux plébéiens cherchant ‘le nouvel homme’ », « Wittgenstein s’exerçant au langage », « Lacan à l’acte de langage », chacun ayant sa façon de présenter les choses »,  « à la recherche du Nouvel Homme », ou « Le monde de Sophie », « l’émergence des choses », et « tout en se demandant « si c’est nous qui pensons à Dieu ou Lui à nous », « l’antimatière », « les oppositions : jour/nuit, froid/chaud, blanc/noir ».     

Enfin, que l’on fut ‘pour’ ou ‘contre’, c’est pareil, puisque la traversée que l’on avait à faire semblait déjà semée d’écueils. Qu’entend-on par antiphilosophie ? Le scepticisme, peut-être. La disqualification des énoncés philosophiques traditionnels, pouvant conduire à de crasses erreurs, comme le fait de penser, par exemple, que la lumière d’une étoile que l’on observe, est aussi grande que celle d’une bougie, ou prendre les vessies pour des lanternes.

Partant de là, quelle serait la ligne de partage entre le « pensable » et le « non pensable » ? Comment passe-t-on de l’un à l’autre ? Où est la ligne de partage entre les deux ?

Le comment du monde ? L’anti-philosophie surgirait, elle, d’une intention spécifique de la philo, lorsque les énoncés sont d’un ordre différent, pas forcément faux, erronés ou périmés, mais identifiant autrement les choses, sans qu’il y ait des éventuelles méprises ou illusions.

- Qu’est-ce que la Poésie en dit, se demanda Emmanuel, toujours très attentif envers la salle ainsi que les participants, et Gilles clôt la séance de ses rimes.

    A propos de salle, et l’attention qui lui est due, alors que l’on ne peut pas s’apercevoir de tout ce qui s’y déroule, il me vint à l’esprit un fait qui s’est passé dans un cabinet médical :

    -Docteur, il y a « un Homme invisible » dans la salle d’attente.

    -Dites-lui que je ne peux pas le voir.

    Carlos

Débat du 13 Octobre 2013: « Peut-on réinventer sa vie? », animé par Gérard Tissier

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Posted on 14th octobre 2013 by Carlos in Uncategorized

Déjà « Prix Simone de Beauvoir », réservé à ceux ou celles qui oeuvrent au profit de la Liberté des Femmes, et pressentie actuellement pour le Prix Nobel de la Paix, c’est Malala Yousafsaï, une jeune fille militante des Droits de l’Homme, la lauréate du prix Sakharov, pour son action en faveur du « Droit à l’Education » dans son pays, malgré l’opposition des groupes de Talibans qui semblent y faire la loi. Elle aurait certainement beaucoup de choses à nous dire encore si, au Café des Phares®, les participants au débat hebdomadaire qui y a eu lieu le lendemain des festivités clôturant les vendanges à Montmartre, le 13 Octobre 2013, donc, n’avaient pas, eux, choisi de se pencher sur la question que l’animateur, Gérard Tissier, avait pour tâche de nous aider à en retirer la substantifique moelle : « Peut-on réinventer sa vie ? ».

Bien que n’ayant pas assisté au débat, je me demande s’il est nécessaire  de le faire. INVENTER, comme chacun sait, exprime le fait de découvrir quelque chose (ou effet), par la force de l’imagination ou de ses expérimentations, et d’accomplir le premier une réalité nouvelle, comme par exemple « inventer la poudre », trouvant ensuite des tas d’applications pour elle. Or, d’après la colle posée, chacun de nous serait un lieu CREE PAR SOI MÊME, dans un premier temps, et duquel la Vie se retirerait, pour revenir un jour, dès que cela nous conviendrait. En effet, RE-INVENTER (inventer de nouveau) semble désigner l’acte de créer la même chose une deuxième fois ; une sorte de réincarnation. Aurions-nous inventé au départ, notre vie, et, cela n’étant pas assez satisfaisant dès le premier coup, il deviendrait nécessaire de recommencer ? Ou faudrait-il réapprendre à se redresser sur ses deux pattes, réactiver les méninges, reconsidérer ce qui nous est proche, célébrer de nouvelles noces, créer de nouveaux caddies ? Or, nous n’avons pas à bouger avant notre troisième mois, car à cet âge là, on s’en fout de la vie ; de ce qui est en nous, et sans quoi nous ne serions pas. Nous ne sommes le que le lieu où elle se manifeste et duquel elle se retirera plus tard, inexorablement : naissance, croissance, maturité, puissance, puis la suite inverse, déclin, déchéance, inanition, disparition  dans la mort. Inutile d’intervenir, inventer, encore moins réinventer la vie, même pour celle que l’on n’a pas vécue, puisque penser un objet, c’est le penser existant ; le considérer inexistant, reviendrait à lui adjoindre quelque chose et pas en retrancher, comme l’on sait. L’exclu n’est pas évincé, au contraire, il gagne une qualité de plus qui s’ajoute à celles qu’il a déjà, et aucune ne lui est ôtée. De même, de la vie à laquelle s’oppose le véhément discours de la liberté prise en main par la démocratie (c’est-à-dire, le collectif), jusqu’à la vie contrariée par l’inéluctable où s’enroulent les vocations, les projets, les labeurs, les obstacles ainsi que la vaine dynamique des sujets, un passé explicite et un futur tacite, restent uniques et vivants dans la plénitude des êtres, raison pour laquelle le monde est monde, seul constituant de ce qui existe et de la condition humaine toute entière, passé, présent, futur, célébrés par les chrétiens à la Toussaint, Dakini pour les bouddhistes, Samhain pour certains animistes ou Halloween pour des zombies. L’existence individuelle est la preuve d’un possible qui devient réalité jour après jour mais, alors que chaque instant est un nouvel univers,  entre le vieux et le nouveau les êtres singuliers ne jouent aucun rôle.

-Tiens ! Te voilà. Je croyais que tu étais mort !

-Tu vois, je suis bien vivant !

- Mais, je crois plus volontiers, celui qui me l’a dit.

Carlos

Débat du 20 Octobre 2013: « Peut-on durer, quand tout vacille? », animé par Gunter Gohran.

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Posted on 21st octobre 2013 by Carlos in Uncategorized

Alors que le Prix Nobel de la Paix était attribué à l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques, le Front National emportait l’Election cantonale de Brignoles (Var), bien que l’affaire de la semaine fut la choquante expulsion par le gouvernement de gauche, d’une élève de troisième, Leonarda, vers le Kosovo, son pays d’origine, après avoir été obligée par les forces de l’ordre et devant ses camarades, à descendre du bus scolaire et interrompre la sortie pédagogique qu’elle effectuait avec sa classe. Du Côté Café des Phares®, on se préparait, comme chaque Dimanche, à suivre le Débat du 20 Octobre 2013, animé ce jour-là par Gunter Gohran, et dont le sujet, choisi sur place, était « Peut-on durer, quand tout vacille ? » 

C’est un problème délicat, celui de la Durée, c’est-à-dire, celui de la nature du Temps. Mais, penchons-nous sur le terme « Vaciller », d’abord ! Vaciller est un Verbe intransitif qui s’applique à l’être assujetti à des mouvements répétés ou alternatifs involontaires ou non et qui se trouvant éventuellement en équilibre instable, risque de tomber, à l’occasion, dans l’espace où il se tient. Ses synonymes seraient chanceler, tituber, se balancer, trembloter, osciller, induisant de surcroît une indécision ou irrésolution, semblable au frémissement d’une flamme ou à l’ébranlement de tout ce qui est transitoire, éphémère, évanescent, fugace, voire par exemple les voltiges oiseuses d’un passereau …

A lopposé, nous avons « Durer », qui signifierait le fait de pourvoir à une continuité, « être ferme », « assuré », « sûr », « stable » dans le sens de persister sans changement, résistant au temps qui passe ; demeurer. Dès lors, le pire étant toujours quasi certain, si l’on applique à notre cas la Loi de Murphy, « Tout ce qui peut mal tourner, tournera mal », nos jours étaient comptés. C’est-à-dire, lorsque tout chancelle, on ne va pas très loin ni pas longtemps. On partait donc sur des perspectives douteuses, désabusées, assez pessimistes et aussi loin que ce que l’on pourrait penser, si l’on se tient à l’avertissement d’Héraclite « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, car tout coule et TOUT PASSE ». De surcroît, sans parler du Temps psychologique ou perception subjective de la Durée, nous nous trouvions livrés à l’« Effet papillon », c’est-à-dire, « un simple battement d’ailes quelque part, peut déclencher l’écroulement d’une ville à l’autre bout de la planète », phénomène que Einstein a réduit, dès 1905, à une toute petite formule E=mc2. En clair, nous sommes abandonnés à la vermine.

Cela n’a pas empêché que l’on fît, dans notre Café, une digression sur « ce qui va, l’aspiration, le renoncement, et même sur ce qui n’irait pas, tel « la flamme qui vacille pour finalement s’étendre », un exemple à suivre nous étant donné, celui de « Françoise Héritier, ethnologue, aujourd’hui âgé de 80 ans, bien que malade dès ses 5 ans », puis face à la colle : « Qu’est-ce qui vacille ? Le monde ou nous ? ». Quelqu’un demanda de « reformuler la question, puisque tout s’agite autour de nous », puis fut évoquée une « émission Télé, où l’on se plaignait du nombre de musulmans dans le pays ». « Comment garder, alors, ses valeurs ? », « Pas question de durer, mais résister ! », « séparer le grain de l’ivraie », « revenir en arrière ; faire face à la crise », avec « des Hommes comme Robespierre ». Il a été rappelé que « ‘on’, c’est vague ! », et « qu’il faut mettre le mot ‘responsabilité’, à la place de ‘résistance’ », puis « rester calmes, zen », « vaciller sans tomber », « résister c’est créer » et « ‘se connaître soi même’, comme Socrate », « et ne pas aller vers le FN ». On a évoqué « Badiou et Finkelkraut en tant qu’Hommes du passé », différencié « volonté de vivre et désir de vivre », « La philo nous permettant de rester humains », puis, un historien de l’art qui était là par hasard, ayant affirmé que « l’on est tous des citoyens du monde », l’animateur a ajouté, pour finir, que « la philo rajeunit, sinon elle ne servirait à rien ». 

Peu de temps après, Gilles mit un terme à la séance, au moyen de ses rimes bien assurées, et la majorité des participants à l’exercice dominical quitta le lieu.

Dans le véhément désir de DURER, un ovule à maturité peut demeurer plus de 24 heures dans le corps d’une femme, avant qu’un spermatozïde ne le féconde, car nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses. En vain. Les jeux sont faits. Comme le suggère le dicton brésilien : « Tout ce qui brille n’est pas durable comme l’or, et ce qui vacille ne tombe pas forcément ».

 Carlos

Débat du 27 Octobre, 2013: « Pourquoi mon corps sait-il quelque chose que j’ignore? », animé par Nadia Guemidi.

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Posted on 27th octobre 2013 by Carlos in Uncategorized

 Une fois signalé le changement d’horaire, faisant l’impasse sur l’Affaire « Prisme » qui a réanimé le spectre du Big Brother, dans ses efforts pour transformer la Planète en un Nouveau Far West, l’objectif de la semaine semblait avoir été de sensibiliser tout l’univers à une même nécessité, celle de réduire la quantité de déchets de par le monde, et donner aux Hommes des clés pour le réussir. L’agenda hebdomadaire s’est donc trouvé chargé d’activités allant du Développement Durable et Droits Humains, à la septième édition du Festival du Film sur l’Alimentation, ainsi que sur la transition agricole, l’Agro-écologie, l’Artisanat, la Surpêche, le Libre Echange et les Inégalités Professionnelles, un travail accompagné de Films et Débats Ouverts sur le Vent ou le Combat contre le Sexisme, voire aussi bien les valeurs du Partage de l’Eau. Au Café des Phares®, les participants à la réflexion philosophique du dimanche 27 Octobre, avaient, eux à se pencher sur les enjeux du Débat « Pourquoi mon corps sait-il quelque chose que j’ignore ? », animé par Nadia Guemidi.

Sacré cachottier, que ce Corps, aux airs d’en savoir plus sur ma personne, que moi-même n’en ai jamais été instruit… Au fait, je pense que cette substance molle ne sait rien du tout, une certaine ignorance de soi étant utile à un être qui doit s’extérioriser pour agir. Puis, d’abord, un tel organisme, un individu, ou la conscience, elle-même, peuvent-ils opérer, au détriment du sujet ? J’en doute.

Certainement, la cause de ce ‘pensum’ s’embranchait dans le fait que « Philosophie Magasine » posait une question semblable dans son dernier numéro « Qui est mon corps ? », « Corps » étant un pronom relatif désignant une créature, une personne ou une chose, engendrée,  produite… ou  carrément tirée du néant.

Mais, tout compte fait, le corps, humain, c’est au fond de la chair de quiconque possédant un savoir, une conscience ou une connaissance de soi.  Une individualité ? Certes, Socrates enjoignait ses auditeurs à se forger une idée de leur être, à partir d’un JE tourné vers un TOI, « Γνώθι σεαυτόν », Gnothi seauton, « connais-toi, toi-même » (maxime clé de l’humanisme). C’est-à-dire, les faire de prendre conscience de leur propre mesure, le CORPS, et lui donner un sens. Peut-il, ce corps, définir ce que JE est, surtout si JE l’ignore ? A-t-il une conscience de soi, de moi, de l’autre ? Nos connaissances passent par la faculté que nous avons de comprendre notre propre réalité et de la juger, soit, mais, la connaît-on ? Suis-je à même de saisir ce que je méjuge, ce que j’ignore ? La Conscience n’est pas consciente d’elle-même. Le Corps n’est qu’un organisme, opposé à l’esprit, et un membre de mon corps ne sait pas plus sur ma personne que moi-même. Qui est le maître en la demeure ? Le Corps ou le Je, qui se charge de tout par rapport à soi ? Bergson prétend qu’une certaine ignorance de soi est peut-être utile à un être qui doit s’extérioriser pour agir. En effet, l’individu proteste, réclame, réveille les consciences… mais il ne sait rien de la pertinence de ses gesticulations.

Beaucoup, beaucoup de choses on encore été dites, confirmant que « le cerveau nous joue des sacrés tours », lorsque « ça touche à l’esprit », l’idéal étant une « mens sana in corpore sano »,  maxime extraite de la dixième satire de Juvenal, etc., etc…

Puis Gilles, finissant sa prosodie, apostropha la chair : « Mon corps, ose !!! », comme Michel Ange (1515) interpella le Moïse qu’il venait de sculpter, d’un coup de burin sur le pied : « Parla ! », et tout le monde partit, refaire le monde, ailleurs.

Pour terminer, je suis tenté de rappeler l’épisode concernant les conditions de la mort du Président Félix Faure, décédé dans les bras de sa maîtresse, Marguerite Steinheil. Alerté, un ministre vint s’enquérir de l’Etat de santé du chef de l’Etat, demandant à l’Huissier :

- Dites, mon brave, Monsieur le Président a-t-il toujours sa connaissance ?

- Non, non. Elle est partie par derrière…

Carlos

Débat du 3 Novembre 2013: « Le malheur de n’être que soi », animé par Pascal Hardy.

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Posted on 6th novembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Tandis que d’importants événements culturels se déroulaient à la Maison de l’Unesco, à propos du développement durable et des droits humains, diverses rencontres, manifestations ou colloques secondaient la gronde bretonne des ‘bonnets rouges’, à propos de l’Ecotaxe sur les véhicules transportant des marchandises, qui finit par être suspendue. Concernant les actualités mondiales, le pays fut bouleversé par la mort donnée à deux des journalistes français travaillant au Mali pour RFI, victimes du terrorisme international, ce qui provoqua l’indignation et la colère au delà de ses frontières. Puis, le 3 Novembre 2013, du côté du Café des Phares® eut lieu l’habituel débat dominical, intitulé, ce jour-là : « Le malheur de n’être que soi ! », animé par Pascal Hardy.

Cela se passait donc dans une salle de café, devant une centaine de personnes qui voulaient vivre la singulière transmigration hebdomadaire, et le sujet choisi nous présentait l’hypothèse d’un quidam se trouvant en rupture avec la réalité, dans une sorte de psychose maniacodépressive, étant là, existant, mais seul avec lui même.   

 Le fait est que, « n’être que soi… », s’associerait à un malheur ! Il ne s’agissait donc pas d’être simplement seul. Non ; il était question d’être aussi bien solitaire que morose. On se trouvait, de toute évidence, devant un cas de syndrome dépressif ; être soi et personne ou rien d’autre de plus. Pas sa mère, pas son voisin, pas son arrosoir, alors que l’on sait que la solitude prédispose à la démence, sérieuse pathologie qui demande une prise en charge psychiatrique. Il s’agissait de n’« être » que soi, ce qui serait déplorable, donc. Or, à part soi, qui d’autre pourrions nous être ? C’est ça la question, au fond : « A qui s’allier si l’on veut être heureux ? » Il y a là le sentiment d’un désir d’être aussi bien quelqu’un d’autre, que la totalité des êtres, au demeurant… Délire mégalomaniaque ?

Prévoyant toute méprise, Socrate avait convié les Hommes à bien se connaître adoptant la maxime « Gnothi seauton » (« connais-toi, toi-même »), consigne écrite sur le Temple de Delphes. Dès lors, on est sensés savoir ce que « Soi » comprend, c’est-à-dire, un corps anatomiquement réel, avec peau, os, viscères, énergie ou fragilité. Il semblerait, cependant, que nous le connaissons mal, ce « soi », aussi bien dans sa puissance d’exister que dans la profondeur de l’être ou substance vitale, au point d’en être malheureux, ce que Spinoza redouta, clamant que « nous ne savons pas ce que peut notre corps, ni cette âme, dénommée « noûs », principe de la connaissance intellectuelle ». Nous sommes donc à bras, tout à la fois, avec ‘le physique’, le ‘psychique’ et l’‘intellect’, voire, « sômma », « psyché » et « noos », dans le processus de reconnaissance de notre Identité, notre « Ego » et notre « Soi » à la mine chafouine. D’après notre sujet, cela serait, pourtant, trop décevant, lamentable, malvenu. Afin d’être heureux, nous faudrait-il un sosie, un revenant, un double, se revêtir de la peau d’un autre ou, comme Rimbaud, être aussi identique qu’étranger à soi ?

Bref. « Etre » serait une avanie, le corps n’étant pas au courant de ce qui se passe ! ‘Sôma’ et ‘psyché’, constitueraient un ensemble en même temps harmonique et conflictuel, décidés à écouter Rousseau : « Malheur à qui n’a plus rien à désirer ». Le fait est que, si le monde est déterminé, nous n’avons pas le choix. « Nous ne pouvons pas être autre chose que ce que nous sommes et pas devenir ce que nous ne sommes pas ». Ainsi, pour Descartes : « il faut choisir entre ‘se changer soi-même’ ou ‘changer le monde’ ». Que dit la conscience ? « Tu dois devenir celui que tu es » , voilà. La vraie Liberté est de l’accepter. Pourquoi « n’être que soi » serait-il un malheur,  si ‘soi’ a la raison et le droit ?

Comme habituellement, Gilles nous gratifia de ses rimes, « de soi à soi ; de moi à toi », puis, l’animateur confia que, « cuisinant, on cherche à savoir ce que l’on fait », avant de mettre fin au débat, puis nous nous éloignâmes de notre cénacle, la mine déconcertée, pour ne pas être autre chose que nous-mêmes, tel ce à quoi nous avons joué.

Devant le quiproquo, je prendrais l’attitude de Unamuno, recteur de l’Université de Salamanca, répondant aux franquistes qui prônaient « Viva la muerte » : « Il y a là, dans ce sujet, … un manque de raison…  J’ai terminé »…

Puis, chanterai avec Jacques Brel :

« Etre heureux, une heure seulement,

Etre heureux, une heure quelques fois,

Etre heureux, rien qu’une heure durant… »

Carlos

Débat du 10 Novembre 2013: « Moins d’écrans… plus de réel. », animé par Alois Sander

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Posted on 11th novembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Tandis qu’un super Typhon, nommé Haiyan, se chargeait aux Philippines de raser des villes entières et qu’en France l’Etat empruntait des milliards pour solder une dette vieille de 18 ans, alors que, déjà privée du triple A, la note souveraine attribuée au Pays par Standard & Poor’s basculait de AA+ à AA, des ‘Opérations Escargot’ se déroulaient sur les routes du Nord de la nation traduisant le raz le bol des paysans aux bonnets rouges, d’autres débats, sur l’interdiction de l’achat des actes sexuels notamment, ou le manifeste « touche pas à ma pute » des ‘343 Salauds’ ont eu lieu au cours de la semaine, puis, le 10 novembre 2013, ce fut au Café des Phares® que Alois Sander a pris sur soi d’animer le sujet philosophique choisi : « Moins d’écrans… plus de réel ! »

Telle était l’injonction. Disons tout de suite, que « Réel », provient du latin « realis », dérivation de « res/rei », la simple « chose », tout bonnement. Dès lors, pourquoi devrait-il, le Réel, augmenter en fonction de la diminution du nombre d’Ecrans ;  en proportion inverse, donc ?

En guise d’information, un « Ecran » est aussi bien une paroi, un panneau, c’est-à-dire, un rideau, servant accessoirement à protéger, voire dissimuler, quelque chose de la chaleur, ou d’un rayonnement, comme la surface sur laquelle sont envoyées les images d’un projecteur cinématographique, de la même manière que celles des tubes cathodiques, par exemple.

Or, il semblerait que la pénurie ou exiguïté des « Etranges lucarnes » jouerait sur le « Dasein », puisque le sens de l’assertion a l’air d’insinuer que le Réel s’accroîtrait dès que la quantité (ou la taille) des Ecrans serait réduite. Les écrans ne feraient pas partie de la réalité ? D’une réalité devenue paysage, puisqu’elle est notre habitat, et que partout où il y a une caméra, observant comme l’œil d’un cyclope les rues, les halles de maison, les studios TV, les garages ou chez soi, un écran, des écrans, des milliers d’écrans se trouvent au bout de tels circuits. En ce sens, la pieuse injonction se posait là, comme un coup d’épée dans l’eau (…plus de réel !!!). Le Réel est absolu ; ni plus, ni moins. Aussi bien pour Hegel que pour Lacan, il est l’un des trois pôles de la vie psychique, avec le Symbolique et l’Imaginaire, la locution « Le réel voilé » traduisant l’impossibilité d’une connaissance objective de la réalité existant en soi.

En outre, comme substantif, Le Réel, constitue ce sentiment qu’a l’Homme de lui-même ou de son environnement, car la résistance du monde extérieur l’oblige à adopter un statut particulier classé sous trois registres : « 1) Ce qui est conforme à ce qui doit être, 2) Ce que l’on constate et n’est point douteux, puis, le cas échéant, (3) une fois ces forces abolies, l’ennui nous accablerait, nous piquerait, nous astiquerait et nous minerait comme un vers. En effet, le Réel encadre notre vie, mais ce n’est parce que l’on réduirait les Ecrans qu’il s’accroîtrait d’autant.

On s’est bien déridé néanmoins, au cours du débat et, même si « la révolution de 1789 n’a pas eu besoin d’écrans » l’injonction était de « ne pas retourner à la ‘Caverne de Platon’, dès que tout se passe aujourd’hui sur le tube cathodique ». Certes, « L’imagination et la solitude ont toujours existé », toutefois « Orwell nous met en garde contre tout débordement », ce qui n’empêche pas « la dictature de l’écran dans chaque bistro », propre à faire taire « notre conscience », sans compter avec « l’écran de fumée qui nous cache ce que l’on entend et ne doit pas lorgner », les « Face book », etc., etc.

Au final, c’était un peu comme à l’enterrement de Victor Hugo. On n’y voyait rien, mais on entendait tout parfaitement. Est-ce suffisant ?

Puis, pour terminer la séance, Gilles nous gratifia de sa poésie, concluant par l’injonction :

« -Vie, …rien ne presse ! »

 Un couple regardait la Télé, où l’on apercevait des moutons sur une verte prairie.

-Regarde, dit la femme, ces bêtes ont toutes été tondues…

- Oui, répond le mari, philosophe, au moins de ce côté…

Carlos

Débat du 17 novembre 2013: « Alea jacta est ! », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 18th novembre 2013 by Carlos in Uncategorized

« Alors que l’on déplorait des heurts entre les CRS et les Militants aux Bonnets Rouges, et tandis qu’au sein de la Conférence Générale de l’UNESCO avaient lieu les Journées Mondiales des Enseignants et de la Philosophie, La Semaine Européenne pour la Réduction des Déchets se déroulait dans la capitale, se chargeant aussi de déterminer l’orientation Budgétaire et envisager les formes les plus adéquates de solidarité avec le Peuples Palestinien, ainsi qu’accomplir le Devoir de Mémoire des Anciens d’Algérie. Au Café des Phares® se déroula le Débat du 17 Novembre 2013, animé par Daniel Ramirez, qui choisi pour sujet : « Alea jacta est ! » 

Très bien. « Les dés sont jetés ! » Point d’exclamation (!) Et alors ? Je profère ça, et advienne que pourra ! La chose serait-elle le mot ? Y aurait-il lieu de s’attendre à un Effet Placebo, c’est-à-dire, sémantiquement nul mais philosophiquement agissant ?  Au fond, notre sujet de débat ne traduit qu’une attitude verbale, qui pouvait aussi bien être «Tiens ! », « Dis donc ! » ou « Je me lance ! », tout simplement. Il ne s’agissait pas là d’une question, mais d’un constat, d’un étonnement, au mieux d’un « faire part », comme si quelqu’un rapportait : « J’ai vidé ma poubelle ! » ou « Jacques a dit ! », « C’est la fin des haricots», voire, « Les carottes sont cuites » puisque le sens de la phrase revient à « Les dés sont jetés », signalant ainsi le fait de s’adonner à un jeu, « auquel Dieu ne joue pas », tel que Einstein avait l’habitude de dire. Qu’est-ce qu’un Dé ? Petit étui à la surface piquetée destiné à protéger le doigt qui pousse l’aiguille ? NON ! Le Dé dont on parle est un facétieux petit cube à six côtés de un à deux centimètres, marquées de points allant de Un à Six, si bien que l’adition des points des faces opposées correspondent toujours à sept, et la somme de tous les côtés à vingt et un, mais dont le lancer donne des résultats aléatoires. Au bout du compte, notre sujet portait donc sur le Hasard (de l’arabe « az-zahr »), signifiant justement : « jeu de dés ».

Enfin. « Alea jacta est », c’est-à-dire, « Les dés sont lancés » ou « Le sort est jeté », fut en effet le propos d’un général de 32 ans, César Suétone, alias Jules César, lorsqu’au coucher du soleil, il décida fermement, en toute illégalité, d’entraîner ses troupes à franchir le Rubicon, limite de la Gaule, le 12 Janvier de -49. « Alea jacta est ! », illustre dès lors le fait d’abandonner l’individu au Hasard, sans aucune possibilité de revenir sur son plein libre arbitre, alors que nous nous efforcions, au Phares, de donner un rythme à notre débat, marquant la fin des tergiversations comme était aussi l’intention de l’Empereur romain,  décidé à passer au delà du fleuve, d’un air de dire « On y va !!! » ou « Ça ira ! », mélodie de contredanse entamé par Ladré lors de la Révolution Française et due à Benjamin Franklin. En cause était certainement « l’imprévisible », « effet » explicable par un enchaînement de causes, sans intention de le produire, le meilleur exemple étant aussi bien celui du « nez de Cléopâtre », qui aurait changé la face du monde, que celui de la Loterie, à même d’enrichir soudain un pauvre déshérité, sans le sou.

Evidemment, Notre Débat fut riche d’idées, dans la déclinaison du thème, allant de considérations du genre « Dieu sait ce qu’il doit faire », « il y a des choses qui dépendent de moi, d’autres pas », «  toujours de nouvelles lois sont édictées », jusqu’au requestionnement : « qu’est-ce que le hasard ? » ou à de nouvelles définitions : «  le hasard est une opportunité à saisir », voire des exemples pratiques tel « Ceci n’est pas une pipe » à propos d’une Pipe exposée par Magritte, « des partitions musicales stochastiques de John Cage », ou des « explications génétiques attribuées à des phénomènes cosmiques », sans compter « ‘le hasard a des raisons que la raison ne comprend pas’ de Pascal » ou avec « la virtualité à laquelle nous ne pouvons pas trouver de cause », voire, avec « la connaissance de beaucoup de choses, ça nous entrave », et « on est obligés de faire confiance au hasard », « univers incertain », « facteur de risques », « concours de circonstances », « avec des Lois à transgresser ou à observer, des opportunités à saisir », « beaucoup de choses dépendant du hasard, en Démocratie, la pensée magique en tête », « comme un coq dans le poulailler », l’animateur finissant par déclarer que « le déterminisme ou la liberté ne jouent pas dans les questions du hasard, et que nous avons tous un Rubicon à franchir, et à faire avec le hasard ».

Pour des raisons que l’on ignore, Gilles n’a pu s’exprimer, et nous voilà dehors à remâcher ce que l’on avait avalé.

Sur le bord du Nil, deux touristes jettent des cailloux sur les crocodiles, et les reptiles s’approchent dangereusement de la berge, y grimpant les gueules grande ouvertes. Un des gars se sauve, mais l’autre reste, impassible, se disant :

- Je n’ai jeté que des dés, moi…

 Carlos  

Débat du 24 Novembre 2013: »Comment la mémoire collective se construit-elle? », animé par André Masse-Stamberger.

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Posted on 26th novembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Cette semaine, à Paris, un franc tireur a ouvert le feu sur la rédaction du Journal Libération, y blessant un photographe du « Monde », tandis que « Les Restau du Cœur » inauguraient, eux, leur 29ème Campagne Hivernale. Sur la Planète, alors qu’aux USA, Barack Obama peinait à faire appliquer les décisions de la Conférence de Paix sur la Syrie, des violences, unanimement condamnées, ont été perpétrées en Libye, et de mystérieux problèmes se sont fait jour à propos des négociations sur le nucléaire Iranien, ce qui s’est répercuté (va savoir pourquoi) sur le prix du pétrole. Imperturbablement, dans la Capitale, ce 24 Novembre 2013, au Café des Phares®, avait lieu l’habituel Débat hebdomadaire, qui, animé par André Masse-Stamberger, eut pour thème : « Comment la mémoire collective se construit-elle ? »

Comment, diable, se construirait-elle, la Mémoire, …Collective, dans notre cas de figure ? Une mémoire, plus une mémoire, plus une mémoire… ? J’en doute. Mais ? Se construit-elle, d’abord ? Se construit-elle, au point d’aller jusqu’à la violence et le délire, perçus dans les racines du mot ? Dérivant de MEN, ‘menos’, du grecque μέυος, (la force), et de MAN, ‘mania’, μανια, (le délire), la Mémoire, donc, en même temps Force et Délire, serait, finalement, la faculté de maîtriser ou actualiser le passé, bien que celui-ci soit intimement liée à l’oubli. Pourtant, à l’aide de ces briques et de ces broques, notre mémoire collective serait à même de bâtir, au fond, une réalité aussi bien suscitée, que subie.

Côté latin : « memor, oris », notre objet de cogitation signifierait « se souvenir », ce qui consiste dans un effort méthodique de fixation et intégration des éléments affluant à la conscience du sujet, donc la capacité à retenir les informations, à faire globalement ou par fragmentation. Il s’agit du pouvoir d’établir une communication entre le passé et le présent, ainsi que d’un signe fait vers l’Avenir, « Mnémosyne », une déesse de la mythologie grecque. A retenir, qu’Aristote faisait, lui, une distinction entre la « mémoire » et la « réminiscence », ce  qui équivaut à un véritable raisonnement, puisque, indifférente à l’objet, la Mémoire ne fait que ‘témoigner’, alors que le Souvenir ’idéalise’.

A l’opposé de la Mémoire, intéressé par l’essentiel, le Souvenir embellit ; il est, concerné par les représentations communes ou quelques événements marquants dont la Commémoration constitue une pratique sociale rituelle, visant à inscrire dans la Mémoire Collective ce qui est  à commémorer comme élément du passé que l’on ne veut pas laisser disparaître. Dans ce cas, la Mémoire figure un enjeu de pouvoir, qui peut l’interdire, entraver, manipuler ou rendre obligatoire, selon les maîtres du jeu, ainsi qu’en faire un stock d’informations codées détenues par une machine de traitement d’informations, par exemple, à des fins indéfinis.

Puis, il y la Mémoire affective, involontaire, mettant en avant aussi bien la reviviscence des sentiments, émotions et sensations, telle la Madeleine de Proust, que la Mémoire collective, représentation d’un passé à commémorer, ou encore la Mémoire active, qui permet de traiter toutes informations, disons, des épisodiques rappels de ce qui nous concerne particulièrement, ainsi que la Mémoire habitude, immédiate, à cour terme, voire la Mémoire procédurale du pianiste qui  apprend quelque chose par cœur, sans parler de la Mémoire pure, ou souvenir, que Bergson oppose à l’habitude, et dès lors un tel rappel n’est plus une trace mais une présence. Poursuivant toujours l’idée, on se trouve face à la Mémoire sémantique ou à long terme, qui retient le sens des mots ou symboles, ainsi que celle de la Connaissance Générale, une Mémoire Sociale soucieuse de la représentation d’un passé commun placé dans le temps et dans l’espace, que l’on nome Devoir de Mémoire.

Bref. Une heure durant, nous avons mêlé tout ça, évoquant des tas de Métaphores, comme celle du « Grenier où s’entassent les souvenirs de façon aléatoire », ou « du labyrinthe qui suggère la complexité du cheminement et des détails », puis, « la Théorie physiologique de la mémoire selon laquelle, cela résulterait d’une inscription faite par l’expérience sur la matière cérébrale », ainsi que « la trace du cachet ou du pli de l’acte de penser d’Aristote », alors que « pour Hume, il s’agirait du pendant de notre imagination », ou en en faisant « l’intermédiaire entre une impression et une idée » allant jusqu’à « l’idée parfaite », « la dépendance de la stabilité ou de la labilité de la mémorisation », voire, « un Travail méthodique de fixation des souvenirs, globalement ou par fragments ».

Pour finir, Gilles a fait poétiquement état de ce qu’il a pu tisser à partir de ce fil, et chacun est parti, vaquer à ses affaires.

Un paysan mettait, le soir, un peu de farine sur le pas de sa porte.

-Pourquoi faites vous ça ?

- Pour éviter l’attaque des tigres…

- Mais, il y pas de tigres par ici !

- Vous voyez que ça marche !!!

Carlos

Débat du Premier Décembre 2013: « Qu’est-ce qu’un chef? »,animé par Yves Cohen et Alain Parquet.

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Posted on 2nd décembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Dans le cadre de l’Année Internationale de la Coopération, au cours de laquelle on se demande « Où sont les riches ? », une conférence avait lieu à Paris sous le Thème « Les pauvres ont-ils des Droits ? », et des rencontres régionales avaient lieu dans le domaine de l’apprentissage à se connaître et se percevoir comme acteurs en interaction les uns avec les autres, s’interrogeant sur la nature, le plaisir et le partage, puis d’autres innovations citoyennes se faisaient jour, dont le « lien Osol », « PollutecHorizons », « AlterEco », etc., tandis qu’Yves Cohen et Alain Parquet s’entraidaient au cours du Débat du Premier Décembre 2013, au Café des Phares®, où ils ont décidé de demander à l’assemblée : « Qu’est-ce qu’un chef ? »

Quésako ? Voyons voir… A quoi le reconnaît-on, un CHEF ? Au fait qu’il porte une longue toque blanche sur la tête, dans la cuisine ? Un « Top chef » ? Parce qu’il porte un crayon sur l’oreille, en bon « Chef de Chantier », voire un Ipad dans la main, « Chef de cabinet » ? … Ou s’agissait-il d’un chef-lieu ?

Toutes les éventualités étaient envisageables, dont « l’individu charismatique capable d’exercer une certaine autorité » et qui, dans l’enseignement Ayurwedique correspond à quelqu’un du type « Pitta », alors que selon les mœurs allemandes ce serait un Homme assez ferme pour conduire la politique de la nation ; un « Führer », voire, un « Duce » ou « Guide Suprême », chez les peuples latins. Dans ce cas, il s’agirait d’un personnage qui finit par s’attribuer lui-même tous les pouvoirs, passant, au pire, par l’assassinat de ses adversaires, au mieux parce que ces « Charges » lui sont confiées par un Parti Unique, c’est-à-dire, un

euphémisme propre à désigner la besogne des Dictateurs. Ils se considèrent, dès lors, comme étant les providentiels garants de l’Ordre sur le Chaos, et seuls intermédiaires entre les Hommes et les Dieux, une puissance que les Pharaons ont ainsi longtemps exercée dans l’ancienne Egypte.

 Qu’es-ce qu’il en est, pour les philosophes du Dimanche, en herbe, ou dûment patentés ? On a fait référence au terme « Führer », bien entendu, ainsi qu’aux «Tsars de Russie » et constaté « que nous avons besoin de ‘chefs’, notamment dans les entreprises », faisant aussi référence à « la prépotence de la Télé » et à « la ‘Psychologie des Foules’ », aussi bien qu’à « Louis Renaud, promoteur de l’Industrie Automobile ». Un parallèle a été fait avec  Dieu et la religion, ainsi qu’avec « l’enfant-roi » ou l’autorité, tout court, par le biais d’Hannah Arendt, connue pour ses travaux sur le Totalitarisme et la Modernité, le tout mêlé au « Duce », Mussolini, Benito de son prénom, puis on a ajouté qu’il y a des choses pas claires dans l’autorité en raison de ses différents sens et qu’il faudrait éviter une certaine dérive, puis fut évoqué le cas de Babinski, chez Charcot, atteint de la maladie de Parkinson mais néanmoins  auteur d’une pièce de Grand Guignol et d’une étude sur les pulsions érotiques des femmes. Ensuite on a cité une phrase indûment attribuée à Ledru-Rollin en fuite lors d’un soulèvement en 1849 : « Je suis leur chef, puisque je les suis ».

On a ensuite poursuivi avec la pensée de Freud et la conscience personnelle, l’autorité comme image du Père, et le discours sur le phénomène Homo social : Mao/Staline ou le culte de la personnalité, « autoritas » équivalant à « potestas », avec l’obéissance en avant.

Enfin. Vu le chambardement qui s’accumulait, et puisqu’il n’y a pas eu les vers de Gilles, on ne sait pas très bien comment le tout s’est terminé, et pourtant, la messe semblait dite, la petite foule prenant le chemin de la sortie.

- Avec mon nouveau Chef, je ne peux plus dormir au boulot…

- Pourquoi ? Il te surveille ?

- Non, non… Mais, il ronfle !!!

Carlos

Débat du 8 décembre 2013: « Ethique et Politique sont-ils compatibles? », animé par Bruno Lecoris.

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Posted on 9th décembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Notre semaine fut marquée par la disparition d’un homme politique exceptionnel, non-violent, sans être pacifiste, à l’instar du Mahatma Gandhi, et tombeur de l’Apartheid en Afrique du Sud, figure de la force empreinte de courage, lors de l’indépendance de ce Pays, dont il fut le premier Président noir, je veux dire, le héros Nelson Mandela, décédé à l’âge de 95 ans, alors qu’il avait renoncé à sa propre volonté au profit de celle des autres, « comme seul moyen d’atteindre la vérité », selon le principe qu’il s’était donné, la « Non-violence en tant qu’action », en somme, une façon d’agir toujours déterminée par l’oppresseur.

Quoiqu’il en soit, lors du débat du 8 Décembre, au Café des Phares®, animé par Bruno Lecoris, les participants devaient prosaïquement répondre à la question : « Ethique et Politique sont-ils compatibles ? »

Il faudrait, donc, débuter par le démêlement des termes, afin de déterminer ce dont on souhaitait parler, commençant par retenir que, Etymologiquement, l’Ethique (du grecque « ethikos », voire « êthos », signifiant « Caractère »), voulait dire, « la Morale », c’est-à-dire, la façon de conduire sa vie. De son côté, le Politique (également du grecque, « polis ») a le sens de Cité, l’espace public commun à tous les citoyens, la Politique étant l’art de délimiter cet espace et conserver son intégrité, du fait qu’il risque d’être pollué par le non-politique, en raisons des intérêts économiques de nature privée.

Le vocable désigne donc, aussi bien celui qui s’occupait des affaires publiques, que l’Homme pourvu de science, c’est-à-dire, « le sophiste », ce qui nous approchait de la connotation de « conquête », soit un « exercice », ou « structure du Pouvoir organisée en Etat », sachant que les « Sociétés sans Etat » ne sont pas forcément des « Sociétés sans Pouvoir », quoiqu’elles ignorent justement le Politique, qui se différencie aussi bien du social que de l’économique, et soient, parfois, opposées à « la Politique », sa manifestation apparente, de par les discours et les représentations. Il conviendrait donc de commencer par aller voir du côté du dialogue de Platon, « Le Politique », où il oppose cet exercice au Sophisme, rhétorique de l’infatué content de soi et pénétré de ses mérites. Mais, ce n’était pas encore le moment…

Allez chercher le « con pâtir » dans les dictionnaires. « Pâtir », c’est endurer, souffrir, et c’est ainsi, que, faisant feu de tout bois, nous nous sommes jetés sur les « lieux communs » correspondant au mieux à la colle qui nous était posée, arguant tantôt, d’un côté, par ci, tantôt de l’autre côté, par là :

« C’est une question sur les fins et les moyens… », disait l’un, « principe de réalité… vie sociale », disait l’autre, puis, « rapports de force… reculer pour mieux sauter… le premier à les associer , étant Aristote, puis, à les vivre, Gandhi et Mandela, alors qu’à notre époque on ne voit qu’un abîme entre les deux, malgré la nécessité de les réunir, comme l’a fait Mandela,  le Suffrage Universel impliquant en fait la Démagogie ». Quelqu’un a voulu corriger l’opinion commune sur Mandela, arguant que « l’apartheid concernait à peine 2% de la population et qu’il y a autant d’opinions que de gens … bien que, « faire de la Politique serait une façon de ‘soigner son jardin’ », tandis que d’autres entendaient que « la Politique n’est pas un rapport de forces », que « l’on ne peut pas empêcher la paranoïa du Chef », et « qu’il vaudrait mieux une machine à laver pour tous », bien que la question « opposât l’individu à la société, et que l’’Ethique’ ce n’est pas la ’Morale’ », « le plus riche ne pouvant pas s’isoler », quelqu’un s’inscrivant en « désaccord avec la séparation de la Morale et de l’Ethique, principes qui interrogent les grandes valeurs, afin d’orienter notre façon d’agir et mettre en action nos idées, nous dispensant des chaînes TV en continu, et que la question devrait être : ‘Que faisons-nous de notre engagement moral ?’ au lieu de naviguer à vue ! ». D’autres interventions, toutes pertinentes ont eu lieu, mais, pour être politiquement correct, je dois laisser la parole au poète, lequel, pour terminer, nous averti « qu’il s’agit-là, d’’éthique’ et point de ‘cosmétique’ ». Voilà, à peu près.     

Un jour, Doboliou (WW), c’est-à-dire, Busch et Tony Blair étaient en discussion, Chirac s’approche,

- On prépare la 3ème Guerre Mondiale : on veut exterminer 14 millions de musulmans et un informaticien…

Chirac :

- Pourquoi un informaticien ?

Tony vers WW :

- Tu vois ? Personne ne va nous poser des questions sur les quatorze millions !

Carlos

Débat du 15 Décembre 2013: « Etre responsable de soi, contribue-t-il au bonheur du Monde ? », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 16th décembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Tandis que la France élisait sa nouvelle « miss », Nelson Mandela, qui a impressionné le monde entier par sa posture humaine et politique, fut enseveli dans la Terre de ses Ancêtres. C’était une bonne occasion pour se soucier du rôle de chacun dans la gestion de la Planète, raison pour laquelle, au Café des Phares®, on s’interrogea, au cours du Débat ayant lieu le 15-XII-013 : « Être responsable de soi, contribue-t-il au bonheur du monde ? », séance animé, en l’occurrence, par Daniel Ramirez.

Telle était donc la question du dimanche, un peu comme lorsque Yahvé demanda à Caïn « où est Abel, ton frère », et celui-ci répondit : « Suis-je le gardien de mon frère ?».

Le concept de « Monde », ou système parfaitement bien ordonné, se réduisant prosaïquement pour les humains à la planète « Terre », vu que, comme le corps, l’âme bouge aussi, et que la vie psychique est nécessairement animée de passion, nous étions priés de répondre si l’être responsable devait, ou pas, aller au secours d’une supposée instabilité généralisée d’humeur. Chacun des participants au débat étant sensé se porter garant de la bonne humeur ambiante et, comme un vulgaire « chauffeur de salle de Fêtes », le cautionner même, tel si le « Bonheur » était un manteau, le Père Noël, un feu d’artifice dépendant de sa propre raison, ou comme si l’Heure résultait tout simplement du fait de remonter sa montre, nous nous sommes « collés » à la Colle. Sachant que la Responsabilité correspond au fait de s’acquitter ou se porter garant d’un engagement, et le Responsable est celui qui agit avec la connaissance et la liberté suffisantes pour répondre de Soi, mais pas nécessairement de son frère, ni faire en sorte que « tout le monde soit heureux, tout le monde soit gentil », l’affaire semblait pliée.

Quoique, il y avait encore le « le Bonheur » !!!! Voyons ! C’est quoi, le Bonheur ? Du latin, « augurium », qu’étymologiquement signifie « chance », « augure » ou « présage », le Bonheur, (bon heur), paraît être le résultat d’une « chance », produit de circonstances opportunes, ce qui n’est pas le cas de la Responsabilité. Dès lors, il serait bon de distinguer le « pathos » dont le terme est chargé, de l’hédonisme, ou « l’eudémonisme » ancien. Que le Bonheur soit considéré comme le Souverain Bien, ou la Fin à laquelle serait subordonné l’ensemble de nos activités, c’était parfait. Toutefois, cet état de « Satisfaction Achevée » serait à distinguer du « Plaisir Sensuel », en raison du fait que celui-ci est accompagné de sensations d’une durée assez aléatoire et difficile à déterminer, alors que Kant définissait l’autre comme « un idéal de l’imagination plutôt que comme une fin », susceptible d’être rationnellement recherchée.

Pas de souci…

De bonne grâce, la salle s’y est attaché et, il a été dit que « cela correspondait au ‘Credo  néo-libéral’ », « au monde d’Amélie Poulain », « que ce n’est pas de notre faute si ça va mal », « le souci des autres étant un lieu d’expérimentation, selon Paul Ricoeur », « une sorte d’égocentrisme, en général », et que « s’occuper de soi, ce serait la meilleur façon de s’occuper des autres », ou « ne pas demander ce que l’on peut faire pour soi, mais pour le monde », une façon de « questionner l’altérité »… « …et pluribus unum », (« um pour tous, tous pour un »), tell que le mentionne un poème de Virgile (à propos de la fabrication d’un certain fromage), et dont Saint Augustin se sert, pour décrire l’amitié. Beaucoup de choses intéressantes ont encore été dites, jusqu’à ce que, le temps qui nous était réservé arriva à son terme, nous laissant l’occasion d’écouter la poésie de Gilles, le débat se poursuivant encore, quelques instants, pour des raisons formelles.  

- Comment avez-vous eu le bonheur d’amasser votre fortune ?

- En vendant des pigeons voyageurs !

- Combien en aviez-vous ?

- Un seul. Mais il n’a pas cessé de revenir !

 Carlos

Débat du 22 Décembre 2013: « Le monde finira; rien n’est moins indubitable! »

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Posted on 22nd décembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Alors que, prévus pour 2014, les XXII èmes Jeux Olympiques d’Hiver (XI èmes Paralympiques) devraient avoir lieu à Sotchi, en Russie, impliquant d’exceptionnelles mesures de sécurité, la flemme qui leur présidera faisant même un exceptionnel petit tour dans l’espace à bord d’un vaisseau approprié, sans feux ni trompettes, le Débat du 22 Décembre 2013, allait se tenir, lui, tout simplement au Café des Phares® de Paris et, animé par Gunter Gohran, il porterait sur la question: « Le monde finira, rien n’est moins indubitable »

C’est pas si sûr, si l’on appelle à Pyrrhon, Pyrrhon d’Elis, apôtre du scepticisme. Le monde ! le monde ! S’est-on demandé. « Qu’est-ce que le monde ? » De quoi parlait-on ? D’un système bien ordonné, du genre « monde des affaires ou de la finance » ? De notre planète, « la Terre » ? De notre galaxie, « La Voie Lactée » ? De l’Univers ? De tout ce qui existe dans l’espace et dans le Temps ? En effet, (du latin : « mundus »), le monde dénomme aussi bien un système bien ordonné, que simplement la Terre ou l’Univers tout entier. Elastique. Alors ?

On pourrait compulser « L’Apocalypse », composé par l’Apôtre Jean, et qui, étymologiquement, signifie « Dévoilement » (ou, sous l’aspect religieux, « Livre de la Révélation »). Il s’agit du dernier Livre du Nouveau Testament, mais, faisons un tour par Kant, pour qui le Monde est l’une des trois Idées de la Raison Pure, tels que l’Âme et Dieu, si bien que l’on peut affirmer que « Le monde » est fini ou infini, une antinomie qu’il est possible de démontrer, mais dans laquelle tombe la raison, dès lors qu’elle cherche des certitudes en dehors des limites de ses possibilités de connaissance, s’obstinant à vouloir atteindre l’absolu. Et la Connaissance, alors ? Du latin « cognoscere », chercher à savoir, le terme désigne l’acte par lequel la pensée s’efforce de saisir et de définir un objet qui se présente à elle, si bien que l’on l’oppose à Croyance, du fait que celle-ci n’est pas nécessairement fondée sur la raison, c’est-à-dire, n’implique pas nécessairement l’idée de vérité. Nous voilà bien. En fait, c’est observant le train que l’on voit qui y voyage. Voyons, donc, ce qui se passe devant notre porte. Le Monde est, pour l’Homme, l’horizon de son action, avant d’être objet de connaissance, car il EST DANS LE MONDE, et non dans l’île d’en face. Enfin ; on a glosé sur la fin du monde, les uns disant « que l’on en parle plus », « que l’on ne se baigne jamais dans le même fleuve », « que le monde est comme la vie », d’autres que « le Samouraï Japonais est une affaire de famille depuis la guerre de Troyes », « que rien n’est moins inévitable », « que tout est fait par notre cerveau », « Oh Temps ! Suspend ton vol ! », « On se rend compte que chacun est dans son monde », « qu’est-ce que je fais là ? », « de quel monde on parle ? », « question de responsabilité, concernant aussi bien Platon, qu’Heidegger ou Eichmann ». Quelqu’un trouva qu’il y a « deux sortes de fin : l’Historique et la Cyclique », puis un autre « le Temps stable », ou un autre encore « le Temps mort », soit « un discours matérialiste », sans parler de la « Résistance à Hitler », ou de « l’efficacité du Café Philo par rapport au ‘Prozac’ », le tout mêlé aux « hommages à Deleuze et Marc Sautet ». ou le reproche d’une mère à son fils, un peu trop arrogant : « Tu as encore du lait dans tes oreilles ». Il fut évoqué « le Temps de la Liberté et de l’Amour, lorsque l’un devient cannibale, l’autre assujetti », « le recyclage de l’Humanité », « le Temps de la Philo en train de mourir », « l’ADN congelée », « le fond de la Caverne », « les algues qui étouffent les poissons »…

Enfin, il était temps que ça finisse, et Gilles s’y a employé, avec son poème :

« Infini, In…fini. Fin du Monde, sa mort. Ce monde passe, poussière d’étoiles, inaccessibles étoiles… »    

Peintre grec du IV s. AvC, Apelle, auteur d’un portrait d’Alexandre, s’est fait critiquer par un cordonnier à propos de la chaussure de l’Empereur. Comme l’artiste admit son erreur, l’artisan osa émettre d’autres observations, ce qui, ayant fâché l’artiste, l’amena à répliquer :

- Que le cordonnier ne juge pas au-delà de la chaussure !

 Carlos

Débat du 29 Décembre 2013: « Tout est vanité et poursuite de vent », animé par Michel Turrini.

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Posted on 30th décembre 2013 by Carlos in Uncategorized

Alors que la situation économique et environnementale préoccupe sérieusement les français, enferrés dans des polémiques puériles ou choix hasardeux, les Journées des Droits de l’Homme, à l’Unesco, étaient consacrées à la langue arabe et à la solidarité entre les différentes Populations, spécialement dédiées au Peuple Palestinien ainsi qu’à la  philosophie, tandis que, entre Noël et Nouvel An, au Café des Phares®, le Débat du 29-XII-013, animé par Michel Turrini, prétendait tirer au clair si « Tout est vanité et poursuite de vent », TOUT ! est-il dit. Tout, sans exception, serait oiseux, illusoire, inutile, fat ! TOUT signifiait, donc, là, tout ce qui existe, chaque chose dont on suppose avoir une existence autonome. Tout, c’est-à-dire, métaphysiquement, toute ‘chose en soi’, qui, étant objet de connaissance, subsiste indépendamment du sujet qui se la représente, ne serait qu’orgueil et suffisance, alors que, sa valeur étant son prix, elle se définirait comme un moyen et pourrait être échangée, tandis qu’une Personne, constituant une fin, est inaliénable et n’a pas de prix ; elle a, par contre, une dignité. La Chose en soi, s’oppose donc à la Personne, et ne peut pas se parer de Vanité.

Sapristi ! Une telle Totalité, sans dérogation, se trouverait objet d’une curiosité qu’il serait vain de scruter, c’est-à-dire, sur quoi il ne nous était pas donné de porter un jugement, car cela représenterait un fait aussi absurde que celui de courir après la Tempête. Autant rentrer à la maison, tant qu’il faisait beau ! Mais, notre Vanité nous a cloués à nos sièges afin de poursuivre le Vent, ne pouvant, par conséquence, nous opposer aussi bien à la Personne, pour qui, la Chose est un moyen, que nous confronter à celui par qui la Chose peut être possédée.

« Rien de nouveau sous le soleil ». Comme la première, qui se prête à notre débat, les deux maximes se trouvent dans le même livre biblique, « l’Ecclésiaste », ou « Qohelet » (c’est-à-dire, celui qui s’adresse à la foule), fils de David, roi de Jérusalem, que l’on identifie à Salomon (version contestée par Voltaire), et datant du IIIème siècle av.JC, une période donc où les Juifs étaient influencés par des tas de systèmes philosophiques, voire des condensés de réflexions générales évoquant le sens de la Vie et débitant quelques conseils pour la mener, (notamment l’inanité de toute gesticulation tendant à éviter notre lot commun, la Mort), profitant ainsi de l’existence, un Don de Dieu, comme le suggère le « Carpe Diem ».

On a parcouru, alors, tous les lieux communs, se demandant « si le vent c’est du vent », « si tout est vanité », raison pour laquelle « Diogène aurait renoncé à tout », au lieu d’héberger « l’orgueil de vouloir cautionner le monde », «  le monde de l’esprit », « le vent comme expression de l’être », ou le « ‘Blowin in the wind’, de Bob Dylan », « la Vahiné, de Tahiti », « la course à la Rolex, comme signe de réussite », «  la ville de New York, basée sur le nombre d’Or », « c’est à chacun de voir ; c’est selon », « la chose est un moyen et peut être possédée », etc., etc..

Tout ayant une fin, la séance arriva à son terme, aussi, avec l’intervention de Gilles, et tout le monde fut heureux, sans montre de vanité.

Bergson :

« La seule cure contre la Vanité, c’est le rire, et la seule faute qui soit risible, c’est la vanité »

 Carlos

Le débat du 5 janvier 2014 : « Pour comprendre le monde, ne faut-il pas se mettre en question ? », animé par Claudine Enjalbert.

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Posted on 1st janvier 2014 by Gunter in Uncategorized

Débat du 12 Janvier 2014: « La nature a créé la différence, l’Humanité a fait l’inégalité », animé par Georges Sefinal

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Posted on 15th janvier 2014 by Carlos in Uncategorized

Tandis que Le Paris Dakar prenait son départ dans l’Aconcagua sur le continent sud Américain, en faisant du ski, Angela Merkel s’est brisé le bassin, Michel Schumacher, s’est fracassé le crâne, et le Héros de la Guerre des Six Jours, Ariel Scharon est sorti de son coma de huit ans, par la plus indésirable des alternatives, la mort… Au bout d’une telle semaine de faits divers, au Café des Phares®, notre cogitation hebdomadaire, celle du 12 Janvier 2014, concernait une affirmation, « La Nature a créé la différence, l’Homme a fait l’inégalité ! » qui, animée par Georges Sefinal, fit la substance de notre Débat.

Commençons donc par le commencement, nous demandant : « Qu’est-ce que Faire ? ». Qu’entend-t-on par « Créer ? ». Comment en établir la « Différence » ? Où se trouve « l’Inégalité » ?, et il me semble, d’ores et déjà, que « Différence » et « Inégalité » n’appartiennent pas au même ordre logique. En effet, si l’on se penche sur la Différence (du latin « differentia »), nous y constatons, certes, le sens de « Distinction », c’est-à-dire, ce qui divise ou sépare, tandis que l’ « Egalité » ( du latin « aequare », rendre égal à…) concerne le résultat de grandeurs équivalentes, fondées sur une identité ontologique, et de ce fait, elle désigne un Equilibre qui ne se vérifie pas, naturellement, dans l’Inégalité, son contraire, attribuée à l’Homme, dans notre colle. 

Voyons ! La première affirmation procède d’une appréciation objective faisant partie de qualités formelles, qui ne sont pas œuvre des humains, mais, au mieux, d’un jugement porté sur le Dasein (l’existence) lequel n’en fait point. De son côté, « Egal » ou « Inégale » sont des constats Arithmétiques, la différence se trouvant en général entre quantités échangeables, car les Maths s’intéressent, habituellement aux nombres, l’ordre ou l’étendue, et par extension, à d’autres objets de la science dont la géométrisation de l’Espace.

Puis, la Nature ! Aurait-elle procédé à des pratiques discriminatoires ? Ou nous a-t-elle gratifiés d’une certaine diversité, voire, une radieuse variété entre les choses ? Des choses que l’Homme jugerait, au mieux, « inégales », différentes, au pire, établissant une « injustice » dans leur répartition ?

Bref. On constate que « Différence » et « Inégalité » n’appartiennent pas aux mêmes catégories logiques ; l’une s’intègre dans les opérations mathématiques (soustraction), l’autre se fonde sur les catégories morales ou la faculté de juger, c’est-à-dire, instaure une certaine dichotomie, entre « semblable et différent ».

Nous avons glosé longuement sur les divers aspects de l’affirmation, faisant savoir que « cette phrase n’a de sens que dans des systèmes inégalitaires », « est-ce juste que les femmes gagnent 25% de moins que les hommes »,  « un SDF a les mêmes Droits que Dassault », et même le « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel fut mis à l’honneur. Résumant : nous avons fait, enfin, état des diverses façons d’envisager la sentence initiale, puis Gilles a appliqué le coup de sifflet final au moment cérébral, nous faisant part de son inspiration poétique :

« … sagesse, évidence, de naissance… Singulier/ pluriel… Action/ création… »

La poétesse Gertrude Stein était sur son lit de mort quand sa compagne, Alice Toklas, se pencha sur elle, chuchotant :

- Quelle est la réponse, Gertrude ?

Et Stein de répondre :

- Quelle est la question ?

Carlos

Débat du 19 Janvier 2014: « Sommes-nous malades de ne plus savoir admirer ? », animé par Nadia Guimedi.

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Posted on 21st janvier 2014 by Carlos in Uncategorized

Alors que, à l’occasion des vœux à la Presse du Président de la République, au niveau de l’Horoscope du coeur, des péripéties tragicomiques avaient lieu à l’Elysée, où se donnait en spectacle une constipation sentimentale concernant les favorites du sérail, François Hollande ayant escamoté la Dame de Pique, Valérie Trierweiler, hospitalisée d’urgence à la Pitié-Salpétrière, puis installée à la Lanterne de Versailles, (bien plus confortable que celle réservée aux Aristocrates en 1789), au bénéfice de la Dame de Cœur, Julie Gayet, mère de deux enfants, qui faisait du Président son troisième compagnon, au Café des Phares®, avait lieu l’habituel Débat du dimanche dont le sujet choisi fut : « Sommes-nous malades de ne plus savoir admirer ? », que Nadia Guemidi, se chargea d’animer.

On pourrait répondre par « oui » ou par « non », sans grandes conséquences pour la logique, mais l’exercice s’arrêterait là, alors qu’il y avait encore une bonne heure à tirer. Voyons voir, donc ; « Admirer » ! Verbe transitif nécessitant un complément d’objet, et dès lors, admirer quoi ? Ce qui est beau, par exemple ! Mais encore ? On présuppose que « Savoir Admirer » serait un gage de bonne santé et « ne plus » en être capables reviendrait à avouer le délabrement de notre situation psychophysiologique, alors qu’à un certain moment il se trouvait en parfait état, si l’on fait cas du « ne plus » ! Commençons, donc, par nous interroger sur la « Maladie », étymologiquement « male habitus », dont le sens est de se trouver en « piètre état », en raison d’une altération de la marge de tolérance de notre organisme. Puis, scrutons le terme « Admirer ». Enraciné dans le latin, « admirari », d’après « mirari », parti de « mirus », cela correspondrait à un émerveillement provoqué par un effet de « surprise » dû, soit à l’ignorance que l’on en a de sa cause ou en raison des qualités intrinsèques d’un objet d’émerveillement. Le contraire équivaudrait au mépris ou dédain affichés, lors que tout nous parait vulgaire ou insignifiant.

Et pourtant… Bien que Descartes pressente dans l’‘Admiration’ un état de l’âme qui porte à considérer avec attention ou même plaisir, ce qui semble rare, extraordinaire, voire inopiné, exceptionnel ou unique, d’autres voix prétendent que l’Admiration est fille de l’Ignorance, et là, on approche. C’est-à-dire, la légèreté d’esprit qui consiste à s’émerveiller de tout, au point de se pâmer devant chaque fait qui, résultat souvent de conventions ou préjugés, dérive d’une crasse ignorance des vraies valeurs intrinsèques ou immanentes que « l’opinion » présente comme remarquables ou exquises, pourrait s’apparenter à l’attitude bête du « tout le monde est beau, tout le monde, il est gentil », posture de celui qui ne va pas bien, pour faire preuve d’une certaine légèreté d’esprit.  

Assez loquaces, les participants au débat arguèrent que « admirer est un signe de bonne santé » « si l’on sait le faire », et « qu’il n’y a pas de grand homme qui ne soit sujet d’admiration », comme l’est « la capacité de l’enfant à être spontané », car il « n’admire pas inutilement », « l’Abbé Pierre qui répond au mendiant : ‘c’est toi qui peut m’aider’ », les uns disant « qu’‘admirer c’est étonner’ », d’autres « qu’admirer c’est perdre son temps… », « qu’Althusser a menti, pendant la guerre », d’autres « admirant le Mahatma Gandhi » ou « Albert Camus », le tout mêlé au fait que « des gens placent des objets ‘bizarres’ dans la rue, afin d’empêcher les SDF de s’allonger »… etc. 

Finalement, Gilles a eu raison du Tout, par ses rimes bien pertinentes, comme « … le souci d’admirer … le regard d’un enfant qui dans la glace se répand… aimer étant le fait de prendre des risques… »

- Tout ce que tu me dis sur l’« Admiration » est bon à savoir, mon vieux !

- Dans quel sens ?

- Avant de te répondre, j’ai une question à te poser. « Casse-couilles », tu sais ce que ça veut dire ? 

Carlos

Débat du 26 Janvier 2014: « La Liberté peut-elle faire peur? », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 27th janvier 2014 by Carlos in Comptes-Rendus

Toujours en Janvier, de Janus, dieu aux deux visages, c’est-à-dire, le Commencement et la Fin, chargé donc des Portes, des Choix ainsi que des Changements, un Grand Lessivage était opéré sur terre, tel celui d’actualiser et différencier la règlementation concernant le Transport des Déchets au niveau Européen, d‘émettre des Nouveaux Principes au sujet des Appels d’Urgence Automatiques à partir des voitures accidentées, et des Directives toutes neuves propres à solutionner la Consommation du Tabac voyaient le jour… Enfin. Trop de problèmes pour notre gibecière, ce qui nous a enclin à nous tourner, donc, plutôt vers le Café des Phares®, où le Débat dominical portait, le 26 Janvier 2014 sur « La Liberté peut-elle faire peur ? », sujet choisi et animé par Gérard Tissier.

Insolite question. C’est la fleur au fusil et entonnant des chants effrontés que les Hommes partent, toujours stoïques, à la conquête de la Liberté, la « Liberté chérie » dont font cas les poètes. Dès lors, si l’on évoquait l’hypothèse d’une frayeur provoquée par la Liberté, la première chose à entreprendre serait de chercher à en savoir plus, c’est-à-dire, vérifier ce que c’est objectivement la « Liberté », d’abord, et puis, si, au vu de sa définition, il y avait des raisons sensées de la « Craindre », analyser le sens de ce syntagme verbal, afin de se faire une représentation concrète de son contenu, prétendu plutôt inquiétant. Qui seraient les froussards ? Où se tapiraient-ils les trouillards ? De quel bois suis-je fait ?

Voyons du côté « Liberté », alors ! Issu du latin « Libertas », on sait que le mot désigne la situation de l’Homme affranchi, autonome, voire, indépendant et point réduit à l’Esclavage, ou Captivité ; bref, une situation différente de la dépendance ou contrainte d’autrui, qui s’opposait donc à la peur insinuée.

Par ailleurs, dans « la Peur » (du latin, « pavorem »,) le terme nomme la crainte, voire la terreur d’un être saisi d’épouvante, qu’il s’agisse d’une frayeur ou d’une anxiété, lui faisant appréhender l’imminence d’un danger redoutable. Où est-il ? Alors, une lubie? Une tocade?  Bref, il a été affirmé que « par définition, la problématique ne se poserait pas à des citoyens normalement constitués », ni à ceux « jouissant d’un bien qui les protège de toute phobie ou angoisse morbide, la Liberté ». Les uns ont voulu y voir « le concept de limite », « l’angoisse », « le problème des frontières », « le respect de la liberté des autres, la mienne ‘étant infinie’ », « la peur du vide ou de l’inconnu », « alors que l’angoisse fait rebondir », d’autres « firent cas du ‘garçon de café’, de Sartre », ou évoqué « la péripétie de Florence Cassez, s’installant au Bristol la première nuit de son retour de l’enfer », et « la remarque de Anna Arendt ; ‘Ma Liberté commence là, où ça s’arrête celle des autres », poursuivant avec « oser la liberté c’est aller à l’encontre de son désir », « suis-je libre ou plutôt pollué par tout ce que j’ai appris ? », « ‘to be or not to be’ », prônant, entre autres, « l’existence de différentes libertés »…

Au terme de notre exercice, Gilles chanta « la liberté de choix… de soi/… qui a peur n’est pas libre, qui est libre fait peur… », etc., … et on a fermé la boutique.   

Pour conclure :

On disait, que le leitmotiv des troupes italiennes était, pendant la guerre :

- « Si l’ardeur tient, on y va, la poitrine en avant. Si l’entrain diminue, on y va, en avant le derrière. Mais, en avant, toujours en avant ! »

Carlos

Débat du 2 Février 2014: « Instruire ou éduquer? », animé par Philemon.

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Posted on 3rd février 2014 by Carlos in Uncategorized

Alors que les remous autour des questions domestiques s’apaisaient au sommet de l’Etat français, bien que se disant « apolitique », voire, « non-violente », une « Manif pour tous » ou « Fourre-tout », et appelée aussi, par l’extrême droite « Jour de colère », avait lieu à Paris. Enfin, la rage courait les rues, exprimant toute la rogne des intéressés, et contestant, de surcroît, des tas d’autres sujets, tels que la fiscalité, la politique familiale, ou intéressant la jeunesse, voire le chômage, associait des artistes, des commerçants ainsi que les paysans. Pendant ce temps, au Café des Phares®, les apprentis philosophes philosophaient, s’adonnant au Débat du 2 Février 2014, « Instruire ou éduquer ? », animé par Philemon. Je présume que ce « fidèle ami », ainsi qu’il était considéré dans une épître de Paul, aurait un prénom aussi bien qu’un nom, plus simple à évoquer dans notre pratique hebdomadaire mais, que voulez-vous, nous ne nous encombrions point de détails et sommes passés directement au plat du jour : ‘Instruire’ ou ‘Eduquer’, auquel j’ai ajouté aussi le point d’interrogation manquant, afin de faire question.

Reprenons, donc ! « Instruire » et « Eduquer ».

Ce sont des verbes transitifs qui, à eux tous seuls n’expriment rien, donc, à moins d’être accompagnés d’un complément d’objet, et voyons, alors :

« Instruire » ! Du latin : « instruere ». Le vocable a le sens d’enseigner et, se référant à une conscience, veut dire « refaire », « inculquer », « bâtir », ou « acquérir » par l’étude, certaines connaissances. Bref, le terme exprime une forme de pragmatisme bien intentionné, et des lieux publics on été créés pour en dispenser le contenu, comme l’Ecole, par exemple.

Et l’ « Education » ?  Egalement du latin : « ducere », « éduquer », dont le sens est « conduire hors de… », fait un peu redondance, si l’on admet que, par l’apprentissage, celle-ci est sensée délivrer les êtres de la servitude liée à la nature, pour devenir un véritable enfantement, plutôt qu’une science, car aucune Education ne transforme l’être comme par enchantement ;  elle l’inspire, elle l’éveille, mais serait à parfaire toute la vie.

Un tas de suggestions furent apportées, allant « des connaissances générales » à la création de « bons citoyens », passant par « l’Ecole de Luc Ferry », « la Famille », « le Curé du Village », « l’Autorité »,  « l’antidote de la Barbarie », « le Braille », « les Pédagogues », « le Dressage », le tout mêlé à la question de savoir « Qui éduque l’éducateur ? », ou « Penser par soi-même », « Platon », et l’exigence « d’un peu de poésie », « ainsi que la rééducation des adultes ». Quelqu’un a évoqué le « Mai 68 », un autre « l’apprentissage de l’apprentissage », et l’on est passés aux « premières prises de parole », au cours desquelles furent évoqués « le roi Dagobert », « les Médias », « ‘l’Enfant Sauvage’ », « Michel Foucault », etc., jusqu’à ce que  Gilles mette un terme à la séance, avec sa poésie : « … de nature en culture… dressage, apprentissage… connaissance, croissance… transformation, éducation…  », puis la salle se vida tranquillement.

Une fois dehors, je me suis retrouvé face à deux femmes sereinement assises, avec leurs mômes, dans le parc. L’une d’elles dit :

- Hou la là !

- La seconde a répété :

- Hou la là !

Puis, la première s’exclame, enfin :

- Bon ! Ca va comme ça, les enfants ! On rentre !

Carlos

Débat du 9 février 2014: « Le Futur comme promesse », animé par Eric Zernick.

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Posted on 10th février 2014 by Carlos in Uncategorized

Cette semaine, mise à part la stabilisation de la politique interne française, ainsi que l’ajournement de la grogne des conducteurs de Taxi parisiens vis-à-vis de la Location de voitures avec chauffeurs, le 7 du mois a eu lieu, du côté de Sotchi, sur le bord de la Mer Noire, dans  le Caucase, la féerique Inauguration des XXII èmes jeux Olympiques d’Hiver, qui se dérouleront jusqu’au 23 février, avec 98 médailles à la clé. Deux jours plus tard, le 9 Février 2014, au Café des Phares®, le peuple philosophe se coltinait « Le Futur comme promesse », thème du débat hebdomadaire animé par Eric Zernik.

Le Passé, lui, étant révolu et le Présent acquis, le Futur fut toujours objet d’un tas de sortilèges, ensorcellements et pratiques astrologiques, établies en général d’après les signes du Zodiaque ou le jugement de charlatans de toute espèce, qui, à l’aide de boules de cristal, pendules et autres babioles, plus ou moins farfelues, pratiqueraient une sorte d’intromission du Temps dans notre propre destin, nous assenant, au besoin, des Promesses de Gascon, vulgarisées sous l’épithète de gasconnades. Ce Temps aurait donc la texture filiforme d’un écheveau, formant la trame de notre Avenir et de notre Vie, à saisir lors de l’étirement de la pelote. Voilà ! A l’ouvrage !

Pourtant, avant même de se demander qu’est-ce que le Futur et qu’est-ce c’est qu’une Promesse, les voix des « Cassandres » ce sont tout de suite fait entendre, suggérant que « l’on allait à la catastrophe », sinon « au désastre », étant donné qu’une promesse n’a pas toujours un sens positif, tout dépendant, dès lors, du point orthographique (d’interrogation ou d’exclamation),  si l’on tenait à envisager une réponse pour ce qui venait d’être affirmé… autrement dit, posé !

En effet ! « Futur » (du latin, ’futurum’), indique, ici, le Temps de ce qui, sans être ‘avenir’, doit ‘arriver’, c’est-à-dire, ‘sera’, ou ‘viendra’, et qui, conditionné par des causes, elles aussi également contingentes, a effectivement des chances de se produire, se distinguant, dès lors, de la « futurition », voire, la continuité réelle des instants.

Puis, il y a la « Promesse » ! Autrement dit, ce que, sans contrainte, l’on se propose (ou nous a été proposé) de faire ; l’Engagement, voire, la libre volonté de chacun d’accomplir, en somme, un acte qui lui donnerait l’occasion d’obtenir (ou d’effectuer) ce qui fut sciemment annoncé. En bref, il s’agit d’une « Obligation », pour le moins morale, dont on se charge volontairement au bénéfice d’un autre, que le Futur bénéficierait! Un avenir radieux ! Des lendemains qui chantent ! Des excitantes joies issues d’un temps pas encore advenu que l’on se propose comme but, et l’on se fixe comme objectif délibéré, voulu.

Les intervenants se sont inquiétés, les uns après les autres, d’extirper le sens des promesses contenues dans les méandres de l’avenir, évoquant, tantôt « l’espérance de baisse des impôts pour 2015 », « promise par le Président Hollande » et qui « n’engage que ceux qui la font miroiter », alors que « c’est le présent qui nous intéresse », d’autres y voyant « un espoir, selon celui qui a promis », que ce soit « demain on rasera gratis », ou « autres histoires que l’on raconte aux enfants », dès « qu’il n’y a pas de promesse qui n’engage pas l’honneur », et « va savoir s’il ne s’agit pas de vaines promesses », « que l’on envisage le travail ou la jouissance », « alors qu’il nous faut une mémoire, de l’ordre du récit » pour l’un,  et « qu’il n’y a rien à attendre de ce XXIème siècle », pour l’autre, « ou qu’il nous faut explorer la promesse de jouissance », en ce qui concerne autrui encore, « l’avenir, tout simplement » ou même « le monde virtuel », « Roland Gari qui voulait s’engager pendant la guerre », « le chat de Schrödinger », « le mythe d’Héraclès », « la spéculation sur le futur », « la soumission à l’Ordre du Monde », « l’œuf dans le cul de la poule », « les promesses de Gascon », « Inchallah », « le futur comme lettre morte », « Mozart qui a voulu finir son ‘requiem’, après quoi il est mort ».

Pour dernier mot, Gilles eut l’occasion de nous faire part de son interprétation poétique, et nous vidâmes promptement la salle, ensuite.

- Dis donc ! A propos de Futur, c’est plutôt inquiétant !

- Pourquoi, donc ?

- Hier, j’ai reçu mes analyses de sang !

- Et alors ?

- Il n’y a que l’adresse qui est bonne !

Carlos

Débat du 16 Février 2014: « Peut-on vivre avec Philosophie ? », animé par Aloïs Sandner.

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Posted on 17th février 2014 by Carlos in Uncategorized

Ayant assisté, avides d’exploits, aux succès de la France aux cours des Jeux Olympiques d’Hiver à Sotchi, en Russie, ainsi qu’à l’incroyable prouesse d’un sauteur à la perche, Renaud Lavillenie, qui, ayant atteint 6,16 mètres a établit un nouveau record du monde du saut à la perche, et suivant en même temps la Virée diplomatique de François Hollande aux USA, le Peuple français a pris connaissance aussi de la remise du Rapport de la Cour des Comptes à la Présidence, alors que les amis de « Sophie » s’intéressaient, particulièrement, au Débat « Peut-on vivre avec Philosophie ? », qui eut lieu le dimanche 16 Février 2014, au Café des Phares®, s’efforçant de creuser la question qui leur fut soumise au cours de la séance qu’Alois Sandner animait, ce jour-là.

Ça nous travaille. Au fond, on peut tout, sauf avaler un parapluie et l’ouvrir dans le ventre, ou danser frénétiquement sur une tête d’épingle. Pourtant, le dernier 22 Décembre, la studieuse assemblée qui fréquente le Comptoir philosophique de la Bastille avait déjà glosé sur le thème « Le monde finira, rien n’est moins indubitable ! », puis, ce Dimanche-ci, elle vint à se demander si nous sommes à même de philosopher au quotidien, alors que l’ancien précepte, établit par Aristote, se soucie de ne pas mélanger les torchons et les serviettes, proposant un ordre des priorités de la « vie bonne » : « Primo vivere, deinde philosophari », (« d’ABORD vivre, et philosopher, APRES »), c’est-à-dire, accepter en priorité le fait d’exister pour de vrai, tout simplement, avant de nous livrer à des raisonnements, élégants, peut-être, mais incapables de nous faire oublier nos tracas, ce qui avait amené aussi Karl Marx à juger « que nous avons déjà assez pensé le monde et qu’il nous faudrait à présent le transformer », une façon de chambouler notre manière de l’appréhender, comme, plus tard, le préconisa également Arthur Rimbaud, dans « La lettre du voyant », jugeant que « Je est un autre »… et, « si le cuivre s’éveille clairon, il n’y y a rien de sa faute », question de dire que l’Homme ne vit uniquement que « de pain et d’eau fraîche ».

Il fut observé que « vivre ‘avec’… et vivre ‘la’…, ce n’est pas la même chose… », et quelqu’un d’autre nota « que les deux vont bien ensemble, le tout dépendant dans quelle région du globe (orient ou occident) on se place ». « J’habite face ‘Au Père la Chaise’ et me souviens qu’en Algérie il fallait enterrer tout de suite les morts qui représentaient une menace… », « il y a une vie après la mort », « vue la célébrité de Picasso on ne peut pas parler de sa mort ». « Il y aussi la notion de dette », « la certitude que d’autres existent, même si je ne suis plus là », « on célèbre les morts, pas la mort ». On évoqua le « ‘Viva la muerte’ crié dans l’Université de Salamanca par un franquiste, auquel Miguel de Unamuno a répliqué par un discours resté célèbre, suivi « des poussières d’étoiles que nous serions », « rien ne se perd, rien ne se créée, tout se transforme », « mourir ce n’est pas facile », « c’est une ritournelle ».

L’heure fatale arriva, Gilles fit l’éloge de nos échanges puis, pour qu’il n’ait le dernier mot, l’ultime intervenant assena que « mort et vie, tout a un sens ». 

En quête de « Vérité philosophique », un quidam partit par monts et par vaux à la recherche d’un gourou, trouvé enfin quelque part dans une grotte au Pendjab, et lui demanda « Comment vivre avec Philosophie ? »

- Le secret de la Vie du Philosophe se trouve dans une tasse de thé…, lui dit-il.

- Quoi ? J’ai fait tout ce chemin pour savoir « comment vivre avec philosophie » et vous me dites que cela se trouve dans une tasse de thé ?

Le gourou hausse les épaules, et marmonne :

- Alors, ce n’est peut-être pas dans une tasse de thé !

 Carlos

Débat du 23 février 2014: « Lucifer, l’ange déchu; qui fait l’ange, fait la bête », animé par Gunter Gohran.

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Posted on 24th février 2014 by Carlos in Uncategorized

Alors qu’en Ukraine, dont la capitale se trouvait aux mains des insurgés,  avaient lieu dès faits assez dramatiques aboutissant à la destitution du Président de cette République, Viktor Ianoukovitch, la France accumulait des médailles et des médailles, même en or, aux Jeux Olympiques de Sotchi, tandis qu’à Paris, le Salon de l’Agriculture ouvrait ses portes en présence du Chef de l’Etat, pour la grande joie des enfants de tout âge, et au Café des Phares® avait lieu le Débat dominical du 23 Février qui, animé par Gunter Gohran, portait sur les sphères culturelles classiques, en l’occurrence le domaine littéraire de Blaise Pascal (Pensées) : « Lucifer, l’ange déchu ; qui fait l’ange fait la bête ! ».

Sachant que les êtres humains ne sont ni des anges ni des bêtes, le philosophe prétendrait, donc, qu’il est recommandé de faire connaître à l’Homme l’immensité de sa sottise, au lieu de le laisser croire à une chimérique suffisance ; en somme, qu’il serait aussi dangereux de lui permettre de penser à une grandeur quelconque, sans bassesse aucune, que d’ignorer l’une et l’autre. « S’il se vante, je l’abaisse, poursuit le philosophe ; s’il s’abaisse, je le vante, mais je le contredis toujours jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il est un manque incompréhensible ».

Et pour cause. Du Grec « Aggelos » (messager), « Ange » est le nom convenu de tous les esprits célestes, agissant pour le bien des Hommes, à condition que Dieu ne leur donne pas des ordres pour les punir, et ils seraient divisés en sept hiérarchies : Séraphins, Chérubins, Trônes, Vertus, Puissances, Dominations et Principautés. Enfants, nous avons tous appris, de surcroît, que l’ordre du Paradis fut, en effet, chamboulé par la désobéissance du premier couple (Adam et Eve) locataire du jardin d’Eden, en échange de la promesse de ne pas s’en prendre au pommier, et qu’ils eurent aussi à endurer le bannissement, en raison de leur désobéissance. Un désordre semblable aurait déjà eu lieu dans les sphères célestes, un Ange, Lucifer (porteur de lumière) plus beau et brillant de tous les autres, comme Michel, Raphaël, Gabriel ou Uriel, a voulu être l’égal de Dieu et se rebella contre Lui. Peine perdue ; son règne est l’Enfer.

En quoi, ça peut nous concerner ? Le « faire semblant » ! Il en a séduit plus d’un, malgré la confusion entre « déchu » et « déçu », et l’apparent constat « que les parents sont toujours déçus de leurs enfants », ou le souci de « calmer un ami en colère », voire le « lapsus déçu/déchu ». D’aucuns y ont subodoré « quelque chose de mystique (l’ange) et terrestre (la bête), deux univers différents », ou « l’action de Robespierre, voire, de l’Ayatollah Khomeini », « les Révolutions qui finissent en terreur », « les origines du mythe », « Connais-toi, toi-même », évoqué les grandes théologies, « Platon, Deleuze », « le langage métaphorique » et le fait de « ne pas laisser au religieux toute la matière philosophique ».  D’autres prétendirent qu’il faut « se frotter au sujet », « à l’aide de Badiou », « de l’iconographie religieuse au cours des siècles, pas toujours forcément bonne », « battre sa coulpe, comme Lacan, libéré par la Gestapo, mais toujours entouré de jolies femmes ». D’autres encore ont opiné que « Le sujet est une tautologie de la culpabilité qui aborde des Thèmes disparates, dont la capacité des gens à tuer », et comprenait « trois sources du Mal : Lucifer, ou narcissisme, le Diable, ou besoin de psychanalyse », et Satan, soit « l’adversaire qui fait obstacle mais permet d’avancer », en même temps que, « par la caresse dans le sens du poil, la philo nous réapprend à voir », ne serait-ce que « le plafond de l’Eglise de Saint Sulpice, par exemple, où Delacroix peignit la lutte de Jacob avec l’Ange », puis « Lucifer, mon frère, Ange rebelle, dans la Pensée de Pascal, dès le XVIIème siècle, à propos de la Grâce et de l’Absolu, mais aussi de perte par la chute », le tout poursuivant avec « Sœur Emmanuelle qui a fait plus pour les travailleurs que la CGT ». ETC. etc..

Avant de terminer, quelqu’un a évoqué « des vaches qui, vu la grève des trains, se sont allongés sur la pelouse pour regarder passer les avions »… Puis, Gilles chanta : « …flammes d’enfer/ échéance déchéance : Lucifer, ange déchu/ Casser Luci…fer/ Combat de l’Amour ! »… et nous regagnâmes le soleil, dehors, nous refaisant et amendant le tout, comme chaque dimanche…

Le curé faisant le catéchisme :

- Combien de sacrements y a-t-il, mon enfant ?

- Il y en n’a pas, M’sieur le Curé !

- Comment ça ?

- M’sieu le Curé vient de donner les derniers à mon oncle Jules.

Carlos

Débat du 2 Mars 2014: « La philosophie et la psychiatrie peuvent-elles dialoguer? », animé par Raphaël Prudencio.

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Posted on 4th mars 2014 by Carlos in Uncategorized

Parce que la Télévision m’envoyait des images, aussi bien du différent politiquement dangereux entre la Russie et l’Ukraine,  autour de la Crimée, que de la perte du cinéaste Alain Resnais, je ne me sentais pas très enclin au bavardage, d’autant plus que d’autres événements masquaient les premiers, comme le Salon de l’Agriculture, ou l’algarade autour du Demi Marathon de Paris, qui passait par la Bastille, et je suis rentré alors dans le Café des Phares® pour prendre un verre et souffler un peu. Il se trouve que, comme chaque dimanche, à cette heure là avait lieu l’habituel Débat Philosophique, plus exactement celui donc du 2-Mars-2014, qu’animait Raphaël Prudencio, l’énoncé étant le suivant : « La philosophie et la psychiatrie peuvent-elles dialoguer ? »

La controverse venant de démarrer, j’y ai donc pris part, car j’avais un vague souvenir de Babinsky et du Syndrome Pyramidal, dont ses recherches étaient l’objet, du fait qu’il provoquait chez le sujet des troubles assez pertinents du psychisme et de la phonation, dus justement à une atteinte de la partie centrale de la dite Voie Pyramidale, c’est-à-dire, occasionnant en lui des dysfonctionnements ou désordres émotionnels psychiques, pouvant mener à un état pathologique dont la cure serait une psychothérapie, par exemple. On sait que Philosophie veut dire, textuellement, « Amour de la Sagesse », et Psychiatrie (‘iatreia’) de l’Âme (‘psuché’), la médecine. Pour ce qui est du « Dialogue » entre ces disciplines, (de « dialegein », soit, « logos » + « dia »), on y retrouve le souci d’établir un contact enrichissant, ou du moins, souhaitable, avec l’autre partie,  « dia », qui n’appartiennent pas aux mêmes domaines de notre activité intellectuelle. Dès lors, d’une part, ce qui chez l’un ne semble être qu’une spéculation purement intellectuelle, il devient évident, que celui qui s’adonne à un sujet d’étude particulier a intérêt à se mettre en rapport, ou mieux, se pencher aussi sur d’autres notions, apparemment étrangères à la matière, mais dont la pertinence, fait objet d’un même appétit intellectuel ayant la connaissance comme seule finalité, tout simplement.

Il ne nous restait donc qu’à JUGER s’ils le « pouvaient », et il y avait à distinguer, par conséquence, s’ils en possédaient la capacité ou en avaient la permission, matière dont Michel Foucault a fait le tour, dans « Surveiller et Punir ».

L’un peut signifier, en effet, une activité neuropsychique, et cela concerne le médical ; l’autre, fait partie du domaine des soins pathologiques), tandis que Philosophie fait partie des spéculations intellectuelles de quelqu’un qui pratique cette discipline, c’est-à-dire, face aux petits ou grands événements de l’existence, fait preuve de patience, courage, sérénité.

Enfin. Nous avons passé un bon moment, où outre la Psychologie, la Psychothérapie ou la Schizophrénie, tous les grands philosophes furent évoqués, de Platon à Hegel, puis de Hegel à Jaspers, Schopenhauer, jusqu’à Deleuze ou Rubinstein, ainsi que l’incontournable Hannah Arendt qui déclara : « l’Homme devient ce qu’on lui dit.

Moralité ! S’ils sont orgueilleux, les philosophes risquent d’utiliser la raison comme un frein, alors que la philosophie est plutôt une plateforme.  

- La philosophie et la psychiatrie peuvent-elles dialoguer ?

- Il y a intérêt… sinon, c’est la camisole de force ! 

 Carlos

Débat du 9 mars 2014: « Bioéthique: le posthumanisme (l’Homme augmenté) »; animé par Bruno Lecoris.

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Posted on 11th mars 2014 by Carlos in Uncategorized

Comme chaque semaine, les jours se suivirent, de plus en plus agités, et nous voilà au terme d’une période hebdomadaire dense en événements aussi bien saugrenus que dramatiques, comme celui concernant la disparition en plein vol d’un Boeing de la Malaysia Airlines, alors que plus récemment, on avait à se farcir le navrant spectacle des moeurs politiques au sein même de l’Etat français, puisque l’on constatait que le Conseiller du Président espionnait son patron, au détriment de la morale la plus élémentaire, celle de l’Ethique qui, compensée par la Bioéthique, serait le socle le plus souhaitable pour toute Déontologie, dit-on. Pour prendre de l’avance sur le temps, au Café des Phares®, le 9 Mars, le Peuple Philosophe s’intéressa à l’Humain, en clair, il a fait question d’analyser ce qu’est « Le posthumanisme (l’Homme augmenté) », au cours d’un débat que Bruno Lecoris s’est chargé d’animer.

Au fond, après une brève projection d’images ad hoc, voire appropriées, il s’agissait de démontrer que la nouvelle Techno-Médecine conduirait à nous rendre plus forts, plus rapides, plus intelligents, capable de nous permettre de vivre plus vieux et en bonne santé, repoussant dès lors toutes nos limites, ou nous mettant en conditions de fusionner, au besoin, avec les machines, afin d’accélérer éventuellement leur rythme, ou tirer avantage de la Pierre philosophale…

« Wy not… » Après l’Eden, les Fontaines de Jouvence, la quête du Saint Graal, Prométhée ou Icare, Isaac Asimov finit par élaborer les Lois de la Robotique, et Ray Kurzweil mit au point le principe d’une intelligence artificielle, capable d’auto-apprentissage, ce qui se produisit grâce à l’action de Bill Gates, et qui, algorithmiquement, aboutit à « Google » comme moteur de recherches donnant accès à toute connaissance, que l’on suppute à même de remplacer, vers 2029, le travail du cerveau Humain puis, autour de 2045, devenir pour les « extropieurs » carrément l’Entendement de l’Homme, augmentant ses capacités de pensée jusqu’à des milliers de fois, un « transhumanisme » qui suscite, naturellement des adversaires.

Enfin. On en est bien loin, mais tout le monde a pu exprimer sa propre vision des choses, allant de « l’anéantissement du Tabou ultime, le mot ‘mort’ », « notre espérance de vie augmentant de trois mois chaque année », « nos cellules ainsi que nos organes étant très complexes, et la donne technologique variable », « la nanotechnologie avait aussi son mot à dire » « dans l’analyse du vivant », « sa programmation » et « recomposition de ses cellules », « qu’à peine depuis vingt ans on a appris à décrypter ».

Puis, on s’est étonnés « qu’en l’an 2000, il était utopique d’enfermer dans une clé USB toutes les données implantées dans un cerveau », « à l’avantage des malades de Parkinson, Alzheimer, Aveugles », « une ingénierie du vivant aujourd’hui courante », et que « vers 2050 on atteindra une espérance de vie inimaginable, pouvant aller jusqu’à millle ans, voire l’éternité », grâce à « l’Homme augmenté, réparé ! »

L’idée que « l’Homme produit ses propres lois, au lieu de les recevoir du Cosmos » fut alors avancée, bien que ce n’était pas celles-là qui étaient en question, mais plutôt « le fait d’être plus de sept milliards et que bientôt on ne pourra pas nourrir autant de monde ».

Enfin. L’Homme augmenté fut déjà une idée de Frankenstein, mais cela a mal tourné, et nous sommes forcés d’admettre que le Cimetière fera toujours partie de notre paysage urbain.

Gilles clôt, de ses vers, la séance, et les participants à l’exercice de la pensée se sont dispersés dehors…

- T’as pas vu, par hasard, l’Homme Augmenté ?

- Non, pourquoi ?

- J’aurais besoin qu’il me change l’ampoule de l’escalier…

Carlos

Débat du 16 Mars 2014: « Doit-on refaire le Monde ou l’empêcher de se défaire ? », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 18th mars 2014 by Carlos in Uncategorized

Un regain du Pouvoir Russe et ses visées se fait sentir en Crimée, un regain de Pollution induit la gratuité dans les transports en commun, un regain dans la pêche aux requins appelle à leur protection, le changement incongru de trajectoire d’un appareil de la Malaysia Airlines donne lieu aux conjectures les plus fantaisistes, sept jours après sa disparition sans laisser de trace. Au Café des Phares®, on avait d’autres chats à fouetter, Daniel Ramirez  ayant choisi, « Doit-on refaire le Monde ou l’empêcher de se défaire ? », pour sujet du  Débat du 16-3-14, qu’il se proposait d’animer.

REFAIRE le Monde ! Carrément. Comme si l’on se refaisait le nez, la bouche, ou son plafond ! Refaire ! L’a-t-on déjà fait une première fois, ce Monde ? Quand ? Qui ? Qu’entend-t-on par « Monde » ? En tous cas, il semblerait qu’il y avait urgence à s’en occuper, vu qu’il présenterait des fissures et risquerait de s’ébrécher à tout moment, si l’on ne l’étayait pas avec un surplus de Méridiens, par exemple. Quelle présomption ! Il n’est pas bien, le Monde ? Court-il le risque de tomber en ruines ? S’ébranle-t-il ? Serions-nous, petits apprentis sorciers, à même de le réparer, en sorte qu’il ne se défasse point ? Si l’on en ignore le dessein, il vaudrait mieux s’abstenir, car il paraît que c’est très, très complexe l’eschatologie, même si son secret fut coulé par Einstein dans une simple formule, E=mc2, comme un rêve de jeunesse où l’on refait le monde chaque jour.

D’après la Légende, ça mit sept jours à se conclure, cette affaire, si l’on compte aussi la journée chômée que l’Artisan du prodige s’est accordée, afin de se reposer, réfléchissant aux détails ou retouches éventuelles à exécuter pour qu’il ne se défasse point. Ce jour-là, Dimanche, (« ‘Dominicus’, ou Jour du Seigneur », pour d’aucuns, ‘Sunday’, par exemple, soit « jour du soleil », pour d’autres), beaucoup de gens se dispensent de travailler et, comme nous, se posent des questions, dans le but de changer la planète, alors que, croire être en mesure de « faire » la pluie et le beau temps, dans cette matière, tient d’un orgueil qui nous a déjà coûté très cher, maintes fois. Ce coup-ci, l’envie nous a pris de carrément le « refaire » de fond en comble, ou, au moins, d’agir en sorte qu’il ne se désagrège point. Rien que ça ! Pourtant, qu’est-ce que l’on entend par Monde, d’abord ? Du latin « Mundus », le terme désigne, en effet, un système bien ordonné, voire, l’ensemble des corps célestes existant dans l’espace, autrement dit, le Cosmos, ou l’Univers, duquel on ne tient pas du tout les ficelles, au demeurant, aussi bien que notre globe, c’est-à-dire, la planète Terre, dans un tout petit coin de laquelle se réunissent les apprentis philosophes, et qui, installée à la lisière de la Voie Lactée, une Galaxie parmi un nombre infini de Galaxies, tourne autour d’un Soleil.

Dès lors, à propos de quoi s’interrogeait-on ? Du destin, donc, de notre Planète, la Terre, ainsi que de ses habitants, ou bien, de ce Monde qui, formé d’une infinité de Corps Célestes éparpillés dans l’Univers, fait face au monde intérieur, celui de nous-mêmes, c’est-à-dire, une conscience qui se force, cahin-caha, à échafauder une hypothèse qui nous permettrait, tant bien que mal, de nous retrouver, et faire en sorte de comprendre la recette de la Soupe dans laquelle l’Homme est plongé, car le « On », de la question, ne peut être que lui ? Sans l’Homme, le Monde est-il un Monde ? Non pas que celui-ci attende l’Humain pour être, car il n’attend rien, mais, puisque tout doit avoir un sens, afin lui en donner un, celui de Monde, le Monde sur lequel un « Logos » porte son dévolu. Un Logos, un être fou et curieux qui, instruit de son mystère, est à même de réfléchir sur l’œuvre manifeste, réalisée peu importe comment ou par qui.

La parole a circulé gravitant sur une ellipse dont le centre était l’animateur, et il a été dit que « certes, le monde ne va pas bien, mais que l’on peut rêver », « qu’il faut d’abord changer l’Homme », par « une sorte d’Utopie », « très imbriqué», et « qu’il faudrait distinguer le corps de l’esprit » ou même « la science facteur de progrès », alors que d’autres se « demandaient s’il va si mal que ça… », et « que rien ne nous empêche de nous cultiver » question étant de savoir « quel est le rôle de la philosophie dans la cité… », « la philosophie n’étant pas suffisante pour empêcher le processus », et que « sans passé on est mort », « l’Humanité agissant comme une structure », « Hanna Arendt s’étant déjà questionnée, sur le souci à se faire de monde » puis quelqu’un voulu savoir « si la pensée se fait de façon démagogique », « par des décideurs », ou si « ce n’était qu’une Utopie », « à partir de l’Idée suffisante », alors « qu’un grain de sable peut l’entraver », « dès que tout est pourri », mais que « l’on doit empêcher que le monde nous dépasse ».

Pour finir, comme le Monde change, par amputation, il n’ y a pas eu de place pour que Gilles, le poète, exprime sa verve, et la question demeure : « Pour tricoter un monde, combien de pelotes ? ».   

Et voilà !

- Docteur, mon foie me gêne, comme un monde qui se défait !

- Ridicule ! Une maladie du foie n’entraîne aucune sorte d’inconfort !

- Justement !

 

Carlos

Débat du 23 Mars 2014: « Le virtuel peut-il subvertir la conscience du réel? », animé par Michel Turrini.

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Posted on 23rd mars 2014 by Carlos in Uncategorized

L’actualité de la semaine allant d’un troisième Braquage, en une semaine, d’une bijouterie, place Vendôme, à l’action du Pape qui s’attaque à la Mafia, et l’Avion de la ‘Malaisie Airlines’ disparu des écrans de contrôle, en passant par la crise politique surgie entre la Russie et l’Ukraine, à propos de la Crimée, bien que le tout fut mis en sourdine par le scandale des écoutes téléphoniques du clan Sarkozy, et leur corollaire, ainsi que par le brouhaha géré par la préparation des Elections Municipales dans le Pays, insouciants, au Café des Phares®, les philosophes en herbe ne cessèrent jamais de philosopher, et ce sont même penchés sur le Débat du 23 Mars 2014, que Michel Turrini était chargé d’animer, choisissant, parmi une tripotée de sujets, le thème suivant « Le virtuel peut-il subvertir la conscience du réel ? » Je crains que l’on se soit égaré dès le départ, mais enfin, on n’est pas là pour faire dans la dentelle. En effet, le « réel » ne s’oppose pas au « virtuel », un des composants de la réalité, mais au « fictif », un au-delà de la représentation, c’est-à-dire, le réel avant de devenir actuel. 

Peu importe. Il y en avait du pain sur la planche et, en tous cas, quatre concepts à analyser : « virtuel », « subvertir », « conscience », « réel », et c’était déjà ça, si l’on voulait réfléchir de façon ordonnée.

« Virtuel » est, donc, un adjectif qualifiant ce qui se trouve à l’état de simple possibilité ; « Pouvoir », un verbe qui évoque le fait d’être capable, comme « Subvertir », celui de renverser l’ordre établi et les valeurs reçues, ou menacer de le faire, « Conscience » désignant, elle, la faculté de connaître sa propre réalité, et, enfin, « Réel », un adjectif ou nom, se référant à ce qui existe en fait. En d’autres mots, il était donc question de savoir si : 1) « l’hypothétique est à même de constituer une menace pour notre connaissance du monde environnant », si, 2) « ce qui n’est qu’en puissance, pourrait-il renverser notre façon d’appréhender le palpable ? » ou  encore, si 3) « ce qui n’est qu’en puissance dispose-t-il des moyens d’agir ! » D’agir, en l’occurrence, au point de chambouler la compréhension du concret, disposant donc des moyens d’action capables d’anéantir ce que l’on perçoit comme tangible. En deux mots, « Virtuel contre Réel » Oui ? ou Non ? L’un saurait-il subvertir l’autre, ou pas ? On aurait pu en découdre à « pile ou face », mais ce serait moins rigolo, je veux dire, moins gratifiant pour le « Cogito » qui se lança dans la bagarre dès les Premières Prises de Parole :

…« Je suis musicien, et communique avec la musique », « faut prendre en considération le téléphone, l’ordinateur et tout exercice de l’esprit », « malgré le fait que chacun voit les choses à sa façon », « et que le virtuel est une fabrication de ce nous avons usiné », « bien que l’on puisse renverser la perspective », « les étoiles que l’on voit, une partie d’elles mêmes ayant disparu depuis longtemps, alors que d’autres ne sont pas encore nées », comme « le virtuel d’Internet » et « autres mondes possibles », « perception du réel différente » « au profit de ses propres intérêts, c’est-à-dire, pas du réel, mais une pensée qui passe, de celui-ci ou de celui-là », confondant « facteur et cause », « alors que l’intention nous échappe », parce que « le cerveau considère les choses de façon différente, et on se trouve dans la subjectivité », et dès lors, « subjectivité ? Subjectivité de quoi ? », « on est bouffés par le virtuel, les écrans qui polluent le réel », « voire le soldat vu à la télé donnant le biberon à son gosse, le fusil à l’épaule », « le vécu, par rapport à l’absurde, à la fin du monde ». « Platon a bien dit que l’art est mensonger », « l’écran fait écran ; ‘faut arrêter »…

Puis, au cours des « Deuxièmes Prises de Parole », on a entendu que : « l’imaginaire n’existe pas », « on modélise », « aidés par la main divine », « chacun vivant son propre réel, alors qu’il n’y a que la vie qui nous tue », etc…  

Finalement, diligent envers « Ceux Qui n’avaient Pas Encore Pris la Parole » l’animateur la leur proposa, et on a entendu des choses du genre : « Le réel est ce à quoi on se cogne », ou évoquer l’édulcoré « Mythe de la Caverne », et ainsi de suite…

Enfin, avant que le tout ne se termine, Gilles, le dernier à prendre la parole, fit savoir que : « … le virtuel n’a pas d’existence actuelle/…une lanterne magique/ création d’impressions… », puis on a réglé la note, et fini par abandonner les lieux…

Question subsidiaire :

- Pourquoi le corset des femmes se lace-t-il dans le dos ?

- Pour empêcher le chat de jouer avec les cordons !

 Carlos

Débat du 30 Mars 2014: « Aucune Vérité n’est-elle vraiment pure? », animé par Philémon.

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Posted on 1st avril 2014 by Carlos in Uncategorized

Dimanche, en France, on procédait au Deuxième Tour des Elections Municipales, dont l’issue fut décevante pour la gauche, alors que les problèmes concernant Russes et Ukrainiens demeuraient, ainsi que les zones d’ombre concernant l’avion Air Malaisie écrasé probablement dans l’Océan Indien. De leur côté, insouciants, les philosophes réunis au Café des Phares®  autour de Philémon, préférèrent se pencher sur le thème philosophique qui leur était proposé, c’est-à-dire : « Aucune Vérité n’est-elle vraiment pure ? »

On part du principe que la Vérité ne serait pas pure, et l’on voudrait tout simplement savoir pourquoi, et à quel degré, d’autant plus qu’il n’y  en aurait pas une autre de secours.

Comme c’est étrange ! Si la supputation s’avérait confirmée, chaque Vérité scellerait quelque chose de fallacieux, captieux, spécieux, perfide, et se trouverait, enfin, entachée d’imposture, motifs assez suffisants pour s’en méfier. Et pas une seule pour sauver l’ensemble ? Etonnant !… Qu’est-ce que la Vérité ? Qu’est-ce que le Pur ?  Ou plus précisément, le Vraiment Pur ?

Si, par définition, la Vérité (du latin « véritas ») correspond, du point de vue formel, à la cohérence de l’assertion, au cas où sa fausseté matérielle se vérifie, peut-on en déduire qu’elle est pure ? Or, le postulat émet un doute à ce sujet, laissant supputer, même, qu’aucune ne le serait.

Il semble, pourtant, qu’une assertion n’est pas vraie, si elle n’est pas pure, c’est-à-dire, logique dans ses prémisses. Tout le cheminement DEDUCTIF rigoureux, liant les propositions à une conclusion, se trouverait, sinon, enrayé dans l’élaboration d’un raisonnement cohérent, ce qui fausserait tout le syllogisme. Le chat qui se mord la queue, quoi !!! Ca arrive ! Toutefois, si elle n’est pas pure, la Vérité serait-elle toujours « Vérité » ? Ou deviendrait-elle Crédulité ? Vanité, et poursuite du Vent, comme dirait le Qoheleth.  

Qu’est-ce que la Vérité ? Qu’est-ce que le Pur ? Ou, devenant plus exigeant, qu’est-ce  que le « Vraiment Vrai ! », « Le Vraiment Pur ! »

Par définition, si l’on se rapporte au Latin, le sens du mot « véritas », correspond, du point de vue formel, à la cohérence de la proposition. Si l’on s’en remet au  grec, « alêtheia », la signification serait celle de la « découvrir », au sens propre. « Enlever le voile » ; la Vérité toute nue, en somme. Alors ?

Les participants, les uns après les autres, ont jugé que « tout est subjectif », « que l’être humain est à définir par le désir », « lui-même à découvrir », « je suis tout ; vérité, pureté et foi », « faudrait voir, non ce qui est vrai, mais ce qui est exact », « distinguer sciences exactes du n’importe quoi », « dont les différentes manières de percevoir », « et penser collectivement », « objectivement », « observer la terre de l’espace », « refonder les sciences comme l’a fait Descartes », « vue la tension entre vérité scientifique et subjective », « des choses s’étant imposées en 1789 », « il faut donc s’adapter à la réalité du moment », « et considérer le Bien, Le Bon et le Vrai », « ce que la certitude scientifique ne fait pas toujours », « comme l’Espace Newtonien en relation à l’Espace tout court », ou  « le Galiléen, car les sciences sont une série de surprises », « la réalité pouvant être objective et subjective », « la vérité préférable au mensonge », ou alors, « vérité en-deça des Pyrénées, mensonge au-delà »… Une mention fut faite de l’Emission ‘Ce soir ou jamais’ portant sur le thème : ‘La Pornographie met-elle la Sexualité en danger ?’, tout en se demandant « si l’on ne met pas la Femme en danger, bien que la transparence soit un devoir ». On a évoqué Einstein, qui explora « le monde avec un tournevis, illustrant le « possible désirable », ainsi que Descartes qui « pouvant douter de tout, se rassurait du fait que seul Dieu pourrait savoir s’il se trompe », et « le laborieux cheminement du processus de la Vérité, », «  que seul le ‘pur’ possède », «  ce qui n’est possible qu’en religion ». L’heure étant arrivée de fermer la séance, Gilles reprit le flambeau en maintenant que « … la Vérité, pureté ou pas, transcende…/ l’illusion ou la vision/… comme l’exigence  dessine une direction… »

- Le verre est à moitié plein.

- Non ! Le verre est à moitié vide !

- Andouille ! Il est deux fois plus grand que l’autre…

 

Carlos

    

Le débat du 6 avril 2014 : « La philosophie peut-elle être dangereuse ? », animé par André Masse – Stamberger.

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Posted on 3rd avril 2014 by Gunter in Uncategorized

Débat du 13 Avril 2014: « L’Universalisme est-il un piège? », animé par Irène Litvin.

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Posted on 14th avril 2014 by Carlos in Uncategorized

Le monde se trouve en désespérance, et, comme en Ukraine, un Etat policier menace de s’installer, avec la complicité de Poutine dont les troupes durcissent leur position, noyautant les forces nationalistes. Mais en espérance aussi, comme dans l’Océan Indien, où des signaux radio provenant du Boeing de Malaisia Airlines qui s’y est abîmé, furent captés par les équipes de sauvetage, permettant d’espérer donc sa localisation, tandis que les Palestiniens réussissent leur adhésion à la Convention de Genève (vingt ans après leur demande), ceci malgré le refus Israélien de leur rendre les taxes douanières qui leur sont dues. Du côté de Rome, le Pape fait profil bas dans l’affaire de pédophilie dont est accusée la Curie et, en ce qui concerne le Café des Phares®, insouciants, les philosophes prirent part au Débat-philo du 13 Avril 2014, qu’Irène Herpe-Litvin se proposa d’animer. C’est-à-dire, tirer au clair la question « L’Universalisme est-il un Piège ? »

ou pas ? la plus pertinente des hypothèses !

Ce postulat-ci n’a point été pris en considération, alors que l’« Universel… iste, ou …isme » présume un syncrétisme, c’est-à-dire, un mélange d’influences rassemblant des doctrines disparates des idées (religieuses, politiques ou philosophiques) a vocation cosmique, id est, un type de pensée qui ne reconnaît d’autre censeur que l’Opinion Générale ! Alors ? Peut-on, de bonne fois, qualifier de « piège », traquenard ou guet-apens,  ce qui a trait à la Totalité ?…, Tout ce qui existe, en réalité, et qui, ipso facto, devient légitime matière de questionnement ? Questionnement qui n’est qu’une autre façon de dire, critique de la raison, « Démocratie », ou son domaine, en quelque sorte ? Et, si l’on prouvait l’inanité du Piège, qu’en serait-il de l’Universalisme ?

On pourrait supposer que ça débute mal, donc, si l’on commence par se méfier, de cet esprit homogénéisant qui a inspiré la Charte des Droit de l’Homme, par exemple, au point d’y soupçonner une arnaque ! D’aucuns ont désigné ce souci, d’Utopie, un beau nom, en soi ! Mais, Piège ? Piéger quoi ? Qu’est-ce qu’un Piège ? Nous allions nager dès lors dans les eaux troubles de l’oxymore, c’est-à-dire, nous référer à l’Universel avec les moyens du Particulier, voire,  de l’Oiseleur ; l’Universel en cage comme un simple Chardonneret. En effet, le Piège, classique, est un dispositif qui, avec un seul accès, permet d’y attirer la proie, grâce à un appât qui, relié à un mécanisme assez sommaire, enferme la bestiole qui viendrait à bousculer l’èche. Bref, un traquenard pour des gobe-mouches qui, froissés, se mettent à qualifier de « fariboles », le système hautement bien ordonné qui tient à unifier les connaissances d’un Tout intelligible, parce que logique et cohérent, afin d’en libérer totalement l’accès. Mais, de quelle nature serait-il, cet appât susceptible de séduire le gobe mouches ? De couillonner l’Universel ?

Nous ne le savions pas, ce qui ne nous a pas empêché de broder ; ça ne mange pas de pain, ni n’avale pas le vers de terre.

C’est ainsi que l’on a fait référence à la Philosophie des Lumières, aux trois religions (Chrétienne, Musulmane et Judaïque), à Wittgenstein, aux Lois Générales, naturelles et humaines, à l’Universalité des Lois, à la Nature Humaine, aux Arts (Musique et peinture)

Science est un processus établi sur des Lois générales, à l’OMS, au Théâtre Antique, à la formule d’Einstein E=mc2, et tout à l’avenant…

Finalement, Gilles a eu, en vers, le dernier mot et, satisfait, le public quitta petit à petit les lieux…

 Pendant ce temps, dans le TGV :

Une Dame assise devant un Monsieur :

-Monsieur, est-ce que ce train va vers Paris ?

-Non, Madame, Paris est dans l’autre sens…

-Alors, est-ce que l’on peut changer de place ?

Carlos

Le débat du 20 avril 2014, animé par Claudine Enjalbert : « L’amitié est-elle le reflet dans un miroir ? »

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Posted on 17th avril 2014 by Gunter in Uncategorized

Débat du 27 Avril 2014: « Le Philosophe a-t-il droit à la colère ? », animé par Alois Sander.

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Posted on 28th avril 2014 by Carlos in Uncategorized

Le fait le plus spectaculaire du moment était la Canonisation par le Pape François de deux autres Papes, Jean Paul II et Jean XXIII en un seul jour, bien que ce qui se passe en Ukraine ait mobilisé divers observateurs de l’OSCE, et que la virée de l’ex- Président Sarkozi et sa femme Carla Bruni aux USA, faisait aussi jazzer dans les rédactions, plus encore que les menaces du Président USA, Obama, à propos du différent Russie-Ukraine. Au Café des Phares®, ce 27 Avril 2014, donc, les habitués du lieu, eux, ils se demandaient si « Le Philosophe a-t-il droit à la colère ? », au cours d’un débat que Alois Sander s’est chargé d’animer.

C’est à rester coi ! Mais quoi ? Il faut tout essayer.

Voyons, donc, voir :

PHILOSOPHE, est un mot qui désigne celui qui est ami de la sagesse, c’est-à-dire, quelqu’un de réfléchi et vertueux. Jusque là, tout va bien… Rien à voir avec le droit.

DROIT, signifie, ici, ce que chacun peut exiger, selon une règle morale ou sociale établie au préalable par la Loi (qui l’oblige et le protège), ou le fait de s’autoriser à manifester ses caprices, tout simplement. Mais, rien à voir avec la Philosophie.

COLERE ! C’est là que les athéniens s’atteignirent. Du grec « kholé », la Bile (d’où ‘choléra’), le mot désigne ‘une humeur’ ou échauffement de celle-là, un type d’émotion d’ordre pathologique occasionné par un manque ou une frustration, liée souvent à une injustice, et indépendante autant du Droit que de la Philosophie, naturellement.

Voilà. Une fois mis tout ça dans un mixeur, que peut-on en sortir ? Qu’il n’y a pas lieu de faire appel au « Droit » dans une matière propre à désigner l’Homme de Sage, ou pas, le hic, l’os, ou le cactus, étant l’exigence pour tous (philosophe ou pas) de respecter le droit, et le meilleur exemple d’un tel drame fut, sans doute, les « 12 Hommes en Colère », un film de Sidney Lumet (1957).

En effet, dans la Salle, tout s’est déroulé paisiblement, les uns disant que « la colère fait du bien », des autres « qu’elle peut être un moteur pour la réflexion », « ‘L’Indignation’, de Stephan Hessel ayant été rappelée », en passant, ainsi que « la Colère en tant que moteur de la réflexion », « alors que l’on se sent bête, une fois passée la raison de sa colère », «  les philosophes étant souvent assez conformistes », « comme Sartre, par exemple », « Schopenhauer, Nietzsche ou Bergson », bien que « la Philo commence avec la colère », « si  raisonnée » et «  un philosophe doit être quelqu’un d’engagé », « ouvert à l’émotion », « tel Zola », «  Godard et ‘Les choses de la Vie’ » ou à « toute déconstruction », « ‘colère’ et ‘justice’ allant très bien ensemble ». Mais… « colère, par rapport à quoi ? » « C’est une question d’‘Ego’ surdimensionné », fut-il dit, « de Rolls Royce blanche et idées noires », « à la recherche d’un lien, là où il n’y en a pas » !

Gilles nous a fait part de son interprétation poétique du sujet, et nous avons poursuivi la discussion dehors, tant il faisait beau… 

Un gars voulait encaisser un chèque à la Banque. Le guichetier lui demandait de l’endosser.

- Quoi ?????

- Signez votre nom au dos du chèque !

- Non ! Je n’ai rien à ajouter. C’est mon argent ! Vous n’avez qu’à me le donner.

Embarrassé, en raison des autres clients, qui attendaient, l’employé envoie le récalcitrant vers un collègue, assis dans la cabine attenante où la même scène se reproduit. Celui-ci prend, alors, un cendrier, frappe le récalcitrant sur la tête, l’intimant en même temps de signer son nom au dos du chèque. L’autre s’y conforme, reçoit ses sous, puis, en sortant, croise un ami, et le conseille :

- Si tu veux ton argent, ne va pas au guichet ; va voir directement l’employé du bureau à côté. Il explique beaucoup mieux !

Carlos

Débat du 4 mai 2014 : « Quelles sont les limites de la vie privée ? », animé par Pascal HARDY.

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Posted on 5th mai 2014 by Carlos in Uncategorized

Le débat du 11 mai 2014 : « L’infidélité, n’est-ce pas l’absence de confiance en soi ? » animé par Gérard Tissier.

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Posted on 7th mai 2014 by Gunter in Uncategorized

Débat du 18 Mai 2014:  » Comment construire des normes éthiques pour les nouveaux défis écologiques ? », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 19th mai 2014 by Carlos in Comptes-Rendus

Tandis que des remous continuent de se faire sentir en Syrie, le Brésil prépare la Coupe du Monde de Football, les prises d’Otages prolifèrent, des élections européennes se préparent, la côte du Président Hollande se trouve à la baisse, alors que le prix du pétrole augmente et les rivières enregistrent des débordements effarants en Bosnie et Serbie, cela n’a pas empêché Daniel Ramirez d’animer le Débat du 18 Mai au Café des Phares®, le sujet qu’il a choisi, parmi une quinzaine d’autres, étant « Comment construire des normes éthiques pour les nouveaux défis écologiques ? » 

Que de questions ! Les « Normes » se construisent ou s’établissent-elles ? Si elles se construisaient, ce serait avec quels matériaux, et à l’aide de quels outils ? Ceux du maçon ? Qu’est-ce que « la Norme » ? En quoi consiste un « Défi » ? Quant à l’« Ecologie », on sait ce que l’on veut dire par là… : il s’agit d’un vrai (ou feint) intérêt pour la protection du milieu où se reproduisent et vivent les créatures animales et végétales, ainsi que pour les rapports de ces êtres entre eux, voire avec un même Habitat ». Mais, pour revenir au « Défi », cela semble consister dans une déclaration provocatrice qui tient l’autre pour incapable, ou exhibant un odieux refus de se soumettre, voire même de s’incliner, devant ce que l’on doit plutôt respecter ! La « Norme » c’est déjà un peu plus complexe… Etymologiquement cela signifie « l’équerre », outil employé dans le façonnage de quelque chose de Stable, le contraire étant l’« Entropie », la dégradation de tout.

Le Défit Ecologique, donc, consisterait dans une sérieuse prise de conscience ayant pour but de  respecter l’Opinion, plus que la Nature, à commencer par la sienne, puisque, « Charité bien ordonnée commence par soi-même », ce qu’explique une sorte d’Egoïsme, en gants de velours, craintif du « qu’en dira-t-on ? » propre à une minorité instruite, consciente donc de ce qui est son intérêt : « que les citoyens trient leurs déchets, ignorant que tout part souvent dans la même benne à la décharge commune ».

Ceux qui l’ont bien voulu, se sont expliqués sur ce qu’ils pensaient par là, et on a entendu de tout : du genre « c’est une question de conscience », « d’exigence de mesurer, d’un consensus, de faisabilité », « de normes », d’attaquer les choses par la racine », « sans passer par la violence », « alors que tout est dans les mains des lobbys », « et que les scientifiques, eux-mêmes, ne sont pas d’accord », « c’est le règne du désordre », « alors que les petits gestes sont extrêmement utiles », « dans un population de cent millions d’habitants », « malgré le planning familial », « avec des terribles défis en vue », « car on a changé de paradigme il y a 200 ans », «  si l’on a besoin d’une éthique, à quoi nous sert celle que l’on a déjà ? » « si l’on sait que, depuis deux siècles, on prône la bonne parole, et le « développement durable, alors que ce sont les autres qui décident » et « font des Traités que les USA et la Chine ne respectent pas ». Quelqu’un a rappelé que « la question était : ‘a-t-on besoin d’une Nouvelle Ethique, alors que nous en avons une ; nous sert-elle ? », « le Pape François s’en occupera… », et, à la Télé, on voit toujours les mêmes têtes », « « Michel Serres faisant une exception » ! « Qui est à la solde de qui ? », « Il y a un double langage dans nos sociétés, sans faire cas de l’Etique ; pourquoi ? C’est regrettable ! » Quelqu’un d’autre argua « que l’on a des points de vue abstraits, dès que l’on prend des distances vis-à-vis de la réalité »… etc.

L’animateur a remercié les présents pour ce débat, Gilles, le poète, fut oublié, et tout le monde a regagné la Place, poursuivant la mise au point de certains arguments !

- Dites, mon ami, qu’est-ce qui vous arrive ? Vous marchiez courbé en deux, et voilà qu’à présent vous vous redressez….

- C’est que j’ai pris une canne plus longue !

Carlos

Débat du 25 Mai 2014: « Où va la Médecine ? », animé par Bruno Leucoris.

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Posted on 25th mai 2014 by Carlos in Uncategorized

Les pays de notre Continent tâchaient de préparer les Elections européennes, et ceux de l’Ukraine la leur, Poutine déclarant qu’il en respecterait l’issue. Côté France, Kerviel, le médiatique ‘trader’ du Crédit Lyonnais se rendit à la nécessité de rentrer en France, tandis que la sœur du tueur au scooter, Mohamed Merah, partait en Syrie faire son « jihad », et aux USA, Barack Obama et Michèle, sa femme, auraient fêté froidement l’anniversaire de celle-ci, pour des étranges raisons. Indifférent à tout ça, le peuple philosophe du Café des Phares®, s’interrogeait, le 25 mai 2014, « Où va la Médecine ? », au cours d’un débat animé par Bruno Leucoris.

Demandons-nous, déjà, d’où vient-elle…

Il semble qu’après ses études, avant de commencer à exercer, chaque médecin prête Serment, la main sur le fameux « Serment d’Hippocrate » ! Hippocrate de Cos (460-356 av. C) qui, contemporain de Socrate, a été tenu comme le « Père de la Médecine », du fait d’avoir élaboré au cours de sa centaine d’années, plus de 60 traités, considérés la base de la Déontologie Médicale, c’est-à-dire, un ensemble de devoirs et garanties morales vis-à-vis du Patient, auquel il jure, alors, d’être fidèle.

Voyons, à présent, « Où va-t-elle, la Médecine ? » Conventionnelle, certainement…

Eh bien ! C’est tout un monde qui s’ouvre à son action… Si l’on fait l’impasse sur la médecine Chinoise, qui emprunte de façon pragmatique chacune des voies s’offrant à elle dans le rétablissement de la santé, la Médecine Traditionnelle tente de répondre au cas par cas, dans les domaines de la Médecine interne, nucléaire, du travail, de prévention, réadaptation, etc., et va s’occuper aussi des différents types de patients (côté andrologique ou gynécologique), aussi bien dans le secteur obstétrique, légal (autopsies), fœtal, ou de la néonatalogie (assistance aux prématurés), que pédiatrique, gériatrique, angiologique, et de réanimation, ou encore dermatologique, voire endocrinologique, hématologique, immunologique, ophtalmologique, orthopédique, otorhinolaryngologique, pneumologique, psychiatrique, rhumatologique, stomatologique, urologique, …et j’en passe. Etant donné qu’il y a du pain sur la planche, voire des champs d’action dans les domaines les plus divers tels que l’addiction, l’alcool, l’allergie, les diabètes, les différentes infections, la psychiatrie, la toxicologie, la vénérologie ou la traumatologie due à des blessures provoquées par divers types d’accidents, il y a du patient sur la table d’examen !

Sachant qu’« il vaut mieux être jeune et bien portant que vieux et malade », beaucoup de monde a tenu à s’exprimer là-dessus, évoquant les « Comités d’Ethique qui, elle, fait partie de la philosophie », « l’acte de ‘décharge’ que les médecins font signer aux patients, depuis la ‘Loi Kouchner’ », alors que « les Américains font le traitement de l’hypertension dès l’adolescence », et « que ‘justice sociale’ et ‘performances’ s’imposent dans le domaine de la santé, avec les soins à l’Hôpital », « puisque les médecins ne vous écoutent pas ». Quelqu’un a demandé « Qu’entend-t-on par le concept ‘médecine’ ? Espérance de vie ? Niveau de vie ? Essor démographique ? afin d’apaiser la société ? », « alors que des nouvelles technologies se font jour, appuyant en même temps sur le frein et l’accélérateur », « …et que 3 dérives s’annoncent : 1) développement de médicaments, 2) prolongement indéfini de la vie, au détriment du trésor public, 3) enrichissement des Assureurs dont le tarif change en fonction de l’âge de l’assuré, et à bientôt le ‘quatrième’ âge ». « Qu’attend-on de la médecine ? Performances ! Mais, quels exploits peut-on attendre des médecins ? » « L’Homme est une machine ; tout Homme en bonne santé est un malade qui s’ignore et attend quelque chose du médecin » ; « on y va comme on va chez le garagiste », «  on fait le jeu des industriels pollueurs », « Les médecins se protègent, faisant faire des analyses… des analyses ! », « alors que le point névralgique c’est la mort ! » « les Mutuelles rendent le malade responsable de ne pas être en bonne santé », « Tout est marchandisé ; le malade est le ‘veau d’or’ », l’Homme n’attend que la mort ! »

Arrivés au terme de notre débat, Gilles, le poète, se demanda : « …quels moyens, pour quelle fin ? Patient/Impatient ? … Notre finalité ? Guérir, Humanité !! »

Et voilà !!!! …

En Chine, le médecin qui s’occupe de la santé de quelqu’un, est régulièrement rémunéré par l’intéressé, et ne cesse de recevoir ses émoluments qu’au moment où celui-ci tombe malade. Or, un jour, un jeune médecin court vers son père criant :

- Papa, Papa, j’ai réussi, finalement, à guérir le malade qui souffrait du cœur, depuis si longtemps !!!

Le père :

- … et de quoi vas-tu vivre maintenant ?

Carlos

Débat du Premier Juin 2014: « Philosopher est-ce manipuler des mots ou des concepts? », animé par Joseph Strich.

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Posted on 2nd juin 2014 by Carlos in Uncategorized

Les jours se suivent sans forcément se ressembler et, au cours de ceux qui viennent de passer, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de Paris, en forme d’événements de toutes sortes, allant de la semaine de la cuisine chinoise au « rebondissement de l’affaire Stavisky », trouvé mystérieusement mort en 1934, et à la commémoration du « D-day », en Normandie, ainsi que du Tournois International de Tennis, en scène actuellement  à Roland Garros, passant, côté politique, à l’abandon de la Présidence de l’UMP par François Copé, François Hollande ayant, lui, aux USA redoré son blason de Représentant de la République Française, avant son déjeuner avec l’équipe de France de foot, en partance pour le Brésil… Le premier Juin 2014, au Café des Phares®, les philosophes se penchaient, eux, sur le débat « Philosopher est-ce manipuler des mots ou des concepts ? », animé, pour l’occasion, par Joseph Strich. S’agissait-il de manipuler des mots, ou alors des concepts, ou bien des mots et des concepts ? En tous cas, il ne fallait pas se regarder les doigts, mais faire la distinction entre les mots et l’objet : le mot philosophie, le concept de philosophie et le verbe philosopher, que sont trois choses différentes.

C’était un peu comme prévoir la pluie et le mauvais temps, ou de répondre à l’une de ces « questions pour un champion » assez en vogue dans les médias.

De surcroît, il y avait quatre termes à définir: « philosopher, manipuler, mots, concepts ». Or, «  Philosopher », ou ‘amour de la sagesse’, revient à spéculer sur un thème donné, tout simplement, et à ne point manipuler, quoi que ce soit. C’est ainsi que « Concept » désigne l’outil du philosophe, c’est-à-dire, la représentation mentale, générale et abstraite, des objets, qui existent en complète indépendance  en dehors de son cerveau ; il est la vraie réalité et les mots ne font que les désigner. Parfait !

Voyons donc le « Mot », sachant qu’il s’agit d’une expression douée d’un sens bien défini ; univoque ! Pas de lézard. Par contre, de son côté, enraciné dans le terme ‘main’, « Manipuler » a le sens de ‘manier’, c’est-à-dire, ‘manœuvrer’, ‘insidieusement’ à l’occasion. Ensuite, il y a le « ou », soit une conjonction qui lie des expressions ayant le même rôle, voire, fonction, tout en séparant les idées exprimées, c’est-à-dire, ce serait ou bien l’une ou bien l’autre ! Là, se trouvait l’astuce, le problème, le paralogisme, en définitive : « Philosopher consiste à manipuler des concepts » et point des mots.

Il a été dit que « ‘manipuler’ n’est pas un mot sympa », « que parfois, le hasard fait bien les choses », « que le sujet est énorme et qu’il faut déconceptualiser », « évoqué ‘Le silence des agneaux’», « La Peste, de Camus », « qu’il ne faut pas réduire la Philo à des jeux de mots », « alors qu’ils sont liés à la mémoire », « organiser la pensée en phrases cohérentes, et que Hitler n’a pas respecté la cohérence », « que les mots peuvent être vides de sens », « Wittgenstein qui insistait sur la validité du langage », « que reste-t-il, sinon l’amour, qui n’est pas entériné par la logique », «  que la philo a le sens des valeurs », « que la philo est mortifère », « amour de la sagesse et sagesse de l’amour », «  que le sujet est insaisissable », …et puis, de ses rimes, Gilles mit le point final à la séance.

-Parfois, on se sert de la philosophie pour arriver à ses fins…

-En ce qui me concerne, je m’attarde aux caresses…

Carlos

Débat du 8 Juin 2014: « La Flèche du Temps », animé par Alexandra Ahouandjinou;

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Posted on 9th juin 2014 by Carlos in Uncategorized

Malgré le succès de la Réforme Pénale, proposé par la garde des Sceaux, ainsi que celui du Redécoupage Administratif de la France, l’affaire « Bygmalion », c’est-à-dire, le remue-ménage concernant les malversations constatées au cours de la Campagne Electorale de Nicolas Sarkozy, et les avantageux résultats du FN lors des Elections Européennes, vis-à-vis des autres Partis, la semaine écoulée ne laissait augurer rien de bon au sujet des mœurs politiques, raison peut-être, pour laquelle, au Café des Phares®, le public ‘philosopheur’ présent s’est vu proposer, comme question du Débat du 8 Juin 2014, de nouveau une affirmation,  « La Flèche du Temps », comme si, pour jouer aux fléchettes, elle se déchargeait d’un fardeau gênant, Alexandra Ahouandjinou prit sur soi la tâche d’animer et déposa de son propre chef, COMME ÇA, à la manière d’un paquetage, sans se laisser impressionner par le second principe de la Thermodynamique, lequel postule que l’Entropie (le désordre) croît avec le Temps, flèche ou pas, et ça va chercher loin… les « Quanta » et compagnie… !

En effet, selon la « Théorie de la Relativité », il s’agit d’un concept géométrique spatio-temporel à quatre dimensions, ou variables formant un continuum indéfini et homogène  dans lequel se déroulent des événements successifs,  la sagesse commandant de ménager aussi bien les Paroles que le Temps, puisqu’il fait partie de la Durée, (grec : « chronos »).

On aurait pu, donc, commencer par se demander, déjà, « Qu’est-ce que ‘Le Temps ?’ », tout court, bien qu’il s’agît, là, d’une tâche ardue à laquelle, pourtant, Stephen Hawking s’est admirablement attelé avec des forces que sa santé lui refusaient, « La Flèche du Temps » constituant l’en-tête de son neuvième chapitre, où l’on apprend que la vitesse de la lumière consiste dans un mouvement qui vouerait aux calendes grecques l’idée d’un temps unique ou absolu, et devenu un concept personnel, relatif à l’observateur qui le mesure, l’imaginaire inclus ; un temps où l’on peut faire même des demi-tours, comme dans la rue.

Mais, pourquoi nous souvenons-nous du Passé et point du Futur ? Quelle est sa nature, ainsi que celle des trous noirs et compagnie ? Et s’il n’existait pas ?

Or, dans la hâte, on en a déduit, tout de go, que « c’est ce qui fait durer… », la « Flèche » indiquant la direction.

Mais, « durer quoi ? » ; « quelle direction ? » Pour être cohérents, et « gagner du temps », il nous aurait fallu envisager le travail de celui qui s’y est le plus intéressé, Einstein, réduisant, dès 1903, le tout à un « Modèle Standard », une toute petite formule « E=mc2 », par laquelle, suivi des travaux de Schrödinger (« Le chat »), le prodigieux mathématicien suggérait que, sa nature étant indéterminable, le Temps n’est qu’illusion. Ce serait un « ici et maintenant », depuis le « Big-Bang » initial, avec lequel toutes nos représentations évoluent.

Il a trois sens principaux : 1) « ‘Chronos’ période ou époque, genre ‘le Temps des cerises’ », ou « perdu… » dans la pensée de Proust. 2) « Instant » vécu, ou ‘Kairos’(moment), lieu de notre quotidien ou « Durée », de Bergson, par laquelle le ‘Présent’ devient ‘Futur’, soit réellement, ou dans la pensée ( ‘Panta rei’, ‘Tout coule’, d’Héraclite. 3) Le Temps conçu comme milieu indéfini, analogue à l’espace, où tout se déroule, forme ‘a priori’ de la sensibilité, envisagés par Newton, Galilée, Leibniz, Kant.

La salle s’est exprimée, là-dessus, ‘arrosant large’ :

« c’est une dynamique… irréversible, qui devient du ‘passé’ », « ou une énergie qui rétablit la réalité dans toute son étendue », «  une direction… » « qu’il faudrait bien définir, sinon on part dans tous les sens » ; « l’Histoire du Temps serait celle de l’Univers ; quelque chose de personnel », « perception dynamique »,  pour quelqu’un ; « Cupidon ! », pour quelqu’un d’autre ; « le Temps existe, comme l’herbe qui pousse », ou « qu’il faut se référer à Sartre, voire Heidegger », « le Temps s’écoule comme l’eau, et nous nageons dans le Temps, qui est toujours le même, et il nous faut faire, comme si l’on avait tout le temps », « variable ‘t’, dans la ‘relativité générale », « une illusion »…

Gilles clôt la séance, avec un « … Temps, présence/absence, pareil au ‘Tic-Tac’, et ‘Tic-et-Tac’ !!!

- J’ai gagné toute ma fortune dans la vente de pigeons voyageurs…

- Ah, oui ? Combien en aviez-vous ?

- Un seul. Mais il revenait toujours chez moi !

Carlos

Le débat du 15 juin 2014 : « Qu’est-ce que l’intelligence ? », animé par Nadia Guemidi.

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Posted on 11th juin 2014 by Gunter in Uncategorized

Débat du 22 juin 2014: « Crise, mutation; sommes-nous dans le déni? », animé par Michel Turrini.

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Posted on 22nd juin 2014 by Carlos in Uncategorized

Malgré la joyeuse effervescence suscitée par la Coupe du Monde de football, au Brésil, sachant que des zouaves écervelés, candidats au BAC, avaient traité Victor Hugo d’« enfoiré et de bâtard », me dirigeant par le Métro au Café des Phares®, je me demandais dans quel monde sommes-nous, lorsque j’ai croisé une sémillante jeune fille, en mini jupe, portant une jarretière de fleurs peintes à mi-cuisse, ce qui m’a fait espérer que rien ne soit perdu, avant même d’apprendre le sujet du jour, à développer au cours du Débat du 22 Juin, 2014, et que Michel Turrini se chargeait d’animer : « Crise, mutation, sommes-nous dans le déni ? », une sorte d’invitation à en établir un constat, c’est-à-dire, à remuer un penchant pessimiste assez répandu, et tendant à laisser penser que les transformations sont stériles, ou bien à se plier au fait que, plus présentables, les fleurs sont tout de même périssables, alors que, affaire de Printemps ou pas, le changement est plutôt fécond, entraîne l’éveil, encourage à l’action, incite au dévouement et aux beaux gestes.

En somme, d’après l’énoncé, le « DENI » serait une fâcheuse conséquence de la MUTATION (du latin : « mutare », muer), elle-même issue de la crise due à l’interprétation des faits, et il ne nous restait qu’à tricoter un débat avec cette pelote, ou à peindre une belle guirlande illustrant « ce qui n’est pas encore », puisque, issu du grec,  le mot « CRISE » signifie étymologiquement, « FAIRE UN CHOIX » et, dès lors « mutatis mutandis », on peut aussi bien en déduire que la « mutation » est un éveil créateur et point la négation de quoi que ce soit. Ça se mord la queue ; s’en était peut-être trop après une nuit entière à fêter la musique.

Evidemment, on a brodé « autour de la crise économique, liée aux ‘subprimes’ », « la ‘chute’ de la Banque d’affaires Lehman Brothers en 2008 », liée à « l’affaire Madoff, l’escroc du siècle, en 2008 », puis, il fut question « de l’inadéquation entre les sondages et les faits, lors des élections », « Jacques Attali ayant prévu la prochaine crise économique pour 2015 », alors que le sage Socrate disait « tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien », et que « le problème est la solution », car « il n’y a plus de sacré », mais « le déni du déni » et « tout simplement des problèmes systémiques ». On a évoqué, ensuite, « le Traité de Maastricht », « les 30 glorieuses », « la ruée vers le magasins lorsqu’il y a crise », « le Paradis sur Terre », etc..…

D’après la pendule, il était temps que Gilles mette fin au lambin vagabondage des idées, ce qu’il fit avec brio, et nous nous sommes éparpillés dehors, persistant à rester unis, et ne pas en démordre…

- Je sors de prison…

- Qu’avais-tu fait ?

- Je conduisais trop lentement !

- Excès de vitesse, plutôt…

- Non ! J’allais trop lentement, dans la voiture que je venais de voler !

Carlos

Débat du 29 Juin 2014: « Il est aussi odieux de suivre, autant que de guider », animé par Georges Sefinal.

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Posted on 29th juin 2014 by Carlos in Uncategorized

Cette semaine, pas mal agitée par des questions assez graves, telles que le meurtre de la milliardaire Hélène Pastor, lié à une question de cupidité au sein de sa famille, l’acquittement du Docteur Bonnemaison (qui, sans en référer à quiconque, donna la mort à plusieurs de ses patients, faisant rebondir la « question de déontologie médicale dans le domaine de l’euthanasie), le Championnat mondial de Football poursuivait son spectacle planétaire occupant pratiquement tout l’espace des différents Médias, de pair avec la « Gay-Pride » à Paris. Dans un petit coin de la place de la Bastille, au Café des Phares®, les amateurs de Sophie, entreprirent, eux, de taquiner les concepts, au cours du Débat, « Il est aussi odieux de suivre, autant que de guider… », un coup fumeux de Nietzsche, qui a été proposé à notre réflexion le 29-Juin-014, Georges Séfinal se chargeant de l’animation.

En question était, certainement, la Primauté du Pouvoir dans la formation de l’Etat, autorité sous la coupe de laquelle chacun est placé dans tout le cours de son existence, non par adhésion mais par situation, car on ne choisit pas, d’ordinaire, son Etat, tout en y retrouvant son compte ; on y naît, on y vit, on y meurt et, si d’aventure on en change, c’est pour en adopter un autre, l’autorité venant, psychologiquement, de la dépendance reconnue par les citoyens vis-à-vis de lui, mystère de l’obéissance civile, institutionnalisé de fait et qui nous colle à la peau, tel un assujettissement involontaire.

Serait-il préférable de faire du surplace, ou de marcher à côté de ses bottes, voire, chacun dans la direction que lui paraîtrait la plus convenable ? Sachant que l’Homme est un animal social qui, à l’instar de tous les autres mammifères vit en groupe, très vite il apparaît, donc, que rien de glorieux ne fut entrepris sans un Guide, Roi, Président ou Dictateur, répertoriés dans les Institutions Politiques, voire le Droit Constitutionnel, et j’invite chacun, par ailleurs, à revisiter l’œuvre singulière d’Eugène Delacroix  « La Liberté guidant le Peuple ».

Le public, dans la salle, entendait que « c’est zoologiquement un fait avéré : l’existence d’un mâle (ou femelle) dominant (e), dans tous les groupes d’animaux, c’est-à-dire, une bête que toutes les autres suivent (un guide, auquel, en raison de son charisme, chaque membre de la coterie obéit) et que l’on nomme ‘Alpha Male’, rôle qui peut être exercé également par une femelle, d’ailleurs. L’opinion générale entendait que le Guide se fout de l’avis des autres, suscitant, ou bien des ennemis, par conséquence, ou alors des ‘lêche-bottes’. Puis, on ajouta qu’il y a un tas d’accessoires de la séduction, si l’on veut jouer cette comédie-là, et il arrive que tel rôle soit interprété aussi bien par des hommes que par des femmes, bien que celles-ci se soucient davantage des apparences, malgré ce que l’on puisse en penser. En tous cas, il ne faut pas confondre avec ‘la personnalité’, le courage de se battre pour les idées avec conviction, même si elles ne sont pas flatteuses, tout en gardant, de préférence, un capital d’humour, c’est-à-dire, ‘mourir pour des idées, d’accord, mais de mort lente’, comme le préconisait Brassens ».

Il était temps que l’on en finisse et, Gilles ayant déclamé son poème, nous nous sommes éparpillés dans la morosité maussade du dehors.

- Alors ? Vaut-il mieux « suivre » ou « guider » ?

- Peu importe ; le fait est que les corps s’arrêtent, lorsque le coude est appuyé sur le comptoir !!!

Carlos

Débat du 6 juillet 2014: « Y a-t-il de l’ineffable ? », animé par Claudine Enjalbert

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Posted on 6th juillet 2014 by Carlos in Uncategorized

Finie, à la SNCF, la grève à laquelle personne n’a rien entravé, et compulsé le Rapport Ministériel sur la Cybercriminalité où l’on ne comprend pas plus, la Cour des Comptes fit connaître, en vain, l’état des finances publiques. Si l’on y ajoute les violations répétées du cessez-le-feu en Ukraine, confirmant le « malentendu » général, rien n’allait mieux, au Moyen Orient, dans les Territoires occupés par Israël, où des affrontements entre policiers et palestiniens ont eu lieu, suite à la mort d’un adolescent kidnappé et brûlé vif, suite au passage à Tabac du cousin de l’adolescent cramé. S’inscrivant dans l’ordre des choses singulières la poursuite du championnat du Monde de football coulait de source, naturellement, et, au Café des Phares®, il était aussi naturel qu’il y eut lieu un Débat philosophique, celui du 6 Juillet 2014, qui a été animé par Claudine Enjalbert, après avoir choisi, parmi une quinzaine, le sujet du jour, « Y a-t-il de l’ineffable ? ».

Certainement. Il ne nous restait qu’à trouver où…

Quoique, possédant, ici, la valeur de nom, le terme « Ineffable » soit plutôt un adjectif traduisant la qualité de « ce qui est, même si l’on ne trouve pas de mots pour le dire », optimistes, nous partîmes de l’avant, nous assurant qu’il provient étymologiquement du latin « ineffabillis », c’est-à-dire, « ce que l’on ne peut pas exprimer », par des paroles, comme les sentiments, voire l’état physique, par exemple, ou bien il n’est pas convenable, acceptable ou opportun d’en parler, à moins de le faire de façon détournée, usant de subterfuges, ruses, faux-fuyants, circonlocutions, périphrases, alors qu’un débat philo prétend faire la lumière sur ce qui parait obscur. Or, dans notre cas, il s’agissait, en l’occurrence, d’en débattre, comme il est la coutume, au cours d’un échange d’idées hebdomadaire, prévu, organisé et orienté par un animateur (ou animatrice), afin de, au cours d’une heure et demie, environ, retirer la substantifique moelle d’un concept donné. Celui-là, en l’occurrence.

Et pourtant… Pourquoi l’interroger, s’il y a des choses (agréables ou pas) dont la réponse pourrait être formulée, à la rigueur, par un signe de la tête, tout simplement, la secouant de haut en bas, en signe d’approbation, ou de gauche à droite en cas de désaccord… sans plus de chichis ? En effet, « ineffable » ne veut dire rien d’autre qu’« INDICBLE ». Autant avaler un parapluie et l’ouvrir à la sauvette dans le ventre, si l’on voulait forcément sortir de la léthargie ou la morosité dont le jour était annonciateur.

Mais, enfin ; soyons souples : « Y a-t-il de l’ « Indicible ? ». En avant la compagnie, et vogue la Galère !

Il fut conjecturé que « les langues anciennes étaient plus complexes que les actuelles ». Voilà une bonne nouvelle. Puis, il a été « évoqué le 11 Septembre 2001 qui provoqua un grand ‘Ouà !!’ », « le critique d’Art devant un tableau abstrait », « les amoureux qui parlent d’amour » ; « lorsqu’un mot n’existe pas, on prétend l’inventer, tel la ‘bravitude’ », « Proust qui affirmerait : ‘la vraie vie est la littérature’ la forme étant le fond qui reste à la surface », « ‘inéffable’, viendrait de ‘fable’, fabuleux », «  Finkielkraut qui dénoncerait la prostitution dans les Sports d’Hiver », « Sommes-nous prisonniers de la pensée », « ‘Les mots pour le dire’ de Claudia Cardinal, « une barrière infranchissable entre les mots et l’ineffable », « le Soulier de Vair et la pantoufle de vers », et tout à l’avenant, « l’ineffable, (serait) de l’ordre de la métaphore », puisque « Wittgenstein : affirmait ‘de ce que l’on ne sait pas on ne peut rien dire’ », et qu’il « ‘faut savoir si l’on parle de l’écrit ou de la parole’ »

Où va-t-on ????????, est-il légitime de se demander… alors que, pour finir ce patchwork, Gilles récita sa poésie, closant ainsi la séance…

Au cours de philo :

- Ah ! Non. Demandez-moi autre chose. L’ « Ineffable », je l’entends trop souvent…

- Où ça ?

- `A la maison ! C’est toujours sur ça que mes parents se disputent !

Carlos

Le débat du 13 juillet 2014 : « Existons-nous en dehors des rôles que nous jouons ? », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 12th juillet 2014 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 20 juillet 2014 : « Ramer à contre-courant », animé par Gunter Gorhan.

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Posted on 16th juillet 2014 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 27 juillet 2014 : « L’héritage de l’histoire », animé par Philemon.

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Posted on 25th juillet 2014 by Gunter in Uncategorized

Le debat du 3 août 2014 :  » C´était mieux avant « , animé par Jean-Luc Berlet.

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Posted on 2nd août 2014 by Gunter in Uncategorized

Le debat du 10 août 2014 : « Pourquoi voyager ? », animé par Michel Turrini.

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Posted on 12th août 2014 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 17 août 2014 :  » Pense-t-on avec son corps ? », animé par Jo Strich.

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Posted on 15th août 2014 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 24 août 2014 : »Peut-on être objectif ? », animé par Pascal Hardy.

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Posted on 21st août 2014 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 31 août 2014 : « La confiance », animé par Sabine Miniconi.

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Posted on 28th août 2014 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 7 septembre 2014 : « Tomber amoureux, est-ce renoncer à sa liberté ? », animé par Georges Sefinal.

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Posted on 4th septembre 2014 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 14 septembre 2014 : « Qu’est-ce qu’un barbare aujourd’hui ? », animé par Gunter Gorhan.

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Posted on 11th septembre 2014 by Gunter in Uncategorized

Café-philo Deauville (ou Chantefable), site :cafephilogambetta.fr; 57, rue pixerecourt 15h17h, Metro Telegraphe ou Gambetta et bus 60 ( borrego ) , samedi, de 15h à 17h.

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Posted on 22nd septembre 2014 by Gunter in Informations |Manisfestations - Abécédaire

Le 16 Juillet au Chantefable :
Animateur : Guy Pannetier
Sujet : A-t-on besoin d’un modèle
93 avenue Gambetta 75020
Métro Gambetta

La conversion philosophique, Gunter’ Gorhan’, Au Chante fable …
de La Caverne’ À La Taverne … conversion philosophique,
philo – philosophique,
Érosophie, Théosophie, Taosophie, Philosophie … en tension, conversion, Vers notre Vérité, sensation, sentiment … « ma part de Vérité »,
découverte’, invention … en Lien, du On Au Je, en Lien, du Je Au Nous,
tel est L’humain … en – jeu, Articulé … Je – Nous,
expertise … L’Histoire … de chaque’- un … À L’Autre’,
étrange’- et … différent, en’ humanité … nôtre,
Les’ uns Les’ Autres … Vivre’- ensemble’, en Lien, re – Liés,
re – cueillis … rassemblés, re – Lus’… Autrement … Liés,
conversion … intuition … chemin … révélation,
entendement … compréhension … révolution,
propre révolution, et, propre … création,
de tradition … en transmission, indignation, engagement, insurrection … est création,
et « du plus’ Au mieux’» … être’,
et « de L’Avoir À L’Être’» … Edgar Morin … « L’humanité de L’humanité » …
propre conversion, propre transformation,
- étonnement’, émerveillement … de L’enfant, son regard intérieur,
son’ enfant intérieur, saule pleureur … saule rieur …
en miroir … réflexion, en reflet … conversion, en balancier … regard,
différencié … regard,
- propre retournement … de L’objet regardé …
À L’Art et La manière … de Le regarder,
sujet / objet … Adéquation, À cause’/ effet … rétribution,
- être … différemment, devenir … Autrement,
« Car Le plus Lourd fardeau … c’est d’exister, sans Vivre’ »,
A dit Victor Hugo, dit mon’ Alter’ Hugo, philo – Apprendre’ À Vivre,
- de La répétition … Au renouvellement, notre … finalité … Le, dernier, changement …
- et de fonctionnement’… et de propre gestion … en finalisation … en propre gestation …
en devenir … naissance … notre Vie … naît – sens’…
sentiment, sensation, sensibilisation, sens’, signification, et – sens’…
en direction … de notre’ « impératif catégorique », humain,
de « La Passion de L’humanité » (*) … Le chemin, « intime’, universelle … convivialité » (*),
de prise de conscience’… en nous’ élargissant, proprement … grandissant, de L’existence’, essence … sa propre’ expérience’, spirituel … ébranlement … de nos consciences,
Autre … métamorphose … transfiguration, propre … jubilation, science … de La conscience’, et faire de sa Vie … non une cathédrale … Voire’, une’ œuvre d’Art, mais’ un Vaste chantier, Le chantier de La Vie, et de L’humanité, contingence … nécessité, « Lien d’Amour d’Amitié »,
immanente … transcendante … humanité, et de L’humanité, présence, __/_

Le débat du 21 septembre 2014 : « Comment vivre, quand on ne croit plus à rien ? », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 22nd septembre 2014 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la semaine du 15 au 21 Septembre, l’Angleterre s’interrogea, par un suffrage, sur la sortie de l’Ecosse du corps Européen, puis, le « non », l’emportant, montra qu’elle en resterait membre, tandis qu’en France, est devenue évidente la candidature de Nicolas Sarkozy à la Présidence de l’UMP, Manuel Vals confirma la poursuite de son projet gouvernemental, et François Hollande celle de, sans changer de Cap, continuer jusqu’au bout le sien.

C’est la politique…

Hélas, entre-temps, malgré sa belle performance, l’équipe française de football fût éliminée, au cours de son match qualificatif pour la Coupe Mondiale.

C’est le sport…

Au Café des Phares®, d’après le thème de réflexion publié par la revue « Philosophie Magazine », d’autres valeurs se profilaient, pourtant, dans le but de savoir : « Comment vivre, quand on ne croit plus en rien ? », au cours d’un Débat animé par Daniel Ramirez, le 21 Septembre 2014.

C’est la philosophie…

Quoique, cela s’avérait plus complexe que ce que l’on pourrait « croire » à première vue, et il semblerait que l’on était mal partis. Ne « pas croire », en quoi que ce soit, constituerait un obstacle à la vie ? Cela nous empêcherait de respirer ? Faudrait-il croire pour vivre, au point de ne pas aller au devant de l’existence, sans ces effets ? C’est-à-dire, serions-nous dépourvus de tous moyens ? Sans bagage métaphysique, notamment, puisque la chose serait « plus compliquée que ça… »

Voyons ! 1) Qu’est-ce que « Vivre ? », sinon « exister », (métaphysiquement, « ex-sistere », ‘id est’, « sortir de soi ») ? 2) Qu’est-ce que  « Croire ? », outre que « penser » qu’un fait est véritable, et y adhérer, donnant son assentiment, même si les choses se passent, indépendamment de notre accord ou acquiescement, pourtant ?

Fariboles, donc.

La salle fut loquace, jugeant  que « ce n’est pas possible de ne croire à rien du tout, comme l’explique Jean Rostand, surtout quand la nature ne nous parle plus. », et « qu’il nous faut la possibilité du choix, sinon on est des marionnettes », « puisque pour l’Europe tout est décidé, ailleurs, sans alternative », « la différence étant introduite par le ‘croire (français), ‘believe’ (anglais) ». La réflexion se poursuivi évoquant Kant : « j’ai du abolir le savoir, car la croyance est la ‘foi’ », et avançant d’autres considérations, telles trouver un sens… est notre responsabilité » ; « si l’on ne croit à rien, la vie ne vaut pas la peine », ou « la différence entre ‘penser’ et ‘croire’, c’est un piège magistral », « dormir avec lumière allumée alors que les parents veulent le contraire », « la croyance est un mystère », « Paris, St. Germain, Sarkozy, c’est du pareil au même », « comme John Lenon et Yoko Okono ». Puis on recommence : « Comment vivre ? ».

L’animateur a demandé que l’on définisse le mot ‘croire’, et l’ambiguïté persista entre « ne croire en rien » ou « à quelque chose », « alors que des gens croient au Progrès ? », et fit référence à l’école phénoménologique, avec des concepts plus clairs.

Enfin. Il n’y a pas de lézard… Tout est clair, chaque chose ayant son lieu, le « Là », de l’existence (Heimkunft, de Hölderlin), où l’on se place du point de vue du Sein (être), et le Zeit (le temps), l’ensemble s’enracinant, finalement, dans l’ «Histoire de l’Être », de Martin Heidegger.

Pour Saint Augustin, la Messe était dite : « Credo ut intelligam », « Je crois, pour comprendre », id est : si l’on ne comprenait plus rien, la vie se rendrait difficile…, pas commode à vivre, et il vaudrait mieux s’ôter du doute mais, alors que ce n’était pas le cas, ça avait l’air dramatique, mais point compliqué, raison pour laquelle le revers de la langue, la controverse, a pu durer donc le temps adjugé, deux heures, la poésie de Gilles, comprise.

Bref. Beaucoup de bruit pour rien.

Chacun fait comm’il peut : L’optimiste croit que nous vivons dans le meilleur des mondes possible. Le pessimiste craint que ce ne soit pas le cas.

Carlos

Débat du 28 Septembre 2014: « Sommes-nous esclaves ou maîtres du Temps? », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 29th septembre 2014 by Carlos in Uncategorized

La Barbarie !!!! Dé-ca-pi-té !!!! Après avoir été kidnappé, dans les heures qui suivirent son arrivée en Algérie, Hervé Gourdel (guide de montagne et photographe) fut barbarement assassiné par ses ravisseurs. Ignominie ! Une monstruosité qui constitue un outrage à l’Humain ; un moment de stupéfaction, voire, pétrification des nobles valeurs de la vie. Comment s’abstraire d’une telle horreur, et pouvoir encore s’employer à, philosophant, trouver un sens à nos pensées, à nos actes, à nos projets, et à poursuivre le dessin de l’Homme sage ? Entre-temps, on a appris que Brigitte Bardot avait 80 ans et nous nous sommes intéressés aux Elections sénatoriales, Justement. Pour essayer de tout reconstituer, au Café Philo des Phares®, le public qui s’y intéresse, est venu, le 28 septembre 14, comme chaque dimanche, afin de poursuivre la quête du Sens et l’amour de la Sagesse, au cours du Débat Hebdomadaire qui, animé par Gérard Tissier, portait son dévolu sur la question  « Sommes-nous esclaves ou maîtres du Temps ? ».

Le Temps ! Grandeur physique ou domaine privilégié auquel des génies comme Einstein, ou Stephen Hawking ont consacré leurs recherches,  constitue un défi qui se modifie sans cesse et, déjà Saint Augustin avouait : « Si personne ne me le demande je le sais ; si je veux y répondre, je l’ignore ». Et pour cause… Il est bien connu, qu’à pas comptés, la Flèche du Temps se déplace du Passé vers le Futur, ne laissant au Présent qu’un instant arrondi à 3 secondes, et qui, différent de la Durée, existe par lui-même, comme l’a admis Newton, ou ne se trouve que dans la Pensée, selon le jugement de Leibniz et de Kant, mais aurait trois sens: 1) Période qui va d’un événement au suivant (Chronos). 2) Un Changement, par lequel le Présent devient Passé (Durée). 3) Milieu indéfini, analogue à l’Espace, où se dérouleraient les événements. Dès lors, quel regard portons-nous sur le Passé ? Comment gérons-nous le Présent ? Avec quel état d’esprit envisageons-nous le Futur ? En sommes-nous esclaves ?

Ou bien, 4) Temps/Matière formant un Absolu ; une image irréelle perçue par le cerveau, une suite d’instants d’une durée généralement admise de 3 secondes ?

Estimant qu’il s’agissait-là « d’une question intéressante dont la réponse était complexe », au jugé, puisant dans les connaissances acquises, l’expérience, ou un peu selon les états d’esprit, la salle réagit, arguant que « l’on était dans le domaine du Politique », ou que cela « dépendait du point de vue du voyageur, s’il se déplace en voiture ou en avion », « vue la rareté du temps », « des Temps sociaux », « et l’on peut être ou ne pas être », tout en se demandant « qu’est-ce que veut dire, ‘être maître ou esclave du Temps’ », « alors que, tout compte fait, il faut ‘gagner du Temps’ », et « passer le Temps à le faire… ».

Spécialistes de l’amalgame, faire un tout de ce qui ne s’accorde pas, afin d’y trouver un point commun, nous tournions en rond. Ça se mordait donc la queue, et il était temps de conclure… Voilà pourquoi, afin d’en finir, Gilles nous a alors gratifié de sa poésie : « Eternité, Temps/ Du temps à maîtriser, Rejet du désir de demeurer… », et c’était fini…

- Aujourd’hui, j’ai passé deux heures à bavasser !

- Ah, oui ! Le Temps, ça  passe très vite…

- Quoique, tout ça, soit assez relatif…

- N’oublions pas que, 300.000 kilomètres seconde, c’est la vitesse de la lumière !

- Oh ! Vous savez, parfois, je mets une heure à trouver le bouton !

Carlos

Débat du 5 Octobre 2014: « Vieillir est-ce apprendre à perdre ? », animé par Bruno Lecoris

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Posted on 5th octobre 2014 by Carlos in Uncategorized

Après la décapitation d’Hervé Jourdel, encore l’assassinat d’un humanitaire, le chauffeur de taxi, Alain Henning, engagé dans l’aide aux victimes du conflit Syrien, y fut perpétré et, tandis que le travesti Autrichien, ou « chanteuse à barbe », Conchita Wurst entamait dans son pays sa spectaculaire Tournée, au Quebec débutait le Sommet international des Coopératives, ainsi qu’un nouveau Forum International de l’ Environnement. Au Café des Phares®, le 5 Octobre 2014, nos soucis étaient tout autres, Bruno Lecoris se proposant d’animer le débat hebdomadaire et, de son propre chef, il a choisi de l’intituler « Vieillir, est-ce apprendre à perdre ? »

D’abord, j’observerais que, de tradition, les sujets sont proposés ‘in loco’, c’est-à-dire, au Café même, en début de séance. Puis, pour pouvoir y répondre, il serait bon que l’on définisse la portée des termes de la question, en l’occurrence le sens d’Exister, et l’impact du Temps qui, inexorablement nous mène à la mort, comme Tout être, au demeurant. C’est-à-dire, se référer au « Conatus », qui consiste, selon Spinoza, dans l’effort déployé par chaque chose, afin de préserver dans son être. Constater, en somme, que « Vieillir » serait s’accrocher à une vie, qui nous fuit, aussi longtemps que la « Faucheuse » ne passe pour accomplir le devoir qui lui revient, de nettoyer le plancher ; on le fait, survivant, plus ou moins bien, mais, combien de gens âgés ne donnent-ils, dans tous les domaines, des leçons de vie aux nouvelles générations ? Comme exemple, nous pouvons nous souvenir de Stéphan Hessel et son « Indignez-vous ! »…

De son côté, « Apprendre », répond à l’ambition de « Connaître », et nul n’est censé SAVOIR, avant d’entreprendre un travail intellectuel qui lui permette de saisir la complexité de son environnement, en vue d’un échange satisfaisant avec ses congénères, ensuite.

Et puis, pour terminer, « Mourir » ! Echéance qui consiste à rendre l’Âme, et en finir ! Voilà ! Casser sa Pipe ; passer l’arme à gauche, agoniser, expirer, trépasser, claquer, clamser. Tirer sa révérence, « aller à perpète ».

Que Neni ! Vieillir est devenu, en somme, pour les participants au débat, « faire le deuil de nos visions, rêves ou projets », « apprendre à s’endormir une fois pour toutes », c’est-à-dire, « une question pour le troisième âge », « 55 ans étant un âge limite », voire, « ‘Vivre’ dans une épouvantable solitude, n’ayant d’autre échéance que la mort », alors que : « Malraux, reconnaissait tout devoir, à son grand âge, tandis que Chirac aurait même oublié d’avoir été Président », « ‘Alzheimer’ étant devenue une maladie assez répandue », «  le sujet étant donc assez large, une inégalité devant la mort, se rendant évidente », « bien que l’on vive dans une société assez performante », et que « certains grands écrivains ont atteint un âge assez long », « peut-être parce qu’ils ont su s’y préparer », « sans avoir peur de la mort », ou « grâce au culte de ‘l’eugénisme’ », puisqu’« il faut ‘mourir’ à soi-même’ », « après avoir eu une vie bien remplie », « le mot ‘vieux’ ne devant pas exister, tant que vous avez des rêves », « alors que l’on rencontre des jeunes qui parlent comme des vieux », d’autres disant « qu’il faut se préparer à mourir ». Puis…, « Que fait-on de la personne âgée ? », « elle est retraité dès les 70 ans » ! « Tout le monde a des vieux dans sa famille », où « l’enfant est roi », « effet d’un narcissisme », « qu’il faut, peut-être reconnaître… autant que l’on fait pour le bon vin ».

Le devoir accompli, comme d’hab. , Gilles gratifia l’assistance de sa poésie, terminant par : «… surtout apprendre à ne pas vieillir ! C’est la vie ! ».

- Taratata !!!!!

- Quoi, « taratata » ?

- Quelque chose me turlupine !

- Quoi, donc ?

- Si, « Vieillir », est apprendre à mourir, celui qui meurt jeune, meurt comme un con, non ?

Carlos

Débat du 12 Octobre 2014:  » Y-a-t-il une différence entre adaptation et résignation? », animé par Eric Auzanneau.

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Posted on 14th octobre 2014 by Carlos in Uncategorized

L’Europe s’apprêtant à voter au Sénat de Rome le « Jobs Act », qui encadrerait la Réforme du Travail, pour en faire diversion, on pouvait aller assister au concert de la femme à barbe, Conchita Wurst, devant le Parlement Européen, alors que les Ecossais refusaient leur propre indépendance, et que les Européens faisaient face à une insolite crise de confiance vis-à-vis de l’UE, à la remorque de celle des USA. Puis, revenant à la misère humaine, on apprit le meurtre d’une jeune fille, perpétré par son propre père, et qu’un maçon de Marseille a battu à mort un adolescent cambrioleur. Ya-t-il de quoi s’en féliciter ? Du fait que Patrick Modiano se soit vu attribuer le Prix Nobel de la Littérature, de l’Agenda du Développement Durable et Politiques Publiques en faveur de l’Egalité en France, du fait que le Prix Nobel de la Chimie 014, fut attribué à Stefan Hell, de pair avec deux américains et, dans une certaine mesure, de notre Café des Phares®, où, le 12 Octobre 2014,  Eric Auzanneau se proposa d’animer le sujet du jour : « Y a-t-il une différence entre adaptation et résignation ? »

C’est clair ! 1) Adapter (du latin, « ad+aptare »), équivaut à ajuster quelque chose à une nouvelle situation. 2) Se Résigner (également du latin, « re-signare ») revient à s’incliner, sans volonté d’agir, ou de réagir, à un ordre ou une situation; c’est renoncer, se démettre, se soumettre au sort, se faire une raison, s’adapter, se démettre… en faveur de quelqu’un éventuellement.

Quoiqu’il en soit, d’un côté, par définition, cela ne permet pas d’avancer, et entrave plutôt toute action. De l’autre, la différence, soit-elle exprimée par Oui ou Non, est tellement évidente, quelle suffirait à clore le débat. Ce ne fut pas le cas.

Dès lors, où veut-on en venir ? Quel est le but de la question ? Qu’il s’agisse d’adaptation, ou de se résigner c’est comme si l’on frappait sur du fer froid, ou l’on faisait du sur place sur un tapis roulant ; l’affaire n’avance pas, et il nous faut admettre que :

1) Créer, inventer, imaginer, est la seule issue pour provoquer, voire, susciter une action dynamique, c’est-à-dire, faire ‘advenir’ du nouveau à chaque instant, ou 2) Transformer, produire, élaborer, fournir un effort, serait une bonne alternative, si l’on aspire à aller réellement de l’avant, constituant, donc, des ponts solides, passages constructifs, des sauts audacieux… vers le futur.

Le public s’est prononcé en patchwork, parfois de façon paradoxale, se demandant, par exemple, si « Les sourds-muets, ou les mimes, font-ils de la philo ? », alors qu’ils peuvent parfaitement exprimer des idées abstraites, ou avouant leurs limites, par des confessions du genre : « Je me résigne à ne pas trop parler au Café des Phares, sinon je ne sais plus quoi dire l’après midi », voire, sortant du sujet, arguant que « le scorpion, s’il se coiffe, il est mort », aussi bien qu’« au café des phares on fait de la lumière, mais on ne connaît pas le voltage », ou alors, que « la philo n’est qu’un arrosage du ‘Verbe’ qui déborde », et même, que « ‘se taire’, c’est pas la même chose que penser », le tout s’enchaînant de façon assez décomplexée, voire avec un certain aplomb !

Gilles, fini par résumer le débat, en vers libres, nous faisant écouter sa poésie, « … se battre et combattre, du Couchant au Levant, ‘En Avant’, Humanité ! »… , la séance fut ainsi close,  et le public se trouva dehors, commentant, par petit groupes :

- Alors ? s’adapter ou se Résigner ?

- Ce n’est pas du même ordre. C’est pas pareil, d’avoir un Camembert Président ou d’avoir un Président Camembert !

Carlos

Débat du 19 Octobre 2014: « Elever l’impuissance jusqu’à l’impossible. », animé par Alois Sandner..

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Posted on 20th octobre 2014 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la semaine du 13 au 19 Octobre, on a constaté que tout ne va pas pour le mieux en ce monde, puisqu’en Octobre on s’attend à une nouvelle éclosion du virus Ebola qui atteindra même les USA, une violente tempête de neige s’est déclenchée au Nepal, alors que Hong Kong s’enfonce dans une dangereuse crise économique et qu’en France, on assiste, dans sa course à l’Elysée. Il en ressort, également, qu’au Synode de Rome, l’Eglise Catholique ne s’accorde point sur la doctrine à suivre à propos des couples divorcés ou homosexuels, tandis que, déterminée dans sa course à l’Elysée, Marine le Pen fait, de plus en plus, parler d’elle. C’est peut-être la raison pour laquelle, au Café des Phares®, les participants  réunis ont choisi pour thème de leur débat : « Elever l’impuissance jusqu’à l’impossible » (sic), animé par Alois Sandner.

Constat, ou Défi ? Interrogation, ou Affirmation ? Périphrase ou Hyperbole ? va savoir !

D’abord, hélas, il ne s’agissait point là d’une question, en effet, mais d’une simple affirmation, constatation, souhait, destin ou fatalité, susceptible d’avoir, au demeurant, un dénouement décevant, en deçà de nos espoirs, tel ce qui s’est passé avec Icare, en raison de ses ambitions immodérées, face à son défi hasardeux, pari, gagné pourtant, par Louis Blériot (25/8/1909) traversant pour la première fois le Canal de la Manche en 27 minutes. Arriver à l’impossible, tout en étant impuissant pour le faire. Chapeau !

Désolé, mais nous étions mal partis pour répondre au contenu d’une telle question, d’autant plus que, comme si l’on prétendait joindre « la faim à l’envie de manger », il s’agissait de chercher à faire en sorte que « l’impuissance atteigne l’impossible » et, risquant de nous enfoncer dans le terrain de la psychanalyse, constater, dès lors, un déficit sémantique de nature à nous égarer. Puis, il faut avouer de surcroît que, par ailleurs, l’assertion relève d’une naïveté déconcertante, l’expérience nous enseignant que s’élever dans l’air à l’aide seulement de ses propres membres, est impossible, et nous étions, dès lors, invités à jeter nos béquilles, et à nous confier donc au seul sortilège de l’improvisation : essayant de Hausser…, Eriger, donc, l’« Impuissance jusqu’à l’Impossible »,  effort probablement voué à l’échec ! Et pourtant…

Beaucoup d’idées ont été avancées, telles par exemple : « Il y a des choses qui semblent impossibles, ou invraisemblables, comme la vitesse de la lumière », « En Chine, autrefois, il n’y avait pas d’autorité », « impuissance équivaut à ‘passivité’ », « trois voies sont laissées à l’Autorité : 1) La voie légale, 2) La manière psychologique, 3) L’attentisme, ou façon politique », et, si tout échoue, La Terreur. Puis, on a ajouté : « le recours à la clandestinité », la « mention de Badiou et Lacan », « qu’il faut parer à l’échec scolaire des enfants » et, étant donné que « Dieu est le seul être à même de résoudre tous les problèmes », sachant que « l’‘impossible’ n’est pas français » (slogan de Mai 68), « l’important serait d’arriver », « ‘La Salamandre’ d’Allan Tanner », et tout à l’avenant… « le « ça ira, de 1789 », se trouvait à même de faire l’affaire…

Gilles a, finalement mis un terme à la l’extravagance que la raison a plaisir à se permettre, de façon hebdomadaire, clamant, pour terminer, que : « … impossible n’est pas français », et la salle fut évacuée dans les instants qui suivirent.

- Est-ce que c’est impossible, pour les tigres, d’attaquer, lorsque l’on porte une lampe électrique ?

- Ca dépend, si tu arrives, ou pas, à prendre, en même temps, ta lampe… et les jambes à ton cou!

Carlos

Débat du 26 Octobre 2014: « Qui suis-je ? », animé par Claudine Enjalbert.

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Posted on 27th octobre 2014 by Carlos in Uncategorized

Le 26 Octobre 2014, « Qui suis-je ? » au Café des Phares®, animé par Claudine Enjalbert.

Les plus empressés ont trouvé immédiatement moyen d’ouvrir le feu

Disons, Pourtant, me basant sur l’impeccable raisonnement (« cogito, ergo sum ») de Descartes, j’en déduisis que, Logiquement, je suis un être dont la pensée admet l’Existence. Puis, poussant plus loin ma réflexion, pour peu que ce fut, j’ajouté que, Métaphysiquement, mon Existence (ex-sistère) m’en expulse, et, dès lors, le projet de réalisation de « Moi » part en vrille, « Personne » équivalant, dès lors, à l’absence de qui que ce soit. En somme, l’obsédante question de l’Identité, qui nous tient à cœur et constitue la pierre angulaire de la Démocratie, nous donne, en même temps du fil à retordre, « Persona » (de ‘personare’=retentir), désignant même le masque de théâtre des comédies grecques, tandis que l’« ipséité » (du latin « ipse »), désignerait « la chose en elle-même ». Si l’on y ajoute le fait singulier qui constitue « l’empreinte digitale » ou ‘dactylogramme’ signe unique caractérisant chacun de nous, on est forcés d’admettre que la modernité a, ainsi, trouvé les moyens de contrôler et discipliner la meute des humains qui, sans ça, seraient définis par « Homo lupus Homini », c’est-à-dire, les pires ennemis d’eux mêmes.

Les opinions divergèrent, les uns « faisant appel à Socrate », d’autres rappelant « le thème de la Famille et ses liens privilégiés dans son sein », ou « distinguant la pensée de gauche par rapport à celle de droite », voire « la possibilité d’un ‘néant’ », « ou encore du « Dasein », en passant par « l’évocation de filmes », « ou le constat ‘d’être’, mais de « ne pas avoir de voix au chapitre ».

Pour finir, Gilles a fait preuve de son inspiration, nous gratifiant de ses vers pertinents, et la salle se désemplit, lentement, en raison des liens, voire les complicités, que dans ce lieu se trament.

Avant de terminer, je vous rapporte me souviens d’avoir vu, dans un numéro du « New York Times », un dessin humoristique représentant une tête barbue, et couronnée, dont je vous fait accompagné de la légende :

- Quel Louis suis-je ?

Carlos

Le débat du 2 novembre 2014 : « Le libre arbitre est-il une illusion ? », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 29th octobre 2014 by Gunter in Uncategorized

Débat du 9 Novembre 2014: « Faut-il promettre? », animé par Michel Turrini.

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Posted on 10th novembre 2014 by Carlos in Uncategorized

Que de tracas ! Aux USA, le Président Obama se trouve en difficulté, à l’occasion des élections de « demi-mandat », tandis que François Hollande s’est exercé à faire une Conférence de Presse, adressée aux français, en vue de l’aider à remonter sa Cote de Popularité, au plus bas dans les sondages, et alors qu’au Moyen Orient on ignore comment remettre les wagonnets sur les rails, afin d’établir une situation de Paix, condition de progrès dans une région qui en a bien besoin, le 9 Novembre 2014, au Café des Phares®, Michel Turrini a entreprit d’animer le Débat du Jour, pour lequel il choisît comme thème, entre une dizaine d’autres propositions, la question : « Faut-il promettre ? »

Quelle question !!! « Promettre », tel quel ! Qui plus est, « Faut-il! » Pour quoi faire ? Se donner au salutaire exercice de gruger sans scrupules son vis-à-vis ? Ca ne mange pas de pain. Où est l’intérêt philosophique d’une telle question, si l’on peut facilement y répondre par ‘oui’ ou par ‘non’, sans conséquence directe, que l’on soit quelqu’un d’intègre ou bonimenteur ? Elle est bien bonne ; l’art pour l’art ? Il ne s’agit pas du doute transcendant « To be or not to be », « Promettre ou ne pas promettre ». Non ! Il y va du fait de « Promettre », sachant que « ce qui est promis est dû ! », au cas où l’on tient à avoir une bonne réputation. Où est le problème, si tout l’univers n’est que ça, la Promesse tacite que demain tout sera là, comme au premier jour, tant que l’Apocalypse, avec ses Cavaliers et tout, ne s’annonce pas ? Nous aurions, donc, pu nous demander, plutôt, « Faut-il ‘tenir’ ses promesses! », chacun s’obligeant à orienter sa vie, dans le souci de, librement, « tenir sa parole », …ou pas, et j’entendais déjà, Georgette Plana, chantant : « Promesses, Promesses/ Hommage à ceux qui les tiennent. / Je te promets la Lune,/ Je te promets monts et merveilles ; / Promesses, promesses ! »

Le fait est que « la Chose » est partie, comme toujours, sur les chapeaux de roues…, sans plus de précautions que ça… C’est-à-dire, se demander « qu’est-ce qu’une « Promesse » ! A quoi engage-t-elle, explicite ou tacitement, étant un fait constaté dans la vie quotidienne de chacun, dès que le réveil sonne pour nous tirer du lit, afin de nous envoyer à l’action, regagnant nos différents postes de travail ? Le phénomène se trouve si présent, aussi bien dans la nature, sous forme de « prémices », tel que sont nommés les premiers produits de la terre, ainsi que les premiers nés du troupeau, offerts, autrefois De quoi se mêle-t-on, donc, si les promesses n’engagent que ceux qui les tiennent, et qui sont un acte commun, libre, légitime, de tout temps usité, sans causer aucun doute ?

En fait, c’est le « Faut-il » qui moisit l’agrume, par son côté « injonction », ou imposition, tacite, alors qu’une « Promesse » est un engagement délibéré, réfléchi, intentionnel, voulu, avec donc l’intention de le tenir, constituant ainsi, l’affaire de chacun, sans préjugé moral. Mais, faute de merles on mange des grives, et c’est parti, mon kiki !

« Il y a une sorte de moralisation dans le faut-il », constata quelqu’un et, à partir de là, Ricoeur fut appelé à la rescousse, avec la question subsidiaire, « qu’est-ce qu’une bonne vie », « estimée, en général à cent ans », de laquelle on est passés « au mariage », fidélité que « l’on ne peut pas promettre, puisque l’on n’en a pas la certitude », le sujet étant jugé « intéressant et, à la divinité, en gage, ou témoignage d’amour, en raison du prodige constaté, à l’évidence. profond », alors que d’autres « se demandaient s’ils tiendraient jusqu’au bout », voire « où va-t-on avec 10 euros par jour », ou différenciant « celui qui promet de celui qui reçoit la promesse », « sentiment lié à l’espoir », « que Nietzsche parlait de ‘promesses d’amour’ et pas de ‘sentiments », « le chaos s’installant dès qu’il n’y a pas de promesses », d’autres estimant « qu’il ne faut jamais rien promettre », car « on ne sait pas si le soleil va se lever demain », même si « Dieu connaissait Abraham et Abraham Dieu », le « tout étant une question de confiance », « Nietzsche (encore) étant d’avis qu’il faut se faire confiance à soi-même », « étant donnée sa vitalité ». « C’est une question de Foi », « comme deux et deux font quatre », ou « le juge qui dit ‘racontez-moi votre vie, et j’y trouverai des éléments pour vous condamner à mort ». « On peut raconter des fonds et des merveilles ».

Tout étant passé en revue, Gilles déclama sa poésie : « Objectif, finalité/ Tenir parole/ En Acte/ Où l’on va de son Être… »

Un peintre chez son Galeriste :

- Alors, comment ça se présente, au niveau des ventes ?

- J’ai une bonne, et une mauvaise nouvelle…

- Quelle est la bonne ?

- Un homme est passé, me demandant si vos œuvres prendraient de la valeur après votre mort, et, comme je lui dit que « oui ! », il a tout acheté.

- Wow !!!! Génial !!!!! Et quelle est la mauvaise ?

- C’était votre médecin !

Carlos

Débat du 16 Novembre 2014: « Plus de Lois, est-ce plus de Liberté ? », animé par Eric Zernik.

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Posted on 17th novembre 2014 by Carlos in Uncategorized

Alors que le problème du Climat et de l’Energie, ainsi que les Evénements Politiques survenus au Burkina Faso, occupaient une place de relief dans l’Agenda du Parlement Européen, l’inquiétude à propos du Développement Durable intéressant particulièrement, de son côté, les administrateurs de la Faculté de Sciences Poe,… au Café des Phares®, les participants présents ont choisi, sous la conduite d’Eric Zernik, de pencher leur curiosité sur la question suivante : « Plus de Lois, est-ce plus de Liberté ? »

Qu’est-ce que le cul a à voir avec le pantalon ?, si je peux me permettre l’expression. C’est-à-dire, quel type de subordination logique aurait-il entre la Liberté et un certain quantum de Lois ou de contrôle Policier ? Quel rapport avec la Loi, la Liberté, et la Police, ne serait-ce qu’en raison de la séparation des Pouvoirs ? La devise « Liberté, Fraternité, Egalité », constitue un Principe Républicain, inscrit sur le fronton de chaque édifice public, et dans l’ordre des trois compétences, (pouvoir Législatif, Juridique et Exécutif, rassemblés dans les mains des représentants du Peuple), chaque citoyen a son X millième de l’autorité suprême qui, pour être reconstituée, nécessite l’addition de toutes les parcelles, la Police ne formant qu’un Quatrième Pouvoir, soumis aux trois premiers car, par expérience, tout le monde sait ce que ça peut bien donner une Police Autonome et libre de ses mouvements (voir la Police de Vichy). L’être humain a toujours eu le sentiment de vivre sous le contrôle de forces qui le dépassent. Persuadé, pourtant, qu’un destin gouverne toutes choses, la Liberté serait une valeur absolue. Illusion ? Fatalisme ? Destin ? Autant se taire.

Mais, c’est parti, mon Kiki ! On démarra, donc, avec « les 10 Commandements, qui nous ôtent la liberté de faire », passant de là au « droit positif », à « Antigone et Créon » et, sans sourciller, « aux Multinationales, comme groupes de pouvoir », ou « les libertés personnelles », « l’attitude de Robespierre, voire, la suspicion généralisée », aussi bien que « la gêne à accréditer la thèse, puisque la démocratie évite l’anarchie, alors que l’on a un devoir d’obéissance », « les lois nazies étant abjectes », faisant complément d’objet, avant de poursuivre :

« Aux USA, tout ce qui n’est pas objet d’interdiction, est permis, tandis qu’en France ce n’est qu’autorisé ». Il fut aussi suggéré de faire la différence entre ‘décrit’ et ‘prescrit’, et évoquée l’anecdote « des camionneurs devant le tunnel interdit à partir d’une certaine hauteur, mais qui pensaient s’en sortir vue l’absence de police », « le Contrat social », « la Liberté Personnelle et la Volonté Générale », « la différence entre sujet psychologique et sujet concret », « les dispositifs policiers qui transforment la Loi en Règlements », aussi bien « que le problème est pire que la solution », … etc., etc..

Gilles nous a gratifiés de son analyse poétique, jugeant que : «… nécessité fait Loi,… que trop de Loi tue la Loi… que la Loi du plus fort n’est pas toujours la meilleure… à part la Loi de la Liberté… », et la partie fut terminée comme elle a commencée.

L’un :

- Pourquoi un éléphant est-il gros, gris et doté d’une trompe ?

L’autre :

- Parce que, s’il était petit, blanc et rond, ce serait une aspirine.

Carlos

Débat du 23 Novembre 2014: « L’Avenir, on ne l’attend pas, comme un train; on le fait! », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 24th novembre 2014 by Carlos in Uncategorized

Sur le terrain Politique, la Semaine de la Solidarité Internationale fut un événement de relief, de ces jours-ci, de pair avec d’autres faits moins glorieux, tels que le Congrès de l’UMP, qui promettait d’être houleux en raison du coût de la dernière Campagne Présidentielle, (le sport du « smart phone piégé » se propageant dans toutes le couches de la Société) ou, les déboires du Président Hollande, victime d’une atteinte à la vie privée par le biais  de photos,  prises va savoir par qui… Quoi qu’il en fut, le 21, les amateurs de vin ont a goûté joyeusement le ‘Beaujolais nouveau’, et le dimanche, 23 Novembre 2014, nous avons, sans sourciller, fait face au Débat philosophique hebdomadaire qui eu néanmoins lieu, au Café des Phares®, Gérard Tissier, qui l’animait, ayant choisi pour thème « L’Avenir, on ne l’attend pas, comme un train ; on le fait ! ».

« On le fait ! » Quelle prétention ! Peut-on le « FAIRE », l’Avenir ? Fabriquer de la temporalité ? C’est le plus banal des constats que, s’opposant au Passé, l’Avenir est un Moment FUTUR, dans la flèche du Temps, le Présent étant couramment évalué à 3 secondes à peine. Dès lors, on peut à la rigueur l’observer, dans la trajectoire convenue du Soleil, ou le « Lire », puisque Stephen Hawking en a écrit « Une Brève Histoire », et les diseuses de Bonne Aventure en font un métier, le décryptant dans les lignes de la main. Et pourtant, en fieffés bonimenteurs, nous nous prêtions l’arrogance d’affirmer, sans sourciller, être capables de le FAIRE, en regardant passer les rames de Métro, peut-être, ou en croisant des aiguilles de Tricot, entretien pratiqué durant les Heures d’attente devant la Guillotine. Pourquoi pas ! Ce qu’y est sûr, c’est que l’on a, toujours, tout essayé pour le retarder, le Temps, au point de lui causer des plis semblables à ceux d’un accordéon, des rides ! Ou, alors, des encoches, comme l’on constate dans les Puzzles, par exemple ; ce jeu de patience destiné à occuper les désoeuvrés, dans la reconstitution d’un Train Fantôme, de l’Arc du Triomphe, ou de la Place de la Bastille, entre autres, voire, en jouant au Billard, aux Echecs, ou au Babyfoot, nous demandant « Quelle était la couleur du Cheval Blanc de Napoléon ? », et… Aux Micros Citoyens ! :-), au lieu de nous poser des questions métaphysiques !

Mais, ne point faisant la fine bouche, les philosophes, ou simples assistants, présents, ont puisé dans leurs ressources, affirmant que « Octavio Paz conseillait aux jeunes de ‘ne rien attendre’ du XXI Siècle, mais que celui-ci attendait tout d’eux », que « Sacha Guitry considérait la nuit comme étant la terrible certitude du lendemain », « Saint Augustin, dans ‘Philo Magazine’ : ‘ce que existe, c’est la durée’». Puis, quelqu’un proclama que : « le Présent, on le fait, certes, mais, de quel Avenir nous parle-t-on ? », et quelqu’un d’autre affirma « qu’il y a ‘avenir’ et ‘projet’. Or, tout le monde se souvient de la ‘fin du monde’ promise pour l’an 2000 », ou de « Heidegger considérant que le temps qualitatif c’est celui de l’Avenir, ‘Être sur le point d’agir’, l’être humain étant ‘un projet jeté’» dans « une existence qu’il n’a pas choisi », « que chacun doit trouver sa place », « est-ce que le ‘on’ représente un ‘collectif’ ? », tandis que d’autres jugeaient que « l’‘avenir’ est un passe-temps », entre « pessimistes et optimistes »

Puis, le temps venu, Gilles mit fin à la séance, déclamant sa poésie : « … ».

Le mari :

- Qu’est-ce qu’il y a à manger, ce soir ?

Puis :

- Qu’est-ce qu’il y a à manger, ce soir ?

Et encore :

- Qu’est-ce qu’il y a à manger, ce soir ?

La femme :

- Pour la troisième fois, du poulet !

Carlos

Débat du 30 Novembre 2014: « De qui se moque-t-on ? », animé par Pascal Hardy

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Posted on 2nd décembre 2014 by Carlos in Uncategorized

Dans la semaine qui s’est écoulée du 24 au 30 Novembre, bien d’événements ont eu lieu, dont le déplacement pour trois jours du Pape François en Turquie, et du Président Hollande à Conakry, en Guinée Equatoriale lors du Sommet de la Francophonie, ainsi que l’élection attendue de Nicolas Sarkozy à la Présidence de l’UMP, mais aussi des désastreuses intempéries dans le Midi de la France, ou les violentes émeutes dans la ville de Ferguson, aux USA, à la suite du « non » Procès à l’encontre du Policier qui a tué, en Août, un enfant noir. Pour ce qui est du Café des Phares®, au cours du Débat du 30 Novembre 2014, les participants présents ont eu à décortiquer, du point de vue philosophique,  le sujet suivant : « De qui se moque-t-on ? », que Pascal Hardy se fit le plaisir d’animer.

En d’autres termes, « Vous vous foutez-vous de ma gueule ? »  Mais, pour être sérieux, personnellement, JE N’EN SAIS RIEN, et je serais bien surpris si quelqu’un vînt à le savoir. Apparemment, il faudrait chercher à connaître qui fait la figue, et qui en est l’objet ; qui est l’énigmatique « QUI », victime du ricocher. Puis, s’efforcer de trouver un responsable de l’affront, un sujet, un individu masqué, un quidam anonyme, et certainement pusillanime, représenté par le « ON » !

En effet, si l’on décortique grammaticalement la colle posée, « QUI » est un pronom relatif désignant une personne, ou une chose, un être inconnu, singulier, à identifier, en somme, dans notre rébus, comme Objet ; « ON » du latin « homo », est un pronom personnel indéfini, de la troisième personne, faisant toujours fonction de Sujet, là, Sujet de la collusion zygomatique. Puis, finalement, le Prédicat « MOQUER » est un verbe pronominal réflexif, signifiant ‘tourner en en ridicule’, ‘en dérision’ ; « mettre en boîte ». Dès lors, va savoir qui est le chat et qui est la souris, c’est-à-dire, l’objet de la moquerie, que le « QUI » prétend représenter. En somme, QUI se moque de QUI, ou de Quoi ?  C’est-à-dire, ça tourne en rond, en farandole, et l’effet cynique paraît foirer !

C’est ainsi, que le sibyllin rébus finit en lapalissade, en ritournelle… Les uns prétendant « qu’il s’agissait là, d’une philosophie du rire subtil », d’autres « de jeux hasardeux », et même « la mort de Pierre Bérégovoy (premier Ministre sous Mitterrand) trouvé sans vie le 1er Mai 1993 au bord du Canal de Nevers) » fut évoquée. On fait feu de tout bois, et on ajoute « la méchanceté », « le rire incisif », « le rire jouissif », « la critique positive », « les petites histoires, drôles, mais méchantes », « on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui », « rira mieux, celui qui rira le dernier », « le rôle du ‘Canard Enchaîné’ », « Georges Courteline (vulgo Moineau) qui suivait les Procès dans les Tribunaux »… D’un autre côté, il y en avait « qu’y découvraient la méchanceté », d’autres « la colère ! », « les années 68 ou l’on pouvait rire de Tout », suivies des « années Mao, où l’on ne pouvait rire de Rien », « ‘Le Nom de la Rose’, d’Umberto Eco, (ou la mystérieuse disparition des moines dans une Abbaye Bénédictine) » et « Orwell 1884 », poursuivant avec « ‘Le Canard Enchaîné’ », le « ‘rire de colère’ » de « ‘Diogène’ », « ‘Le fou du Roi’ », « se moquer de la taille de Sarkozy », « le Ricanement », « le ‘Tribunal des Flagrants délires’ de Pierre Desproges », « les Clowns », le fait de « mettre les rieurs de son côté » ; Etc., etc. ….

Nous avons largué les voiles, et Gilles mit fin à la séance «… qui rit bien, châtie bien… », et voilà… De qui se moque-t-on !

Coluche :

-Je ferai aimablement  remarquer aux hommes politiques, qui me prennent pour un rigolo, que ce n’est pas moi qui ai commencé !

Carlos

Débat du 7 décembre 2014: « Qu’est-ce que la raison d’être ? » animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 9th décembre 2014 by Carlos in Uncategorized

Tandis que, à New York, une nouvelle fois, suite à la relaxe d’un policier ayant abattu un jeune noir lors d’un contrôle de police, éclataient de rudes et sérieux combats de rue réclamant plus de justice ; en France, les députés votaient la reconnaissance de l’état palestinien et, à Orléans, avait lieu l’Election de Miss France 2015, dont le titre fut attribué à Miss Nord Pas de Calais, c’est-à-dire, Mademoiselle Camille Cerf. Concernant tout le monde, le Téléthon, destiné, comme chaque année, à récolter des dons pour la recherche médicale, a mobilisé les téléspectateurs, alors que Patrick Modiano allait à Stockholm prendre possession du Prix Nobel de la Littérature qui lui fut attribué ; au Café des Phares®, le 7 Décembre 2014, avait aussi lieu l’habituel débat hebdomadaire, qui, animé par Daniel Ramirez, portait sur le sujet : « Qu’est-ce que la raison d’être ? » choisi par lui-même parmi les autres proposés.

Question singulière ! « Qu’est-ce que… ». En effet, même sans « qu’est-ce que », ce vocable (être) admet déjà, ICI, au moins trois acceptions, de nature différente. Alors, « Être, c’est quoi, au fond ? » Que veut-on savoir ? Quel est le sens d’être ! Mais, « L’‘Être’ », Substantif ? Ou celui de « l’être », Verbe ? Il y a là, en effet, 1) un verbe intransitif dont on voudrait connaître éventuellement la forme d’emploi, d’où la question, ‘qu’est-ce’, ou 2) l’autre hypothèse étant Verbe plus Substantif. A) raison d’‘être’ (verbe, qu’est-ce), B) raison d’‘être’ (substantif), désignant des existences pourvues (ou pas) de jugeote. Puis, 3) ‘Être’, au sens ontologique, créature (humaine ou pas).

Finalement, alors que CE QUI EST ne peut pas, en même temps, être et ne pas être, il faudrait en déduire, au fait, que la question « ce qui est, est-il ? » constituait une colle de bizut du genre : « Quelle est la couleur du Cheval blanc de Napoléon ? » ou du Paradoxe « de l’œuf et de la poule, lequel fut le premier ? » En somme, un genre de « cercles vicieux », auxquels même Einstein, en quête de la plus simple expression de l’univers (a=mc2), a fait le dos rond, et, cherchant une formule simple pour régler les inquiétudes de l’être, Descartes a été aussi victime, d’après Antonio Damàsio (L’erreur de Descartes). Définissant « ETRE », tout simplement, la colle est résolue. C’est-à-dire : sans jouer aux chiens savants, on constate que l’Être EST, tout bonnement, sans raison ; c’est, être, tout simplement, et on peut l’étendre à « deux » comme l’a fait Shakespeare dans le poignant constat d’Hamlet : « To be or not to be », (« Etre ou ne pas être ») que beaucoup de réalisateurs ont mis en scène. La question choisie, semble donc avoir un « être » de trop.

Alors ? Traquenard ? Souricière ? Embûche ? Terrain glissant sur lequel les participants présents devaient se prononcer ? Ils l’on fait, de façon pertinente :

Ils se sont précipités dans cet appel d’air, affirmant : « s’il y a un sens, ce serait notre raison, sinon, on lui en donne un ; celui de la vie », se demandant, aussi, « peut-on parler de ‘raison ?’ », ou affirmant « la raison d’être est fondatrice de notre Liberté », et poursuivant : « Si, oui, pourquoi s’en soucier ? » Un doute persistait, donc, qui provoqua comme réplique, aussi bien : « L’enfer, ce sont les autres ! » que : « L’Homme a une mission ! », et encore, « le problème de la raison,  est une question de langage ! »

-« D’où ça sort ? », se demanda l’animateur, qui poursuit, lui-même, ajoutant que « Kant insistait sur le fait que le ‘logos’ traduit le sens global de l’être ».

Comme tout a une fin, et notre Débat aussi, Gilles n’ayant pas pu déclamer ses vers, à ce propos, la séance fut levée, car l’horloge ainsi le voulait.

Maxime à retenir :

- Aussi bien remplie que soit ton existence, il y aura toujours de la place pour une petite bière !

Carlos

Débat du 14 décembre 2014: « L’Homme est, par nature, un électron libre », animé par Georges Sefinal.

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Posted on 15th décembre 2014 by Carlos in Uncategorized

Cette semaine, du 7 au 14, la société civilisée avait à se réjouir de la libération de l’otage Serge Lazarévic, détenu par des djihadistes pendant trois ans, alors que de violentes intempéries suivies même d’un tremblement terre, s’observaient en Indonésie, et au Moyen Orient, d’autres bouleversements, liés à la nature humaine, avaient lieu, l’ancien ministre Palestinien succombant, victime d’agression, au cours d’une manifestation contre la poursuite de la colonisation Israélite, alors qu’en France, de gros moyens sont employés pour interpeller des jeunes délinquants de plus en plus impertinents. A Paris, comme chaque semaine avait paisiblement lieu, au Café des Phares®, le Débat du 14 Décembre, dont le sujet fut : « L’Homme est, par nature, ‘un électron libre’ », que Georges Sefinal se chargea d’animer. Sans que l’on sache s’il s’agissait d’une affirmation ou d’une question, il est logique que l’on se demande :

Qu’est-ce qu’un HOMME ? Qu’est-ce que la NATURE ? Qu’est-ce qu’un ELECTRON LIBRE ?

Un Homme (lat. Homo), est un être doué de raison, pensant, vivant en société, et aspirant à devenir Surhomme, ou même, « Être-pour-la-mort », d’après Heidegger, et sa dimension complète doit prendre en compte trois aspects : biologique, psychologique et sociale, l’espèce « Homo Sapiens » étant considérée comme douée de langage.

Le terme Nature (lat. natus= né) s’applique aux êtres et choses telles qu’elles sont, sans l’intervention de la volonté ou du hasard.

Un Electron est une particule élémentaire de charge négative faiblement liée au noyau atomique… et, au sens figuré, un « électron libre » viserait un individu désintéressé du corps social duquel il fait partie.

Voilà ! Nous pouvions nous considérer habillés pour l’hiver, puisqu’il s’agissait d’une affirmation, et point d’une question.

Pourtant, le jeu consiste à donner la parole aux participants, qui ne se sont pas privés de la saisir, et quelqu’un a tenté d’expliquer « ça », du point de vue de la physique élémentaire, suivi d’autres, affirmant que ce serait le « Ca, Moi, Surmoi », que « le nourrisson a besoin d’être entouré », que « le Sujet, ça regarde d’autres sujets », que, à la différence du singe, l’homme n’est pas couvert de poils », « que l’Homme est un animal qui parle, sinon on ne peut pas se comprendre, même si l’on tient au mythe du bon sauvage », « qu’il a un encéphale, que n’ont pas d’autres animaux, lui permettant de se poser des questions », que « l’on est là, par hasard, et que le hasard n’est pas une liberté », « que ça dépend des parents et de l’amour qu’ils dispensent aux enfants ».

Ensuite, il a encore été dit « qu’il s’agissait de Résistance », et, dans la foulée « de Résilience », « de Sade et de sadisme », « Don Juan », « jouir sans entraves », « que 90 % des Hommes, sur Terre, ne sont pas libres », « vive la résignation tranquille », d’autres affirmant « qu’un ‘électron libre’, c’est un paradoxe », « que les électrons sont tous pareils, et ne font que tourner autour d’un noyau », « que l’Homme n’est pas libre, mais a une énergie vitale, capable de le libérer », « qu’un Homme ‘ça s’empêche, et que les mathématiques ça aide a le comprendre ». Quelqu’un a voulu systématiser le tout, résumant, qu’un Homme est : 1) un électron libre (famille, je vous haie) ; 2) Dieu est mort ; 3) « Deviens ce que tu es, de Nietzsche », et un autre, opinant que « dans la Liberté il y a beaucoup de risques à courir ; il faut sortir de la ‘Caverne de Platon’ ».

Et, pour finir, incitant l’Homme « à devenir ce qu’il est », c’est-à-dire, « LIBRE », Gilles clôt, de ses vers, la séance.

Un couple emménage dans nouvel appartement et, décidant de refaire la tapisserie de la chambre, demande au voisin, dont la pièce a les mêmes dimensions : « combien de rouleaux avez-vous acheté ? »

-Sept !

Le couple achète sept rouleaux mais, comme à la fin du travail, il leur restèrent trois, Monsieur le fit remarquer à son voisin.

-Ah, oui, dit-il. Il nous est arrivé la même chose !

Carlos

Débat du 21 Décembre 2014: « Faut-il aimer pour vivre ? », animé par André Stamberger.

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Posted on 21st décembre 2014 by Carlos in Uncategorized

La semaine du 15 au 20 Décembre a été marquée par des événements politiques majeurs, dont le rapprochement des USA avec Cuba fut l’un des plus étonnants, alors que le massacre brutal de 141 personnes, dont 132 enfants et enseignants confondus, dans une école au Pakistan, sema la désolation dans tous les esprits éclairés ou dignes de respect. Des questions existentielles effleuraient donc les esprits, une raison, peut-être, pour que, le 21 Décembre 2014, au Café des Phares®, le Débat du jour, animé par André Stamberger, porta sur le thème : « Faut-il aimer pour vivre ? »

Vaste programme ! Alors que de toute évidence, il faut plutôt « VIVRE pour aimer », les dés étaient pipés, mais, enfin, on ne fait pas dans la dentelle. Nous avons eu deux minutes pour réfléchir, et c’est parti mon Kiki !

Dès lors, « qu’est-ce que l’AMOUR ? », pourrait-on commencer par se demander, d’autant plus que la réponse à cette question, peut s’étendre, par exemple à :

1)    l’Amour de Soi. Chacun ne tenant qu’à vouloir son propre bien.

2)    l’Amour Propre. L’égoïsme tendant à valoriser le ‘moi’, comme centre de Tout.

3)    l’Amour de l’Autre, que l’on peut étendre à l’Amour :

A)  Sensuel.

B)   Philanthropique.

Il y avait là de quoi « faire flanelle » alors, comme habituellement, « chaque tête sa sentence » et, dans le désordre, on a fait feu de tout bois, appelant à l’actualité, toujours pratique. Après la citation de Jean Genet « c’est la haine qui m’a fait vivre et écrire », on a convenu que « le sujet était très large, le chemin de la ‘création’ allant de soi », d’autres parlant plutôt de «survivre », ou « l’envie de faire quelque chose avec quelqu’un », « ‘aimer’, ‘s’aimer’, ‘nous aimer’, sinon on n’avance pas, ‘aimer étant un ersatz de la société de consommation », « autant parler de la haine », « ou des ‘amours’ de D. Juan », « Bergson ayant affirmé qu’il y des millions d’amours », d’autres « qu’ils aiment le ‘fric’, qu’ils aiment le ‘capital’ », « faire la différence entre ‘protéger’ et ‘partager’ », « les ‘Camps de Concentration’ étant aussi évoqués »,  Freud ayant affirmé (?) « que l’on n’est jamais malade si l’on peut aimer et travailler », quelqu’un opinant que « l’on ne rentre pas vraiment dans le sujet, tant que l’on ne traite pas le rapport entre la mère et l’enfant », un autre que « l’on est au solstice d’hiver, les jours commençant à diminuer, et les nuits à s’allonger », un autre, encore, que « le sein maternel est un rapport Oedipien »

Est-ce, vraiment sérieux ???

Gilles a terminé le tout en récitant sa poésie, qui finissait par «… Amour ! Quand tu nous tiens ! »

- Dis, donc ! Il parait « qu’il faut aimer pour vivre ! »

- Que veux-tu que je te dise ? Je haie tout le monde, et je ne connais même pas la date de ma mort !

Carlos

Débat du 28 décembre 2014: « L’Histoire a-t-elle un sens ? « , animé par Hadrien.

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Posted on 29th décembre 2014 by Carlos in Uncategorized

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Débat du 4 janvier 2015: « Ni rire ni pleurer, mais comprendre », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 5th janvier 2015 by Carlos in Uncategorized

A peine entamée la nouvelle année, commencèrent les déboires, notamment, avec le crash d’un avion de « Malaisie Airlines », aux abords de Bornéo, et les galères, dues à l’ardue évacuation d’un bateau de croisière ayant prit feu, et de deux autres, chargés de migrants clandestins venus de Syrie qui, abandonnés par les passeurs, au moment d’une la tempête, furent envoyés se fracasser contre les côtes, dans la Mer Adriatique. Ce n’est pas toujours la cause à « pas de chance ». Vas-y piger quelque chose.

Or, afin de renouer avec nos activités philosophiques dominicales, eut lieu, le 4 janvier 2015, au Café des Phares®, l’habituel débat hebdomadaire, dont le sujet choisi, fut justement, « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre ! », que Gérard Tissier se chargea d’animer.

Encore une affirmation, alors que nous venons là, pou nous poser des questions ? Cette phrase, « ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre », est une injonction, plus qu’une maxime, attribuée à Spinoza, le philosophe invitant, ainsi l’interlocuteur, à mettre de côté ses émotions, lorsqu’il s’agit d’étudier, objectivement un problème, les rires et les larmes faisant, certes, partager les souffrances ou le bonheur d’autrui, mais mettant en difficulté le raisonnement, car, effectivement, il paraît que les zones cérébrales, responsables de la pensée analytique, s’activent, certes, mais en empêchant l’empathie (et inversement). Une étude fut faite à l’Université de Ohio (USA), 45 étudiants étant chargés de résoudre deux types de problèmes humains, l’un faisant appel à l’ « empathie », l’autre au « raisonnement », et il est apparu que l’activation  des zones associées à l’empathie était désactivée, lorsque celles faisant appel au raisonnement logique l’étaient aussi; par contre, en situation normale (lorsque le sujet n’est pas focalisé sur un problème précis), les deux réseaux peuvent être activés sans mal.

C’était peut-être trop de sable pour notre brouette, alors, nous détournant de la problématique, ainsi que de la distinction à faire entre « comprendre » et « entendre » (être attentif à…), on a, comme souvent, improvisé, les uns arguant qu’il s’agissait, là, « d’une réaction aux manipulations des émotions », « comprendre, bien sûr, mais pourquoi pas ‘rire’ ou ‘pleurer’ ? », « …ça soulage », « ça dépasse l’entendement », «  si l’on dit ‘ni ça, ni cela’, mais quelque chose, ça ne veut pas dire que cette chose annule les autres ; c’est une hiérarchie, une compatibilité », un « déterminisme ». Et l’on a poursuit, affirmant que l’« on a besoin de rire et pleurer, sans toujours comprendre », ou jugeant la « formulation étrange, terminant par ‘mais’, alors que l’on veut ‘être heureux’ » (sic), d’autres arguant que « l’énonciation exacte serait, ‘quand il s’agit de l’humain, il faut distinguer ‘piger’ de ‘comprendre’ », « ne pas aller du pleurer au rire », « je suis d’accord ;  on peut comprendre quelque chose que l’on n’arrive pas à résoudre », « ça ne sert à rien de pleurer », « Spinoza disait que la girouette ne savait rien du vent », «  les émotions collectives, arme des Etats Fascistes, selon Gustav le Bon, repris par Freud », «  un best-seller ayant évoqué : Spinoza avait raison, contre Descartes », l’un affirmant « que l’on va trop vite dans l’interprétation », l’autre soutenant qu’« il faut ‘piger’ et intégrer les affects », un troisième « qu’il est nécessaire de distinguer entre ‘cause efficiente’ et ‘cause finale’ », ou encore que « Socrate, sachant qu’il allait mourir, a dormi tranquille toute sa nuit, dans son lit », voire, « qu’il y a deux Spinoza, l’un à comprendre, l’autre à interpréter »… Finalement, qualifiant le débat de ‘grande qualité’, l’animateur a remercié le publique pour son écoute », et mit un  terme à la séance, alors que des voix réclamaient  la voix du « poète », Gilles, … qui a mis fin au vain exercice.

François : Arthur, je t’appelle de la voiture, avec mon portable.

Arthur : Sois prudent. Ils viennent de dire, à la radio, qu’il y a un cinglé qui roule à contresens.

François : Un cinglé ? Moi, j’en vois des centaines, mon pote !

Carlos

Débat du 11 Janvier 2015: « Peut-on tout dire ? », animé par Nadia Guemidi.

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Posted on 12th janvier 2015 by Carlos in Uncategorized

Peut-on parler de tout ? Evidemment que ‘OUI’ ! Les mots passent ! Volent, tels des oiseaux. Ils migrent, comme les hirondelles, ou les cigognes, et quoi de plus beau qu’une envolée de mots au sarcasme Voltairien, par exemple. Il en va autrement du travail de PLUME soit-il écriture ou dessin. L’écrit reste, aussi bien que le dessin, la peinture, les arts en général. C’est en raison de cela que l’Opinion publique Mondiale s’est unie dimanche, afin de manifester publiquement son rejet de l’odieuse tragédie qui, semblable à l’effondrement des « Tours Jumelles » à New York, eut lieu à Paris dans la Rédaction de « Charlie Hebdo », objet d’une « Fatwa », (avis religieux musulman), décimant ses créateurs, « coupables » d’avoir le goût de l’introspection et de l’humour. Puis, comme si cela ne suffisait pas, il y a eu 5 victimes supplémentaires, une Policière Municipale et 4 autres personnes abattues dans un Super Marché casher, pour la seule raison de leur judaïté supposée. 17 victimes au total ! C’est, certainement en raison de cela que, « bouche bée », les participants aux Débats du Café des Phares®, dont le moyen de communication est la parole, ont choisi de philosophiquement se demander, le 11-1-015, « Peut-on tout dire ? », sujet que Nadia Guemidi était chargée d’animer.

Se retenir provocant en général de pénibles constipations, la sagesse conseille donc de « DIRE », de « parler de TOUT »… de s’exprimer de façon claire, précise, avec ironie au besoin, car effectivement « l’On peut Tout dire, … mais pas à n’importe qui », sans doute ! Cependant, au cours de la « Manif » évoquée plus haut, par esprit de solidarité les participants arboraient ostensiblement des autocollants mentionnant « Je suis Charlie » ! « Charlie » parce que je suis vivant, ou « ‘Charlie’ vit, quelque part, en moi ? ». En clair, « Je suis un autre », pensé Rimbaldienne, ou instant poétique, faisant face au dogme. Or, là on ne peut pas être ‘l’autre et le même’ ; on ne peut pas faire l’économie du Deuil, sans risquer la dépression, le suicide, au lieux d’essayer de comprendre toute la gravité du Moment, une Pathologie « borderline ». En effet, c’est étant ‘un autre’, que je peux avoir de la compassion pour quelqu’un distinct de moi, lui manifester mes sentiments… ma peine, puis faire son Deuil, et reprendre son flambeau éventuellement ! 

Or, la question laissait entendre une réticence, c’est-à-dire, il vaudrait mieux savoir se taire, peut-être, si l’on veut dormir tranquille sur ses deux oreilles.

C’est ainsi que les participants présents ont jugé « qu’il ne faut pas heurter les convictions des autres », « la Stalinisation »,  « nous sommes, culturellement, les héritiers de 1789 »… puis on a évoqué Edgar Morin », une dame allemande se plaignant, par ailleurs, de « se trouver face au dilemme : accepter la réalité, ou respecter les convictions de chacun ».

L’animatrice évoquant l’hypothèse que « les caricaturistes auraient voulu inviter les citoyens à la réflexion », un intervenant précisa « que Charlie n’avait fait que répéter les Canards du Danemark », un autre, que « Diderot avertissant que si nous n’osons pas ‘dire’, demain on ne pourra ‘rien dire’ », le suivant rétorqua que « ‘dire’, oui ! Mais ‘écrire’, j’irais pas jusque là », un autre que « c’était un coup pour rien, la majorité des musulmans ne lisant pas les journaux », « que l’Islam n’est pas au même niveau que les chrétiens, juifs ou laïcs, car nous vivons en démocratie », un autre encore « que l’on peut tout ‘dire’, à la rigueur, mais ‘pas l’écrire’, ETC., ETC.

Finalement, Gilles mit un terme à la polémique, au moyen de sa lyrique « Tout dire, dit-elle ; tout dire, dit-il… c’est la lutte finale… Conviviale !… »

Une petite fille arrive à l’Ecole avec un gros bandage sur la tête.

Inquiète, la Maîtresse lui demande :

-Que t’est- il arrivé ?

-Une abeille m’a piquée !

-Mais, c’est un bandage énorme pour une toute petite piqûre !!!!

- Papa l’a tuée avec une grosse pelle !!!!

Carlos

Débat du 18 janvier 2015: « Qu’allons-nous perdre, en perdant la mort? », animé par Bruno Leucoris.

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Posted on 19th janvier 2015 by Carlos in Uncategorized

Après avoir participé à l’émouvante et gigantesque démonstration populaire, en soutien à la Liberté d’Expression ainsi qu’en témoignage de la douleur pour les victimes occasionnées par les actes terroristes ayant frappé « Charlie Hebdo, des policiers et des otages juifs,  Paris a reçu la visite de John Kerry (secrétaire d’Etat au sein du gouvernement de Barack Obama), regrettant son impossibilité d’être là, à ce moment si bouleversant,  peut-être, plutôt parce que ça sentait le roussi ; on ne sait jamais L. Du côté du Café des Phares®, le 18 Janvier 2015, Bruno Leucoris se proposa d’animer un Débat pour lequel il a, lui-même, imposé le sujet de son choix, c’est-à-dire : « Qu’avons-nous perdu, en perdant la Mort ? »

Qu’« Il faut aimer pour vivre », on le savait déjà, depuis le débat du 21-12-014, animé par André, alors, ajoutons y une couche, et voyons « qu’en est-il de la Mort ? »

Peut-on égarer la Mort, tel si l’on se trouvait allégé de son portefeuille, ou l’on avait oublié son parapluie quelque part, et qu’en sus cela nous surprenne ? Certes, « Vivre, c’est perdre » (ce qui est une autre paire de manches)… Là, estime A. Compte Sponville, il s’agit d’être privé de la possession de quelque chose qui dans la Vie ne cesse de grandir, (et on va jusqu’à en calculer l’« espérance » ou ‘désespoir’ de son étendue), bien qu’à chaque instant on meure à soi, à l’autre, …et au Monde, enfin. Au fond, on perd, sans cesse, puisqu’il n’en restera Aucun, l’Eschatologie s’intéressant à la destination dernière de l’Homme…, voire de l’Humanité, au cas par cas, tel celui de Vincent Humbert, jeune Homme tétraplégique, aveugle et muet, suite à un accident de la route, dont le désir était de mourir, ce que lui était interdit par la Loi ! (Finalement, c’est sa mère qui a eu le courage d’enfreindre celle-ci, avec l’aide d’un médecin, mettant un terme à tant de souffrances inutiles).

Prodigues d’idées, les participants au débat ont évoqué de nouveau la « tragédie de ‘Charlie Hébdo », ajoutant « que l’on est vulnérable, mais on peut donner quelque chose à l’autre », constatant « le poids de la mort dans certaines cultures », témoignant d’« avoir vu des Hôpitaux sans Morgue », « entendu qu’il y a des Sociétés où la condition de la mort n’est pas simple », et constatant que « …même le médecin s’y résigne », « la ‘MORT’ étant sortie de notre vocabulaire, au point qu’aucun journal ne l’écrit », d’autres prétendant « qu’il ne s’agit pas là, d’une perte, main d’un gain », ou même que « la Notion est à revoir », puisque, « bien que ça dérange beaucoup de personnes », « la Mort est dans la Vie, et la Vie dans la Mort », « consistant, même, autrefois, en quelque chose de religieux, séparé, donc », ou « restant une affaire de famille », au point que, « dans certains pays on en faisant, d’ailleurs, une ‘fête’», dès qu’il « s’agissait de l’Au-delà ».

On y a ajouté, alors, « la Mort de Dieu », puisque que « Dieu l’a voulue », et le fait, pour l’Homme, « d’aspirer à ‘une jeunesse éternelle », révélant qu’au « XIX siècle, les funérailles étaient l’occasion pour les ‘opposants’ au régime (dont Victor Hugo ou les Communistes) de, réunis discrètement dans le cortège, y comploter sans danger »…

Mais, revenant à nos moutons, voyons voir ! Qu’estimons-nous avoir perdu, avec la mort ?

Puis, résumant cet ordre d’idées, qu’est-ce que : ÊTRE ? D’après le Dico, c’est un Nom masculin, désignant une créature, un individu, une personne.

PERDRE ? Perdre, c’est « égarer »… « Perdre la vie » équivalant à cesser d’exister !

Que pense-t-on TROUVER ? L’Espérance de vie s’agissant d’un Sentiment portant à considérer quelque chose comme devant se réaliser, Vivre « Être-là », en tant que créature, individu, personne, puis la VIE s’avérant comme la Propriété Essentielle des êtres organisés, qui évoluent de la naissance à la mort, et l’EXISTENCE (ex-sistere), le fait de sortir de Soi, donnant libre court à son Être ?

MORT ? (voir, « mourir » ou arrêt du « MOI ») …et là, on ne joue plus, et on ne perd pas, on ne s’égare point ! C’est bel et bien, La CAMARDE ! La MORT, un concept qualifiant l’état d’un organisme biologique qui a cessé de vivre, c’est-à-dire, se trouve en état de rupture dans la cohérence du processus vital.

Les participants au débat, ont entendu que : « en tous cas, avec la Mort, on perd la vie et que l’on risque, là, de tout perdre », « Peut-on vivre éternellement ? », « la ‘Mort’, substantif, ou verbe ‘mourir’ ? »,

Ne point oubliant pourquoi étions là, qu’en est-il de la Mort ? C’est le poète William Blake, à propos d’un bateau qui quitte le port, s’écrie : « il es parti ! Vers où ? … D’autres vont le voir arriver, ailleurs, s’exclamant : « le voilà ! »

Gilles eut le mot de la fin : « … il s’agit de mort, comme un rat qui crève… il y a des morts vivants et des assassins de l’âme… », puis, après quelques trébuchements encore, la séance fut levée…

- Marie !!! C’est l’anniversaire de notre mariage. On tue le cochon !

- Mais !… Il n’y est pour rien, la pauvre bête !!!

Carlos

Débat du 25 janvier 2015: « Parler, uniquement, si c’est plus beau que le silence! », animé par Gunter Gorhan.

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Posted on 27th janvier 2015 by Carlos in Uncategorized

Il se peut que le Monde aille MAL! En effet, au cours de la semaine mouvementée qui vient de se terminer, des églises de diverses confessions ont entamé des jours de prière pour un retour au calme social, notamment au Burkina-Faso, à bras avec son projet de décentralisation… Par ailleurs, les grands de cette Terre vont se rendre en Arabie Saoudite… pour des funérailles, celles de son roi ! Puis bien ou mal, le candidat de l’Extrême Gauche Grecque, Alexis Tsipras devint premier Ministre de son pays… Le fait est, qu’imperturbables devant tous ces ébranlements, les habitués du  Café des Phares® se sont accrochés au sujet du Débat qui eut lieu le 25-1-015, et que Gunter Gohran a choisi d’animer: « Parler, uniquement, si c’est plus beau que le Silence ! »

Je suppose que la proposition se fonde sur une maxime d’Euripide « Parle, si tu as des mots plus forts que le silence ! », ce qui a un sens. Autrement, ce n’est pas évident ! Comment juger la parole à l’aune d’une beauté, (toujours subjective), du Silence ? Ou alors, verrait-on là, au fond, une invitation à en finir avec le côté futile de certains propos dans nos bavardages hebdomadaires, un ramdam destiné souvent à sous-estimer les réels dessins du Silence songeur, …créateur ? A moins qu’ il ne s’agisse d’un souci de mesurer, en somme, l’élégante discrétion liée aussi bien au Mutisme qu’à la désinvolture du Verbe, à partir du moment où, dans les deux cas, il est question d’une belle audace ! On sait, par exemple, que le Silence équivaut, en Solfège, au fugace, passager, bref, momentané, mais point négligeable « Soupir », se mesurant au Constant, au Tout, à l’ensemble des Signes porteurs d’une émotion qui nous étrangle, au point d’éventuellement provoquer des Larmes, écoulement destiné physiologiquement à irriguer le globe oculaire, certainement, mais plein de Sens par ailleurs.

En d’autres mots, comme il a été dit, citant Heidegger, « l’écoute serait la naissance des dieux, un bruit intérieur que l’on ressent dans les salles de concert » si le Silence n’est pas aussi beau et utile que ce que l’on a l’intention de faire croire, la communication ne peut pas avoir lieu, et dès lors autant te taire pour de bon ! « Be quite » ! Ca ne paraissait pas être le cas, et on a vu s’ouvrir les vannes des glottes, quoique, d’après Abu Hourayra, ‘c’est la moisson de la langue qui, le plus souvent, jette les gens en enfer’ et, au Portugal, on conseille à celui qui veut parler, de ne pas le faire avant de donner sept tours avec la langue dans sa bouche. Au fond, bien que l’on dise « la parole est de l’argent », il s’avère que « le silence est d’or », et Parler, n’a pas bonne presse ; c’est assimilé à « dégobiller », ou simple outil de « camelots », ou « colporteurs », tandis que « Fermer sa gueule », ou « …la male » serait synonyme de sagesse, …quoique l’appel à le faire s’obtienne en criant « la Barbe ! », et faire taire l’autre, soit l’équivalant de lui « couper la chique », « lui clouer le bec », « lui couper le sifflet », le condamner, somme toute, à sacrifier l’organe de la parole, par un strict « bouche cousue ». Appelant à la rigueur, l’animateur rappelle que, souvent « on ne trouve pas les mots pour le dire, alors que la Poésie y arrive », donnant ensuite la parole à Gilles, qui souligne  « … l’hospitalité de la parole décelée dans le silence… renaissant à son histoire ».

Moralité :

« La Parole est d’argent », mais « Le silence …endort ! »

Carlos

Débat du 1er Février 2015: « La Démocratie peut-elle Tout se permettre? », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 2nd février 2015 by Carlos in Uncategorized

La nouvelle année se traduit, en Europe, par un inquiétant retard à l’allumage, évident dans les difficultés provoquées par l’état des finances Grecques, et en France, en raison de l’austérité imposée au Pays par la Troïka, Paris souhaitant développer en particulier l’Aide au Logement, tandis que Bonn envisage d’autres urgences et qu’aux USA, malgré ses promesses, Obama devient impuissant à régler les problèmes auxquels, afin de se faire élire, il avait dédié autrefois ses intentions « prioritaires ». Alors, au Café des Phares®, parmi les sujets proposés, l’animateur, Daniel Ramirez, a choisi d’office le souci suivant : « La Démocratie peut-elle Tout se permettre, pour se maintenir en vie ? », entre les propositions faites, pour le Débat du 1 Février 2015.

Jeu de dupes, ruse, ou UNE drôle de question issue de « l’école du rire », qui supputerait l’abus de pouvoir au sein d’un système politique dont les rennes sont tenues par l’ensemble de tous les sujets, et qui, afin de survivre, s’abreuve du sang impur, de leurs ennemis ? Pourquoi pas, tant que l’on y est, suggérer de se couvrir d’un « Chapeau melon » et chausser « des bottes de cuir » afin de survivre, passer inaperçu ? Commençant par le commencement, on pourrait aussi se demander aussi à quel jeu l’on joue, avec un type de colle posée, en général, à des « bizuts » mais, à bon entendeur, demi mot, et admettons qu’il y était certainement question de se porter au chevet d’une Démocratie abusive, en raison de son âge et que, donc, une fois instruits de l’importance des Biens à récupérer par Testament, faire un rapide calcul, c’est-à-dire, s’il n’y a rien, comme patrimoine légué, se donner bonne conscience, tout de même, apportant des bombons ou, charitablement, les premiers secours, voire, l’« Extrême Onction » à cette pauvre Démocratie, autrement dit, « faire feu de tout bois », à l’aide de bouteilles d’oxygène, restant à son chevet, si jamais le pire venait à se produire…

On pouvait, aussi, si d’aventure l’on constatait qu’il y a tout intérêt à ce que « Mami Démo » dégage, l’y aider d’un coup de pouce, faisant en sorte que ses jours s’achèvent, sans trop de souffrances, dans la paix du Seigneur, la troquant pour l’Anarchie qui, au moins ne prend pas l’individu pour un mulet !

Evidemment, des solutions ne manquèrent pas, allant de : « l’oxymore » (en réalité synonyme de niaiserie, ou expression de l’inconcevable), « ruse de ses ennemis », « la Démocratie n’est pas la Liberté »,  opinion suivie de l’interpellation : « la Démocratie est-elle un être vivant ? » « … faite par les Hommes ? », « ou indéfinissable », « ou Démagogie », alors qu’il nous faut avoir le « souci de distinguer ‘Démocratie’ et ‘République’ », « ainsi que Censure positive et négative », même le « Daesch et l’Irak » étant appelés à faire preuve de vie…

Enfin, l’intervention du poète Gilles est restée sur son papier… ou dans sa gorge L

En quête de Vérité, un Homme entreprend un long voyage afin de trouver un gourou. Arrivé en sa présence, il pose la question de savoir « Comment faire pour se maintenir en vie ? », et il lui répond :

- En buvant du thé !

- Quoi ? Je suis venu de si loin, pour apprendre que, pour se maintenir en vie, il suffisait de boire du thé ?

Haussant les épaules, l’autre lui répond :

- Alors, ce n’est pas en buvant du thé !

Carlos

Débat du 8 Février 2015: « L’intériorité est-elle un leurre? », animé par Claudine Enjalbert;

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Posted on 9th février 2015 by Carlos in Uncategorized

La semaine du 1 au 8 Février, s’étant illustrée par le gouffre politique et les gesticulations des pays intéressés dans la poursuite des douteux efforts de Paix en  Ukraine, mobilisant, à cet effet, la présence des Présidents Hollande et Poutine, ainsi que de la Chancelière allemande, Madame Merkel, sans parler de la folie actuelle consistant à « mourir et tuer » pour Allah. Le 8 Février 2015, au cours de leur traditionnelle cogitation, au Café des Phares®, les habitués du lieu ont choisi de prendre pour sujet de leur Débat, la question : « L’Intériorité est-elle un leurre ? » Discussion que Claudine Enjalbert s’est chargée d’animer, tandis que Line Hachem croquait talentueusement tous les intervenants, actifs ou attentifs.

Leurrer, abuser, berner, duper, semblent être de malveillantes épithètes, pour qualifier l’effort de dialoguer avec autrui. Ca paraissait fort de café, puisque l’Intériorité consisterait plutôt dans la recherche d’une certaine spiritualité, en vue d’une élévation de l’âme, susceptible de nous mettre en phase avec nos semblables, et il aurait fallu trouver, peut-être, un autre terme, s’il fallait la dénigrer.

Si le corps est un Lieu où se manifestent, aussi bien le Plaisir que la Souffrance, et qu’en dehors de ça Tout serait Illusion, il faudrait s’armer de nouveaux concepts qui en tinssent compte. Sans que cela ait été mentionné, Kierkgaard et Wittgenstein s’étaient déjà intéressés au « Mythe de l’Intériorité », jugeant que le langage, incohérent, a du mal à en traduire le sens, alors que ce qui donne valeur à nos mots ne serait pas les pensées, mais l’usage que l’on fait des termes qui véhiculent ces mêmes cogitations.

Afin d’en faciliter l’analyse, nous aurions pu nous demander, déjà, ce que l’on entend par « Intériorité » et, tant qu’à faire, par « Leurre » également. C’est indéniable, que « l’Intériorité », s’impose dans toute démarche intellectuelle, ou d’ordre moral, voire religieuse. Il s’agit, en somme, d’un état d’âme, recherché dans le but d’atteindre le Sublime, dans la plus désintéressée des hypothèses ! De son côté, un « Leurre », c’est un Abus, un Piège, une Duperie, de préférence séduisante, consistant à ATTIRER l’Autre, par des Apparences, propres à l’induire en Erreur… avec de l’Erreur L ! « Le Moi est une illusion », le proclamait déjà, Ernst Mach (philosophe et physicien autrichien) ; un simulacre, en somme ! Et, si mesuré à l’Intériorité, quelque chose de déloyal, indigne, objectivement bas !

Cela a donné du grain aux « Matières Grises », qui ne se sont pas privées de le moudre, et on a entendu donc dire : que « l’intérieur vient de l’extérieur », « qu’il s’agissait d’une phrase de Pascal », que, « quand je suis avec moi, je suis avec un ami », que, « dans un film policier, le flic et le gendarme jouent un ‘rôle’, semblable à celui du ‘garçon de café’, imaginé par Sartre », que « nous sommes des diamants, ‘diamans’ », qu’« avoir la banane J c’est pareil à la grimace L », que « dans le théâtre antique, ‘personne’ était un masque », que « la parole est une moulinette, pareille au ‘moulin à prières’», « que nous sommes dans la fiction », « qu’une fois à l’intérieur, on ne peut plus sortir »

Ce que Gilles clôt, évoquant « le désir de rôle… ‘persona’ sous un masque, ou…la beauté derrière le rideau »…

Devant un Lion, dans la savane, un prêtre supplie Dieu :

- « Seigneur, inspirez des sentiments chrétiens à ce fauve ! »

Aussitôt le Lion se met à genoux, et prie :

- Mon Dieu, bénissez ce repas ! Amen.

Carlos

Débat du 15 Février 2015:  » L’Homme mérite-t-il la Démocratie »?, animé par Michel Turrini.

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Posted on 16th février 2015 by Carlos in Uncategorized

Quoi de neuf ? Deux violents attentats ont été perpétrés à Copenhague contre les participants à un colloque sur la liberté d’expression et une synagogue, provoquant 2 morts et 5 blessés mais, pour notre bonheur psychophysique, des médecins du CHU de Besançon viennent de mettre au point un vaccin « anti-rechute », alors qu’ailleurs, le Procès Strauss Khan reprenait prosaïquement son cours, le Président Hollande se proposait de rencontrer son homologue allemand, Madame Merkel, au sujet de la question soulevée par les plus récents événements en Ukraine, tandis qu’un énième scandale financier se fit jour, en raison des sommes d’argent transitant frauduleusement de la Banque HSBC vers la Suisse, et que l’on commémorait la mémoire de Louis Pergaud, auteur de la cocasse « Guerre des Boutons » tué au début du conflit de 14-18. Revenant à nos Moutons, le 15 Février 2015, au Café des Phares®, Michel Turrini animait le Débat du jour, et se proposait, donc, de répondre à la question « L’Homme mérite-t-il la Démocratie » ?» , thème choisit par lui-même entre une dizaine d’autres.

Pourquoi tant de suspicion ? C’est pour ça que le boulanger se lève à minuit ? Encore une désastreuse défiance provoquée par le « politiquement correct », c’est-à-dire, douter de ce que l’Humain a créé, lui-même, afin d’organiser intelligemment la vie en commun, suggérant qu’il s’agirait, là, d’une perle jetée à des cochons. Mais, comme convenu, l’on restât une petit’heure devant son « express », discutaillant à l’abri du temps morose du dehors ; l’Homme mérite-il… Or, il n’était pas question d’un cadeau ! Ce n’était pas l’affaire d’un « biscuit » que l’on donne à un chien de chasse, ou d’une surprise venue d’ailleurs, disons d’un visiteur arrivé de l’espace pour nous rendre visite ! NON ! il s’agissait de la Démocratie, méritée, ou pas !!!, alors que c’est l’Homme, lui-même, en toute conscience qui l’a imaginée et battu pour elle, la DEMOCRATIE, parmi toutes les façons possibles de conduire les Humains, certain que c’était CA qui lui convenait au mieux ! Personne n’ignore que, conçue en Grèce, elle apparaît donc comme la plus équitable, voire la forme la plus achevée de gouvernement imaginée par l’Homme, considérant, « par définition », tous les Êtres Humains égaux, et souverains, devant les mêmes Lois, choisies par eux, à la majorité des voix. Que cache ce parangon, « Mérite », sinon le souci de donner à entendre ce qui flatte les oreilles du poltron occasionnellement digne d’une récompense, accordée pour un comportement démontré conforme à des objets idéaux hors du commun, ce qui est donc déjà en contradiction avec la définition et le propos de la « Démocratie ». En effet, l’« Homme », on sait ce que c’est, … « animal rationnel… etc. », tandis que « mériter » se dit de quelqu’un qui, par son exceptionnelle conduite, à l’occasion d’un drame affectant un individu ou une communauté apparaît comme digne de reconnaissance, et on n’ignore pas les marchandages ou appels du pied d’aucuns, pour que la « Patrie apparaisse reconnaissante », obligée à l’égard d’individus plus ou moins influents dans son essor, en dépit de leurs agissements, la Démagogie, étant l’opération politique qui consiste à s’emparer du pouvoir par le moyen de la flatterie et de promesses, c’est-à-dire, faisant entendre au Peuple ce qu’il désire entendre, au lieu de ce qu’il doit savoir, étant l’arme secrète de tout politicien, pour peu qu’il soit ambitieux.

La chose fut débattue, et rebattue…

On a essayé de définir, étymologiquement, le mot Démocratie, puis nous sommes vite partis en marche désordonnée‘« Vu ce qui se passe dans le Monde, et sur les réseaux sociaux, ce n’est pas ‘jojo’! », évoqué « Jules César, républicain, mais pas démocrate », rappelé « qu’aujourd’hui, trois partis principaux représentent 20% des votants », mentionné « les trois vertus cardinales : Foi, Espérance et Charité », évoqué le fait que « des gens souffrent de la faim au Mali, au Tchad, etc. »

A l’heure dite, Gilles a terminé la controverse, transformant la prose en poésie, et tout finit en beauté !

- Dis, donc, sais-tu qu’il y a deux types de Démocratie ?

- Ah, bon ? Lesquels ?

- Celle du « Ferme ta Gueule! » Et celle du « Cause toujours ! »

Carlos

Le débat du 22 février 2015 : « La liberté doit être égale, sans quoi elle est un privilège », animé par Irène Herpe-Litvin.

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Posted on 18th février 2015 by Gunter in Uncategorized

Débat du Premier Mars 2015: « Partir de Rien, pour parler de Tout », animé par Adrien Syed.

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Posted on 1st mars 2015 by Carlos in Uncategorized

Quoique prémisse naturelle du Printemps, le mois de Mars ne soit, hélas, pas toujours fleuri, la saison a tout de même commencé dans un fébrile bouillonnement. En effet, « Côté Cour », des vagues gelées se faisaient voir sur l’Atlantique et, phénomène étrange, « Côté Jardin », une femme, née homme, donna naissance à des jumeaux. Puis, « Côté Palais », comme par hasard, un adversaire de Vladimir Poutine était étrangement assassiné en Ukraine. Enfin, « Côté Terrain vague », ‘Boko Haram’, Groupe Sunnite affilié à Al-Qaïda, prônant le ‘Djihad’ et pratiquant la prise d’otages, ainsi que les attentats suicides, semant le carnage chez les populations civiles de toute confession, a froidement agit au Nigeria, ainsi qu’au Cameroun dans ce but, précisément ! C’est ainsi que le premier Mars 015, séduit par le regard à porter sur tous ces phénomènes concernant l’Humain, le peuple philosophe prît le chemin du Café des Phares®, pour y assister, au Débat « Partir de Rien pour parler de Tout ! », animé par Adrien Syed.

Pflac ! Drôle de trôlée, « Partir de rien pour parler de Tout », c’est-à-dire, un départ médiocre dans la vie, constituerait le Sésame nous permettant de babiller, causer à tort et à travers, donnant libre cours à notre logorrhée, afin de nous prêter un rôle pas trop étriqué, et brillant ainsi en société, avec toutes les mondanités qui lui sont propres. Bavarder ? S’égosiller comme une PIE ? « To be or not to be » ? Peut-être, faut-il toujours partir de Rien pour arriver à quelque chose, étant entendu que l’écart, n’est pas le vide, mais le plein, allongé, si nécessaire, par un « soupir », car, sans ça, il n’y aurait pas d’harmonie, ne serait-ce qu’en musique!

Le pianiste David Tudor a joué, en 1952, dans John Cage Concert Hall, à Woodstock, une partition de John Cage, nommée « 4’33’’ », c’est-à-dire, la durée du morceau. Assis sur son tabouret, l’artiste plaça sous les yeux la partition, et souleva le couvercle du clavier, indiquant le début du mouvement, pour, le rabattant ensuite, l’ouvrir aussitôt, dans le but de commencer le deuxième Temps, et ainsi de suite jusqu’à la fin. Le public râlait, grommelait des injures, mais, son père gravait tout sur une cassette et, en effet, pendant le Premier Mouvement on entend la brise berçant la feuillée des chênes dehors, dans le Deuxième, on distingue des grosses goutes de pluie martelant sur le toit de la salle puis, dans le Troisième, on perçoit les clameurs ou quolibets des gens quittant l’endroit. Il s’agirait d’une Cabale ? La fin de Babel ? La débrouille face au Châtiment qui a viré en Confusion des Langues ? Le mot d’ordre serait, dès lors, Parler de Rien, faisant feu de Tout bois ?

On ne s’est pas gêné, au Phares, pour le faire, dans le désordre, et pratiquer tous les amalgames, partant de « la singularité vers la généralité », par l’évocation de tas d’exemples, allant « des Bouddhistes, qui font le Vide, en Soi », à « Freud et Socrate (‘Tout ce que je sais, c’est que je ne sis rien’) », faisant remarquer que « le silence n’est pas le vide », donnant « l’exemple de Descartes, lequel prétendait que ‘Rien’, amène à Dieu », celui de Raymond Devos étant que « ‘Rien, ce n’est point rien, mais, Trois Fois Rien, c’est déjà quelque chose’ », ou rapportant que « Rien, ce n’est pas Zéro mais une méthodologie », vu qu’« imaginer des choses est se projeter ». «  Le ‘rien’ serait le Peuple », pour les uns, « quelqu’un qui réussit », pour d’autres, et même « le Bébé, arrivé au monde avec toutes ses potentialités », ou encore, qu’un certain « compromis est observé entre les langues »… A l’heure convenue, Gilles a rappelé la Roue de la Vie, qui va « …du Silence à la Parole, puis à l’Action ! Du Rien au ‘Un’, et du ‘Un’, au ‘Tout’… »

Comme disait mon Grand-Père, « L’Existence précède l’Essence » et, celui qui en est d’accord est un Existentialiste. Sinon, il existe quand même, mais étant, essentiellement, en dehors du coup.

Carlos

Débat du 8 Mars 2015: « Doit-on, constamment, remettre nos certitudes en question? », animé par Georges Sefinal.

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Posted on 10th mars 2015 by Carlos in Uncategorized

A « La solitude du coureur de Fond », il conviendrait d’ajouter l’angoisse du Premier Ministre, Manuel Valls face au péril Lepéniste, ainsi qu’à propos de la Présentation du nouveau Projet de Loi sur la Santé, et de tout le Monde libre, en général, en raison du danger chaque fois plus probable d’un Ben Laden Saharien. En sus, il serait question d’une Grève annoncée par la SNCF, de laisser participer les Patrons aux décisions de la Banque Centrale, et de la colère des familles des victimes du vol fatidique MH370, choquées par l’absence d’informations sur cet accident, de la part de Malaysia Airlines. Paisiblement, au Café des Phares®, le 8 Mars 2015, avait lieu l’habituel Débat Hebdomadaire animé, ce jour là, par Georges Sefinal, le thème, surgit d’on ne sait pas où, étant « Doit-on, constamment, remettre nos certitudes en question ? »

CONSTAMMENT !!!!! Persévérance ou Fidélité ? Il n’y a pas là, un peu trop d’ambiguïté ? Ca voudrait dire, dans un cas, que « l’on se plaint de ne pas » et, dans l’autre, que « l’on exige de » ? … 1) D’avoir des occasions où l’on se sentirait forcés d’agir par l’exigence de nos CERTITUDES, au lieu de feindre les ignorer ! 2) D’être confrontés à d’autres instants à la frustration, en raison de l’accablant constat d’être Mutilés par la mise en doute de cette même CERTITUDE ! La crainte qu’un jour un de nos truismes, ne nous permettrait plus de bouger, de construire, et il y aurait, là, une exhortation à le faire ? Trop de zèle ? Ou excès d’esbroufe ? Si l’on rejoint les deux cas par le même fil logique, cela voudrait dire que l’on n’a pas un moment pour agir, faire, construire ! Ou serait-ce le contraire ?

Les participants au débat ont jugé que « selon Descartes, il faut mettre en cause toute certitude », ou demandé à « savoir s’il s’agit d’un principe moral ou rationnel », « quel est le gain ‘à remettre en cause’ par rapport à « conserver », « qu’en allemand il y a deux ‘réels’ ; un qui est efficient, l’autre qui siège dans le tribunal de la raison, et qu’ainsi, il y aurait deux niveaux, l’un individuel (flexible), l’autre collectif (comprendre son époque)», « qu’il ne faut pas avoir des certitudes, mais des convictions », « ‘constamment’, ça ne veut rien dire », « … il faut penser aux attitudes d’Einstein et de Newton », « que sur le plan de la chimie « ça équivaut à retourner sa veste, changer d’avis, et ne pas persévérer dans ses idées », « il faut considérer deux niveaux, l’individuel et le collectif, ainsi que leur flexibilité », « les certitudes peuvent prêter à la fermeté », « méthodologiquement, pour arriver à une synthèse, il faudrait considérer l’Espace et le Temps, alors qu’Uranus, fut le premier père sans père… »

Puis, à l’heure dite, Gilles nous fit part de son commentaire poétique, terminant par une assertion de Nietzsche :

« … Ce n’est pas le doute, mais plutôt la certitude qui rend fou !»

- Quel est ton signe du zodiac ?

- Cancer !

- Tu as du pot !

- Pourquoi ?

- Le Scorpion, s’il se coiffe, il est mort !

Carlos

Le débat du 15 mars 2015 : « Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu’elles le sont! », animé par Gunter Gorhan.

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Posted on 17th mars 2015 by Carlos in Uncategorized

On sait, ô combien, la semaine qui vient de passer fut désastreuse à divers point de vue, si l’on songe aux destructions provoquées par le cyclone « PAM », qui a rasé l’Archipel d’Vanuatu à 90%, au « crash » d’hélicoptères qui, en Argentine, a fauché la vie de trois sportifs français de haut niveau, Françoise Arthaud, Camille Muffat, Alexis Vastin, et de deux membres de l’équipe employée au tournage d’un film destiné à une Emission-Jeu, victimes auxquelles il faut ajouter les deux Pilotes chargés de les déplacer, un cruel motif de réflexion sur la Vérité de l’Existence, ou des moyens employés pour la mener, lorsque des faits si inattendus à la sérénité de nos activités et pensées s’y ajoutent. Voilà, donc, l’état d’esprit avec lequel, au Café des Phares®, nous avons abordé le Débat du 15 Mars 2015, portant, comme il devient habituel, sur une affirmation, attribuée cette fois-ci à Nietzsche, « Les Vérités sont des Illusions dont on a oublié qu’elles le sont ! », et que Gunter Gohran se chargea d’animer.

Bref ! De Nietzsche ou pas… que les Vérités soient des Illusions ou non, en question se trouve l’Oubli, un point, c’est tout !!! « On » les aurait laisser croupir dans les « Oubliettes » de notre conscience, à l’image des Cachots où étaient précipités les prisonniers, dans les souterrains de la Bastille. Pourquoi pas ? Un oubli, ça peut arriver, l’Amnésie étant une pathologie assez fréquente, et la dite Vérité est de surcroît suspectée de n’être qu’une Illusion, ou d’un intérêt érotique plus que moral, peut-être, puisqu’issue d’un coquin « Lever de Voile » qui la cache tel que, étymologiquement, le grec « a-litheia » le laisse entendre ! Et pour cause… Si l’on se trouvait ailleurs qu’au Café des Phares, au Café du Commerce, par exemple, on arguerait qu’au Tribunal, par oubli, peut-être, on demande sérieusement aux Témoins d’un fait pénal, de « jurer de dire la Vérité, toute la Vérité ! » Quel serait l’intérêt, s’il s’agit d’une fade Illusion, aussi convoitable fusse-t-elle ? En fait, l’arme absolue pour détecter une Vérité Formelle étant le Syllogisme (deux prémisses et une conclusion logique), ou, s’il s’agit d’une Vérité Matérielle, l’accord entre la Parole et l’Expérience vécue, les Vérités ne sont pas des Illusions, et ce n’est pas par Oubli que ce n’est point ainsi.

Dans la salle, on a ajouté le fait, « de penser que les enfants nous aiment, ce que, finalement, ce n’est souvent qu’une illusion », que « regardant par la fenêtre d’un train, l’image reflétée à l’intérieur en est une également », ou « affirmer, par exemple, qu’aujourd’hui le ciel est bleu », alors qu’il est toujours noir, etc.

Gilles en a tiré son habituelle conclusion lyrique : « …les vérités sont des illusions… projets en clair/obscur… », et, convivialement, le public philosophe, quitta la salle…

Chaque matin, en sortant les poubelles, un concierge clame :

- Mon Dieu, faites en sorte que cette a maison soit épargnée par les tigres !

- Mais, il n’y a pas des tigres par ici, lui dit l’éboueur !

- Vous voyez que ça marche, ma prière ?

Carlos

Débat du 22 Mars 2015: « Faut-il avoir peur des nouvelles technologies », animé par Claude Grognet.

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Posted on 24th mars 2015 by Carlos in Uncategorized

Constatant, avec dégoût, la férocité qui eut lieu au sein de certaines structures étatiques membres de l’ONU, au point de provoquer des dizaines de victimes, 21 morts, comme il est arrivé en Tunis et 142 au Yémen, ainsi que les inquiétants niveaux de pollution partout, Paris en étant la ville la plus affectée du Monde le mercredi, 18 et, après avoir assisté, le vendredi 20 Mars, cette fois-là, au spectacle rare d’une éclipse solaire, j’ai pris le chemin du Café des Phares®, pour le Débat du 22 Mars, 2015,dont le sujet, animé par Claude Grognet, porta, sur la question: « Faut-il avoir peur des nouvelles Technologies ? ».

C’est aussi absurde que de se demander si l’on craint la Souris de l’Ordinateur ou le Stylo à Billes, mais, enfin…

Le fait est que, les Nouvelles Techniques de l’Information (NTIC), (du grec : Tekhné) incluent la Télé, l’Internet, le « Smart phone », ainsi que d’autres réalisations entreprises en matière de stockage, rapidité, définition, voire, le transport des messages par fibre optique, câble, ou satellites, jouent un rôle considérable dans toute la Vie et en particulier dans l’Economie du Savoir, faisant d’elle un des éléments majeurs de la compétitivité, dont les risques et nuisances ne cessent de nous menacer, raison pour laquelle certains secteurs de la Société cherchent à lutter contre de tels abus, de mode à former un Mouvement Anti-Industriel de plus en plus agissant.

Très vite nous sommes tombés dans la facilité, « évoquant les femmes âgées qui font appel aux mères porteuses pour avoir leurs bébés », élevant la « nanotechnologie à un niveau industriel », et de là nous sommes partis vers le « Stylo-bille », la « SiliconValley », « Google », « Face Book », « Technologie NBIC », « la peur du GIAD », et à « la nécessité de changer ‘l’Être humain’ », « à la chirurgie esthétique », au « clivage entre les USA et la vieille Europe », « s’endormir 100 ans et revenir », « Frankenstein », « le désir d’avoir un avion, une voiture, etc. étant toujours pareil », « le recours à des prothèses », « qu’il faut faire arrêt sur l’image, etc., etc. , Gilles finissant par se poser la question : « Homme augmenté ? Ou diminué ?

- Dis, donc! Quel était le sujet d’aujourd’hui ?

- L’Homme élastique!!!!

- Oh, la bonne blague!

Carlos

Le débat du 29 mars 2015 : « Pourquoi l’express de 10h15 est-il toujours l’express de 10h15 (même si les wagons, les passagers, etc. ne sont pas les mêmes) ? », animé par Alain.

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Posted on 1st avril 2015 by Gunter in Comptes-Rendus |Uncategorized

Au cours de la semaine, un Pilote d’Airbus A320, de la Compagnie Germanwings, après s’être enfermé dans la cabine de son appareil, l’ a envoyé volontairement contre la montagne, entraînant avec lui 149 personnes dans la mort. En France, les citoyens s’adonnaient consciemment à leur devoir électoral, tandis que le Président faisait une visite de courtoisie à son homologue Tunisien. C’était du lourd. Alors, pour alléger, peut-être, un peu l’atmosphère, au Café des Phares®, comme des petits enfants, les participants présents ont fini par « Jouer au Train », au cours du Débat-Philo du 29 Mars 2015, l’animateur, Alain Lecoris, ayant choisi pour thème du jour : « Pourquoi l’Express de 10h,15 est-il l’Express de 10h,15, si les wagons ne sont pas les mêmes ? » que, si mon souvenir est bon, il dit avoir lu, dans un bouquin…
PEU IMPORTE !!!! Oubliant l’histoire de « L’Homme qui regardait passer les trains», de Georges Simenon, essayons de décliner, néanmoins, le truisme proposé, comme s’il s’agissait d’une devinette, et regardons de plus près !!! « PAS LES MÊMES WAGONS » ! « LES MÊMES » que Quoi ? que Quand ? que Quels autres ? Est-il si intrigant, au niveau de la pensée, qu’une Composition Ferroviaire change le matériel roulant, selon les besoins du Trafic, plutôt que d’obéir tout simplement à la Pendule ou au Prospectus ? Désolé, mais, ça fait un peu, « L’Homme qui regardait passer les trains » ! En effet, il se trouve que, dans les campagnes, les paysans se rendent compte de l’heure qu’il est, lorsque passe l’Express de 10’15, indifférents à la couleur des wagons, et encore plus aux passagers qui voyagent dedans. Chaque chose change, « PANTA REI » !
… Effectivement, l’Horaire ne varie point, sinon il n’en serait pas un !!! Le Matériel Roulant, OUI ! Il le peut.
En outre, (quoique les Temps affichés sur le Panneau Indicateur de la Gare, ou votre Fiche Horaire, ne soient pas une PROMESSE, et n’aient rien à voir avec le confort, apparence ou dissimilitude du Matériel Roulant circulant sur la Voie X ou Y d’une Station Ferroviaire, voire d’Autocars), étant donnée la disparité du Trafic quotidien, (qui va des ‘Wagons Tombereaux’, remplis de ferraille, aux ‘Wagons de Luxe’ ou même ‘Wagon-lit’). Pour la bonne régulation d’une telle Circulation, UN PLAN de Roulement est pré-établi, avec des horaires bien définis, faisant en sorte qu’un Train ne quitte pas une Gare, sans que celui se trouvant dans la suivante ne l’ait dégagée, le tout à l’aide de téléphones propres au réseau, de drapeaux, sifflets, morse, etc., et, selon des Codes bien définis. Vue cette nécessité, je me remémore, à l’occasion, le spectaculaire accident arrivé en Gare de Montparnasse, le 22 Octobre 1895, la Locomotive ayant éventré toute la façade pour rester suspendue de la hauteur d’un deuxième étage, sur la Rue de Rennes. Enfin ! N’importe quel Môme est capable de faire la distinction entre le Prospectus et le Film qui va être projeté ; ce n’est pas le Prospectus du Cinéma (ou l’Horaire des Trains) qui fait rêver ; c’est le Voyage !
Le fait est, donc, que chacun a voyagé dans sa tête, laissant savoir que « ça paraît évident ; suis-je toujours le même ? », ou affirmant « l’importance du sujet », dès qu’il nous interroge sur « l’authenticité d’un vrai changement », « que l’on change de plus en plus de tout : de voisin, de maison, ou de femme », ou même, « évoquant « le groupe ‘rock’ les ‘Players’ », jugeant que « c’est vieux comme le monde », voire la chanson « Non, je n’ai pas changé… » de Julio Iglesias, déclarant même que « c’est un sujet important, puisque l’on change de plus en plus de tout », « l’avion qui s’est écrasé, se serait-il écrasé avec un équipage différent ? », « le changement de sexe », «  le fait qu’en nous, le fond profond ne change pas », « Vivre sa ‘doxa’, c’est très vague », « la nécessité de trouver un nouvel équilibre », « à chaque changement polymorphique se présente un problème d’entropie », « Qu’es-ce que le Temps Universel ? », « Le drame du manque de mots qui nous habite ».
Enfin, « A’ chaque tête, son avis » !!!!

Débat du 5 Avril 2015: « L’émotion et les émotions, à quel prix? », animé par Nadia Guemidi.

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Posted on 6th avril 2015 by Carlos in Uncategorized

La ligne politique à établir dans les rapports Hommes-Femmes étant un des soucis majeurs de la Société Contemporaine, beaucoup de Gestes Publics et Manifestations d’Encouragement à la Bonne Entente eurent lieu dans ce sens, au cours de la Semaine écoulée, en même temps que l’Attention à réserver à l’Emploi des Jeunes, pour lesquels des actions spécifiques ont été réservées, tandis qu’au Café des Phares®, le 5 Avril 2015, avait lieu l’habituel échange de vues sur un sujet philosophique, à propos de « L’émotion, et les émotions, à quel prix ? que l’animatrice, Nadia Guemidi, a choisi parmi 11 autres.

Sachons, déjà, qu’à l’origine du terme « Emotion », il y a le verbe Latin « emovere », « faire sortir hors de », pour lequel, le Grec emploie le mot «σǔγκίνσή» et, en ligne de mire, nous trouvions la Sensation, le Sentiment ou la Sensibilité, affectant l’Âme et les Passions, voire, la Conscience ou, creusant bien, même la Douleur ! Tout cela, a t-il un Prix ? Voyons ! Regardons-en, déjà, la Liste, ou les Etiquettes, qui en général changent selon les saisons, quoique, dans le Catalogue Général des Emotions, on trouve au moins deux centaines de ces Affects. Je suppose qu’elles n’on pas toutes les mêmes origines, que leurs buts différeraient et que, leurs effets ou conséquences, n’étant pas similaires, leur Prix serait donc à déterminer, certainement, ou à comparer d’après une liste à consulter, affichée, néanmoins, on ne sait pas où. C’est ce que fait l’acheteur averti, puisque, peut-être, comme toute marchandise, la valeur de l’Emotion dépendrait des Saisons ou, tout simplement, de l’Offre et de la Demande !

L’auteur du Sujet a confié que, celui-ci, serait lié à « une recherche sur l’Âme », supposant que l’on en a une, ce qui paraît logique, mais il a aussitôt soulevé le soupçon du premier intervenant :

Il se demandait si, « lorsque l’on sait ce que c’est qu’‘une ‘Emotion’, un ‘Sentiment’, ou une ‘Sensation’, le verbe ‘Sentir’ ne surgit-il pas, aussitôt, dans le sens de ‘Percevoir’ ou ‘Eprouver ‘ ? Y a-t-il un prix à payer ! »

Puis, comme habituellement, se sentant obligé d’apporter son grain de sel, tout le monde s’est exprimé… untel  jugeant que « c’est l’amour, la passion, etc. », tel autre « qu’il est difficile d’en parler d’une façon quantifiée », d’autres encore « que c’est le fait de voir des gens studieux », ou «  le 11 Janvier/ 11 Septembre : la Révolution Russe… », voire « la Rencontre, e-movere », « l’avis de Castoriadis (l’erreur de Descartes) », « l’erreur propre à l’Homme », « ‘une agitation interne momentanée’, d’une part, de l’autre, un état affectif vécu dans la durée», ou encore « ‘émotion’ = joie collective ; ‘sentiment’= contentement individuel », alors que pour d’autres, il s’agissait « d’un rapport entre ‘joie’ et ‘souffrance’ (sœurs jumelles), d’après Nietzsche », « le fait d’avoir une bonne retraite », « le Marché, inflationniste des œuvres d’Art », «  Le ‘sublime’, si l’on suit Schopenhauer », «  la Cote des Artistes »,

Gilles en a fait son interprétation lyrique de la Transaction, et l’Affaire fut conclue en bonne entente et dans la belle Humeur.

Un Gendarme fait arrêter un Automobiliste, vient jusqu’à sa portière et lui dit :

- Papiers !!!

- Ciseaux !!!, lui répond l’autre. J’ai gagné !

Carlos

Débat du 12 Avril 2015: « Quels sont les enjeux d’une mort sous anesthésie?

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Posted on 13th avril 2015 by Carlos in Uncategorized

La semaine ayant été prodigue de vie, mouvement et déplacements, dont le plus notoire fut celui du Président François Hollande à Alger et Tlemcen, en  République Algérienne, où il s’est risqué à affirmer que « la reprise est là », sans oublier l’achat à la France de quelques « Rafales » par le Gouvernement Indien, ou la victoire obtenue par le Kénian Mark Korir dans le Marathon de Paris, le souci manifesté au Café des Phares®, au cours du Débat qui eut lieu le 12 Avril 2015, fut un peu plus terne, voire morbide, se posant la question de savoir, « Quels sont les enjeux d’une mort sous anesthésie ? », au cours d’une controverse conduite par Bruno.

La manœuvre était tout simplement motivée par le souci de s’interroger, finalement, à propos des tenants et aboutissants constituant la Proposition de « Loi Claeys-Leonetti » sur « La Fin de Vie », récemment adoptée par l’Assemblée Nationale.

Bien que le Suicide soit interdit par les Instances Religieuses, quoique ayant été pratiqué, individuellement, par maints Philosophes, Hommes Libres ou Désespérés, en raison de problèmes personnels paraissant insurmontables, il est concevable d’au moins y songer, l’Euthanasie étant une façon d’y mettre aisément un terme, et tel fut le cas, abondamment commenté, celui de Vincent Lambert. Suite à un accident de la route, il se trouva plongé dans un état d’inconscience assez long et précaire pour, en accord avec sa famille, prendre la résolution de cesser l’absorption de toute nourriture, le but essentiel étant de ne pas laisser le moribond livré à lui-même, dans ses Derniers Instants, lui manifestant des sentiments d’attachement et de respect, l’Expiration constituant, elle, la Fin du Voyage.

Est-on compétant pour le décider, une fois qu’il y a des moyens passifs pour le faire ?

Comme il est permis d’au moins y songer, le linge, ad hoc, fut lavé en famille et, comme habituellement, on a eu droit à tout, souvent, hélas, à côté de la plaque :

« Est-on compétant pour en juger ? », « La Loi du 17 mars l’interdit ! », « la Carte Vitale a tout informatisé, et s’impose au médecin », « il y a des questions économiques en jeu ; ça peut durer longtemps ! », « le cerveau, lui, ne survit que quelques instants », « on pourrait inscrire, peut-être, ce désir quelque part ! », « La Loi n’arrive pas par hasard ; ce sont des questions économiques, le système des retraites est en faillite, et il faut réduire le nombre de gens pris en charge », « la Transplantation d’organes est strictement contrôlée », « le problème est difficile à résoudre, et tout le monde sait que l’on peut finir parler sous la torture » ; Saint Pierre ayant trahi son Maître pour moins que ça », « et cliniquement, ça se passe autrement ! ». Il était Temps de dégager !

Gilles a fait son interprétation poétique de la question et, la salle étant dégagée, les fans de sport se sont penchés sur les barrières, admirant le dévouement des coureurs…

Dans une Galerie d’Art, un type aborde une fille, et lui demande de sortir avec lui Dimanche.

- Non, Dimanche, je me suicide !

- Et que faites-vous, Samedi soir, alors ?

Carlos

Le débat du 19 avril 2015 : « L’imagination est-elle plus importante que le savoir ? », animé par Adrien.

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Posted on 14th avril 2015 by Gunter in Uncategorized

Débat du 26 Avril 2015: « Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du Monde », animé par Michel Turrini.

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Posted on 28th avril 2015 by Carlos in Uncategorized

Que de malheurs ! Le Séisme annoncé pour le Népal, a effectivement eu lieu à Katmandou, avec un bilan désastreux, notamment  pour des vies humaines, tandis qu’en Libye la situation politique se dégrade, provoquant une immigration désordonnée sur les côtes de la Sicile qui a déjà coûté des centaines de victimes naufragées, et qu’en Indonésie, pour des faits discutables, un français de 51 ans, Serge Atlaoui attend son exécution dans le couloir de la mort à Cipinang, les participants présents au Débat du 26 Avril 2015, au Café des Phares®, qu’animait Michel Turrini, portèrent leur dévolu sur une affirmation encore : « Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du Monde ».

Ce précepte est attribué à Confucius, et fut aussi utilisé par Albert Camus dans « L’Homme Révolté », (‘mal nommer un objet, c’est ajouter aux malheurs de ce monde’), voire, maintes fois verbalisé, auparavant, par d’autres philosophes, dont Chomsky, qui poursuivait « …ne pas les nommer c’est nier notre humanité », lui-même étant victime de l’opprobre en France.

Mais, bien que souvent, dans notre « messe » hebdomadaire, des participants s’obligent à « parler », et surtout à « parler pour ne rien dire », il faut considérer que le « silence est d’or » étant souvent plus éloquent que des dizaines de paroles, raison pour laquelle les religieux font fréquemment un « jeûne » de mots, au cours de « Retraites », faites d’examen de conscience et de « bouche cousue ».

Le « Quiproquo », issu du langage pharmaceutique, est un « Malentendu » qui mène prendre une chose pour une autre, ou quelqu’un pour son semblable, le tout étant préférable au fait d’ignorer, si l’on suit Ferdinand de Saussure, qui insiste, lui, sur l’acte de la communication, le Dialogue. Analysons, donc, l’élément linguistique « DIA », indiquant Séparation, Distinction, sans oublier les Qualités du Langage, qui exige Clarté, ni, si l’on veut peaufiner, les Figures de Style (allégories, anaphores, chiasmes, ellipses, euphémismes, hyperboles, métaphores,  oxymores, antiphrases, etc.) ou encore des Sketches humoristiques, comme celui de Raymond Devos,

Là, dans notre « Forum », c’est chacun pour soi, ainsi, ‘tirant à hue et à dia », nous avons récolté des : « Sois heureux et tais-toi », « est-ce une affaire de morale ? », « Faut-il cultiver notre Jardin ? », « Pourquoi le ‘Barça’ a battu le ‘PSG’ ? », ou « différencier : 1) « Les philosophes qui ne s’appliquent qu’à définir les mots ! » 2) « à mettre les faits d’un côté », suivis, dans la foulée « du ‘Mariage gai’ », « l’Indiscipline du Monde Economique qui exige ‘efficacité’ et ‘rentabilité’, ainsi que « la différenciation entre ‘terroristes’ et ‘héros’, lors des attentats à caractère revendicatif », intervention amendée dans la foulée, par le correctif «  c’est l’effet qui compte, selon que cela se passe dans le terrain protégé par l’Islam, ou par les USA et ses alliés », ce à quoi ont succédés, « la différenciation entre ‘signifiant et signifié’, et l’appellation d’un ‘chat un chat’ »;  .

Ca commençait à tourner en rond, mais la Montre vint mettre fin à la polémique, non sans que Gilles troque l’aridité de la controverse, récitant son interprétation de la colle, au sujet de laquelle nous avons brûlé un soupçon de notre matière grise : « …Mensonge, imposture, lupanar…

Au commencement d’un Débat Philosophique, un Ange apparut à l’animateur lui proposant de choisir pour thème la « Sagesse », la « Beauté », ou l’« Euro ». Celui-ci choisit « La Sagesse ». Un éclair traversa la salle, et l’animateur fut pétrifié, une auréole sur la tête, les yeux rivés sur son micro. Un participant lui chuchota à l’oreille : « Dis quelque chose ! ». Alors, l’animateur murmura : « J’aurais dû choisir l’Argent »

Carlos

Débat du 3 Mai 2015: « L’ennui a-t-il un intérêt philosophique? », animé par Claudine Enjalbert;

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Posted on 4th mai 2015 by Carlos in Uncategorized

Alors que huit de ses codétenus, accusés de fabriquer de l’Ecstasy ont été déjà exécutés, en Indonésie, Serge Atlaoui, employé pour faire de la maintenance de machines, son recours en grâce ayant été rejeté, attend lui-même le peloton d’exécution dans le « Couloir de la Mort » malgré les protestations internationales.

La Foire Internationale de Milan a ouvert ses Portes le Premier Mai, la France se frotte les mains en raison des six milliards d’Euros à empocher en échange de 24 avions « Rafale » à livrer au Qatar et, au Café des Phares®, avait lieu le conciliabule habituel, animé par Claudine Enjalbert, qui a choisi, pour en débattre, le sujet « L’ennui a-t-il un intérêt philosophique ? »

Il paraît que, (du latin, « inodiare »), c’est-à-dire, odieux, il y a deux types d’ennui, l’un, sémantique, correspondant à un sentiment de démotivation, l’autre, de nature métaphysique, recouvrant l’état d’esprit de celui qu’attend le bus le jour de grève, par exemple, Kierkegaard faisant savoir que ce désagrément est la mère de tous les maux, auquel il oppose l’oisiveté (ajournement du temps utile), et l’ennui de soi, (manque d’appétit de vivre), face à une temporalité sans contenu, un vide appelant à un intérêt pour quelque chose d’autre, propre à passer le temps.

Alberto Moravia y ajoute l’incommunicabilité, Heidegger le compare à une salle d’attente, Schopenhauer pensant, lui, que la souffrance est inhérente à l’existence, et Léopardi que l’Homme est, tout simplement, un animal métaphysique.

Où nous sommes nous baladés ?

Alors qu’il s’agissait d’Ennui, je préférerais voir Anna Karina dans Pierrot le Fou de Godard, (« Qu’est-ce que j’peux faire ? J’sais pas quoi faire ! ») mais, hélas, nous avons plongé dans l’affaire, « l’affaire de vente d’armes et avions Rafale », jugeant que « la science est athée », nous demandant si « nous sommes fatigués de l’Homme », si « l’expérience de l’ennui a un intérêt philosophique », appelant, à la rescousse, « Jankélévitch », « Moravia », et « Sartre ».

Puis, quelqu’un a jugé qu’il fallait faire une différence entre « ennui » et « les ennuis » ; « entre l’apathie et la super activité », « le solitaire, le désoeuvré et l’oisif », et même « l’ennui possessif ». Un autre participant, se disant revenu du Cambodge, affirme « pouvoir témoigner de ce qui s’y passe », un autre, revenu de nulle part, ajoute « quand je m’ennuie, je crie », un autre encore « parle du désir de se jeter dans le vide », « de l’ennui de la télé », ou  « de la peur du néant, terme négatif », « le silence est insupportable pour les jeunes ». L’animatrice demandant s’il y a une différence entre ‘ennui’ et ‘savoir s’ennuyer’, quelqu’un répondit « que l’on peut en tirer parti », et quelqu’un d’autre d’ajouter « qu’il faut se jeter dans le futur », ou encore : « la diversité du faire, alors qu’il y a de la musique partout », etc., etc.

Gilles mit un terme à l’effervescence cérébrale, avec son brin de poésie s’exclamant : « Ex…Ex… Ex… Ex premier voyage… Ex première couturière… En attendant Godard…

Que faire de l’ennui ?

Athéisme : il n’y a pas d’ennuis !

Bouddhisme : quand les ennuis t’arrivent, s’agit-il vraiment d’ennuis ?

Catholicisme : si j’ai des ennuis, c’est que je les ai mérité…

Hindouisme : ces ennuis, ce sont déjà produits auparavant…
Judaïsme : pourquoi les ennuis m’arrivent-ils, toujours à moi ?

Islam : s’il t’arrivent des ennuis, la solution est dans le Coran.

Taoïsme : il se peut que des ennuis arrivent.

Témoins de Jéhovah : toc, toc, toc, voilà les ennuis !

Carlos

Débat du 10 Mai 2015: « Peut-on parler de Blasphème en Philosophie ? », animé par Eric Auzanneau.

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Posted on 11th mai 2015 by Carlos in Uncategorized

Alors que ses codétenus ont été exécutés, le sort du prisonnier français, Serge Atlaoui,  condamné à la peine capitale pour trafic de drogue, en Indonésie, reste toujours entre les mains de ses geôliers, dans le couloir de la mort, le Président François Hollande faisait une apparition devant le Conseil Economique, Social et Environnemental, avant d’entamer un voyage aux Antilles, se déplaçant ensuite à Cuba. A Paris avait lieu la Semaine Mondiale de Sécurité Routière, organisée par l’ONU et l’OMS, sur la stratégie à adopter à l’égard des enfants`et, le10 Mai 2015, donc, avait lieu au Café des Phares®, l’habituel Débat, dont le sujet choisit : « Peut-on parler de Blasphème en Philosophie ? », fut animé par Eric Auzanneau.

Tiens ! On va se gêner J… Où est le problème ? Puisque, dans un Débat, par définition, chacun a à cœur de parler de Tout, pour mettre les choses au clair, demandons-nous déjà ce que c’est « Pouvoir », « Parler », « Blasphème », et « Philosophie » :

La Philosophie, à la lettre, « Amour de la Sagesse », est une discipline laïque, exercée par des passionnés du « logos », soucieux de trouver des conclusions logiques à partir de deux Prémisses.

Le Blasphème, consisterait dans un Outrage envers le Divin, voire, ce qui est sacralisé, manœuvre, étrangère à l’exercice intellectuel de sujets agissant dans un cadre laïque !

Parler, c’est s’exprimer à l’aide de l’articulation de sons, signifiants, de mode à construire un sens, en l’occurrence, à propos de n’importe quel sujet.

Peut-on ! Pouvoir! Ah ! Là, ça se corse, et il y avait, donc, à considérer l’Autorité, qui dispose de certains moyens  pour l’exercer, et nous nous la sommes accordée! Il ne nous restait qu’à entamer notre Polylogue! (de sourds, parfois),  « sport » propre à la Philosophie de Salon ; ça ne mange pas de pain… bien que ce ne soit pas toujours évident.

Quoique, apparemment, et pour cause, la seule chose qui posait problème (ou pas), était l’étrange Association du Blasphème (Affaire théologique), et de son éventuelle implication avec la Philosophie, on voit mal, quelqu’un de laïque, incrédule, sceptique, ou athée, monter sur ses grands chevaux ou s’appesantir à propos d’un Affront dans le cadre d’une matière, dont le but est de chercher la petite « bête », là où elle s’est éventuellement nichée, en l’occurrence, le Volume silencieux de la Salle, brisé par la voix des débateurs, portée des micros aux hauts parleurs. C’est ainsi, que l’on a entendu des avis différents, les uns affirmant que « le débat était de nature religieuse », d’autres le trouvant « blasphématoire », « à la frontière de l’interdit », doutant « s’il est collectif ou individuel », « une Parodie de Georges Bataille », ou demandant que l’on établisse la différence entre ‘blasphème’ et ‘sacrilège’ », évoquant Hannah Arendt, Descartes, Saint Augustin, Régis Debré, les Droits de l’Homme, la Morale, le Sacrilège, l’Hubris, voire, comportement orgueilleux, lié à la démesure et à la convoitise », évoquant « Emmanuel Todd » et, dans la foulée, « Emmanuel Valls », demandant que « l’on établisse la différence entre ‘censure’ et ‘ blasphème’ », jugeant que  « les experts font ‘tout et n’importe quoi’ », ou rappelant le « drame de Charlie Hebdo », « le lynchage intellectuel », « etc., etc.

Gilles mit fin à l’exercice, faisant rimer « blasphème / problème ; question / solution ; Recommandable / Intolérable… etc. », …Et Voilà !

Un chasseur abat une Colombe ?

- Zut ! C’était le Saint Esprit !

Au Paradis, tout le monde pleure : le Père, le Fils, et la Vierge Marie ; seul Saint Josef se frotte les mains, marmonnant :

- Yaaaaah !!! Depuis le temps que j’attendais ça !

Carlos

Débat du 17 Mai 2015: « Pourquoi quelque chose, plutôt que rien? », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 19th mai 2015 by Carlos in Uncategorized

A cours de la Semaine allant du 10 au 16 Mai, bien des événements eurent lieu dans le Monde, notamment le voyage entrepris par le Président François Hollande à Cuba, afin de rencontrer son homologue Raoul Castro et ayant même pu avoir un entretien avec son frère Fidel Castro. Il y eut aussi l’ouverture du Festival de Cinéma de Cannes, le plus réconfortant de tous, étant l’examen du Recours en Grâce de Serge Atlaoui qui, en Indonésie se trouve toujours dans le couloir de la mort. Au Café des Phares®, comme chaque semaine, eu lieu le débat dominical qui, ce 17 Mai-15, fut animé par Gérard-Tissier, il choisit, comme sujet de discussion, une question de Leibnitz, « Pourquoi quelque chose, plutôt que rien ? » Thème repris par Voltaire dans « Candide », et se trouvant, enfin dans notre « Moulin à Pensées » 

Et pourquoi pas ? C’était, peut-être, un peu trop de sable, pour notre petite camionnette, certes, d’autant plus qu’il n’y a rien à justifier, ne serait-ce que s’appuyant sur les dires d’Angelus Silésius « La Rose est sans pourquoi ! », la raison étant parce que « … c’est une Rose, (tout simplement), n’ayant donc pas à en apporter la preuve », idée que, par ailleurs, Heidegger, fait tourner en rond, jugeant « la Pensée comme une idée auto-réalisatrice, celle de « Devenir soi-même », et que Nietzsche reprit à son compte, dans le « Ecce Homo », dès 1888, réglant les comptes entre son propre « moi » et son devenir incertain.

En effet,… les Hommes demeurent carrément les Êtres qu’ils sont, domestiques de leurs instincts, sans prêter attention au Monde qui les forme, déforme, transforme ou informe, et sans s’observer soi-même… telle la Rose qui, pour fleurir, n’a pas besoin que l’on lui fournisse les raisons de sa floraison… Le point de vue mystique étant inspiré par cette pensée, sans chercher la perfection du raisonnement, c’est-à-dire, pourquoi Rien est remplacé par quelque chose qu’il était déjà, « Deviens ce que Tu es », comme le prônait Zarathoustra », admonestation qui est devenue, Devise Olympique.

Il a été dit, par ailleurs, que « toutes les questions ont une ‘causalité première’ », que « moi, je suis bien contente d’exister », « qu’en physique quantique, il n’y a rien, plutôt que quelque chose », mâchant ses cacahouettes, un autre ajoute « on se pose la question, hors du monde », « est-ce de la Nécessité, ou de la Contingence ? », « Toute chose a une raison d’être, si elles sont là », « c’est une question posée par Kant, à propos de Dieu », « Pourquoi ce qui est là, est là, et pas autre chose ? », « Si la vie est un ‘rêve’, rien n’existe », « Est-ce que l’on a besoin d’un Dieu ? », « Il ne nous laisse que des ‘pos-it’ », « le Café Philo est un char à foin, tombé dans le fossé ! », « en anglais, ‘Rien’ c’est ‘nothing’, quelque chose de troublant, et Dieu, beauté et justice, qui ne se touche pas ! En allemand, ‘pourquoi’, avec des nuances de tout acabit, selon qu’il s’agit de théistes, mathématiciens, négationnistes, ou soufistes », « si ce jsujet englobe Dieu, la question est absurde et, une question sans réponse, n’en est pas une ; peut-on imaginer un ‘Rien’ ? s’il n’y a ‘rien’, il y aurait autre chose à la place », « 4+4, dépend du référentiel », « Qu’attendre de Leibnitz, en même temps Mathématicien, Philosophe, Rose-crucien, Franc-maçon ? », « Là, ou il n’y a Rien, c’est une surface nulle »…. Etc. , etc….

Gilles clôt la scéance : « Dieu est le seul être qui n’a pas d’existence… ‘Être, ou ne pas être’, là…»

Un homme voit un attroupement. Il s’approche, et demande à l’un des curieux :

- Que se passe-t-il ?

- Je ne sais pas ! Le dernier qui savait est parti, il y a un quart d’heure !

Carlos

Le débat du 24 mai 2015 : « Pourquoi devons-nous remettre en question nos certitudes ? », animé par Lucie Crespin.

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Posted on 27th mai 2015 by Gunter in Uncategorized

Débat du 31 Mai 2015: « Qui fait l’Ange, fait la bête! », animé par André Stamberger.

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Posted on 1st juin 2015 by Carlos in Uncategorized

Le Monde bouillonne en permanence d’Evénements plus ou moins heureux, plus ou moins anodins ou sensationnels, intelligibles ou pas et, côté honorable, cette semaine, le Président de la République, François Hollande a eu l’honneur de procéder à la Panthéonisation de quatre grands Résistants, deux femmes (Geneviève De Gaulle Anthonioz et Germaine Tillon), ainsi que de deux hommes (Pierre Brossolette et Jean Zay)… Côté misère, nous avons eu à connaître les infâmes magouilles où nagent sept dirigeants de la FIFA,  dont le président Seep Blatter a malgré tout été réélu ce dimanche, soupçonnés de détournement d’argent vers la Suisse, et autres malversations au sein de certains Partis politiques français, qui croient résoudre le problème en changeant la désignation du Mouvement… jeter le bébé avec l’eau du bain …

Au Café des Phares®, le public réuni, s’est exercé, lui, à extraire la substantifique moelle d’un segment des raisonnements germés chez de grands intellectuels, tels que, « Qui fait l’Ange, fait la Bête ! », encore une affirmation, puisé cette fois-ci, dans la Pensée de Pascal, et qui allait constituer le « grain à moudre » proposé comme thème de réflexion aux nombreux participants sous la baguette d’André Stamberger.

Il serait regrettable que, dans une guérilla intestine d’échelles, à propos des origines, l’Homme apparaisse comme une Créature qui ne trouverait de place que faisant le pitre, entre l’Ange ou la Bête, un Ange (du latin « Angelus », ou du grec «αγγέλος ») étant, comme chacun sait, un être spirituel, en général invisible, intermédiaire entre  Dieu et l’Homme, Lucifer (porteur de Lumière) se trouvant être le plus beau d’entre eux, et la Bête évoquant tout animal à l’exception de l’Homo, parfois effroyable, ou utilisé dans le transport de fardeaux, voire dans des travaux agricoles, sans oublier les fauves, féroces, sauvages, parfois nuisibles, et même venimeux.

Comme il y avait assez de tissu, pour faire des « manches », l’effet de celles-ci n’a pas manqué de se produire, et c’est ainsi que l’on a évoqué, successivement, des souvenirs d’enfance, tels que « trop poli pour être honnête » -(trop au lit le signifierait aussi) - , « pour faire l’ange, on cherche à tuer la bête », « je ne vois pas d’antagonisme entre les deux, l’enfer étant pavé de bonnes intentions », puis, passant à la psychanalyse, « l’aventure sexuelle qui eu lieu dans le Bureau Ovale avec sa secrétaire », « la schizophrénie », « l’Enfer étant pavé de bonnes intentions ! », « Pascal arrivant bien avant Freud », et « qu’il s’agissait d’en faire le lien »,  « la Bête de l’Apocalypse », « Tartufe », « Pascal, étant Janséniste, ayant Tout inventé pour éviter le bûcher », et ainsi de suite… Intarissable le pur Philosophe !…

Gilles ayant le dernier mot, il réduit en vers, l’ensemble du polylogue  : « … laissez Luci… ‘faire’, Lucifer ! Nature Humaine ! Amen !», … et la séance fut levée…

Deux Souris voient passer une « Chauve souris », et l’une dit à l’autre :

- Regarde ! Un Ange !!!!

Carlos

Le débat du 7 juin 2015 : « La parole nous rend-elle plus libres? », animé par Adrien Syed.

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Posted on 8th juin 2015 by Carlos in Uncategorized

Les jours s’accumulent les uns sur les autres et, au cours de la semaine, allant du premier au six juin, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a validé l’arrêt des soins à Vincent Lambert, en état végétatif en conséquence de son accident de la route il y a sept ans (ce à quoi sa mère s’oppose), Sepp Blatter accepte enfin de démissionner de la Présidence de  la FIFA, le français Tsonga (30 ans) se trouva éliminé, en demi finale du Tournois de Tennis de Roland Garros, au profit de Wawrinka du même âge. Puis, le 7 juin, au Café des Phares®, avait lieu l’hebdomadaire Débat Philosophique, animé, à l’occasion, par Adrien Syed, qui a choisi pour sujet de discussion : « La parole nous rend-elle plus libres ? »

Il y avait de quoi faire ! « Faire » plus que ce que le Temps nous étant réservé nous le permettait, peut-être. En effet, étymologiquement, « Parole », du latin, « Parabola », désigne une comparaison ou similitude, et, si l’on se rapporte au grec « παραβολη, parabolê », ça recouvre également le sens de rapprocher, juxtaposer. De même pour ce qui est de la « Liberté », en latin « Libertas » aussi bien quen grec « Ελέυτερία, signifiant la faculté d’agir pour soi-même selon ses propres règles de conduite. Un tel ensemble d’affinités s’impose ainsi à l’esprit, nous faisant comprendre l’intérêt que Sartre a accordé aux « Mots » qu’il a su dépiauter dans son œuvre « Les Mots et les Choses ». « La parole » étant un sujet intrigant, donc, a provoqué beaucoup de curiosité parmi les participants réunis dans la salle, qui se sont appliqués à une frénétique tétrapilectomie, histoire de savoir si elle nous rendait plus libres, donc.

C’est ainsi que l’on a entendu dire que « quand on a beaucoup de problèmes, ça explose, et alors la parole s’égarant, après ça va beaucoup mieux », « qu’il s’agit d’un fardeau lourd à porter », demander aussi « s’il n’y a pas d’objet de complément direct », et affirmer « que cela fait penser à un cri » !

Gilles a, de sa verve, remis tout en rimes poétiques, et tout le monde est reparti, langoureusement, prendre un peu de soleil dehors !

Un professeur demande à ses élèves de dessiner des vaches dans un pré, et l’un d’entre eux lui rend aussitôt sa feuille blanche.

- Une feuille blanche, où est l’herbe ?, demande le professeur.

- Les vaches ont tout brouté !, Monsieur !

- Et les vaches, alors ?

- Comme il n’y avait plus rien à manger, elles sont parties !

Carlos

Le débat du 14 juin 2015, animé par Alain Glorian: « La politique est-elle digne de l’esprit ? »

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Posted on 10th juin 2015 by Gunter in Uncategorized

Débat du 21 Juin 2015: « La Culture fait-elle l’Homme? Ou le contraire? », animé par Eric Zernick.

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Posted on 22nd juin 2015 by Carlos in Uncategorized

Alors que la France a modestement célébré le bicentenaire de la Bataille de Waterloo, le lendemain du Jour où, aux USA, un attentat raciste dans une Eglise fréquentée par des Evangelistes a fait 9 morts, au moment où l’on constate le délabrement de l’Economie Grecque, au point que cela devienne un dangereux problème pour l’équilibre monétaire Européen, la politique Israélienne prenant, de son côté, un Tournant assez préoccupant pour la Paix Mondiale, à la date où, partout, en Europe se préparait la Fête de la Musique, le 21 Juin 2015, donc, au Café des Phares®, Eric Zernick, l’animateur en charge d’aiguiller notre discussion hebdomadaire, a choisi, comme sujet du Débat, la question suivante : « La Culture fait-elle, l’Homme ? Ou le contraire ?»

C’est-à-dire, « de l’Oeuf et de la Poule, lequel fut le premier ? », « Ab Ovo, ad Mala » (« de l’Oeuf aux Pommes ») étant une expression utilisée par Horace, dans son Art Poétique, et qui désigne le Début et la Fin du Repas (Entrée et Dessert, donc). On peut, ainsi, éliminer d’office l’Hypothèse contraire, la Culture étant le résultat de l’action de l’Homme dans son désir de Perfection, et point le Dessert avant l’Entrée, auquel cas, celui-là serait né Cultivé, va savoir par quelle graine déposée dans les sillons où elle a germé.

La philosophie servant à ça, on a pu contourner, néanmoins, toutes ces difficultés, cherchant à distinguer « cultiver » et « civilisation », voire, une réflexion sur Freud et son œuvre « Malaise dans la Civilisation » (1929), à la sortie de la première Guerre Mondiale. Puis, quelqu’un a pris « la question comme une insulte », pour « que l’on parle, ensuite, de l’agriculture », du « travail de la terre », revenant à « ‘la femme est l’avenir de l’Homme’ », et distinguant deux choses : « ‘la terre, poussière’, et la différence avec ‘la Pêche’, ‘la Chasse’ », les « Positions assumées par J.J. Rousseau », « le rôle d’Internet », « l’image que l’Homme, émotif, a de lui-même », « la Femme étant son avenir », « le problème de l’Inceste », « la culture est ce qu’il nous reste quand tout est oublié », « équilibres démographiques », « seul l’’anthropopitectus erectus’», « l’implication d’une transmission », « d’un rapport au Temps »,  « un effet sur les esprits », « la Famille, l’Ecole, le Travail », « les Enfants élevés aux frais de l’Etat », etc.

Au terme du temps qui nous était alloué, Gilles a eu le dernier mot, nous abreuvant de ses vers : « …Homme parité, Homme transformé, //Subir, … Choisir !!! », et la salle fut désertée, tellement il faisait beau dehors…

- Je ne supporte pas, ce genre de personnes qui jouent les « cultivés », en parlant du ‘Grand Mozart’, alors que, j’en suis sûr, ils n’ont jamais vu, aucun de ses Tableaux !

Carlos

Débat du 28 Juin 2015; « Les Choses ne sont-elles que ce qu’elles sont?, animé par Georges Sefinal.

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Posted on 29th juin 2015 by Carlos in Uncategorized

Rien ne va plus ! C’est peut-être la raison pour laquelle on a constaté tant d’événements tragiques, la semaine passée, notamment au Koweit et en Tunisie, où l’on a compté 38 morts, à Sousse,  causés par un attentat de Daesch, et même une décapitation en France, suivie d’une tentative d’attentat, tandis que la Grèce continue de s’enfoncer, de plus en plus, dans une situation économique désespérée et préoccupante pour l’avenir de l’Union Européenne. Mais, au Café des Phares®, on gardait, peut-être, son optimisme où, au contraire son conformisme, se demandant, au cours du Débat du 28-Juin 2015, animé par Georges Sefinal : « Les choses ne sont-elles que ce qu’elles sont ? »

On savait, depuis Angelus Silésius, que « la Rose est sans pourquoi… Elle fleurit parce qu’elle fleurit », quoique, sur les Etamines il y a du Pollen! Voilà que, par un caprice du sort, nous sommes venus à nous demander s’il serait de même pour les « CHOSES ». Seraient-elles ce qu’elles sont, tout simplement, ou pourraient elles être autre chose que ça ? Avoir un Destin, marqué sur les Pétales de la Main, bien qu’un Accident soit à la portée des heures ! Rien, ni Personne, n’est épargné ! « To be or not to be »! “Etre ou ne pas être”, c’est là, donc, notre vraie question! Allons-y donc !!! Faisons face !

Que sont-elles, ces Choses ? Un ETANT! Et, pour Kant, qui n’était pas manchot, Métaphysiquement, la « Chose, en soi » subsisterait indépendamment du sujet qui se la représente et, ne pouvant être objet d’aucune expérience, elle n’est point objet de connaissance. Plouf !

Physiquement, peut-être, ou du moins, Historiquement, et il s’agirait alors du « Masque » derrière lequel, dans le théâtre grec, « Personne » dissimulait l’acteur !

Moralement, par ailleurs, les Choses s’opposent à la Personne, le sujet de fait, caractérisé par ses particularités culturelles ou naturelles (religion, couleur, sexe, etc.), les individus étant tous différents, bien qu’égaux en tant que SUJETS, en Matière de Droit. Choses seraient bien, donc, des objets de la connaissance. Il semble que l’on était sur la bonne voie !

C’est ainsi, que l’on a entendu dire,  « qu’il fallait réfléchir », « puisqu’elles représentent la Totalité », même s’il fallait « éviter la ‘Totologie’ », on a « évoqué Alceste », « le fait d’être ‘triste’ éventuellement », ainsi que les « réflexions de Sartre et de  Pascal », considéré « l’Art, comme celui de John Lennon et des ‘Beatles’ », « se garder de la tautologie », « les objets, ayant une âme, change plus ou moins », « en matière de censure, le Censeur coupe, plus ou moins » ; considérant l’Espace et le Temps, si je suis médecin j’agis selon l’endroit où je me trouve ; si je vais sur la Lune, je regarde avec un Télescope où je vais me poser. Les choses ne sont pas des Personnes ; elles ne sont qu’elles-mêmes… Le soldat, à la guerre a peur de mourir ; Prométhée a volé le Feu ; Paris n’est pas à Marseille ; le Réel serai d’épouser le sens du Mouvement, les Choses étant ce que l’on peut en faire…

Gilles a finit par « rebattre » tout ça, dans son Mixeur poétique, terminant par : « …Vivons la Vie et restons Becket ! »

Dans l’Asile de Fous, un patient promène une laisse ayant, au bout, une brosse à dents. Un gardien lui dit :

- Ah ! Vous promenez votre chien ! Il est beau !

Le fou le regarde, et dit :

-Enfin ! Ce n’est pas un chien ! C’est une brosse à dents !

Une fois, le gardien parti, il dit à la brosse :

- On l’a bien eu, hein, Rex !

Carlos

Débat du 5 Juillet 2015: « A quoi sert l’inutile? », animé par Bruno Leucoris.

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Posted on 5th juillet 2015 by Carlos in Uncategorized

Alors que le Départ du Tour de « France2015 », a été effectué le Samedi, 4, à partir d’Utrech, le Président Hollande se déplaçait sur trois pays d’Afrique (Bénin, Cameroun, Ouganda), et le Pape faisait, également, une Tournée Apostolique, à travers l’Amérique du Sud (Equateur, Bolivie, Paraguay), le Problème de la Dette grecque marquait le pas sur le Bureau de Madame Merkele (Les grecs étant appelés à se prononcer là-dessus par référendum), une cinquantaine de Participants se sont réunis le 5 Juillet, au Café des Phares®, autour de Bruno Leucoris, afin de dépouiller le sujet philosophique du jour, qui portait, en l’occurrence, sur la question « A quoi sert l’Inutile ? »

Autrement dit, « à quoi sert ce qui ne sert à rien ! » J Logiquement, à pas grand chose, mais la question était du « Pain béni » pour le Philosophe qui aime les chemins de traverse ! On sait, en gros, ce que c’est que l’« utile », en d’autres mots, ce dont l’emploi satisfait un besoin et, de ce fait se rend avantageux, voire indispensable. Dès lors, l’«Inutile », des Gadgets vite lassants, ou des Ustensiles hors d’usage, ça va de soi, qu’ils ne nous sont d’aucune aide pratique, et, en général, on les jette même à la Poubelle… Celle-ci est purgée, minutieusement, par des Chiffonniers (organisés par l’Abbé Pierre en pelotons, nommés « Chiffonniers d’Emmaüs ») puis, ce qui en reste part, tôt, le matin, dans des Camions manœuvrés par des Eboueurs, qui vont déverser leur contenu à la Décharge Municipale !

Et pourtant, le Philosophe, doit être en mesure d’en retirer, lui aussi, quelque chose ! Un bénéfice, un enseignement pratique, ne serait ce que celui d’affûter son esprit critique, spéculant sur la Substantifique Mœlle de « nulla res ».

C’est ainsi, que, pris par l’insolite du sujet, les uns cherchèrent à savoir ce que c’est « être », et « utile », d’où une « nécessité de comparer… ‘être’, une disposition, et ‘utile’, l’ordre des choses ! », « d’après les théories de Darwin », « supposant que ‘l’Utilité’ est universelle, alors quelle ne l’est pas ! », ou attribuant la problématique à « une Philosophie platonique née au XVIIIme Siècle en Grande Bretagne », « l’‘utile’ ayant, partout une connotation positive, à l’inverse de l’‘inutile’ ». Improvisant des Arguments, quelqu’un a ajouté que « les chercheurs du CNRS cherchaient la couleur TV du point de vue technique,  tandis que les Cancérologues s’efforçaient de réduire les méfaits du Cancer » :-/, portant des doutes sur « la façon de savoir ce qui est utile, ou pas, pour le lendemain », « chaque personne étant une réponse, en soi », bien que « la vitesse, apportée par les voitures, bien trop nombreuses », n’augurait rien de bon, « sans parler du ‘Luxe’ excessif », et « le fait que seulement des Experts soient à même de se prononcer sur le Futur », portant sur lui « une Vision Totalitaire ou Utilitaire (valeur d’usage) », d’autres se plaignant qu’au « Café des Phares on ne parle que de Platon, Pascal, etc., ( :-0), ce qui ne nous est d’aucune aide… » (une énormité qui n’a même pas soulevé d’indignation !), passant (va savoir pourquoi) aux « ‘Théories de Maslow», et au fait que « le Soleil va s’éteindre dans quelques millions d’années », alors que « nous évacuons le Présent ! » déjà, « sans savoir ce qu’est la Liberté ! », « la différence entre ‘satisfaction’ et ‘bonheur’, restant à établir… »… Le Débat fut riche d’interventions, hélas, l’heure arriva d’y mettre fin, ce dont se chargea Gilles, ajoutant, lyriquement, que : « … les Chercheurs qui cherchent, et que le Savoir ne s’use, que si l’on ‘Sincère’… »

« Lorsque Tu te sens Inutile et Déprimé, conseille Coluche, souviens-toi, qu’un Jour, Tu as été le Spermatozoïde le plus rapide de Tous ! »

Carlos

Le débat du 12 juillet 2015 : « La philosophie est-elle thérapeutique ? », animé par Claude Grognet.

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Posted on 8th juillet 2015 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 19 juillet 2015 : « Comment garder encore un regard d’enfant ? », animé par Gunter Gorhan.

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Posted on 16th juillet 2015 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 26 juillet 2015 : « Avoir des choix, suffit-il pour être libre ? », animé par Lucie.

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Posted on 20th juillet 2015 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 2 août 2015 « Quel est le nouvel opium du peuple ? », animé par Michel Turrini.

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Posted on 28th juillet 2015 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 9 août 2015 : « La raison est-elle la putain du diable ? » (Martin Luther), animé par Pierre-Yves.

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Posted on 4th août 2015 by Gunter in Uncategorized

Le débat du 16 août 2015 :  » L’ennui », animé par Joe Strich.

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Posted on 12th août 2015 by Gunter in Manisfestations - Abécédaire |Uncategorized

Le débat du 23 août 2015 : « Notre devoir réel est de sauver nos rêves. », animé par Christophe (animateur, entre autres atouts, du café philo du Puy du dôme).

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Posted on 19th août 2015 by Gunter in Uncategorized

Le debat du 30 août 2015 : « Santé et philosophie : les philosophes ont-ils la forme ? », animé par Sabine Miniconi.

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Posted on 26th août 2015 by Gunter in Uncategorized

Débat du 13 Septembre 2015: « Peut-on peindre un lever de chapeaux, sans peindre la politesse? » animé par Gunter Gorhan.

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Posted on 14th septembre 2015 by Carlos in Uncategorized

La semaine précédant la réunion dominicale des amants de la Philosophie, fut essaimée d’événements politiques et sociaux assez étonnants, tels l’Exode des populations qui fuient les groupes terroristes, comme le Daesch, en Syrie, ou la violence de leur propre Pays, ce qui, d’un côté a mobilisé l’appareil d’Etat Français, de l’autre l’accroissement de l’opposition Lepéniste, contraire à de telles bienveillances. Du côte du Café des Phares®, comme chaque semaine, le peuple philosophe s’est groupé, le 13 Septembre 2015, ce jour là, autour de l’animateur, Gunter Goran qui, parmi les sujets proposés a choisi pour ce débat le thème : « Peut-on peindre un lever de chapeaux, sans peindre la Politesse ? », afin d’en retirer la substantifique moelle !

Si j’ai bien compris, telle était la question! C’est-à-dire, une interrogation-rébus, inspirée certainement par la Peinture, plus précisément, le tableau de Courbet, intitulé « Bonjour Monsieur Courbet », un simple Auto-Portrait, commis par l’artiste en 1854, chapeau en main, dont l’intention n’était pas d’exprimer la « Politesse », en soi, mais, facétieusement, un Comportement, une Bienséance, une Courtoisie d’un citoyen envers son prochain, en l’occurrence, lui-même, dans un « Jeu de rôle », moqueur…

Or, « La Politesse », consiste dans la soumission à un ensemble de règles qui régissent le comportement et le langage, considérés de mise dans une Société policée, c’est-à-dire, une Bienséance, Civilité ou Courtoisie à respecter devant des gens que l’on considère comme dignes de déférence, le « Bonjour », de Monsieur Courbet à Monsieur Courbet », représentant, effectivement, un acte de déférence, exprimé dans la Toile, par le geste d’ôter son couvre-chef, mais point la POLITESSE incrédule, comme « on ne peut croire, observant un vol d’hirondelles, que l’Automne vient d’arriver », tel que, bien inspiré, le chante Jean Ferrat !

Rongeant son chapeau, le Public Philosophe a exprimé ses sentiments par rapport à la problématique, « considérant la Politesse, comme positive, et son absence, négative ! », quelqu’un ajoutant, à propos du mot ‘Café’, qu’il peut éveiller plusieurs idées, et l’on devrait s’évertuer à les comprendre », que « notr’écriture, alphabétique ne faisait pas de différence entre le mot et la chose », et « précisant que le Sujet peut ‘représenter’, sans ‘désigner’ ». Quelqu’un scinda la question en trois, c’est-à-dire, le « ‘Signifié’, (chien imaginé), la ‘Représentation’, (le chien en chair et en os), puis le ‘Rapport’ entre le chien ‘idéal’ et sa ‘réalité’! », ensuite, quelqu’un d’Autre scinda « le geste en ‘chapeau bas’/’Politesse’ et ‘chapeau haut’/Respect ! », ou encore, un « aspect érotique » y fut trouvé, par d’aucuns. Plusieurs interprétations se sont révélées possibles, « selon les génies de Magritte, Picasso, ou l’opinion de Badiou (?) », voire, « sa propre façon de se ‘Désorienter’ », «  le sens des ‘Courbettes’ des Chinois », « l’Engagement de chacun », même « de celui qui peint », « des Clés que l’on a pour interpréter », « les Enjeux de l’Art », « la ‘dissémination’ du Sens », etc., etc…..

Gilles  ayant mis un terme à la disputation, portant… « sur l’Art, notre regard, sur la Polisse, notre sagesse ! Chapeau ! Apprentissage du Langage… Mot et Chose… OSE ! »… La Séance fut, enfin, levée !!!!!

La salle désemplit, et l’on a poursuit, dehors, le peaufinage des Concepts, tant que la pluie fine l’a permis, et d’autres compromis appelaient chacun à ses devoirs !

Un enfant va voir sa maman, et lui dit:

- Est-c’k’je peux avoir du Chocolat ?

- Comment demande-t-on, lui réplique sa mère.

- S’il en rest’encore !!!!!

Carlos

Le débat du 20 septembre 2015 : « Peut-on penser seul ou à plusieurs ? », animé par Alain Gorian.

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Posted on 23rd septembre 2015 by Gunter in Uncategorized

Alors qu’une grave crise idéologique, de Fond, ébranlait le Parti Ecologique, tenté par le « gauchisme », les Citoyens, eux, se sentant menacés, et désarmés, par la nouvelle Stratégie politique du FN, une fois que les forces Socialistes semblent accuser, elles mêmes, un glissement idéologique vers le Centre, devant les problèmes d’immigration, des calamiteux feux de forêt essaiment les USA, où le Pape se rendra en visite, ainsi que à Cuba, les pays européens se referment sur eux-mêmes, tandis que le Pape se rendra en visite à Cuba ainsi qu’aux USA, où d’impressionnants feux de forêt font ravage. Pourtant, sans surprise, comme chaque Dimanche, le Peuple philosophe, s’est réuni, au Café des Phares ®, afin de prendre part au Débat, animé, le 20 Septembre 2015, par Alain GLORIAN, et dont le Sujet fut « Peut-on penser seul ou à plusieurs ? » !

Les deux, mon Capitaine ! Inspiré, parait-il, par un Magazine littéraire, et un voyage au Portugal, le fait est que, Penser est « une activité psychique, qui a pour but la connaissance », et notre pratique hebdomadaire nous laisse croire, que cette réflexion, portée sur un Sujet bien précis, choisi sur place, parmi une dizaine d’autres librement proposés, peut exercer, certes, seul ou de concert, une fascination intellectuelle assez gratifiante pour l’esprit badin et entrain aux échanges posés, raisonnables, consciencieux. Mais, puisque le but de notre déplacement dominical est de se délasser du quotidien morose partageant, de concert, une Réponse, fut-elle de Normand, tous les participants se sont sentis interpellés, avec plus ou moins de rigueur, pertinence ou d’éclat, c’est cela qui s’est produit, encore une fois, les uns prétendant qu’il « faut distinguer ‘solitude’ et ‘solitaire’ », ainsi que « ce qui fait partie du langage de ce qui est de la pensée », « entre ‘seul’ et ‘ensemble’ ; garder le contacte avec les autres », tandis que des voix considéraient « le sujet stupide, puisque ‘si je pense, je suis’, tout dépendant, donc, de la personne qui pense». Des uns opinaient que « Descartes s’est assujetti au ‘doute’», d’autres répétaient que « Je pense, donc, j’existe », ou « que l’Homme excède l’Univers », d’autres, encore « qu’il faut se préoccuper du Monde », « de la Guerre d’ l’Irak », « faire le voyage à Saint Jacques de Compostelle », tandis que des voix se levaient pour appeler à la Cohérence et à la Logique », ou opinant même que « que l’on doit penser avec son prochain », voire, que « l’ ‘on ne pense pas’, on ‘cogite’ », sans mentionner ceux qui s’embarquent dans des tirades océaniques, même à contre courant…<

Pour en finir, Gilles mit tout en rimes libres, « … penser, peser, imaginer, méditer, réfléchir… dans la distanciation, articulation… du ‘Je’ au ‘nous’, à ‘genoux’, etc. … »

- Mes voisins du cinquième ont tapé du pied, hier soir, pendant une demi-heure !!!

- … et ils vous ont réveillé !?
Carlos

Débat du 27 Septembre 2015: « Que faut-il ‘avoir’ pour ‘être’? », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 29th septembre 2015 by Carlos in Uncategorized

Il ne suffit pas à la Terre de tourner et, si elle tourne, il vaudrait mieux qu’elle tourne en rond, ce qui ne semble pas être le cas, lorsque l’on apprend ce qui se passe en Arabie Saoudite, par exemple (où un jeune homme de 21 ans fut condamné à la Décapitation et Crucifixion), et 715 autres personnes sont décédées au cours d’une bousculade à la Mecque, pendant que, par ailleurs, le Pape François Ier se déplaçait à Cuba et aux USA, au Café des Phares®, comme chaque Dimanche, avait lieu le Débat du 27 Septembre 2015 : « Que faut-il ‘avoir’ pour ‘être’», animé, ce jour là, par Daniel Ramirez.

Que faut-il « avoir » pour « être » ? Avoir des Biens ? Une situation prestigieuse ? Une famille prospère, et l’on se sentirait épanoui ?

Pourquoi pas, « Que faut-il être, pour avoir ? » En effet, pour mourir, dit-on dans mon Pays, il suffit d’être vivant! Puis, regardant de près, on constate que « Avoir » est un verbe transitif, exprimant « l’état de ‘posséder’, ‘obtenir’ ou de ‘sentir’ », tandis qu’« Être » est un verbe intransitif signifiant ‘exister’, tout simplement, et renvoie, logiquement, à la  préservation, ontologique, d’un individu, voire même, d’une âme, … une conscience !!! « To be or not to be, that’s the question! » (« Être ou ne pas Être, voilà la question ! »), se demandait Hamlet dans l’écrit de Shakespeare, interrogation qui parait se présenter comme la seule interrogation existentielle, digne de se poser! Alors ? A quoi bon ce petit ajout, cette illusion, cette angoisse du fait qu’il nous manquerait quelque chose d’autre, un petit « Avoir », si l’on voulait exister vraiment ? On n’allait pas s’en sortir sans se « salir les mains »  ! « Etre-pour-soi » ! « Etre-en-soi » ! « Etre pour autrui » ! On avait le choix, et c’est ainsi que c’est parti comme en « quatorze » ! Les uns pensaient que « le sujet était mal formulé, et devrait se présenter inversement: « Que faut-il ‘être’ pour ‘avoir’ ? », ou citant Jacques Séguéla « si à 50 ans tu n’as pas une Rolex en or, tu as raté ta vie »,  d’autres se demandaient « s’il y avait une primauté de l’être », « ‘avoir’ ou pas, je suis, quand même », « il y a des langues qui méconnaissent ‘l’être’ et ‘l’avoir’ », « façon d’affirmer sa singularité », « sans une langue on ne peut pas communiquer », « je pense que l’on ne va pas s’en sortir », « ça sonne bizarrement ces deux verbes auxiliaires, ensemble », « de l’œuf et de la poule, lequel est le premier », « sujet passionnant ; je suis un programme, une cellule vivante, une centrale d’énergie », puis, quelqu’un a « cité Saint-Thomas-e d’Aquin », et ainsi de suite, jusqu’à ce que la parole fut donné à Gilles, qui déclama ses vers : « Être/ Exister/ Idée fixe / Substance/ Conscience/ Connaissance… / Je suis celui qui suis…. », et  le Public désemplit la Salle…

- Chef, Chef ! Il y a eu un vol ! On a volé deux mille cartouches de cigarettes au  Supermarché !

- E vous avez des soupçons ?

- Pour l’instant, on cherche un lapin qui tousse !

Carlos

Le débat du 4 octobre 2015 : « Que faut-il connaître d’un sujet pour pouvoir en parler ? », animé par Philemon Marcou.

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Posted on 30th septembre 2015 by Gunter in Uncategorized

Débat du 11 Octobre 2015:  » L’Honneur est-il encore de mise, de nos jours? », animé par Michel Turrini.

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Posted on 8th octobre 2015 by Gunter in Uncategorized

Que de Conflits et manque de Sagesse ont parsemé la Semaine qui terminait, la recrudescence du Différent Israélo-Palestinien, ainsi que le problème posé par les Victimes ainsi provoquées inquiétant l’opinion publique, un air de barbarie semblait se faire jour, instaurant un climat d’inquiétude propre à nous faire douter de nos Valeurs, si l’on y ajoute l’attentat d’Ankara, en Turquie, au cours d’une Manifestation pour la Paix, faisant 95 morts et plus de 200 blessés, en même temps que l’Aviation française bombarde les positions de Daesh, un climat délétère semblait s’instaurer dans le monde civilisé, dont les malversations au niveau du Sport (FIFA) et le manque de pudeur du constructeur de Volkswagen ne faisaient qu’agrandir l’éclat, au Café des Phares®, 11-octobre-015, avait lieu le Débat hebdomadaire, dont le sujet fut : « L’Honneur est-il encore de mise, de nos jours ? » et que Michel Turrini s’est chargé d’animer.

Etrange aveu du désagrégement des mœurs!!!! En en Mot, exprimé par « encore », on avalise le Doute, éventuellement attribué à l’Honneur, ou bien, que les choses étant ce qu’elles sont, ‘il se pourrait, sans aucune certitude, pourtant, que seul un(e) vieillot(e) serait à même de rester fidèle à ses engagements, au jour d’aujourd’hui, l’autre hypothèse étant, que la Dignité de l’Homme pourrait se dispenser d’un tel Zèle ! Or, c’est indubitable, que l’Homme honnête (probe, intègre, scrupuleux) se sent intimement lié au respect de la Parole donnée, ainsi qu’à ses Engagements volontaires, en tant qu’Être Humain, et parce que lié aux Règles imposées par la Vie en Commun ! La manière cauteleuse d’introduire un doute, « ENCORE », dans la question, « est-il, encore… », laisse présumer qu’il s’agirait d’une incertitude, un scepticisme, une méfiance dans l’assertion, donnant à penser que « ce qui fut, ne le serait plus jamais ? » Si « oui », le Débat ne serait qu’un exercice de style ! Si « non »,  si d’aventure le passé ne reviendra plus jamais, à quoi servirait un tel Zèle ?

En somme, l’HONNEUR (du latin « honor » = Hommage rendu aux dieux) s’applique aussi aux Hommes dotés de Vertus particulières ; c’est « une charge honorifique qui est due, à certains d’entre eux », comme le définit Hobbes, dès le XVIIème siècle, Corneille l’attribuant à ceux qui sont particulièrement vertueux, et Montesquieux considèrant qu’il s’agit d’un Principe fondateur du Gouvernement, comme aveu du Pouvoir. « S’il n’est point soutenu par quelque bribe de Bien, le Mal se décompose dans ses propres excès », soutient, à son tour Bossuet, dans son Sermon sur l’Honneur.

Qu’en avons-nous tiré ?

« Que l’honneur, de nos jours, est de nature différente de celle du temps de Robespierre », « qu’autre fois (il) était lié à la Réputation », « que l’Homme se laisse acheter », que « si au café des Phares on doit penser par soi-même, il y a là, quelque chose de subjectif, alors que la science est objective. La Parole donnée engage ; en Philo, on ne s’engage pas », « elle n’est plus de mise », « aux USA on le remplace par le Capital », « en Europe, il équivaut à la ‘bonne réputation’ », « le mot ‘diffamer’, est égal, étymologiquement, à ‘double réputation’ », « Marc Sautet étant d’avis ‘qu’il faut interpréter le Monde, avant de le changer’ », « …alors que c’est la Langue qui nous contraint », «  c’est pas un hasard que l’on évoque l’’Honneur’ puisque l’Homme est, toujours découpé en « ‘homme’/‘femme’ ; ‘virginité’ /’défloré’, etc., ce qui est lié au Passé… », puis, quelqu’un dit « être urgent de rétablir la ‘Vérité’ », affirmant que « l’Homme est menacé par le ‘nihilisme’, et qu’en conséquence, il faudrait reconstruire une hiérarchie de nos Valeurs : Honneur, Révolution, République… accablé de tous les maux, l’Honneur a été affublé de tous les mots… », «… et, celui qui n’a pas de Famille, aujourd’hui, est automatiquement exclu ! », un autre intervenant déplorant que « l’on n’ait parlé que du passé, et point du Présent, alors que c’est, aujourd’hui, que le problème se pose » !!!

Gilles, y ajoutant ses Vers : « … parole, parole… réparation… honneur… Champs d’Honneur !!! Noblesse oblige ! Homme qui reste ! Homme retrouvé ! Adé !!! », la séance fut pratiquement terminée !

Un Ange apparaît à un professeur de Philosophie, et lui donne à choisir comme principe de vie, la Sagesse, la Beauté, ou Dix millions de dollars.

Le professeur choisit la Sagesse, et un faisceau de lumière remplit la salle l’illuminant de ses rayons. Comme les collègues le priaient de dire quelque chose, il répondit :

-J’aurais dû prendre l’Argent !

Carlos

Débat du 11 Octobre 2015: « L’Honneur est-il encore de mise, de nos jours? », animé par Michel Turrini.

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Posted on 13th octobre 2015 by Carlos in Uncategorized

Que de Conflits et manque de Sagesse ont parsemé la Semaine qui terminait, la recrudescence du Différent Israélo-Palestinien, ainsi que le problème posé par les Victimes ainsi provoquées inquiétant l’opinion publique, un air de barbarie semblait se faire jour, instaurant un climat d’inquiétude propre à nous faire douter de nos Valeurs, si l’on y ajoute l’attentat d’Ankara, en Turquie, au cours d’une Manifestation pour la Paix, faisant 95 morts et plus de 200 blessés, en même temps que l’Aviation française bombarde les positions de Daesh, un climat délétère semblait s’instaurer dans le monde civilisé, dont les malversations au niveau du Sport (FIFA) et le manque de pudeur du constructeur de Volkswagen ne faisaient qu’agrandir l’éclat, au Café des Phares®, 11-octobre-015, avait lieu le Débat hebdomadaire, dont le sujet fut : « L’Honneur est-il encore de mise, de nos jours ? » et que Michel Turrini s’est chargé d’animer.

Etrange aveu du désagrégement des mœurs!!!! En en Mot, exprimé par « encore », on avalise le Doute, éventuellement attribué à l’Honneur, ou bien, que les choses étant ce qu’elles sont, ‘il se pourrait, sans aucune certitude, pourtant, que seul un(e) vieillot(e) serait à même de rester fidèle à ses engagements, au jour d’aujourd’hui, l’autre hypothèse étant, que la Dignité de l’Homme pourrait se dispenser d’un tel Zèle ! Or, c’est indubitable, que l’Homme honnête (probe, intègre, scrupuleux) se sent intimement lié au respect de la Parole donnée, ainsi qu’à ses Engagements volontaires, en tant qu’Être Humain, et parce que lié aux Règles imposées par la Vie en Commun ! La manière cauteleuse d’introduire un doute, « ENCORE », dans la question, « est-il, encore… », laisse présumer qu’il s’agirait d’une incertitude, un scepticisme, une méfiance dans l’assertion, donnant à penser que « ce qui fut, ne le serait plus jamais ? » Si « oui », le Débat ne serait qu’un exercice de style ! Si « non »,  si d’aventure le passé ne reviendra plus jamais, à quoi servirait un tel Zèle ?

En somme, l’HONNEUR (du latin « honor » = Hommage rendu aux dieux) s’applique aussi aux Hommes dotés de Vertus particulières ; c’est « une charge honorifique qui est due, à certains d’entre eux », comme le définit Hobbes, dès le XVIIème siècle, Corneille l’attribuant à ceux qui sont particulièrement vertueux, et Montesquieux considèrant qu’il s’agit d’un Principe fondateur du Gouvernement, comme aveu du Pouvoir. « S’il n’est point soutenu par quelque bribe de Bien, le Mal se décompose dans ses propres excès », soutient, à son tour Bossuet, dans son Sermon sur l’Honneur.

Qu’en avons-nous tiré ?

« Que l’honneur, de nos jours, est de nature différente de celle du temps de Robespierre », « qu’autre fois (il) était lié à la Réputation », « que l’Homme se laisse acheter », que « si au café des Phares on doit penser par soi-même, il y a là, quelque chose de subjectif, alors que la science est objective. La Parole donnée engage ; en Philo, on ne s’engage pas », « elle n’est plus de mise », « aux USA on le remplace par le Capital », « en Europe, il équivaut à la ‘bonne réputation’ », « le mot ‘diffamer’, est égal, étymologiquement, à ‘double réputation’ », « Marc Sautet étant d’avis ‘qu’il faut interpréter le Monde, avant de le changer’ », « …alors que c’est la Langue qui nous contraint », «  c’est pas un hasard que l’on évoque l’’Honneur’ puisque l’Homme est, toujours découpé en « ‘homme’/‘femme’ ; ‘virginité’ /’défloré’, etc., ce qui est lié au Passé… », puis, quelqu’un dit « être urgent de rétablir la ‘Vérité’ », affirmant que « l’Homme est menacé par le ‘nihilisme’, et qu’en conséquence, il faudrait reconstruire une hiérarchie de nos Valeurs : Honneur, Révolution, République… accablé de tous les maux, l’Honneur a été affublé de tous les mots… », «… et, celui qui n’a pas de Famille, aujourd’hui, est automatiquement exclu ! », un autre intervenant déplorant que « l’on n’ait parlé que du passé, et point du Présent, alors que c’est, aujourd’hui, que le problème se pose » !!!

Gilles, y ajoutant ses Vers : « … parole, parole… réparation… honneur… Champs d’Honneur !!! Noblesse oblige ! Homme qui reste ! Homme retrouvé ! Adé !!! », la séance fut pratiquement terminée !

Un Ange apparaît à un professeur de Philosophie, et lui donne à choisir comme principe de vie, la Sagesse, la Beauté, ou Dix millions de dollars.

Le professeur choisit la Sagesse, et un faisceau de lumière remplit la salle l’illuminant de ses rayons. Comme les collègues le priaient de dire quelque chose, il répondit :

-J’aurais dû prendre l’Argent !

Carlos

Débat du 18 Octobre 2015: « Que faire des ‘Pertes’ subies? », animé par Claudine Enjalbert.

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Posted on 18th octobre 2015 by Carlos in Uncategorized

Les problèmes Politiques, endurés par le Peuple Palestinien, plongent son Territoire dans une extrême Violence à laquelle le Président des USA, Monsieur Obama, n’entent pas mettre  un terme, contrairement à ce qu’il avait prétendu lors de son élection. La Turquie se voit, également, à bras dans de graves conflits frontaliers avec ses voisins, désordres, provoquées par la difficulté à leur trouver une Solution, la défaite du XV de France de Rugby, face à la Nouvelle Zélande, a provoqué un choc parmi les supporters, en raison de la sévérité du score L. Afin d’étudier de près, peut-être, tant de déboires, au Café des Phares®, le Débat du18 Octobre 2015, qu’animait Claudine Enjalbert, les participants présents se demandèrent  « Que faire des ‘Pertes’ que nous avons subies?»

En somme, cela revenait à « que faire avec ce que l’on a pas ? », comme si ‘l’on voulait préparer une ‘soupe de pierre’, ou l’on s’interrogeait sur « la couleur ‘blanche’ du cheval de Napoléon » ! De quelles « Pertes » s’agissait-il ? Quand s’est passée la mésaventure ? Comment ça a pu arriver ? Où ? En tous cas, il nous faudrait identifier l’objet de la pensée !!!! Bien qu’il n’y avait pas de Casino dans les environs, la Bourse du Commerce n’était pas loin,  tout le monde sait que PERDRE, c’est ‘être privé’ de la possession, jouissance ou disposition, de quelque chose que l’on possédait auparavant ! Laquelle ? Comment s’est-on débrouillé pour en arriver là ? Poches trouées ? Coup de Vent ? Fallait-il s’adresser au Bureau des « Objets trouvés » ? Aux Services de la ‘Météo’ ?

Que pourrait-on faire, en somme, afin de réparer les Pots cassés ?

Quoique, très pragmatiquement, il s’agissait tout simplement de « Possession », quelqu’un se demanda « si le Corps pense ! » alors que, « Penser » (de ‘pensare’= peser) est synonyme de « réfléchir », diriger son esprit vers un objet donné, évoquer quelque chose, se former, en somme, des représentations mentales, voire des concepts, jugements raisonnements…, une intentionnalité présidant à une telle mobilisation de l’esprit !

Puis, survint la Somme de toutes formes d’approximation : rappelant le « Concept de ‘résilience’ », « prémonition », « consommation », et arguant que « ce sont les ‘pertes’ qui nous agissent », « le ‘grain de sable’ qu’enraye le mouvement », « le ‘manque’ nourrit », « selon les ‘Lois de l’Optique’, le rayon de Lumière ‘réfléchit’, et si l’on est dans la ‘réflexion’ rien ne se passe ; je suis dans la réflexion et pas dans la réfraction ; je suis figé ! »

« faire de sa Vie une œuvre d’art ! », « la Mort est universelle, et devant elle nous sommes Tous égaux », « la ‘Perte’ répare, le ‘Manque’ nourrit », « la Maman du soldat tué, qui n’arrive pas à comprendre l’erreur de l’assassin » ; « ‘Consolation est ne pas consoler’ », « évocation de la démarche plastique de Soulages », « le Temps dépend du Hasard, toute l’Humanité est une Famille, et il ne me reste qu’à vivre », « sans être fataliste »

Gilles a fait état de son inspiration poétique : « …Perte subie/ Agir ou être agi… Choisir : Réfléchir/ réflexion ; Conscience : Résilience/ Nouvelle Alliance… » …

Et, après quelques balbutiements encore, la séance fut levée !!!!

Un petit Cyclope demande à son père :

- Papa ! Papa ! Pourquoi on a qu’un seul œil ?

- Oh, là, là ! Tu me casses la couille, avec tes questions !!!

Carlos

Le débat du 25 octobre 2015 : »Une âme cultivée est une âme où le vacarme des vivants n’étouffe pas la musique des mots » (Alain Finkielkraut), animé par Nadia Guemidi.

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Posted on 21st octobre 2015 by Gunter in Uncategorized

Débat du Premier Novembre 2015: « La virulence envers le Politique est-elle symptôme de notre incapacité ? », animé par Bruno Leucoris.

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Posted on 2nd novembre 2015 by Carlos in Uncategorized

Tout semblait aller Bien, dans le meilleur des Mondes, les Elections Présidentielles en Côte d’Ivoire s’étant déroulées dans le bon ordre Démocratique, le choix du Président Ouattara a permis d’espérer une réconciliation rapide entre les différentes ethnies rivales de son pays, lorsque, soudain, elles sont passées de nouveau à un grave état de violence assez auto destructeur, une raison, peut-être, pour qu’au Café des Phares®, l’animateur du jour, Bruno Leucoris, ait choisi comme thème de notre Débat du Premier Novembre 2015, le sujet suivant : « La virulence envers le Politique est-elle un symptôme de notre incapacité ? »

Nommés par Suffrage à cette fin, les Politiciens ont la charge de créer les Lois, et veiller au bon déroulement de leur application. De ce fait, « la Politique » est une noble activité à laquelle, selon leurs capacités et degré de dévouement, se dédient certains citoyens, promus à cette fin. Leur ministère consiste, aussi bien à créer qu’à gérer les Règles destinées à conduire les Affaires Publiques d’un Peuple donné, par l’entremise des individus choisis pour cela, ainsi qu’à surveiller, le bon déroulement de celles-ci, et l’agissement de ceux chargés de l’exercer, punissant, éventuellement, chaque contrevenant à de tels Principes, consignés, dans un Texte Constitutionnel. Celui-ci est élaboré par les Elus, choisis d’après des différentes idéologies, formant un socle Légal, respectueux aussi bien du Droit que des Documents fondamentaux, assignés à déterminer La Forme de Gouvernement d’un Pays donné. Il est composé, en général de Personnes qui, défendant des Opinions les plus hétéroclites, et organisés en PARTIS selon leurs différentes idéologies, ont, toutefois, comme but l’essor de la Communauté. Lorsque l’on parle «du’ Politique », ici, nous sommes menés à y voir un jugement péjoratif, suggérant la méfiance à l’égard d’une classe plus soucieuse, parfois, de ses Intérêts Particuliers, que de Intérêt Commun, et de ce fait, on pourrait aisément comprendre le sentiment d’aversion à son égard !

Dès lors, pourquoi qualifier « d’Incapacité », un tel Jugement publique, plutôt que d’Inaptitude, Incompétence ou Ignorance ?

Le fait est que les participants, présents au Débat, se sont exprimés, les uns « se félicitant que l’on parle de Politique », alors que « celui qui ne dit mot, consent », d’autres jugeant « qu’en cas d’échec, ce serait le citoyen le coupable du revers », et qu’il « devient utile de tourner les yeux vers l’Amérique » ! D’autres encore ont considéré que « les politiciens sont tous pourris, et puis voilà ». Quelqu’un se demanda « pourquoi les chaînes TV diffusent des images effrayantes », un autre « la raison pour laquelle les gens votent 40% Le Pen, au lieu de faire barrage »,  « un mixte de ‘virulence’ et d’’incapacité’ ayant des effets néfastes », et que « votant, on perd la volonté de se battre »

Pour finir, Gilles, nous parla de « Contrat social, du Droit à la Liberté, Egalité et Fraternité… ainsi que de Laïcité et République, et du Devoir de s’impliquer, Fil d’Ariane, Marianne et Libération… », mettant, ainsi, un terme au Débat !

Un Chirurgien, un Architecte et un Politicien se chamaillent à propos de l’ancienneté de leurs Professions respectives :

- C’est la mienne, dit le Chirurgien, l’Humanité débuta avec la Création d’Adam !

- Pas du tout, réplique l’Architecte, le Monde fut créé à partir du Chaos, un Travail d’Architecture !

- Et bien ?, s’écrie le Politicien ! Qui a créé le Chaos ?

Carlos

« Sommes-nous libres de nos Désirs?, animé par Gérard Tissier.

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Posted on 9th novembre 2015 by Carlos in Uncategorized

« Sommes-nous libres de nos Désirs?, animé par Gérard Tissier.1 commentPosted on 9th novembre 2015 by Carlos in Uncategorized

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Posted on 11th novembre 2015 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la semaine du 2 au 8 Novembre 2015, pas mal d’événements saisonniers de relief ont eu lieu dans le pays, notamment la reprise des Activités du Sénat et l’Hommage au Général De Gaule à Colombay-les-Deux-Eglises, tandis que d’autres, se produisaient, tels que l’éclaircissement des relations entre la France et le Togo, alors qu’un avion russe s’est écrasait dans le Sinaï, provoquant la mort de 224 passagers, ainsi que celle des membres de l’équipage, et qu’en Indonésie, une alerte à la pollution était lancée, en raison de l’éruption du volcan ‘Rinjani’, l’état d’urgence étant, de son côté, déclaré aux Maldives à cause de la situation politique complexe, dans le pays, ainsi qu’en Birmanie, au Burkina Faso, au Congo, en Turquie et en Colombie, pour les mêmes motifs… Pendant ce temps-là, sur le  Mexique et Cuba, un cyclone s’abattait, laissant craindre l’apparition de cas de Choléra, et en Inde, d’autres plus graves encore, voire abominables, se produisaient, c’est-à-dire, des agressions sexuelles pratiquées envers des femmes étrangères, avant d’être expulsées du pays !!!

Débonnairement, au Café des Phares®, le « peuple philosophe » s’interrogeait sur le sexe des anges… pardon, se demandait : « Sommes-nous libres de nos désirs ? »

On sait, qu’étymologiquement, « DESIR » traduit le souhait de voir les étoiles… Pourtant, on n’en était pas là… et, du point de vue pragmatique, il s’agirait de l’envie d’obtenir quelque chose pour son plaisir ! Alors, prosaïquement, voyons ce qu’il en est de la « LIBERTE’ » et nous constaterons que, du latin, « Libertas », elle désigne la situation de quelqu’un qui n’est absolument pas sous la dépendance de qui que ce soit ! Le sommes-nous ? Il faut savoir qu’une telle situation n’est pas donnée d’avance, et que l’indépendance est une conquête de chaque instant ! Est-ce objet de nos capacités ? En avons-nous l’envie ? Le DESIR ?

Alors, 1° Libres, nous le sommes… 2° Sinon, qu’est-ce qui nous empêcherait de le devenir ? C’est là que le bât blesse !

Les participants à la polémique, ont activement versé leur apport, disant que : « la Culpabilité était un thème cher à René Girard, concluant que le ‘Christ s’est sacrifié pour nous… », d’autres qualifiant le terme de « jargon de Café, ‘vous désirez… ?’ », ou faisant savoir que « 1) Parfois, on ne sent pas ce qu’est ‘être humain’, à moins d’être désiré, alors que Jésus Christ ne voulais pas l’être, 2) Qu’il ne faut pas céder sur son désir, 3) Que, pour Sartre, on n’a jamais été aussi libres que pendant l’Occupation allemande, car on savait ce que l’on devait faire ! ». Il fut ajouté que « le ‘désir’ est de l’ordre de l’Immanence, afin d’accéder à la Transcendance », qu’« il faut prendre en considération les malades », «la devise de la France : ‘Liberté, Fraternité, Egalité’, tous les gens étant égaux devant la Loi », que « le Marketing a inventé la Mode, au point que les ‘jeans’, même usagés, on en vend, rue des Morillons ! », quelqu’un ayant senti le besoin de dire : « si je suis là, c’est que je désirais venir au café des Phares, avant d’aller retirer de l’argent dans le distributeur, et une voix m’a dit : ‘votre compte est insuffisant’ ». Puis, les interventions ont poursuivi, un autre participant s’appuyant sur Sartre et « le bouc émissaire », ou encore sur « le désir imminent, l’imaginaire », « le sacré », voire « sur l’Idée de Dette, chère à René Girard et aux Romantiques ; Mensonge et Violence, transformés en Objets Sacrés », opinions auxquelles il faut ajouter : « le Sujet a des Besoins, le Désir n’a besoin de Rien », et Eugène Delacroix fut évoqué aussi, pour avoir peint ‘La Liberté guidant le Peuple’ !

Jusqu’à ce que, écoulé le temps prévu pour l’exercice, Gill le résumât de ses Vers : « Désir, désirable… étoile de Vérité… Satisfaire ? Pas satisfaire ?… » Et la séance fut levée……

Deux fous sont sur une pente, dans une voiture sans freins.

- A l’aide ! Nous allons nous écraser, crie l’un !

- Mais non ! dit l’autre, il y a un « STOP », en bas de la route !

Carlos

Débat du 15 Novembre 2015: « Qu’est-ce qu’un Être Humain? », animé par André Stamberger.

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Posted on 16th novembre 2015 by Carlos in Uncategorized

« Panta Rei » ! « Le Temps Coule », charriant, parfois, les événements les plus tragiques comme le vendredi 13 Novembre où, dans une salle de concert, « Le Bataclan » des Kamikazes, évoquant la Syrie et l’Irak, ont tiré sur le public à la Kalachnikov et pris, comme otages, les occupants de la fosse à musique, avant que la Brigade du Raid ne donne l’assaut. Enfin, le fait est que, trois Terroristes se donnèrent la mort, actionnant leur ceinture explosive, un quatrième étant abattue par les forces de l’Ordre. Bilan 126 cadavres, dont 6 ou 7 des forcenés, et environ 300 blessés, en état grave, sur place. Plus tard, une troisième explosion se fit entendre rue de la Cokerie, près du Stade, où fut retrouvé le corps d’un quatrième Kamikaze. « Homo lupus hominem » !

Au Café des Phares®, le Dimanche, 15 Novembre, avait pourtant lieu l’habituel Débat hebdomadaire, animé, ce jour-là, par André Stamberger qui, parmi da dizaine proposée, choisit la question : « Qu’est-ce qu’un ‘Être humain ? ».

Ca nous pendait au nez !

« Être » est, aussi bien, 1) un Verbe, signifiant « exister », voire, octroyant une certaine autenticité au Sujet, 2) Lui relier un attribut. 3) Faire fonction de locution adverbiale, ou, 4) Désigner la qualité de ce qui est, Ontologiquement !

« Humain » ! On sait que le vocable dénomme la spécificité de l’animal rational, l’Individu, autrement dit, une Personne, particulière, différente de toutes les autres !

Un «Être humain » serait, derechef,  un ‘quidam’ jouissant d’une totale indépendance vis-à-vis des Tiers, ce qui implique, aussi, un certain nombre de responsabilités: A) en relation à Soi, B) par rapport aux Autres, C) à l’endroit des différentes Espèces Animales !

Afin d’imposer un certain ordre, et de distribuer équitablement la parole, l’animateur partagea la salle en trois lots, selon leur place, devant, au centre, au fond de la Salle, et la discussion  démarra ! Les participants présents, ont exprimé leur sentiment, affirmant que, « en cas d’attaque, l’humain se défend » !

« L’humain est le seul être qui fait des guerres », dit l’un, « un animal qui, une fois mort, est enterré par ses proches », dit l’autre, et ainsi de suite : « l’être humain est cultivé, et comprend ses adversaires comme étant des égaux », « ‘Wellington’ est un Café Philo où il est demandé d’exprimer ses propos à partir des réflexions de l’intervenant précédent », « autrefois, l’ ‘être humain’ avait, comme qualité, ‘l’humanité’, lui permettant de rejoindre les ‘autres’ », « on mettait les ‘coupables’ sous contrôle judiciaire », « ‘Un Homme ça s’empêche’, d’après Camus », et doit « se ‘connaître soi-même’» ( selon le jugement Socratique), afin d’éviter « des troubles du comportement », quelqu’un ayant, judicieusement fait remarquer que, « la façon dont on a pris le sujet donnerait à croire que ceux qui commettent des actes effroyables ne seraient pas humains ; or les monstres, dont on parle, sont des êtres humains… », etc… , etc…

Puis, Gilles a mis en vers son avis : « Être humain à humaniser/ moment vital/ s’affranchir / s’affranchir de son isolement/ ….. », et voilà !!!

Un Homme, en quête de Vérité, ayant été voir un Gourou, aux Indes, lui demanda :

- Dis-moi, ô Grand Sage, « Qu’est-ce qu’un ‘Être humain’ » ?

- C’est un Hareng Saur, lui répond-il !

- Mais, réplique l’autre, je viens de si loin, Maître, pour savoir ce que c’est qu’un « Être humain », et Tu me réponds que « c’est un ‘Hareng Saur’ » ?

- Eh bien ! Ce n’est pas un ‘Hareng Saur’ !!!

Carlos

Débat du 22 Novembre 2015: « La possibilité d’une île », animé par Nadia Guemidi.

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Posted on 25th novembre 2015 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la Semaine allant du 16 au 22 Novembre 2015, pas mal d’événements ont continué de bouleverser les esprits. L’enquête sur les attentats du 13 novembre a conduit à une intervention musclée des forces de l’ordre à Saint-Denis qui s’est soldée par la mort de 3 terroristes dont une femme, de même la Belgique a su qu’elle était menacée d’un attentat imminent et s’est mise durant plusieurs jours en état d’alerte maximum : pas de métro, pas d’école, pas de bus, etc… Alors, comme pour s’offrir un Temps de détente, au Café des Phares®, avait lieu l’habituel Débat hebdomadaire dont le sujet fut « La possibilité d’une Île », animé par Nadia Guemidi, encore une affirmation qu’il nous fallait dégrossir, ce à quoi s’est employée l’illustre Assemblée des accoutumés du lieu.

D’un côté, il faut savoir qu’une île coûte beaucoup d’argent, parce qu’il y a rareté d’îles dans les rayons, de l’autre, car on s’y ennuie, à en mourir… et faut avoir la trempe du loup solitaire pour y survivre. Toutefois, beaucoup d’écrivains, comme Michel Houellebecq en 2005, ont été tentés par la thématique, telle la description de la vie du Gourou d’une Secte constituée de fans de Mots Croisés, dont la génération va de Daniel 1, à Daniel 25, ou de complots ayant trait à de nébuleux conflits nucléaires gigantesques, auxquels seul un Sur-Homme survivrait, quoique sans avoir la trempe d’un Robinson Crusoé, par exemple ! Ce Roman, écrit en 1719 par Daniel Defoe, est un récit, soi disant autobiographique, d’un homme qui aurait survécu pendant 28 ans, seul, dans une Ile. D’autres auteurs/écrivains, ou commentateurs, ont, depuis, dédié leurs plumes à des causes semblables, dont le motif seraient des conflits nucléaires gigantesques, par exemple, ou à des hypothèses d’un « éternel retour », voire à un Sur-  Homme échappant à Tout Bouleversement !

Dans la salle il y avait soif de Parole, alors…on n’y est pas allé de main morte, les uns, trouvant des affinités avec Thomas More et son Utopie, d’autres avec Régis Debré et son Entreprise mal terminée, le roman de Houellebecq ou l’impossibilité d’une Île, les paradisiaques îles grecques, voire, les valeurs que l’on porte en nous…

Pour finir, Gilles essaya de mettre le Tout en vers , et la salle se vida, en bon ordre.

Un jeune Cadre, débutant mais dynamique, fit naufrage, au cours d’une croisière en solitaire et nagea alors, jusqu’à une île, où il se nourrit de bananes. Soudain, il aperçoit, au large, une embarcation, et lui fait des signes de détresse. Le bateau, manœuvré par une jolie fille s’approche. Elle débarque, pleine de sollicitude, et il lui demande :

-Vous n’auriez pas, par hasard, un Ordinateur où je puisse recevoir mes Mails ?

Carlos

Débat du 29 Novembre 2015: »Ce sont les idées qui font l’Histoire », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 29th novembre 2015 by Carlos in Uncategorized

En France, les Grands de ce Monde convergeaient vers le Pays, afin de préparer « La COP21 », rendez-vous qui avait pour Objet la Préservation de la Planète et, de ce fait, la Capitale se trouvait en état d’Alerte, et quadrillée par les Forces de l’Ordre, chargées d’assurer la sécurité des Monuments Nationaux, du siège de l’ONU, et autres établissements publiques, surtout en raison de la menace terroriste de Dahesh, toujours présente, et qui s’entête à vouloir faire retourner l’Occident au Moyen Âge, le Pape, de son côté, ayant été prêcher la Paix, en Afrique. Au Café des Phares®, le 29 Novembre 2015, un nouveau Débat philosophique avait lieu, animé ce jour-là par Gérard Tissier, et dont le sujet choisi, fut : « Ce sont les Idées qui font l’Histoire. » Point ! Point final ! Encore une affirmation, alors que nous sommes là, afin de répondre à la problématique posée par des questions !

Mais, enfin… Pourquoi pas! Le fait est que « l’Histoire est au bout des Baïonnettes », voire, « L’Histoire se fait à coups de Cannons » ! Au fond, les Idées ne font RIEN !!! Elles rendent, à l’HOMME, son HUMANITE’ !!!  Ce sont des représentations abstraites, aussi bien d’un Être, que d’un Objet et, vu leur caractère  chaque fois plus créatif, voire même, universaliste, elles deviennent CONCEPT, ou à défaut, CHIMERE, ILLUSION, c’est-à-dire, RÊVE, SONGE, UTOPIE !!! Les Idées mijotent les trucs les plus étonnants, et un enfant est capable de mettre le feu au LIVRE d’HISTOIRE de son Papa, s’il le voit plus intéressé à sa lecture qu’à lui-même.

Mais, enfin ! Comme de bons soldats, les uns ajoutèrent en pagaille : « les Idées d’abord, puis la Parole », ou « c’est plutôt l’inverse, l’Histoire est issue de la soumission de l’Homme », « une Idée ne meurt jamais, la Grotte de Lascaux a 30.000 ans ; nous sommes obligés d’acheter la Paix Sociale », « Régis Debré vient d’écrire ‘Madame H’, distinguant la notion d’Idée de celle de Concept de Liberté », « aujourd’hui on vit sur l’emprise du ‘Libéralisme économique », « il faut différencier l’Histoire avec petit ‘h’ de celle avec un grand ‘H’ ; ce sont les Grands Hommes qui font l’Histoire », « Que l’on s’intéresse aux Idées ou à la marche d l’Histoire, lequel est plus important ? », « Faut-il concevoir l’Histoire comme Idée, ou comme Processus ? », « Il faut faire le ménage, distinguant ‘Idée’ d’‘Idéologie’ », «  sujet Temporel : Société, Politique, Relations Humaines », « souvenir d’une émission sur Laure Adler et ‘La notion de Progrès’, remplacé par ‘Innovation », « les Idées stables sont produites par des grands Hommes, comme le Général De Gaule », etc. … Puis, quelqu’un, ‘prétendant jeter un pavé dans la mare’, fit, tout simplement , une distinction entre le ‘Temps linéaire’, et le ‘Temps circulaire’ ! C’est ‘moi’ qui passe’, et le Temps me paralyse… de peur ! »,  quelqu’un d’autre, se basant sur le Coran, présuma « qu’il s’agirait de ‘Volonté Universelle’ », des tas d’idées foisonnant de partout…

Pour mettre fin à cette Histoire, Gilles a déclamé ses Vers et, après quelques balbutiements encore, tout le monde se trouva, un instant, dans la rue, avant de regagner, chacun son foyer, car le chaud « climat » politique l’y invitait !

Un gars, en pantoufles, soudain s’écria à l’endroit de sa femme :

- Encore une  émission sur la Cuisine !

- Mais, arrête de râler, tu es devant le Micro Ondes !!!

Carlos

Débat du 6 Décembre 2015: « Les Valeurs sont-elles Universelles? », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 8th décembre 2015 by Carlos in Uncategorized

Le monde se trouve en effervescence ! Les Hommes se battent comme des chiens galeux,partout, sur la Planète, juste, peut-être, afin de justifier l’Adage qui proclame : « Homo Lupus Hominem » (l’Homme est le Loup de l’Homme), cherchant, avidement, dès lors, de quoi se chercher noise. Des Sages, de leur côté, essayent de se créer des Limites à ne pas dépasser, ou des pierres de Touche qui serviraient, à Tous, de Phare Constant, orientant leur randonnée dans l’Existence. C’est le but de quelques uns, qui se trouvent, chaque Dimanche au Café des Phares®, afin de, comme ce fut le cas, le 6 Décembre 2015, prendre part au Débat philosophique qui, animé ce jour là, par Daniel Ramirez, se sont penchés sur la question de savoir « Les Valeurs sont-elles Universelles ? »… ceci sous forme de « disputatio » et, question réponse, des petits bouts de papier, bleus, pouroui’, rouges, pour lenon’ et jaunes, pour le ‘neutre’, ou ouverts à ‘toute éventualité’, furent mis à disposition des intéressés…

Le fait est que, TOUTE « valeur » est objet de Désir ! Du grec «aretê»= courage, en latin « valere »= être bien portant, puissant ou vigoureux, le terme « VALEUR » est devenu une forme de salutation, « VALE », dans le Monde Latin, et a acquis, au cours du Temps une pluralité de significations, aussi bien en ce qui concerne l’espace moral, que économique ou esthétique, s’attachant, par ailleurs, le Surnaturel, et des Valeurs faisant couple avec la « Vérité », «  La Vertu », « Le Sens » (acte de langage), ayant même des rapports d’affinité avec le « Logos », lui, étant de maille liée avec Dieu, par l’intermède du Verbe… Incarné. L’ensemble des Valeurs serait-il Universel ? Je dirais pour certaines OUI, pour  d’autres NON !

En fait, si l’on se demande ce qui est « UNIVERSEL », on se trouve devant un même « pataquès », Alain  Schwartz s’exprimant dans des nuances plus délicates à ce sujet, et l’assimilant au « GENERAL » qui appartient, à la nature des choses, comme Proust l’entend dans ses écrits sur « Le Temps retrouvé », et Descartes, à propos de notre tendance à formuler des définitions plus extensives lorsqu’il s’agit de connaissances particulières.

Beaucoup de réflexions furent exprimées, alternativement, ou contrées, comme : « Ce qui est universel pour les uns, ne l’est pas pour d’autres », (jaune) « Vieux comme le monde, ‘Valeur’, c’est ce qui nous aspire » (bleue), « on est heureux à certains moments, à d’autres pas », (jaune) : « Ca dépend du but de l’action », (rouge) « … du type de Société », (rouge) …

Au bout d’un moment, Toutes les Couleurs se confondaient, comme disent les allemands, « du moment que c’est du gris »… et, par manque de ce ton-là, nous avons avancé, « d’aventure, en aventure, de train en train… de port en port !!! », tel que le chante Serge Lama…

Gilles nous a gratifiés de son traditionnel poème : « … Valeurs ? Quelles valeurs ? Ose ! Aspire !… Morale ! Ethique ! Essence !! »

Puis, étant une Valeur Universelle incontournable, l’Heure arriva, vêtue de noir, sonnant le Terme de la Rêverie,  et la salle se désemplit de ses occupants d’un dimanche…

(De Bernard Shaw):

-Madame, votre mari a besoin de repos ! J’ai porté, sur l’ordonnance, un tranquillisant ! Vous en prendrez quatre comprimés par jour !

Carlos

Débat du 13 Décembre 2015: « Si l’on n’existe que pour soi, on n’existe pas! », animé par Georges Sefinal.

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Posted on 17th décembre 2015 by Carlos in Uncategorized

A part, les efforts accomplis par la Coop 21, afin de réduire les effets néfastes du Réchauffement de la Planète, des ambitions politiques d’aucuns pour se donner un Profil convenant, au moment des Elections Régionales, et d’autres pour ne pas disparaître impitoyablement de la scène Politique, comme chaque Dimanche, au Café des Phares®, le 13 Décembre 2015, avait lieu le bien attendu Débat philosophique qui, animé alors, par Georges Sefinal, portait sur le Thème : « Si l’on existe que pour soi, on n’existe pas ! »

Et alors ? Est-ce bien certain, d’ailleurs, que l’on cesse d’exister si l’on est « égoïste » ? C’est vite dit !

En tous cas, nous voilà, ENCORE, face à une AFFIRMATION, qui pouvait, au demeurant, être tenue dans la rue, dans un marché, un bistro ou quelque part ailleurs, laissant l’interlocuteur, ou petit groupe de bons vivants, complètement indifférents à la bravade, continuer à s’occuper de leur spécifique point d’intérêt !

Mais, voyons, voir !!! Voir de plus près !!! Qu’ est-ce que « ON » ? Qu’est-ce que « SOI » ? Qu’est-ce qu’ « EXISTER » ?

« ON », est un pronom indéfini de la 3me personne, faisant fonction de sujet et, familièrement a le sens de « Nous » !

« SOI », est un PRONOM personnel, neutre et masculin, se rapportant à un sujet indéterminé !!!

« EXISTER », est un VERBE intransitif, ayant le sens d’être… avoir une réalité !

Le fait est que : « Si l’on existe que pour soi, on n’existe pas ! », « on n’existe pas » est une conclusion, hâtive, certainement, car, « avoir une matérialité », n’aurait aucun intérêt… sauf si chacun partageait son propre « être » avec un autre « être », voire plusieurs « autres »… sachant que L’INDIVIDU est un Être Humain, pourvu d’une existence propre. Pour résumer : « Si nous n’existons que pour nous-mêmes, nous n’existons pas ». C’est vite dit, parce que, ne serait-ce que l’Autiste, il existe, bel et bien ! De même que l’Anachorète, ou l’Amoureux transi !

Mais, puis qu’il y avait assez de Tissu, pourquoi ne pas se faire un Costume ?  C’est ainsi que « à hue et à dia », chacun s’y prit, le plus intelligemment possible, l’Un affirmant que, « au départ, on n’existe que pour soi », « que l’on vit sa vie entre ‘solitaire’ et ‘solitude’ », avant d’établir un rapport avec les autres », « que les ‘autres’ c’est n’importe qui »,

On a cité, comme souvent, Alain Badiou, « pour s’intéresser aux étrangers », et quelqu’un confessa « s’intéresser aux Sujets qui se contredisent tels que « on existe parce que l’on existe pas », « ‘JE’, est par soi-même, un Sujet, l’homme étant un générique, et l’autre n’existe pas » « Le récit de Robinson Crusoé équivaudrait à une Présence/Absence, comme l’a vu Jankélevitch », « Quelqu’un, ayant disparu, fut retrouvé dans une île, ayant transformé sa cabane, en Synagogue », « Il y a un « Mal-Entendu (ou mal-entendant ?), dans le fait de TOUT ramener à soi », « ‘exister’ est fondamental ! Celui qui ne se sépare pas de lui-même est, soit un ‘Autiste’, un ‘commis de Guerre’, ou, comme disait Hanna Arendt, un cas ‘moral’ ! En 2015, nous avons changé de Cosmos », « Ici, l’individu est écrasé par le Groupe »…

Le Temps de « rêverie » étant arrivé à son terme, la parole fut donnée au poète, Gilles, qui résuma, en rimes, « …. »

Gaspar rencontre Balthazar à la Poste :

- Tiens, te voilà ! On m’avait dit que Tu étais mort !

- Tu vois, je suis bien vivant !

- Pas possible ! Celui qui me l’a dit, est plus crédible que toi !!!

Carlos

Débat du 20 Décembre 2015: « Le Chemin de la Création », animé par Eric Zernick

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Posted on 20th décembre 2015 by Carlos in Uncategorized

Les semaines se suivent mais se ressemblent peu, de nouveaux événements se créant sans cesse, et c’est ainsi que les Elections Régionales ont été défavorables aux Partis de Gauche, au Profit de la Droite, malgré la défaite du FN, et que, au sein de la FIFA, certains hauts responsables se trouvent en délicatesse, vis-à-vis des Instances Dirigeantes du Football International. Rien de très brillant du point de vue Moral, si l’on y ajoute les affaires crapuleuses de Bernard Tapis, condamné à propos de ses embrouilles avec le Crédit Lyonnais. Au Café des Phares® comme chaque dimanche, le 20 Décembre 2015, eut lieu le traditionnel Débat, dont le sujet, animé par Eric Zernick, portait encore sur une Affirmation: « Le Chemin de la Création. »

« Le Chemin de la Création. » POINT !!! Point final. Rien que ça ! Va savoir de quoi il s’agit!!! Malgré le manque de mots mais, justement en raison de cela, c’était un peu ‘trop de sable pour notre camionnette’ ! Pourtant,… Débrouillez-vous ! Si l’on met de côté les Sept Jours de la Création Biblique, qu’est-ce qu’il a, le Chemin de la Création, de différent, du point de vue Philosophique, du Chemin de Fer, de celui de la Perdition, du Vagabondage, de la Prière, de Traverse, de l’Endettement, de la Lecture, de l’Aller, du Retour, à part le fait qu’il s’agit, tout simplement, d’une VOIE, permettant d’aller d’un lieu à un autre, et qui, selon son importance, peut être désigné par « Piste », « Sentier », « Rue », « Avenue », « Allée », « Voie », « Route », « Autoroute » ? … En tous cas, il s’agit d’un Parcours… un Itinéraire … à but, soit-il Spirituel, de Dévergondage, d’Ironie, de Perdition, de Création ou de Rédemption, etc. … !!!

Puisque, d’après l’Adage, « Tous les Chemins mènent à Rome », approchons nous du Vatican, afin d’admirer, dans la Chapelle Sixtine, l’étonnante  « Création du MONDE », réalisée par Léonard da VINCI. Sublime !

Mais, parce que la Langue n’est pas à garder dans poche, elles se sont déployées, pour embellir l’affirmation, et y ajoutèrent des éléments plus ou moins pertinents, tels que le conseil de Louis Jouvet : « Mettez un peu d’Art dans votre Vie, et un peu de Vie dans votre Art », les gens présents poursuivant : « le mot ‘parcours’ serait plus approprié », «absorbé par son œuvre, le créateur se laisse inspirer », « dans des moments d’inspiration, il se laisse absorber par son œuvre », « il faut Création, Dévoilement, Evolution », « Chemin d’Absence, Force et Création », « Deux Voies : Dévoilement et Don », « Pour Platon, l’œuvre d’Art étant la plus importante », dit l’un, « on ne comprend Rien d’Heidegger », dit l’autre, « Tout coule », ajoute un troisième encore, citant Héraclite !!! Quelqu’un protesta, clamant que « l’on n’entend que les hommes et point les femmes » et, les langues sortant, d’elles mêmes de toutes les poches ou sacs à main, nous nous approchâmes de la fin !

Pour terminer, en beauté, Gilles composa quelques vers : « … la création, progrès ! Produit de l’Art… MozART… »

… et la Messe fût dite !

Un joueur invétéré annonce à sa femme qu’il a décidé d’arrêter de jouer :

- Plus de Tiercé, plus de Quarté, plus de Loto, plus de Poker ! C’est bien fini !

- Mais, Tu ne tiendras jamais le coup, lui dit-elle.

- Combien Tu paries ???

Carlos

Le débat du 27 décembre 2015 : « Peut-on tolérer l’intolerance ? », animé par Jo Strich.

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Posted on 23rd décembre 2015 by Gunter in Uncategorized

Débat du 13 novembre 2016: « Pourquoi cherche-t-on des solutions dans le passé, pour les problèmes actuels? », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 4th janvier 2016 by Carlos in Uncategorized

Après les Fêtes de Fin d’Année, bien modestes, et privées de Feux d’artifice, remplacés par des Jeux de Son et Lumière, en raison des menaces d’attentats de la part des classiques Rabat-Joie, aussi bien que par respect pour les victimes du 13 novembre, au Café des Phares®, les amateurs de Philosophie, se sont trouvés, autour de l’animateur Daniel Ramirez, désigné pour en assurer la tâche, le 3 Janvier de 2016, afin de participer au Débat, dont le thème choisi par lui, fut ainsi formulé : « Pourquoi cherche-t-on des solutions, dans le passé, pour les problèmes actuels ? »

Il ne s’agissait pas de faire appel à son « expérience acquise » dans un jeu quelconque, fut-il « Echecs », ou « Belotte » ! Non ! Vous avez bien lu, quoique l’anachronisme soit flagrant !!! On s’étonnait, en somme, dans la pire des hypothèses, que ce fut autrefois que l’on a cherché à résoudre des problèmes qui n’existaient pas encore! Puisqu’ils seraient d’aujourd’hui !!! Ou alors, que l’on prétendait employer, de nos jours, des solutions qui se sont avérées vaines auparavant !!!  Prévoyance ? Chirographie ? Devinette ? Cartomancie ? Epure ? Palinodie Socratique ? Peut-être !!! Ce qui est certain, c’est que dans notre Cénacle on fait Feu de Tout Bois, bien que la journée s’annonçait amène, malgré la pluie, toutefois. Comment en est-on arrivé là ? Comment s’est-on penché, sur un tel anachronisme ?

Il est vrai que c’était le Dimanche d’Epiphanie… la visite des 3 rois Mages, fêtée par la consommation d’une Galette où se trouve dissimulée une fève, est passée comme une lettre à la poste …

Le fait est que ça fait du bien de dégoiser de temps en temps ! Alors, on a fait diversion !!!… Illusion !!!  Comme si l’on voulait savoir « Pourquoi met-on la charrue avant les boeufs » ?

Les uns prétendaient « que le passé n’a pas toujours été bien folichon », que « parfois, on voudrait voir d’autres ‘têtes’, à la ‘Tête’  du Pays », « qu’il ne faut pas voir par là, des références à la politique », « mais qu’il y a nécessité de retourner aux ‘fondamentaux’ », de « refaire la Révolution dans la Rue… ‘à la française !’ », alors que « l’on se contente de parler de Descartes, et des ‘tâcherons de la Pensée’, comme Michel Onfray », ou « d’autres énergumènes… qui s’exercent à la Philo du ‘violon’ »… s’étonnant de ce «  que l’on voit, depuis 40 ans, à l’Education Nationale », ou abusant  « des références à l’Histoire !», voire à « La ‘DETTE’ qui serait le plus grand problème d’aujourd’hui », ajoutant que l’« on a la ‘nostalgie de ‘solutions précises’ remplaçant un passé qui semble négatif !!! », « 80% des ressources de la Planète sont privatisées », et « 50% des Richesses  seraient détenues par 1% de la population »… « Pourquoi adviendrait-il aux philosophes de s’en charger ? »,  etc.… etc…

Gilles a mis terme à la Divagation,  rimant sur « … la Dette/ Sellette/ Hamlet ! Présent, en Avant ! Source/ Embouchure !  Au Présent, Solution !!! »

Histoire de ne pas laisser au poète le dernier mot, on a fait, encore, diversion quelques instants… Mais l’esprit était déjà, ailleurs !!!

- Je propose, dit le Président de la Ligue des Contribuables, d’ériger dans chaque Commune de France, une statue du Ministre de l’Economie. Elle aurait une triple utilité : donner de l’ombre en été, constituer un abri contre le vent en hiver, et permettrait aux pigeons de s’exprimer, en notre nom, en toutes saisons !!!

Carlos

Débat du 10 janvier 2016: « Puis-je être responsable de ce que je n’ai pas voulu? », animé par Claude Grognet.

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Posted on 12th janvier 2016 by Carlos in Uncategorized

La Semaine s’est présentée noire de Deuil, en raison des Evénements  Tragiques qui se sont déroulés à Paris, et la Commémoration des mêmes, tels les Assassinats perpétrés aussi bien dans les locaux de l’hebdomadaire « Charlie Hebdo », que dans le Marché Hyper Cacher de la capitale. Contre vents et marées, le 10 Janvier 2016, au Café des Phares®, avait lieu, néanmoins, le traditionnel Débat hebdomadaire, portant, certainement, en raison de ces tragédies, sur le souci de savoir « Puis-je être responsable de ce que je n’ai pas voulu ?», animé, à l’occasion, par Claude Grognet.

On ne méconnaît point, l’étendue et sens des termes :

« RESPONSABLE », a au moins deux sens, l’un Subjectif, l’autre Objectif.

SUBJECTIF, c’est-à-dire, le fait qu’un adulte agisse « en toute connaissance de cause », ce qui n’est pas le cas pour un enfant, par exemple, en raison de l’ignorance qu’il a, de l’importance sociale de ses actes.

OBJECTIF, d’autre part, car un Être humain, ADULTE, doit assurer un certain résultat, par rapport à ce qui lui est demandé, dans la mesure où il milite ou est chargé d’une TÂCHE qui lui est attribuée, en tant que co-responsable dans l’ensemble de la communauté des Hommes ou de ses Compatriotes, s’intégrant, entre autres, dans des mouvements politiques, religieux ou militants.

Être « HOMME » est justement ça : « être responsable », affirme A. de Saint Exupéry ; nous sommes Tous, responsables de Tous, et pas seulement de nos propres enfants ou familiers, ayant donc, le devoir d’assumer nos actes, alors que le Bacille de Koch est la bactérie que l’on peut dire, aussi, par extension, responsable de la Tuberculose, et celle de Hansen pour les cas de Lèpre, par exemple.

« VOULOIR », de son côté, peut avoir le sens de « SOUHAITER », ou même « DESIRER », voire, « AIMER » connaître quelqu’un, par exemple, comme disait un certain cycliste, à propos de dopage, « Si je l’ai fait, c’est à l’insu de mon plein gré ! »

La salle ayant été, théoriquement divisée en « Terrasse », « Centre », et « Fond », c’est dans cet ordre que beaucoup d’Avis furent exprimés, des grands Textes cités ou Théories avancées, dont celles de Michel Onfray, les Fichiers « S » de la Police, pour ceux qui auraient voté à gauche, ainsi que les actes barbares, lors des récents attentats dus à Mohammed Merah, sous le Mandat de Sarkozy, alors Premier Ministre, quelqu’un ayant ajouté « qu’une avalanche est un phénomène naturel », un autre, accoudé au comptoir, clamait « je ne veux pas mourir, quoi ! Je suis responsable de moi, quoi ! Je cherche à vivre, quoi ! », une autre, encore, cite Bourdieu (comme d’habitude), affirmant « que les moyens et les résultats doivent être compatibles, alors que chez le médecin ou le chirurgien, non »… le sentencieux de ‘service’ prenant « le Soleil et la Pluie comme responsables de Tout ! », suivi par quelqu’un de plus sage, qui affirma « l’Acte que je pose m’engage », d’autres s’en prenant évoquant « l’amalgame au sujet de la Persécution des Juifs, pour des questions biologiques, alors qu’ils étaient autrichiens, espagnols ou hollandais, etc… précisant que ce n’étaient pas les Allemands qui le faisaient… mais des NAZIS ! ». « La France, c’est Jean Ferrat », « Si j’ai une Identité, je suis responsable », « or, en ‘68’, c’est la CULTURE que l’on a voulu détruire, sous prétexte de ‘transformer le Monde’»

Finalement, Gilles mit fin à la Divagation, avec sa Poésie et, puisqu’il faisait beau dehors, la salle désemplit vite, et en bon ordre !!!

Moralité :

Un travail devait être accompli, et on a demandé à Chacun de faire un effort. Chacun était assuré que Quelqu’un allait le faire ! Quiconque aurait pu s’en occuper, mais Personne ne l’a fait, car il considérait qu’il était de la responsabilité de Chacun et que Quiconque le ferait, mais Personne ne s’est rendu compte qu’Aucun ne le faisait. A la fin, Chacun blâmait Quelqu’un du fait que Personne n’avait fait ce que Quiconque aurait dû faire !!!

Carlos

Débat du 17 Janvier 2016: »‘Métaphore’est-elle ‘Vérité’ »? Quel lien? », animé par Claudine Enjalbert.

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Posted on 18th janvier 2016 by Carlos in Uncategorized

Les semaines se suivent, mais ne se ressemblent pas… C’est ainsi que les USA ont établi, enfin, un Accord sur le Nucléaire avec l’Iran, ayant comme effet l’arrêt de l’Embargo économique pesant sur lui, alors qu’une attaque Djihadiste, au Burkina Fasso faisait 29 morts, dont 3 français qu’y travaillaient et, en Syrie 135 tués, au cours d’une attaque de Daesh, en plus des 400 civils enlevés ! « Homo lupus hominem » ! Pendant ce temps, en France, un professeur Juif, portant la Kippa était attaqué à la machette par un gamin turc de 15 ans, qui regretta, par la suite, ne pas avoir réussi à le tuer.  Comme habituellement, chaque Dimanche, les fans de Philosophie se sont trouvés réunis au Café des Phares®, le 17 Janvier 2016, afin de participer au Débat du jour, animé, pour la circonstance, par Claudine Enjalbert, qui choisît, pour nos cogitations intellectuelles, le sujet : « ‘Métaphore’ est-elle ‘Vérité’ ? Quel lien ? »

Sachons que « Métaphore » est un mot issu du grec « metaphora », signifiant au sens propre, « transport », et, au sens figuré, « déplacement de l’un à l’autre ». Pour ce qui est de la « Vérité », le terme provient du latin, « verus » s’opposant au ‘faux’, alors qu’une proposition qui n’est pas vraie, n’est pas nécessairement fausse, appartenant donc à la catégorie des indécidables, et laissant, ainsi, place au « doute », attitude philosophique par excellence. Côté grec, celle-ci est désignée par la formule « aliteia », à la lettre, ‘non mensonge’, en raison de l’ « a », privatif!

Circulant dans Tous les Sens, la parole se déplaça vers là où elle était requise, et c’est ainsi que l’on a entendu… de TOUT !!! Que « Bergson y voyait une rivière formée de gouttes d’eau », « que cela faisait partie du langage métaphorique habituel », « un rapport avec la polémique », « l’Homme métaphore de lui-même, d’après Octàvio Paz »,  « un beau Navire », quelqu’un ayant proposé, sans le faire, d’établir la Différence entre Métaphore et Symbole !, quelqu’un d’autre suggérant une analogie de ‘la Balance et la Justice’! ou encore « Métonimie, en tant que relation avec la Mère (Mer ?) »

Usant d’Audace, l’un donne deux exemples, le premier étant celui de l’abandon des ‘Colonies’, l’autre du choc des civilisations à ‘Cologne’ ! ou même du Caire !!!, offrant ainsi l’occasion à un troisième de se référer, bêtement, à ‘Miss Vatican’! Puis, arrive la question fatale :« Y a-t-il, là, dans cette question, un vrai enjeu, si dans le langage Tout est Métaphore… Un ‘arbre’ n’est pas le mot ‘arbre’ ; le mot nous renvoie à autre chose. En poésie, c’est différent : dans ‘un sac de crabes’, il n’y a pas de crabes ! Platon parlait de ‘Mythes’, mais les Mythes ne sont pas la Vérité ! On synthétise ! », ce à quoi, il fut opposé l’argument de « l’‘Enjeu’ que chacun est à même de trouver, se déterminant, entre ‘métaphore’ et ‘concept’ !!!

Des participants ont fini par admettre « qu’il s’agissait-là, d’un « sujet compliqué , car dans la Vie il y a répétition », et parfois « abus de Métaphore », « Tautologie », « Violence Symbolique, si l’on suit Lacan », ou même fut évoqué « l’Homme comme métaphore de lui-même, selon Pascal », voire,  « l’Eglise au centre du Village » …

Parfois, on se demande ce TOUT ça a un Sens ! Si cet alignement d’Avis ou de Sentences, ne dépendent plus d’une nécessité de « donner de la voix », que d’une Réflexion, trop immédiate, qui n’a pas eu le temps de mûrir, mais qui trouve être, LA’, le moment ou jamais, pour satisfaire son ‘EGO’ !

Le fait est que l’on ne sort pas de l’endroit, avant l’heure allouée à ça, et sans que Gilles ne rende compte de sa cogitation poétique, qui fut, à l’occasion, traduite par : « Métaphore ! Transport ! Identité !… Le facteur qui sonne toujours deux fois ! Procédé d’apprenti… sage… si bien nommé !!! »

« La vitesse de la Lumière étant supérieure à la vitesse du Son, bien de Gens ont l’air brillant, jusqu’à ce qu’ils ouvrent la bouche. » (Lao Tseu)

Carlos

Débat du 24 janvier 2016: « Expliquer, c’est justifier », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 26th janvier 2016 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la semaine du 18 au 24 du mois de janvier, pas mal d’événements ont eu lieu, aussi bien dans le monde, qu’en France, les plus notoires étant le « Forum Economique Mondial » de Davos, en Suisse, où se sont réunis 2.500 leaders internationaux, entre lesquels, le Premier Ministre français Emmanuel Valls qui s’y déplaça ainsi que le ministre de l’économie E. Macron, le Président Hollande allant manifester également sa présence en Inde, afin de commémorer la Révolution d’Indépendance de cette vieille possession anglaise, et tenter de vendre nos Rafales. Pendant ce temps-là, au Café des Phares®, avait lieu, comme chaque dimanche, un Débat Philosophique qui fut animé par Gérard Tissier, lequel a choisi pour notre réflexion, parmi une dizaine d’autres propositions: « Expliquer c’est justifier ». Point ! Encore une Affirmation ! « Ca, c’est cela ! »… et voilà !!! Nous pouvions rentrer à la maison ! La « Messe » était dite !!! Et pourtant, personne ne s’est retiré, levant le Siège, mais a suivi respectueusement l’Office que chaque dimanche, à genoux, les fidèles de l’Evénement viennent suivre, recueillis à l’intérieur de la Place Forte constituée par la Bastille.

Mais, voyons ! Expliquer c’est quoi, au juste ? Du latin « explicare », cela désigne l’action de « désembrouiller », « exposer clairement »…, ce qui est le propre de l’Homme, inquiet de son « Dasein »  !!!

Et Justifier ? Egalement du latin « justum facere », c’est-à-dire, établir une certaine « façon de faire », conforme à la morale ou au droit, le terme cherchant à ne laisser aucune des ses actions sujette à l’arbitraire, source de malentendus!

Et c’est parti, comme en 40 !

« Il faut distinguer la Pensée de l’Action », « Les historiens ne sont jamais d’accord entre eux, envisageant tous les scénarios pour ne pas le faire », « rappelons-nous l’attentat, en Iran, contre le Shah Reza Pahlavi d’Iran (colonie anglaise depuis le XVIII siècle), perpétré par l’Ayatollah Khomeiny, désireux d’y installer une théocratie Chiite », « et celui qui s’attaqua à l’« Hedomadaire Charlie », « la Parole est un Acte, comme le rappelle Heidegger », « expliquer est impossible… on interprète, et on ne pense qu’à ‘bouffer’, ‘boire’, ‘baiser’ », « Nul ne peut faire le Mal, volontairement », « ‘Comprendre’, c’est commencer à désobéir », « C’est difficile d’assumer les fonctions d’autrui », « l’Homme, c’est ‘œil pour œil, dent pour dent ; la Loi du Talion », en général, ce sont les innocents qui trinquent », «  Hegel dit, que le coupable a le Droit d’être puni ! », « Le Peuple demande à ce que sa sécurité soit assumée, etc., etc. ….

Pour terminer la mêlée, Gilles fit part de son condensé poétique, « … Pour qui ?… Pourquoi ?… Expliquer ! Expliquer encore… » et, après quelques balbutiements supplémentaires, la séance fût levée !!!

Enfin !

Deux canards nagent dans une mare, et l’un fait : « Coin ! Coin ! »

-Merde !, fait l’autre ! C’est justement ce que je voulais dire !!!

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Comme Dessert, nous avons eu, à « L’Entrepôt » une séance de « Ciné-Philo », animée par Daniel Ramirez, suite à la projection du film « El Club » : Histoire d’une communauté de Prêtres qui, mis à l’écart par le Vatican, à la suite des scandales de pédophilie, ainsi que de collaboration avec la Dictature, se trouvent rattrapés par ce Passé !

Carlos

Débat du 31 Janvier 2016: « Qu’est-ce que l’Identité Révolutionnaire? », animé par Gunter Gohran.

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Posted on 1st février 2016 by Carlos in Uncategorized

« Et pourtant elle tourne ! »… Paris a reçu la visite du Président Iranien, Hassan Rohany, question de faire quelques courses, comme 118 Airbus, et accepter l’installation du constructeur automobile, PSA, dans son pays, tandis qu’aux USA, à l’approche des Echéances Electorales, les américains se souciaient de savoir qui devront-ils amener au Pouvoir, Donald Trump ou Hillary Clinton ? En France, François Hollande, Alain Jupé ou une des représentantes du FN, se posant, de leur côté, la même question… alors que, des Négociations de Paix, en ce qui concerne la Syrie faisaient de légers progrès, malgré la pression constante de DAESH qui y poursuit ses odieux massacres… Enfin ! Imperturbablement, le 31 janvier2016, le Peuple Philosophe, poursuivait au Café des Phares®, ses introspections philosophiques hebdomadaires qui, animées par Gunter Gohran, ce jour là, portaient sur une pressante question…, à savoir, « Qu’est-ce que l’Identité Révolutionnaire ? »

Ahhh ! Ahhh ! Il serait important de savoir, déjà, ce qu’est une Révolution, à laquelle l’on s’identifierait avec une telle passion, que l’on viendrait à s’en en identifier de façon si entière, avant de se lancer dans le tourbillon des paroles difficiles à contenir, et dont le but serait d’en verbaliser, des sentiments tout à fait personnels !!!

IDENTITE’ (de « idem »), est un mot qui désigne deux choses identiques, c’est-à-dire, semblables mais distinctes.

REVOLUTION, (du latin, « revolvere »), signifie un retour en arrière, désignant, ainsi, un cycle par lequel un astre, par exemple, retourne au point de départ sur son orbite, d’après les ‘temps cycliques’ de Platon, où « l’éternel retour » Nietzschéen, par rapport au temps linéaire ! En politique, sous influence de l’anglais « Revolution », le mot désigne un changement brutal (« Umwälzung », en allemand), c’est-à-dire, un bouleversement, sans retour, au point de départ, alors que l’on a confondu, souvent, « révolution » et « évolution » pour traduire un tel changement, notamment chez Machiavel.

En effet, l’esprit révolutionnaire fait partie du caractère frondeur de chacun des individus qui désirent se débarrasser du joug imposé par ceux qui voudraient les dominer. C’est ce qui arriva au XVIII siècle, lorsque Tocqueville, orphelin à 13 ans a, influencé par la lecture de Karl Marx et Engels, voulu instaurer, la transformation de son Pays, action connue, depuis, par « La Révolution Française », première Vague d’une Tempête Emancipatrice qui a déferlé sur Toute l’Europe, jusqu’aux Amériques.

Indifférents au fait, mais diligents et pointilleux, les participants ont fait part de leurs sentiments à ce propos, les uns disant que : « identité et révolution sont antinomiques », d’autres affirmant que, « selon Régis Debré, les idéaux révolutionnaires deviennent désir de consommation », d’autres encore, qu’elles suivent des cycles prédéterminés, Révolution des Lumières, Révolution Française, … d’Identité Nationale, Rouge, …Verte, …Spirituelle, …en Soi, … et des diverses envolées lyriques, tant que l’heure permettait de le faire , telles que « la chanson de Jean Ferrat, ‘Ma France’!

Quelqu’un a répété les propos de Galilée ‘et pourtant elle tourne’, quelqu’un d’autre a évoqué la Révolution astronomique, et d’autres encore, la Révolution des Lumières, ou de l’Ouganda tandis que des pessimistes maintenaient qu’«aucun Peuple n’est révolutionnaire », d’autres « divisaient l’Identité ‘en deux’ », d’autres encore « y voyaient une ‘spirale’ », « la créativité qui bouge », ou  « un retour au point de départ », et même que, « évoquant Badiou, la Révolution fait appel au désir » , sans oublier « l’appel à la force de l’âme, propre à la Révolution Bouddhiste !

Le fait est que l’on n’a pas épargné des efforts d’imagination, jusqu’à ce que l’heure arriva de fermer les volets, non sans que Gilles ne donne son interprétation poétique du Moment Intellectuel qui nous a occupé pendant 105 minutes : « Identité/ Subjectivité ; Singularité/ Différence ; Belle/ Rebelle ; Jeunesse / Toujours Sagesse » !!!

J’ai su, par la suite, qu’une fois dégagée la Salle, un Type est rentré dans le Café, s’exclamant : « Coucou ! C’est moi ! » Or, vérification faite, il ne s’agissait pas de lui !!!

Carlos

Débat du 7 Février 2016: »Au nom de mon Idéal, un crime est commis; suis-je responsable? », animé par Michel Turrini.

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Posted on 9th février 2016 by Carlos in Uncategorized

Les Jours se suivent, mais ne se ressemblent pas, et les Semaines se chargent d’événements socio-politiques, parfois inquiétants, comme la crue de l’immigration, observée au Moyen Orient, et accompagnée parfois de problèmes de proxénétisme, ainsi que des vols de voitures, aux conséquences tragiques, tel que l’on a pu l’observer à Villeurbane (Rhône) où, en raison de cela, deux hommes furent abattus par la Police. D’autres occurrences se chargent de cocasserie, tel le cas d’une maman dont on a retrouvé l’alliance, dans le ventre de son bébé, ou celui du détournement d’argent repéré par la Cour des Comptes… Enfin. L’âme portée à l’introspection, d’aucuns se préoccupent plutôt de métaphysique, et vont se trouver au Café des Phares®, comme ce fut le cas le 7 Février 2016, afin de participer au Débat philosophique dont le thème, choisi par l’animateur du jour, Michel Turrini, parmi une douzaine de sujets proposés, porta sur: « Au nom de mon idéal, un crime est commis ; suis-je responsable ? »

Il est notoire, que Le Crime est un thème idéal pour chaque romancier, et il y en a qui s’en sont exprimés de façon magistrale à ce propos, comme Fiodor Dostoïevski, qui a commis des romans philosofico-psychologiques, tels que : « Crime et châtiment », « Les Frères Karamazov », et « L’Idiot », ou Léon Tolstoi, auteur de « Guerre et Paix ».

Mais, qu’est-ce qu’un « Crime », un «Idéal » , la « Responsabilité », d’abord ?

Le Crime, (du latin, crimen), est un mot du vocabulaire juridique, créé en 1929, signifiant une Infraction punie par la Loi d’une peine afflictive, ou infamante, et s’opposant au simple délit.

L’Idéal (du grec, idea), à son tour, se référerait à quelque chose d’accomplie, parfaite, exemplaire, et que l’on s’impose, en général, comme un but à atteindre.

La Responsabilité (du Latin, respondere), exprime, finalement, le fait de s’acquitter d’un engagement pris, ou de se porter garant de quelqu’un, voire, quelque chose, vis à vis de ses propres compromis.

Et voilà, pour la Sémantique ! Mais… quid du point de vue Pénal ? Hannah Arendt s’en est magistralement expliquée, là-dessus, dans « La Banalité du Mal », à propos du procès d’Eichmann… Le fait est que, n’étant pas omniscient, ‘Je suis’, néanmoins, responsable de toutes les conséquences de Mes Actes, l’Humain se logeant, donc, dans chacun d’entre eux!

Qu’en avons-nous tiré ?

A’ Hue et à Dia, Pêle-mêle, nous voilà partis sur « la chanson de Jean Ferrat, ‘Ma France’ », « les mystifications des pays laïques », ou « quelque chose qui aurait à voir avec l’Idéal, disons, l’Idéologie », le « Tout le monde est responsable », « Soit-il chrétien ou musulman », « Thora, Evangile ou Coran », même combat, « Le silence de Pie XII, au sujet de la Shoa», « Le besoin qu’a l’Individu de se justifier », « Le Calcul étant plus important que l’Idéal », « L’Impératif de Kant exprimé dans ‘Crime et Châtiment », « L’explication du Marxisme», « Les actes terroristes comme résultat de la concurrence entre groupes rivaux», « ‘La Bande à Baader’ ayant porté un coup à la laïcité », « L’Idéal lié à l’Autorité, et au refus de comprendre », « Staline et Hitler sont des criminels, agissant au nom des idéaux… », « Daladier et Chamberlain n’ont pas osé déclarer la guerre à Hitler », « Nous ne sommes pas des dieux ; l’Idéal n’est pas l’oppression », « l’Islam est une religion du désert… là-bas on n’est pas plus malheureux qu’ici ! », « René Girard s’en est bien expliqué là-dessus, à propos des religions archaïques », « Spinoza invite à ‘ne pas rire, ne pas pleurer, mais comprendre »… etc., etc.

L’heure arriva, où Gilles a mis, pratiquement, fin à l’événement, au moyen de ses vers empreints d’« ‘idéal’, idée à voir… à comprendre, … Responsabilité…actée !!! »

Il ne nous restait qu’à aller prolonger la réflexion dehors… ce qui fût fait, dans le bon ordre !

Dans un avion sur le point de s’écraser, une femme se lève en folie et crie : « Si je dois mourir, je veux mourir comme une vraie femme ! »

Elle enlève tous ses vêtements, avant de continuer ; « Y a-t-il, ici, un vrai homme qui puisse me faire sentir comm’ une vrai femme ? »

Un homme se lève, alors, enlève sa chemise et la lui tend, disant :

- Tiens ! Repasse ça !!!

Carlos

Débat du 14 Février 2016: »La souffrance peut-elle se dire? », animé par Bruno Leucoris.

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Posted on 15th février 2016 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la semaine allant du 8 au 13 février, après la démission de Christine Taubira, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, le Premier Ministre de la République Française, Manuel Valls a procédé à son deuxième remaniement ministériel : Jean-Jacques Urvoas étant nommé en remplacement de MadameTaubira, et Audrey Azoulay prit la place de Fleur Pellerin à la Culture, Jean-Marc Ayrault revenant en à la place de Laurent Fabius aux Affaires Etrangères, trois Ecologistes rentrent dans le gouvernement. Dans le domaine du Sport, le Match de rugby France-Irlande, s’est soldé par la victoire des gaulois par 10 à 9, tandis que, sur le terrain religieux, le Pape François, faisait une visite au Mexique, afin de rencontrer le Patriarche local, et qu’en Syrie, le Président, Bachar Al Assad continue de détruire son peuple et son pays tout en prétendant contrôler le ambitions de Daech, groupe terroriste local ! Le 13 février 2016, au Café des Phares®, avait lieu un débat philosophique de plus, « La souffrance peut-elle se dire ? »,  que, l’animateur du jour, Bruno Leucoris, a choisi comme sujet de réflexion pour ce moment-là.

Quelle urgence métaphysique, d’exprimer sa douleur, par la parole !!! Si cela est nécessaire, je dirais qu’elle peut, non seulement se dire, mais, être exprimée ou, du moins, se faire sentir, et doit même être verbalisée, car elle est signe ! Symptôme de quelque chose qui ne fonctionne pas bien ! Il ne s’agit pas forcément d’une pathologie ou d’un secret de famille, voire médical ! Non ! Tout le monde a ses moments, autant de souffrances que de joies et bien être ! C’est la condition des mortels, pourtant, notre devoir est de les soulager, en soi… et autour de sa personne, ou de s’en réjouir, lorsque TOUT va bien !

Du latin, « souffere », « souffrance » signifiant, « placer sous », ou « supporter », même, le terme en question, est devenu synonyme de « douleur » physique ou morale, et consiste, en l’occurrence, dans la traduction russe, « stradania », voire, une valeur morale.
Lié à « pathos », le mot a, également, le sens de « passio », c’est-à-dire, « tolérer », « se résigner », …au fond, une souffrance capable, par ailleurs, de nous rendre meilleurs que nous ne le sommes !

Quel avantage a-t-on à le « dire »… voire, « exprimer par la parole », le confesser, énoncer, annoncer, avouer, rapporter… ou, au contraire, le taire, en garder silence, cacher, museler? Cela dépend, en fait, des rapports sociaux que l’on souhaite avoir, ou de la personnalité (ouverte ou intériorisée que l’on possède).

En tous cas, l’assemblée des participants s’en est diversement exprimée, et, alors que les uns disaient « le ‘zéro’ souffrance est impossible », d’autres affirmaient que « SI », d’autres encore que, « aujourd’hui, quand on souffre, on accuse », « nn »… quelqu’un ayant même évoqué le nom de Alain Finkelkraut, pêle-mêle avec « je souffre, donc j’accuse », « la péridurale », quelqu’un d’autre « le fait qu’aujourd’hui l’on se cache, lorsque ça va mal »,  « la psychanalyse, façon Freud », « Nietzsche », « Sartre », « Claudel » et la maxime « un philosophe ça s’empêche », (détournement du verdict de Camus, ‘un Homme, ça s’empêche’), « l’enfer c’est les autres », « la transformation »,  « le rachat par le sacrifice du Christ », « sa Résurrection », plus les dires d’Alain Badiou, Saint Paul, Claudel,   etc.

Pour terminer, Gilles nous a gratifié de son résumé poétique de l’exercice intellectuel : « En souffrance, la vie… Désir, Douleur, joie… Croix… Zéro… Essence »… et voilà !

Comme dessert cultural, nous avons assisté, dans la salle de spectacles l’Entrepôt, à un Ciné-Philo qui, présenté et animé par Daniel Ramirez, avait pour titre « Demain », discours cinématographique sur les alternatives envisageables pour la société future…

__________

En enfant va vers sa mère en pleurant, et elle lui demande : « Mais qu’est-ce que tu as ? »

- C’est Papa qui s’est donné un coup de marteau sur les doigts !!!

- Il n’y a pas de quoi pleurer ! Au contraire, tu aurais du rire !!!

- C’est ce que j’ai fait !!!

Carlos

Débat du 21 février 2016 : « L’épanouissment personnelle, est-il source de générosité ? », animé par Claudine Enjalbert.

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Posted on 17th février 2016 by Gunter in Uncategorized

Débat du 28 Février 2016: « Peut-il y avoir des moyens sans fin?, animé par Gregory Dabadie.

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Posted on 1st mars 2016 by Carlos in Uncategorized

Débat du 28 Février 2016 : « Peut-il y avoir des moyens sans fin ? », animé par Gregory Dabadie.

La semaine du 22 au 27 février 2016 fut prodigue en événements politiques. En Syrie, une trêve précaire a été signée, pour permettre l’acheminement de nourriture et secours dans les villes assiégées.  De son côté, le Président François Hollande s’est fait hué violemment au Salon de l’Agriculture alors qu’il tentait d’amener un soutien moral aux cultivateurs en détresse, tandis que les forces de l’Ordre procédaient à l’évacuation des réfugiés politiques de  la « jungle de Calais » ; en Iran les élections ont vu la victoire des Réformateurs laissant espérer un changement de régime. Au Café des Phares®, le 28 de ce mois, eu lieu l’habituel Débat Philo qui, animé par Gregory Dabadie, porta sur le sujet « Peut-il y avoir des Moyens sans Fin ? »

Projet ambitieux mais, pas clair !!!

A) Pour l’Entendement, les FINS justifient les moyens. Point !

B) Par contre, pour la Logique, les Syllogismes, sont censés obtenir une réponse conséquente à une assertion, à partir des deux Prémisses d’un Jugement (Mineur, ou Majeur), se trouvant à égale distance, de valeurs conditionnelles, entre deux extrêmes desquels on déduit une CONCLUSION, cohérente !

C)  Pour la Compréhension, ce n’était de surcroît pas très clair, non plus, « sans Fin », pouvant être entendu comme « éternellement », ou « sans but précis » !!! Bien qu’il y ait à distinguer et considérer quatre aspects, au moins,  c’est-à-dire : 1- le TEMPOREL (La Durée : Début, Milieu, et Finalité d’une Action précise). 2- le SPACIAL (Lieu d’Entrée, Permanence ou de Sortie où elle se produit)… 3- le MORAL (But d’une Action, voire Doctrine, profane, religieuse ou même, personnelle, y présidant) et, encore, 4- PSYCHOLOGIQUE (Le terrain où la FAUTE germe, et la COULPE se produit, avec toute sa charge d’Affects et « responsabilité » produite par l’« Engagement »).

D) Pour l’Esprit, ça n’allait pas mieux, l’Ambiguïté étant manifeste, du fait que       l’Existence n’a pas un SENS préalable !!! Alors ? Ambivalence ou Equivoque ?

Au Diable l’Avarice !!!

Il a été dit que : « la Technique, est sans désir », évoqué Machiavel, à propos de ‘Moral’, Klausewitz, au sujet de « La Guerre », l’Allemagne « en souvenir des Conflits provoqués », Heidegger « en raison du système de Pensée y faisant référence », et quelqu’un finit par se demander « comment peut-on sauver la Liberté », quelqu’un d’autre mettant en cause « Dieu, duquel nous nous détournons », ou « invitant à changer la quête du Sens », voire à « distinguer les ‘fins des moyens’ », « le rôle de Pablo Escobar », « la Belle Otero », « Anne Hidalgo », « l’Homo Faber », « la main et le cerveau », «  le cardiologue », « l’Homo lupus Homini », « Alain Badiou », « le but nous éclaire, mais nous empêche aussi de voir », etc., etc…

Gilles mit fin à la Divagation, au moyen de ses rimes… et, après quelques balbutiements encore, la séance fut levée…

Un type discute son copain :

- Ces jours-ci, ça va mal !  Ma femme passe ses soirées à faire le tour des Bars de la ville !

- Elle est alcoolique ?

- Non ! Elle me cherche !

PAR LA SUITE, au Cinéma l’Entrepôt, le film « Le voleur de Bicyclettes », de Vittorio de Sica, fut le sujet du Ciné-Philo du jour !!!

Carlos

Débat du 6 mars 2016: « Pourquoi ‘La Liberté guidant le Peuple’, est symbolisée par une femme, dans le tableau d’Eugène Delacroix? », animé par Alain Glorian.

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Posted on 7th mars 2016 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la Semaine du 7 au 13 Mars 2016, « Semaine dédiée à la Cause Nationale du Rein », malgré l’hostilité de son Groupe Parlementaire et des Syndicats Nationaux, le Président de la République Française, Monsieur François Hollande, a remis la Légion d’Honneur au Prince héritier de l’Arabie Saoudite, une fronde populaire demandant la suppression du projet de loi réformant le Code du Travail caractérisé par une douteuse dérive libérale soutenue par le Premier Ministre Emmanuel Valls. Tandis que l’ex-gestionnaire de la charge, Nicolas Sarkozy, était reçu à l’Elysée, Bruno Le Maire, forçant le pas dans la même direction et, aux USA, le milliardaire, Donald Trump, continue sa marche vers la Présidence des USA. Le 6 mars 2016, au Café des Phares®, l’animateur, Alain Glorian, choisissait pour thème du Débat hebdomadaire, la question de savoir « Pourquoi La Liberté, guidant le Peuple’, est symbolisée par une Femme, dans le tableau d’Eugène Delacroix ? »

On aurait pu imaginer quelque chose de moins incongru, comme interrogation, puisque, quitte à représenter, par une Allégorie, cette Emancipation de l’Homme (La Liberté), synonyme de Délivrance, Audace, Hardiesse, nous nous retrouverions, forcément, à bras avec de tels noms du genre féminin. Il en irait de même, mais inversement, si l’on utilisait une Allégorie pour parler de l’Assujetti, l’Entravé, le Prisonnier, l’Esclave,  termes, du genre masculin, qui seraient alors, forcément représentés par des Hommes, comme il est le cas, d’ailleurs, avec « Le Génie » qui surplombe la Colonne de Juillet, Place de la Bastille, et est censé représenter l’esprit divin président à la naissance, ou la puissance créatrice, voire, une capacité particulière que Schopenhauer désignait ‘Volonté’, perpétuant nos ‘Représentations’, le génie de l’espèce étant une sorte de ruse de la raison, et le ‘malin génie’, imaginé par Descartes, afin de prouver que rien ne pourra anéantir la certitude du « Cogito ».

Mais, enfin… Peut-être qu’il s’agit-il là, d’une Messe, dont le but est, tout simplement, de communier des mains de Sophie sous les deux espèces, la « Parole et l’Ouïe », et ainsi fut !

Nous avons, donc, entendu dire qu’il « s’agissait d’un rêve », « d’une attitude romantique », que « le féminin est sexy, et en rapport avec la ‘libido’ », « la sœur étant ‘la Violence’ », que « les ‘trafiquants d’armes’ sont des Femmes », que « dans la tradition allemande, les Femmes nous tirent vers le haut, un idéal différent des français, férus de Politique », que « Mozart clamait : ‘la Donna est ‘mobile’ », « le poète Chénier chantait : ‘L’art d’aimer’, ‘Anémone’, ‘Charlotte Corday’, ‘Fanny’ », et tout à l’avenant, tel « ‘la femme’ transformée en ‘homme’, et vice-versa… », « 80% des chansons font hommage à la gente féminine… à commencer par Rimbaud, car elles sont inspiratrices ! », « Badiou et ses allégories » n’étant pas oublié, bien sur, « Quoiqu’il y ait des femmes avec des tempéraments d’hommes et vice-versa », « la mémoire de Joaquim Gauck, appelant à ‘faire table rase, du passé !’, afin de bâtir une nouvelle nation allemande », « de … »,  « de … » … !

Enfin… Arrivée l’heure d’en terminer, Gilles déclama sa lyrique finale… et tout termina en beauté !!!

- Quelle est la différence entre la Statue de la Liberté, et ta chemise ?

- ???? Pas d’idée…

- La Statue de la Liberté est colossale… et ta chemise est sale au col !!!

Carlos

Débat du 13 mars 2016: »L’énigme est-elle la pertinence de nos croyances? », animé par Christoph Baudet.

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Posted on 15th mars 2016 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la semaine du 6 au 13 Mars 2016, le public a appris que le patron du Medef, Pierre Gattaz, s’est déplacé au Maroc en visite à son homologue, que le Projet de Loi sur le Code du Travail qui, tiraillant patrons et classes laborieuses, patientait sur la table du Ministre de Tutelle, Manuel Valls, malgré ses efforts pour trouver un compromis dynamique à leurs problèmes est toujours impopulaire et l’objet de fortes manifestations car considéré défavorable aux intérêts des Travailleurs… tandis qu’aux USA, qui risquent l’effondrement économique, des mesures d’assainissement furent prises, en Europe, le VIN a la Cote, les stations de ski, ne chôment pas, la Corse charme les touristes et, à Paris, le Festival du Film CON fait succès ! Le Moral parait donc Bon et, au Café des Phares®, de son côté, le 13 Mars eu lieu l’habituel Débat philosophique hebdomadaire qui, animé par Christophe Baudet, porta sur le sujet : « L’énigme est-elle la pertinence de nos croyances ? »

Pour y répondre, il faut comprendre, déjà, que L’Enigme est mystère à déchiffrer, tandis que La Croyance implique l’adhésion, spontanée, à une Idée, ou Fait ! Beaucoup d’Artistes et Intellectuels s’y sont intéressés, tels que Salvador Dali composant l’« Œuvre d’Hitler », Gustav Doré « L’Enigme », et « L’Enigme d’Einstein », problème de Logique que 98% des Mathématiciens n’arrivent pas à résoudre.

Quoiqu’il en soit, les langues se sont décousues, et gonflé d’Idées le discours collectif, les uns affirmant que « sans croyance on ne peut rien créer », que « la croyance est une posture sociale, une certitude sans preuves, et on risque de partir sur des exemples d’erreurs, car l’on est croyant, et pas …

(Ici, j’ai abandonné volontairement la salle, tellement j’étais dérangé par le mode ciblé de distribution de la parole.)

Finalement, Gilles pointa, certainement, ses propres considérations poétiques (….) et, les amateurs de Cinéma se sont déplacés jusqu’à l’Entrepôt, afin d’assister, dans le cadre du CINE-PHILO, à la projection du film « Lobster », (Heleno-Britanique), suivie d’un débat, très enrichissant, animé par Daniel Ramirez.

- Que dit un aveugle auquel on donne une feuille de papier de verre ?

- Je ne comprends rien ! C’est écrit trop serré !!!

Carlos

Débat du 20 Mars 2016: « L’image? De quel droit? », animé par Pierre-Yves.

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Posted on 22nd mars 2016 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la Semaine allant du 14 au 20 mars, la Police Belge a procédé à Bruxelles  à l’arrestation de Salah Abdeslam, principal responsable des attentats du 13 Novembre à Paris. Le Parlement Européen s’est vu dans la nécessité de mettre un peu d’Ordre dans la dérive des Intérêts Financiers, d’aménager la Politique concernant les mouvements migratoires à l’intérieur de l’espace Schengen, qui compte 26 états Européens, et de réformer le critère des « Visas » à accorder aux candidats à immigration, en même temps qu’il est demandé aux entreprises internationales de communication, telles que Apple, Google, Ikea et McDonald, dont l’Administration est basée dans des Paradis Fiscaux, de se mettre en accord avec la Loi des pays où elles exercent leurs activités, évitant ainsi le risque d’être assignées en Justice…. Au Café des Phares®, le 20 Mars 2016, eu lieu le dominical Débat Philosophique qui, animé par Pierre-Yves Delpon, porta sur le sujet suivant :« L’Image ? De quel Droit ? »,

Etrange question… que vient faire le ‘droit’ dans cette galère… mais, enfin ! Il faut de Tout pour faire un monde ! Pour revenir à l’«Image », du grec,ikov’ (icône) il s’agit, bien entendu, de la reproduction visuelle d’un objet réel ou imaginaire, et la doctrine catholique dans son livre phare, La BIBLE (Ancien et Nouveau Testament) les admet telles que ces Êtres seraient apparus à des ‘Visionnaires’, comme un Dieu barbu, de la même façon qu’il est arrivé, autrefois à Daniel, Isaïe, Jérémie, ou Abraham… préconisant l’arrivée d’un Messie… ou, plus récemment la Vierge, à Lourdes (France)… ou Fatima (Portugal), à des ‘Voyants’, accrédités comme tels, souvent des jeunes Bergers, « Idolâtres », désignant les adorateurs d’Idoles, c’est-à-dire, des faux dieux. Le « Droit », de son côté, consiste en une Matière Législative (Privée ou Publique), selon les situations qu’il faut régir et que, dans les civilisations modernes s’étend à la Consommation, à la Concurrence, voire, à l’Environnement, quoique adossées au Droit général, dans les Dictatures. En tous cas, il oriente la conduite des gens chez les peuples civilisés, d’après la nécessité de réglementer la vie en commun, suivant un Epithète exprimant, normalement, la franchise, l’honnêteté, la loyauté, bref, la sincérité!

Il y avait, donc, de quoi faire et, une fois que, selon le souhait de l’animateur, « la parole fut divisée en ‘première et deuxième prise’ » ainsi fût, les uns commençant par dire « que la source de toute information est ‘face book’», d’autres soutenant que « l’inspiration vient da la ‘Colombe’, dite ‘Saint Esprit’ », ou arguant que « le ‘Concile de Trente’ (1217) a proclamé la liberté de le faire, le seul critère étant la ‘beauté’ ». D’autres continuèrent donnant à savoir que « l’Image, elle-même est une métaphore», que « Platon en faisait », que « le ‘voyeur’se cache pour ‘mater’ (reluquer) », qu’il « s’agit d’un langage juridique », « Robert Doisneau plaçant les ‘amoureux’ devant la ‘tour Eiffel’ », « Si cette image n’est pas moi, que puis-je en faire ? », « Filme ou Photo, un certain rapport apparaît, l’artistique, et celui de l’intime », « deux choses à distinguer, l’‘utilisation’ de la cigarette, et l’‘utilisation’ de l’image, comme, par exemple, lors d’un attentat », « il y a toujours des excès possibles », « si vous photographiez la Vénus de Milo, et en faites des cartes postales, la législation européenne vous tombe dessus »…

Visiblement on était à bout de souffle… et, heureusement, l’heure d’en terminer, arrivant, Gilles fit part de sa pertinente interprétation lyrique et, le publique évacua la salle, satisfait de ce temps dédié à l’AMOUR de la SAGESSE !

Un individu, complètement saoul, sort du Bar, fait 5 mètres, se cogne contre un poteau, et tombe par terre. Il se relève, se retape le poteau, plusieurs fois de suite, et finit par rester sur le sol, clamant : « Bon ! Je vais attendre que tout le monde soit parti !!! »

Carlos

PS:

Comme Dessert, ceux qui l’ont bien voulu, sont partis à l’Entrepôt, pour assister, dans le cadre d’un Ciné-Philo, au  film « Bad Boy », dont l’intéressant Débat qui l’a suivi, fut animé par Daniel Ramirez.

C…..

Débat du 27 mars 2016: « Peut-on se libérer de l’Etat? », animé par Gregory Dabadie.

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Posted on 29th mars 2016 by Carlos in Uncategorized

Exceptionnellement, nous avons deux compte-rendus, celui habituel de Carlos et celui d’Emmanuel Mousset, ex-animateur aux Phares et à St. Quentin dans l’Aisne, qui nous a rendu visite.

Chaque instant est un renouvellement de l’Univers, raison pour laquelle il n’y a pas de jour sans ses peines et, au cours de la semaine allant du 21 au 27 Mars, pas mal d’eau a coulé sous les Ponts de Paris, tandis que dans ses Rues, et dans le Monde, bien de drames ou tragédies se déroulaient, telles celles des ignobles attentats à Bruxelles (revendiqués par Daech) causant la mort d’une trentaine de personnes et provocant au moins deux cents de blessés, deux des Kamikazes étant morts, un troisième, toujours recherché, les réseaux terroristes montrant de nombreuses ramifications en Belgique, Allemagne,  Italie, Pays-Bas et France, où l’une de leurs actions a été déjouée. Ailleurs, l’armée Syrienne a repris Palmyre, et Radovan Karadzic a été condamné à 40 ans de détention par TPIY, en raison des génocides et autres crimes de guerre contre l’Humanité, pratiqués au cours du Conflit en Bosnie.

Attentifs, pourtant, à Tout ce qui concerne l’Humain, les amateurs des Débats qui ont lieux au Café des Phares®, s’y sont réunis le dimanche 27, pour s’entretenir d’un sujet spécifique, en l’occurrence, politique, formulé par la question fatale : « Peut-on se libérer de l’Etat ? », au cours d’un Débat animé par Gregory Dabadie.

Voyons ! L’ETAT serait-ce un MALHEUR, … une HORREUR, de laquelle nous aurions à nous débarrasser, comme de la Peste ? La « Liberté », on sait ce que c’est ! C’est la situation de celui qui n’est sous la contrainte ou la dépendance de personne… et, étymologiquement, se « Libérer », provient du latin ‘liberare’ (‘liber’=LIBRE), Victor Hugo entendant « qu’elle commence là où l’ignorance finit. En tous cas, les Humains en jouissent en vertu d’un triple Droit : 1) Naturel, 2) Civil, 3) Politique, voire Moral.

L’« Etat », lui, a une double signification : a) Organisation politique et juridique d’un Territoire, Historiquement légitime ou, b) En vertu d’une Conquête, la coordination des actions à entreprendre afin de maintenir l’Ordre, des Sujets étant soumis à la Gouvernance d’un Roi, d’un Prince, d’un ou d’un Chef d’Etat, historiquement légitime, ou c), par un « Coup d’Etat ».

« Peut-on s’en libérer ? » La réponse est NON, à moins de vivre en ANARCHIE, un noble idéal de transformation de la société, assez ardu à mettre en pratique, sur lequel beaucoup d’intellectuels se sont interrogés, tels Georges Woodcock, Proudhon, Stirner, Jean Jacques Rousseau, Bakounine, ou Tolstoï, qui répandirent largement leurs idées, aussi bien en Russie, qu’en France, en Espagne et en Italie.

Qu’en avons-nous fait ?

Les uns dirent que « ça fait penser aux Lois sur le Travail », d’autres « aux Entreprises qui en font le commerce », « qu’il y a des Etats dictatoriaux », que « nous vivons dans un royaume de morts », « que la Commune de Paris a avorté », « que l’Etat c’est à chacun de le ‘faire tous les jours’», que « l’Etat, c’est nous, mais nous sommes passifs », un autre « que nous partons d’un préjugé négatif, alors que les Etats ne sont pas tous les mêmes », ou que « ce sont les ‘énarques’ qui se trouvent au pouvoir, au bout du compte » …

Enfin ! Dans l’ensemble, on partait d’un préjugé plutôt négatif, jusqu’à ce que l’heure romantique arrive et que Tout devienne Poésie, dont Gilles prit le soin.

- Quelle est la différence entre une mini-jupe et un bon discours ?

- Il y en a pas ! Ca doit être assez court pour maintenir l’attention… et assez long pour couvrir l’essentiel !!!

Carlos

Et voici le compte-rendu d’Emmanuel Mousset :
Hier matin, au café philo des Phares, place de la Bastille à Paris, l’animateur était un jeune prof de philo, Grégory Darbadie, enseignant à Aulnay-sous-Bois et auteur de l’ouvrage « Paris Philo », paru l’an dernier (vignette 1). Surprise : il m’apprend qu’il a vécu à Saint-Quentin, de 6 mois jusqu’à l’âge de 5 ans et demi place de l’Hôtel de Ville ! Autre coïncidence : il habite à Pantin, où j’ai vécu de nombreuses années. Il a mis en place, dans la bibliothèque municipale de cette ville, un café philo. Le monde est petit, plein de chassés-croisés inattendus.

J’étais en bonne compagnie (vignette 2) : à mes côtés, mon ami Gunter Gorhan, l’un des fondateurs historiques de ce premier café philo, au début des années 90. Nous avons eu le plaisir de l’accueillir plusieurs fois à Saint-Quentin. A notre table, Jean-Jacques Rousseau s’était invité (à droite, en costume d’époque). Sujet de la séance : Peut-on se libérer de l’Etat ? Plusieurs courants de pensée, souvent opposés, répondent pourtant positivement à cette question : les anarchistes révolutionnaires, les libertariens ultralibéraux, les décentralisateurs girondins. Paradoxe pour paradoxe : Karl Marx, qui a inspiré malgré lui des régimes totalitaires, espérait, dans sa société communiste, un « dépérissement de l’Etat ».

N’y aurait-il que Louis XIV qui s’en fasse le défendeur ? « L’Etat, c’est moi ! » fait-on dire au monarque absolu. C’est une boutade : un Etat, ce n’est jamais une seule personne, ni même quelques-unes, mais un ensemble vaste et indéterminé d’institutions, d’administrations, de lois, de territoires et de fonctionnaires. C’est une machine ou un appareil, qui pose le problème de son utilité, de son utilisation et de ses dysfonctionnements. Nietzsche qualifie l’Etat de « monstre froid » : c’est un nouveau paradoxe, car un monstre a le sang chaud, et c’est ce qui le rend dangereux. Hobbes file aussi la métaphore monstrueuse, en parlant de Léviathan.

Il a été aussi question de Montesquieu, Engels (son ouvrage « L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat », association intéressante), Platon (le « noble mensonge », l’appelle-t-il dans son livre « La République »), jusqu’à La Fontaine, sa fable « Le loup et le chien », où il est montré qu’il vaut mieux être un loup famélique et libre qu’un chien gras avec collier. Mais de quel Etat parle-t-on ? Entre Etat de droit, Etat providence ou Etat autoritaire, les variantes sont nombreuses. Milos Forman, laissant le communisme pour le capitalisme, a eu cette formule : « J’ai quitté un zoo pour la jungle ». Le choix est-il entre le fouet du dompteur ou les mâchoires du fauve ?

Aujourd’hui, nous avons l’impression ambivalente qu’il y a de moins en moins d’Etat (nous déplorons son retrait, son impuissance, son inefficacité) alors qu’il y a, de fait, de plus en plus d’Etat (subventions, réglementations, aides de toute sorte). Ne faisons-nous pas l’Etat à notre image ? Il est la projection de nos rêves, de nos fantasmes, de nos angoisses. L’Etat, c’est moi ? Contre le souverain de droit divin, le café philo des Phares s’est institué en Commune de libres citoyens, proclamant plutôt : L’Etat, c’est nous !l’investissant, à petite échelle, de la souveraineté populaire.

Selon la tradition, c’est notre ami poète (vignette 3) qui a conclu nos discussions, pour nous montrer, en bonne poésie, qu’il y a une ivresse des mots, dont il faut à la fois se réjouir et se défier. La philosophie a aussi ses limites.
Pour voir les photos et commentaires, son blog : http://jaitantdechosesavousdire.blogspot.fr/2016/03/letat-cest-nous.html

Débat du 3 avril 2016: « La violence peut-elle avoir raison? », animé par Claude Grognet.

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Posted on 6th avril 2016 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la semaine allant du 28 mars au 3 avril 2016, le Monde a vécu des moments bouleversants, et la France n’en fut pas épargnée, Paris se trouvant toujours sur le devant de la  Scène lors des événements les plus spectaculaires, qu’il s’agisse d’Attentats, de Journées Créatives, ou de Congrès, telles que « La journée des innovations », organisée par le Ministère de l’Education Nationale, « La Mobilisation générale contre les Lois du Travail », engageant des centaines de Lycéens, ou de Congrès : « Le Congrès de la IDRRIM », le Congrès des Syndicats UNSAF, le Congrès des Audio-prothésistes, le Congrès de la Fédération Européenne des Syndicats, Congrès de la Prestation Intellectuelle, auxquels il convient d’ajouter, évidemment, les Manifs, comme celle de « Courir pour la Vie », à Chalons en Champagne. Pourtant, tout  cela, n’a pas empêché les amateurs de Philosophie, de se réunir comme habituellement, chaque dimanche, au Café des Phares®, le 3 avril se faisant autour de l’animateur auquel revenait la tâche de célébrer notre messe, en l’occurrence, Claude Grognet, qui nous a invité a disserter sur le sujet « La violence peut-elle avoir raison ? », choisi, par lui, parmi une quinzaine d’autres !

Ce qu’est la Violence, ne constitue un secret pour personne ! Dérivé du latin ‘vis’, voire ‘violentas’ (issu du verbe ‘volere’, ‘vouloir’), le terme signifie, ‘étymologiquement’, le fait d’agir, contre quelqu’un, ou le faire réagir, en dépit de sa volonté, en employant la force, la provocation, ou l’intimidation, afin d’y arriver !!! Pareil, pour « se faire violence », autrement dit, s’imposer, à soi-même, une attitude contraire à celle que l’on aurait normalement à vivre dans une situation paisible, et on peut ajouter, encore, qu’un tel événement peut être constitutif d’un bouleversement naturel, soit-il une Tempête climatique, un Volcan, ou la furie d’un Cyclone.  La Raison, de son côté, dérivant de « ratio », consiste dans la qualité, propre à l’esprit humain, lui permettant de fixer les critères de « conformité à une Loi, naturelle ou réfléchie », en tous cas, capables de l’aider à faire la distinction entre la « Vérité » et « l’Erreur », ainsi que le « Bien » et le « Mal ». Le verbe, Pouvoir, lui, exprime, tout simplement, l’hypothèse d’un possible, ou la capacité de le créer. Pour sa part, Avoir, a le multiple sens de : 1, posséder, 2, acquérir 3, disposer de… 4, éprouver !

Alors ? Revenons à nos moutons, dans l’interrogation, La Violence peut-elle avoir raison ?, il  paraît être question du souci d’évaluer la capacité d’agir d’un type d’ETAT d’ESPRIT, dépourvu de « Vouloir », donc, causé par des circonstances particulières, et dépourvu de vouloir, donc, face à des expérience aléatoires, elle ne peut RIEN ! Elle n’a pas de Vouloir, ni des capacités pour formuler un Jugement, et encore moins … des qualités intrinsèques ou critères moraux pour le faire. C’est un état constitutif des choses qui, de surcroît, est à même de TOUT bouleverser, lorsque, pour ce-là, les conditions nécessaires se conjuguent. Ce sont les animaux, et même les êtres inanimés, comme les Conditions atmosphériques, qui exercent leur violence instinctive, physique, ou naturelle, au point de bouleverser l’Habitat, et même, le Travail constructif et patient, élaboré par ses congénères, pourvus d’Intelligence et de Logique ! Qu’a-t-on fait ?

Inspirés de Max Weber, les uns se demandaient, « s’il ne s’agissait pas, là, d’un état de nature », d’autres,  « de Folie ! », d’autres encore « se référaient à Lacan », « à l’Ignorance ! », « à la Signifiance ! », d’aucuns évoquant même, « la Nature », « les Instincts », « les années 70 », «  la Consommation »,  «  la difficulté à porter un Jugement », que « son père était Pallas, sa mère Styx, le fleuve des enfers, et sa sœur Niké », voire, établissant la différence entre «généalogie et morale », « la force et la suprématie militaire », tout en se demandant si « un Etat peut réagir par la violence, au cas où un Martin Luther King se lève, démontrant que la violence est relative », et « le cas d’’Exodus’, un pays, le Danemark s’étant abstenu de toute persécution sur les Peuples ciblés » ! « Badiou, naturellement, fut aussi évoqué, pour son analyse des processus de violence », et l’on fait remarquer que « si l’on avait stoppé Hitler, toute cette hécatombe n’aurait pas eu lieu »…

Bref ! Comme toutes choses ont une fin, le Débat est arrivé à son terme, une fois que Gilles l’a transformé en Poésie !!!

:-) L’expérience est cette chose merveilleuse, qui vous permet de reconnaître une erreur, quand vous la faites à nouveau…

Carlos

Débat du 10 Avril 2016: »Que dévoile notre combat contre le Dogmatisme? », animé par Georges Sefinal.

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Posted on 11th avril 2016 by Carlos in Uncategorized

« Crazy-Love » (Amour Fou), tel était l’inscription affichée sur le Tee-shirt d’une des clientes de l’établissement duquel je sortais, et cet « Amour Fou », nous concernait, Tous, le peuple philosophe s’y entretenant du cheminement des Idées dans la Cité, cette fois-ci, au terme d’une semaine chargée d’événements assez singuliers, comme les difficultés des agriculteurs Hollandais face aux parasites, les révélations de journalistes européens qui, travaillant de concert, sur le monde des d’affaires, ont réuni plus de onze millions de documents, « Panama Papers », mettant en cause 214.000 sociétés offshore, ce qui sème la panique dans l’Univers de la finance. En France, un mouvement de contestation citoyenne, « Nuit Debout » se répand en occupant les places publiques dans une soixantaine de villes, s’inspirant du mouvement espagnol « Podémos ». Le peuple philosophe, lui, allait se consacrer au Débat hebdomadaire du Café des Phares® en l’occurrence: « Que dévoile notre combat contre le Dogmatisme ? », dont l’animation était laissée, ce dimanche 10 avril 2016, à la charge de Georges Sefinal.

Il y avait là, la certitude d’un COMBAT, et qu’il était porté contre le DOGMATISME. Mais encore ?

Voyons, donc ! « Dévoiler » est la définition même de Vérité, (a-litheia=enlever le voile) recherchée par Tout philosophe qui s’estime. De son côté, DOGMATISME, du grec « DOGMA », évoque une constance de l’esprit, tel que l’opiniâtreté, consistant à, sans la mettre en cause, tenir pour vraie une doctrine, s’opposant donc, au scepticisme, doute raisonné, ou au sophisme, argument douteux, sous l’apparence de vérité, auquel  KANT fait face, avec le « questionnement critique ».

Finalement, COMBAT, est un terme qui exprime l’action d’un, ou plusieurs adversaires qui s’affrontent, loyalement, sans évoquer l’âpre lutte des polyglottes, car il y en a qui disent qu’il faut parler, au moins, 3 langues pour se comprendre (celle de sa naissance, l’anglais, pour s’entretenir d’affaires, et l’italien, pour parler d’amour). Or, la langue n’est pas un trois pièces, (veste, gilet, pantalon, voire, blouse, jupe, et collant !) Elle est un outil… et un obstacle, voulu, par la force des choses, la transparence étant nuisible à l’évaluation des distances et ce n’est que rationnellement et pragmatiquement que l’on peut arriver à embrasser l’ensemble des phénomènes qui tentent de nous échapper.

Comment expliquer une telle réalité ? C’est le problème auquel se sont coltinés les participants présents, les uns arguant que « toute idée peu devenir incohérente », « la Vérité finit par se transformer en Dogme », d’autres maintenant que « les gens confondent croyance et religion, alors que sans elle, on est toujours tranquille », ou encore que « le Dogme est rigide comme 2 et 2, qui font 4 », que « la Vérité nous pète à la gueule », « certains sujets sont absurdes, tel celui de la croyance »… etc. !

Au terme du temps qui nous était alloué, Gilles mit, pratiquement fin à l’opération intellectuelle, au moyen de ses vers : « Dogmatisme/ Opinion/ Attitude intellectuelle/ Raison… », l’esprit de Marc Sautet revenant, encore, envoûter la Salle, un instant, par l’évocation que l’on en a fait !!!

La forme des Pyramides le prouve, … l’Homme a toujours tendance à en faire de moins en moins !!!

Carlos

Débat du 17 Avril 2016: « Se moquer de la philosophie, est-ce, philosopher? », animé par Eric Zernik.

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Posted on 19th avril 2016 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la semaine du 11 au 17 Avril, le Monde a vécu bien des péripéties, telles que des sérieuses secousses sismiques au Japon et en Equateur (le plus grave depuis 40 ans), tandis qu’au Brésil, la Présidente, Dilma Rousseff se trouvait menacée de destitution, pour avoir falsifié les Comptes Publiques, afin de faciliter sa réélection de 2014, alors que de gros scandales de corruption secouent le pays, bien qu’elle y soit pas associée. De son côté, avant de partir en voyage diplomatique en Jordanie et en Egypte, le Président, François Hollande, ayant été interrogé, à la TV, par 4 français, pendant près de 2 heures, a soutenu que « la France va mieux… », ce qui a encouragé les aventuriers de la Pensée, à se déplacer jusqu’au Café des Phares®, où le débat, hebdomadaire, animé par Eric Zernik, portait, le 17 Avril 2016, sur le sujet « Se moquer de la philosophie, est-ce, vraiment, philosopher ? »

En somme, « Peut-on rire de Tout ? » La Sagesse, la plus basique, dira « Oui !!!… Mais pas avec n’importe Qui ! »

Alors ? Il est clair, donc, que l’on peut se moquer, également, de la philosophie, et je dirais même, tout en philosophant!!! Les philosophes grecs, les « stoïciens » (disciples de Zénon), et particulièrement, les « cyniques », tels Antisthène et Diogène de Sinope, (dont l’attitude publique consistait à adopter des postures scandaleuses, comme aller pieds nus, se masturber en public, cracher au visage des gens, et administrer leur enseignement à coups de bâton), nous l’ont appris ! La Vie, aussi bien que le Bonheur, sont de courte durée, la Foule faisant son propre Malheur, car nous vivons en Esclaves, prétendant, néanmoins, à la Gloire, aux Richesses, au Ciel, au lieu d’accepter notre Vie, telle qu’elle est. C’est ce qu’a prétendu Descartes, ou du moins, le pratiquant, au cours de son enseignement…

Quoique, Le « rire »… ça s’apprend ! Ou ça s’exprime ?

La MORALE nous donne, pourtant, des règles de Conduite prétendant être universellement valables, voire, celles qui concernent le Bien, l’Intérêt, le Devoir ! Est-ce être philosophe ?

En somme, dans l’acte de philosopher, il s’agit d’une élévation de la pensée, transformée en ‘contemplation’, faits auxquels Platon se réfère dans l’allégorie de la caverne, le philosophe ne quittant le monde sensible que pour y redescendre, afin de gouverner la Cité Idéale, dont le développement, affiné par Hegel, permet d’en saisir toute la rationalité !

Le public n’a pas manqué d’imagination, les uns se conformant au fait que « l’apprentissage de la philosophie n’est pas facile »,  d’autres que « l’Eglise a condamné le rire », quelqu’un ayant  fait mention de l’opus dû à Humberto Ecco, ‘Le nom de la Rose’, alors que « le rire est le propre de l’Homme », tels, qu’inspiré d’Aristote, l’a perçu Rabelais, dans « Gargantua » !

La Salle, néanmoins, s’est largement exprimée, les uns faisant valoir que « philosopher est apprendre à le faire, ce qui n’est pas facile », d’autres que « l’Eglise a condamné le rire », ou que « c’est quelque proche  de ‘Le nom de la Rose’ dû à Humbert Ecco », à quoi fut ajouté que « Le Catholicisme se pétrifie », « qu’il nous faut des actes et point de paroles », que « l’humour est spirituel, l’ironie sarcastique », etc., etc. !

Le Temps réglementaire étant arrivée à son terme, Gilles siffla la fin de la partie au moyen de son lyrisme poétique, et le Jeu était joué !!!

Question : « Faut-il réévaluer la spéculation Astro-Mythologique de Freud, dans son approche Structuraliste de la Psychomatique Fliessienne ? »

Réponse : Ca dépend !!!

Carlos

Le 24 avril 2016, le débat sera animé par André Stamberger.

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Posted on 20th avril 2016 by Gunter in Uncategorized

Débat du 24 Avril 2016: « Qu’est-ce qu’être riche ? », animé par André Stamberger.

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Posted on 25th avril 2016 by Carlos in Uncategorized

« Et pourtant elle tourne ! » Soupira, avec 70 ans, Galileo Galilei qui, condamné à la mort par l’Inquisition, devait se dédire de son allégeance au système héliocentrique de Copernic, entendant que la Terre tourne autour du soleil. Non seulement elle tourne, mais les Hommes réfléchissent, et y créent des tas de théories, entre autres, économiques, comme celles de « croissance » dues à Adam Smith et David Ricardo, ou de Solow qui, lui, conçoit, à sa base, le ‘travail’, la ‘productivité’, et le « progrès technique », voire des événements scientifico-politico-sociaux, que Karl Marx a finement analysés, en compilant son Œuvre mondialement connue, et génératrice de résistances sociales « Le Capital ». Se considérant, généralement  en mesure de faire face, les amants de Sophie, se sont réunis à la Bastille, le dimanche, 24 Avril 2016, au Café des Phares®, pour rendre hommage à la Sagesse, donc, se souciant de savoir, « Qu’est-ce qu’être riche ? », aidés, dans leur quête, par André Stamberger.

Bonne question !!! On se le demande qu’est-ce qu’un tel phénomène qui, à part l’Héritage, ou tous systèmes de Roulettes, Loteries, Actions d’Entreprises,…ou le Vol, rarement se produit, d’un claquement de doigts !

Il se peut que ceux, qui ne le sont pas, le sachent, sans en être envieux, mieux que les chanceux qui le sont, et recourent à tous les moyens, pour en assurer la possession, tels que le dessous de matelas, soupières, chaussettes… à portée de main de fins cambrioleurs !!! ou d’astucieux voleurs, tels Mandrin, Billy le Kid, Robin des Bois, Arsène Lupin, et toutes les Mafia, comme la ‘Camorra’, la ‘Cosa Nostra’ qui se sont imposées, par la violence la corruption, un Pouvoir occulte, incontournable, surtout en Sicile, au Japon, en Russie et en Chine, Pouvoir symbolisé, bien à propos, par une Pieuvre !

Des doigts, avares de parole, se sont levés, pour dire, « Etre riche, ce sont des patrons, qui gagnent des mille fois le SMIC », « la richesse, est celle du cœur », « on est toujours ‘le pauvre’ de quelqu’un », « Riche, c’est être libre de dire ‘zut’ aux autres », « être libre de pouvoir… pouvoir faire », « le riche est un esclave qui n’a pas l’occasion d’être pauvre », « il y a des gens qui ont des Coffres-forts, pleins de Van Gogh », « aller dans les Biennales » « avoir des ‘couverts en argent’ », « j’ai été fasciné par  la famille Rothschild », « je pense à McArthur et la guerre de Corée », « les riches méconnaissent leur richesse, les pauvres leur pauvreté », « la richesse est résultat d’un effort, et les ‘Châteaux sont achetés par des riches…  », « dans Proust, on savait placer les favoris, et il est, lui-même, tombé dans le piège des glorioles du pouvoir», etc.

Usant de ‘vertu’, j’ai cédé mon droit à la parole, au gars qui se trouvait au Comptoir… et il a dit « Mon père était Styliste et, en Iran, il a fondé 2 écoles de mode ; mais, j’ai perdu mon père, et ma mère a commencé à philosopher… ».

Puis, ce fût le moment de donner la parole, à ceux qui la prenaient pour la première fois… et les échanges se sont poursuivis, quelques instants… jusqu’à ce que  Gilles s’en empare, pour traduire le polilogue  en vers, le débat haletant, encore, quelques instants, par la suite…

« Et pourtant elle tourne ! » Soupira, avec 70 ans, Galileo Galilei qui, condamné à la mort par l’Inquisition, devait se dédire de son allégeance au système héliocentrique de Copernic, entendant que la Terre tourne autour du soleil. Non seulement elle tourne, mais les Hommes réfléchissent, et y créent des tas de théories, entre autres, économiques, comme celles de « croissance » dues à Adam Smith et David Ricardo, ou de Solow qui, lui, conçoit, à sa base, le ‘travail’, la ‘productivité’, et le « progrès technique », voire des événements scientifico-politico-sociaux, que Karl Marx a finement analysés, en compilant son Œuvre mondialement connue, et génératrice de résistances sociales « Le Capital ». Se considérant, généralement  en mesure de faire face, les amants de Sophie, se sont réunis à la Bastille, le dimanche, 24 Avril 2016, au Café des Phares®, pour rendre hommage à la Sagesse, donc, se souciant de savoir, « Qu’est-ce qu’être riche ? », aidés, dans leur quête, par André Stamberger.

Bonne question !!! On se le demande qu’est-ce qu’un tel phénomène qui, à part l’Héritage, ou tous systèmes de Roulettes, Loteries, Actions d’Entreprises,…ou le Vol, rarement se produit, d’un claquement de doigts !

Il se peut que ceux, qui ne le sont pas, le sachent, sans en être envieux, mieux que les chanceux qui le sont, et recourent à tous les moyens, pour en assurer la possession, tels que le dessous de matelas, soupières, chaussettes… à portée de main de fins cambrioleurs !!! ou d’astucieux voleurs, tels Mandrin, Billy le Kid, Robin des Bois, Arsène Lupin, et toutes les Mafia, comme la ‘Camorra’, la ‘Cosa Nostra’ qui se sont imposées, par la violence la corruption, un Pouvoir occulte, incontournable, surtout en Sicile, au Japon, en Russie et en Chine, Pouvoir symbolisé, bien à propos, par une Pieuvre !

Des doigts, avares de parole, se sont levés, pour dire, « Etre riche, ce sont des patrons, qui gagnent des mille fois le SMIC », « la richesse, est celle du cœur », « on est toujours ‘le pauvre’ de quelqu’un », « Riche, c’est être libre de dire ‘zut’ aux autres », « être libre de pouvoir… pouvoir faire », « le riche est un esclave qui n’a pas l’occasion d’être pauvre », « il y a des gens qui ont des Coffres-forts, pleins de Van Gogh », « aller dans les Biennales » « avoir des ‘couverts en argent’ », « j’ai été fasciné par  la famille Rothschild », « je pense à McArthur et la guerre de Corée », « les riches méconnaissent leur richesse, les pauvres leur pauvreté », « la richesse est résultat d’un effort, et les ‘Châteaux sont achetés par des riches…  », « dans Proust, on savait placer les favoris, et il est, lui-même, tombé dans le piège des glorioles du pouvoir», etc.

Usant de ‘vertu’, j’ai cédé mon droit à la parole, au gars qui se trouvait au Comptoir… et il a dit « Mon père était Styliste et, en Iran, il a fondé 2 écoles de mode ; mais, j’ai perdu mon père, et ma mère a commencé à philosopher… ».

Puis, ce fût le moment de donner la parole, à ceux qui la prenaient pour la première fois… et les échanges se sont poursuivis, quelques instants… jusqu’à ce que  Gilles s’en empare, pour traduire le polilogue  en vers, le débat haletant, encore, quelques instants, par la suite…

Deux amis se partagent un gâteau. Celui qui coupe fait 2 parts très inégales et, ayant prit la plus grosse, son copain le lui reproche, disant que c’est ‘très impoli’…

- Qu’aurais-tu fait à ma place ? lui demande l’autre.

- J’aurais pris la plus petite !

- Alors, de quoi tu te plains ? Tu l’as !!!

Carlos

Puis, afin de terminer la journée, en beauté, ceux qu’ainsi le désiraient, se sont déplacés, à l’Entrepôt, et ainsi poursuivre leur cavalcade, assistant à un Ciné-Philo, qui avait, comme propos, le film « Les Chevaliers blancs », Daniel Ramirez ayant animé le riche Débat qui s’en est suivi. C…..

Un nouveau café philo est né !

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Posted on 26th avril 2016 by Gunter in Informations |Manisfestations - Abécédaire

Café PHILO
Venez découvrir une autre façon de faire de la philo
Chez Couleurs à croquer
Jeudi 12 mai 20h Le bonheur, une idée neuve ?
animé par Stéphane Cottin
Place de l’Eglise, Charenton-le-Pont, tél. 06 60 83 27 57

Débat du Premier Mai 2016: « Peut-on vivre sans travailler? », animé par Bruno Leucoris.

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Posted on 3rd mai 2016 by Carlos in Uncategorized

Si l’on se penche sur les événements de la semaine, allant du lundi 25 avril, au Premier Mai 2016, on verra que, dans une action protestataire , les ‘Intermittents du Spectacle’ ont occupé le Théâtre de l’Odéon, ainsi que la Comédie Française afin de peser sur les négociations, en cours, sur leur Assurance Chômage et ont obtenu gain de cause. Par ailleurs,  de nombreuses autres manifestations sociales ont été réprimées de plus en plus brutalement par les Forces de l’Ordre, le tout culminant, parallèlement, avec le proverbial Débat hebdomadaire qui a lieu au Café des Phares®, ce jour-là, les participants s’étant intéressés  à la question «Peut-on vivre sans travailler ?», ce boulot étant confié à l’animation de Bruno Leucoris.

Quand on fête,… on fête…, et il y avait de quoi !!! Le Premier Mai ! La Fête du Travail ! Le Muguet !!!

On pourrait commencer par le plus pénible !

Le TRAVAIL, dont le terme, dérivé du latin populaire, tripaliare, (tourmenter) s’est retourné vers l’instrument de torture « Tripalium », à l’origine façon de ferrer les bœufs. Ainsi, le sens de souffrance subsiste, désignant, entre autres, les travaux serviles, comme ceux des champs, le service militaire ou même, douloureux, à l’exemple de ceux de l’enfantement des femmes. Au fond, toutes les activités pénibles, endurées par l’homme, afin de faire face à la réalité, ont été prises en considération depuis Aristote, qui différenciait « poïêsis et praxis », et mises en théorie par Ricardo (XVIII/XIX siècle), puis Marx (1818/1883), qui la qualifiait de « quantité de travail, socialement nécessaire, pour déterminer la valeur économique des marchandises », jusqu’à Hannah Arendt qui différencie, Travail-Oeuvre et Travail-Activité, à partir des réflexions d’Aristote.

Puis, il y avait Le PREMIER MAI, « Labor Day », célébrant les luttes des ouvriers qui, en 1886, à Chicago, un ‘œillet à la boutonnière’, s’efforçaient d’obtenir les huit heures de travail, mouvement réprimé violemment. Il fut reproduit par Saint Juste, qui, commandait les « sans Culottes » ; des Anarchistes, ont été condamnés à mort et pendus  le 11 octobre 1887, vendredi noir qui déboucha sur la Révolution Française de 1889, Jules Guesde créant, alors, la Fête du Travail en 1890, une de telles manifestations, menée par Fabre d’Eglantine, ayant tourné au drame, lors qu’une sévère Fusillade, du Pouvoir, provoqua 9 morts…

Enfin, Le MUGUET, («convalaria megalis », de la famille des Liliacés), est une plante liée à la magie, la légende voulant qu’elle ait été créée par Apollon, afin de tapisser le sol du mont Parnasse , pour que les 9 Muses ne souffrent point en marchant sur le sol ! Les Romains ont continué la tradition, et des Bals étaient, alors, organisées pour les jeunes filles, en dehors de la présence de leurs parents.

Enfin ! Les Participants au Débat, n’ont pas esquivé la question, faisant valoir que « si l’on travaille on souffre », « qu’une vie, sans travail, n’existe que dans l’Eden », « qu’il y a 14 millions de retraités en situation dramatique », que « qu’on le veille ou pas, on joue sur la morale », « que Jérôme Bosch représente l’Eden  comme un jeu », « que la vie moderne fait des Hommes des prolétaires », « que la vie des gens ressemble à celle d’un ‘Club Med’ », « ou à la ‘Grande bouffe’ », « qu’Hanna Arendt, reprend le thème de la société horizontale »,  « qu’il faudrait revaloriser le Travail », « qu’il y a un âge pour philosopher », un autre affirmant qu’il est « retraité depuis 24 ans », « que le Travail signifie responsabilité », « que Max Weber s’est référé au désenchantement du Monde », « qu’il y a un âge pour ‘vivre’, un autre pour ‘philosopher’ », le Tout étant, comme habituellement, clos par la veine poétique de Gilles !!!

Définition : « Paresse  : habitude de se reposer avant la fatigue ». Jules Renard.

Carlos

Le débat du 8 mai 2016, animé par Daniel Ramirez : « La nuit debout, permet-elle de rester eveillé ? »

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Posted on 4th mai 2016 by Gunter in Uncategorized

Débat du 15 Mai, 2016: « L’Amour est-il un Art ou une Vertu? », animé par Michel Turrini.

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Posted on 17th mai 2016 by Carlos in Uncategorized

Le lendemain d’une « Nuit Debout », mouvement social, inspiré d’autres mouvements européens qui, ayant pour but d’imaginer d’autres façons de faire de la Politique, en France des milliers de gens ont occupé les artères des grandes Villes, afin d’entraver le recours à l’article 49, qui permettrait au Gouvernement de poursuivre sa réforme du Code du Travail, alors que d’autres projets portaient, ailleurs, dans l’Espace Culturel français, sur la Littérature francophone, à propos de Colloques sur l’écriture théâtrale, ainsi que d’un regain d’intérêt pour l’œuvre d’Albert Camus, le 15 Mai 2016, au Café des Phares® eut lieux l’habituel débat philosophique hebdomadaire qui, choisi et animé par Michel Turrini, portait tout bonnement sur la question : « L’Amour est-il un Art, ou une Vertu ? »

Va savoir !!! En tous cas, il a été chanté par des Poètes, pratiqué par Tous les Humains, dont quelques uns ont excellé, au point que les Mémoires de leurs Faits, soient devenues des Romans célèbres dans le monde entier. Serait-ce l’un ou l’autre ? Art ou Vertu ? Au regard de l’Amour, nous avions déjà à considérer cinq cas d’espèce, c’est-à-dire, Sophia, ou Amour de la Sagesse, Eros, autrement dit, la Relation charnelle, intime…, et Agapé, le Rapport désintéressé, divin, qui s’oppose à la haine… Puis, on pourrait y ajouter Himeros (désir platement amoureux), et, enfin, Philo, ou philein (plus concrètement, l’amour social) ! Est-ce, donc, un Art ? Ou serait-ce une Vertu ? Bien malin celui qui en distinguerait la nuance !!!

Si on le considère comme Art, où arrivera-t-on à le classer, sinon dans le chapitre « Esthétique », discipline ayant vocation à réfléchir sur le Beau, soit en tant que valeur propre, ou, alors, dans ses manifestations, prêtant, dans ce cas, le flanc à la Psychologie, voire à la Sociologie… en tous cas, à ce qui a un rapport avec les Sens ! Peut-on en faire une Synthèse ? Chaque Relation, eue, ou a avoir, est quelque chose de surprenant, pas banale, mais plutôt hasardeuse, concernant quelqu’un, et comportant un risque, le risque de la nouveauté et, par conséquence, un certain danger. Il s’agit du Récit d’une Aventure humaine qui s’étend, parfois, sur plusieurs Générations, entre grands Parents et Petits Enfants, les étalant, sur plusieurs siècles, témoignage dont les Cimetières gardent le Registre !

Avides de se manifester, les participants à l’événement, ont évoqué « Ovide, et ‘l’Art d’aimer’ », « ‘Agapé’ (amour divin, audible, mystérieux et immatériel), en interaction avec ‘Eros’(attraction sexuelle) », et même « la figure de Hitler », ou l’opinion que « l’Amour est une construction, complexe »,  « qu’aimer’ et ‘être amoureux’, ce n’est pas pareil », poursuivant… ou encore, que… « nous sommes des êtres naturels », « notre société est basée sur des Concepts… », etc., etc…..

…jusqu’à ce que, comme d’habitude, Gilles ne résume tout en rimes libres et, après quelques balbutiements de plus, les Lumières dont Sophie, qui ont rayonné de tous ses Feux et de tous ses Charmes, s’éteignirent, l’arbitre de la Partie mettant un terme à la Controverse…

- Oh ! T’as vu ? « Un mouche !!! »

- C’est pas « Un mouche ! » C’est une mouche !!!

- Dis, donc ! T’as d’bons yeux, Toi !!!

Carlos

Débat du 22 Mai 2016: « La rivalité est-elle féconde ou nocive? », animé par Gunter Gorhan.

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Posted on 23rd mai 2016 by Carlos in Uncategorized

La semaine du Lundi 16 Mai, au Dimanche 22, fut assez rude, à tous les points de vue, l’incompréhensible  Crash d’un avion d’Egyptair, dont les causes (accident ou attentat) restent à déterminer, ayant provoqué 66 morts, tandis que la pénurie de Carburant se fait sentir, surtout dans le Nord et dans l’Ouest de la France, suite à des mouvements sociaux qui bloquent les raffineries, afin de protester contre la nouvelle « Loi Travail », les Partis Populistes se trouvant en très forte augmentation partout, dans le monde démocratique, notamment, en Amérique, en Pologne, et en Autriche… C’est, peut-être la raison pour laquelle, le peuple philosophe, réuni au Café des Phares®, le 22 Mai 2016, s’intéressa à la question « La rivalité est-elle féconde ou nocive ? », au cours du Débat, animé, en l’occurrence, par Gunter Gorhan.

C’était le jour de sainte Emilie, dans le monde chrétien, Aemilius. Or, ce mot propre, dérive étymologiquement du mot latin, RIVUS, qui a le sens commun de ‘Rival’, c’est-à-dire, relation malaisée entre les personnes qui puisent l’eau de la même RIVIERE en somme, RIVALITE’, terme, qualifiant, par la suite, la concurrence sportive, industrielle, intellectuelle ou amoureuse entre deux personnes, en général dénommée, dans ce cas, de « Jalousie ».

Alors ? Fécond ou Nocif ?

Les participants au Débat se sont exprimés selon leurs avis, fondés certainement sur leurs propres expériences, (ou savoirs), les uns disant que « la vie se compose essentiellement de tristesse et de douleur, parfois même de paranoïa ou refoulement », d’autres « qu’il s’agissait d’un rythme », ou encore, que « ça dépend des enjeux ou des situations ». Le cas de « Caïn et Abel » fut aussi évoqué et, dans la foulée, celui de « John McEnroe et Jimmy Connors, en compétition », « la Chine face aux USA, dans une compétition sans vainqueur ni vaincu », et le fait que « la rivalité est aussi bien féconde que nocive », un autre opinant que « si l’on vient ici, c’est par ‘rivalité’ et point « ‘adversité’ », « j’ai travaillé pour IBM, apprenant que la ‘rivalité’ cherche ‘l’excellence », fit remarquer encore quelqu’un, et que « l’idée initiale se trouvait déjà dans l’Eden avec le Serpent », un autre le voyant « dans la Lute de Classes de Marx », un autre encore « dans les Salons de Mode », ou « chez les milliardaires » .

Gilles mit fin à l’exercice intellectuel, au moyen de sa verve et, après quelques sursauts, la séance toucha à sa fin !!!

Un fermier remplace par un jeune, son vieux coq qui dit à l’autre: « Toutes les poules sont à toi si tu me bats à la course, m’accordant, en raison de mon âge, 5m d’avance ! » « OK ! », fait le premier, et ils s’élancent. Le fermier sort et, voyant ça, abat le jeune coq, se plaignant : « On m’a encore vendu un coq, homo !!! »

Ceux qui ont bien voulu prolonger le Débat, se sont déplacés jusqu’au Cinéma l’Entrepôt, afin d’assister au film « Le Château de l’Araignée », œuvre du japonais Akira Kurosawa, d’après Macbeth de Shakespeare, une histoire donc de Rivalité, retraçant la dérive de généraux qui, rentrant de la Guerre, traversent la forêt, où ils rencontrent des esprits rôdeurs, leur annonçant la destinée qui les attend !

Carlos

Le débat du 29 mai 2016 : « L’expérience », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 25th mai 2016 by Gunter in Uncategorized

Débat du 5 Juin 2016: « Si rien ne nous sauve, la Poésie nous sauvera », animé par Christophe Baudet.

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Posted on 7th juin 2016 by Carlos in Uncategorized

Alors que, en raison d’une exceptionnelle crue de la Seine, due aux fortes pluies tombées, au cours de la semaine sur la Capitale, Paris se trouvait envahie d’eau et traversée par des tas de camions des Pompiers, chargés de prêter main forte à la population, en toute sérénité, au Café des Phares®, en présence des habitués du lieu, se déroula, le 5 Juin 2016, le traditionnel Débat philosophique, hebdomadaire qui, animé ce jour-là, par Christophe Baudet, portait sur l’affirmation de Jean Pierre Siméon, fondateur du Festival ‘Le Printemps des Poètes’, et empreinte d’une extrême confiance : « Si rien ne nous sauve, la Poésie nous sauvera ».

C’était vite dit, d’autant plus que, tranquillement assis devant sa boisson, aucun participant ne se sentait en péril, même s’il n’y avait pas dans la Salle, adonnée à l’exercice intellectuel hebdomadaire de haut vol, un seul gilet de sauvetage, ou l’ombre d’un canot !

Pourtant, vu le calme qui régnait sur place, certainement il était question d’un Danger auquel nous étions, sereinement sûrs de pouvoir  faire face !!! De quel Danger pourrait-il bien s’agir, duquel il était question de se sauver, la dernière issue étant la Poésie ?

Quelle Poésie ? La versification s’oppose à la prose, et évoque tout ce qui ne relève pas de la simple conversation, des grands théoriciens s’y étant exercés depuis l’antiquité et des traités de philo écrits en vers furent commis, un travail minutieux dû au fait que l’unité d’écriture est la syllabe, ce qui donne origine à des textes hexasyllabes, octosyllabes, décasyllabes… jusqu’à l’alexandrin (12 syllabes), Verlaine employant des vers impairs, en raison de sa préférence pour les sonorités, au détriment de la rime.

Il ne nous restait, donc, que le loisir d’en inventer un… ou plusieurs moyens de s’infliger des frayeurs, d’imaginer un Danger !!! De se faire Peur…, en attendant le Sauveur, en l’occurrence la Poésie !!! Et c’est ainsi que l’on a fantasmé,  les uns « sur le réel, dont le langage aurait du mal à estimer la portée », sans se référer à un quelconque effroi, auparavant ! Puis, on a cherché de l’aide, du côté du « signifiant et du signifié » des formules à même de repousser l’épouvante d’une soudaine Babel, ou la « stupéfaction », et même « l’imagination », dans la « poésie », par exemple, ou « Nietzsche, qui aurait une dent contre Kant », « arrivant tranquillement jusqu’à Hegel », « l’Histoire étant le lieu où Tout se passe », sans oublier le fait que « Jésus a expulsé les marchands du Temple », ou le génie d’ « Arthur Rimbaud, Descartes et Pascal », jusqu’aux « moments d’écriture aussi bien dans l’invention, la découverte, voire dans la réceptivité », et « le plaisir de la lecture, une éthique de l’être », « la beauté d’une fleur étant irremplaçable », comme « l’invisible de l’Infini, une Universalité qui nous réunit Tous ». Ouff !!!

Mais, il y avait là, aussi, un caractère prophétique ou eschatologique qui semblait fonder l’effroi. Il faut dire, en effet, que, « Devoir » est un nom masculin dérivé du latin « debere », pris substantivement, et que, en tous cas, il s’agit de ce à quoi la Loi, morale et sociale, oblige d’une manière générale chaque citoyen, qu’il s’agisse de Justice ou de Charité, Kant faisant la distinction entre le Devoir inconditionnel d’essence la Morale, et le Devoir conditionnel, relatif à la Conduite la plus convenable par rapport à un « péché », soit-il originel ou pas. En tous cas, il y a, là, une appartenance au Monde Intelligible, exprimé par le simple Concept, celui qui dans l’Action naturelle, désigne un phénomène, qui est la cause finale de nos actions, en dehors des « Devoirs de Mémoire », comme celui que l’on a, à l’égard des Victimes de la Guerre, alors que les Bourreaux sont humainement indignes, « Etre » se distinguant de « Devoir être » , c’est bien clair!

La Salle a réagit, faisant noter que déjà « Nietzsche se plaignait de Kant », « que l’Histoire est le lieu où les choses se passent », « que Jésus a expulsé les Marchands du Temple » ! On a, aussi, « fait référence à Baudelaire, Verlaine et Rimbaud », ainsi qu’à « Pascal ou Descartes et leur religiosité », voire « ‘La démarche poétique’ de Jacques Sojcher ! » D’autres se demandaient « si les gens qui parlent de poésie savent ce que c’est », ou si ceux qui se réfèrent « à la ‘réceptivité’, saisissent qu’il s’agit-là, d’un moment sublime entre le poète et le philosophe », « de l’invisible », « de l’infini », « de l’émotion » !!!, etc…

Enfin ! Gilles, le poète, a eu raison de TOUT… et, le soleil nous ayant accueilli, dehors, plein de caresses, au bout de ses rayons,… chacun s’est senti satisfait de ses câlins !!!

Un alpiniste glisse, au cours de son escalade et, pris d’effroi, crie : « Au secours ! Il y a quelqu’un ? » Une voix se fit entendre : « Je suis ton Ange gardien ! Rattrape toi à l’une des racines ». Celle-ci commençant à céder, il s’exclame, alors : «  Il y a quelqu’un d’autre ??? »

Carlos

La langue du poète

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Posted on 11th juillet 2016 by Gunter in Tribunes

La Langue’, une’ expression,
de communication,
et comme’- un … Lien, social,
humain, qui Vient, cordial,
intime … convivial,
universel … crucial,
« on n’habite pas’ un pays’,
on’ habite’ une Langue », Cioran,
La Langue’ est’ une … femme, hardie,
dont L’homme’ est’ un’ errant …

La Langue’ est transgression …
des Limites … des mots,
La Langue’ est transcendance …
de La Loi des mots,
une … métamorphose … transfiguration …
de mots denses … qui dansent,
et de La Langue … Le Langage …
qui … L’engage’,
Gilles Roca

Débat du 19 juin 2016: »Notre Monde est clos, mais notre désir est infini », animé par Daniel Ramirez.

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Posted on 21st juin 2016 by Carlos in Uncategorized

Au cours de la Semaine allant du Lundi 13, au Dimanche 19 Juin, pas mal d’événements sociaux-politiques, chargés parfois de tensions tragiques, eurent lieux à Paris, tels que des Grèves empreintes d’un caractère violent, d’autres plutôt joyeuses, comme la poursuite du Championnat Mondial de Football, parsemé, néanmoins, se résultats moyens mais suffisants, en ce qui concerne l’équipe nationale française, quoique avec des fâcheux problèmes avec l’hooliganisme. Indifférent à Tout ça, soucieux de trouver des réponses éclairées à ses questions métaphysiques, le peuple philosophe s’y est diligemment employé le Samedi 18, au Forum 104, puis le lendemain, dimanche, 19, au Café des Phares®, afin de cogiter, là, sur une problématique quasi transcendantale, au cours d’un débat qui, animé par Daniel Ramirez, portait sur l’affirmation : « Notre Monde est clos, mais notre Désir est infini ! ».

Comme par hasard, c’était la fête de Saint Romuald, (Ier siècle) dont les « visions » comportaient une échelle qui l’amènerait jusqu’au ciel… Pourtant, restant « les pieds sur Terre », voyons, déjà !!! Qu’entend-on, par Monde, Clos, Désir ou Infini?

1) Le Monde est…  (de «Mundus ») :

a) ensemble de ce qui existe… OK !

b) ce qui est bien fait, exceptant Dieu, lui même ! Pourquoi pas !

2) Clos, fermé, achevé… voire, un Terrain cultivé et clôturé par des haies. Très bien !

3) Désir, l’envie d’obtenir quelque chose, pour son plaisir ! Parfait !

4) Infini, ce pour quoi on ne peut concevoir aucune limite ! Sans doute !

Pourtant, que faire avec un « oui… mais… » ?

On a commencé remarquant « que l’on cherche ce qui nous manque ». C’est naturel ! Que « l’on cherche le sens ». Il vaut mieux ! Evoqué « la ‘flèche du Temps’ ». Tant qu’à faire ! Puis, ‘à hue et à diable’, on a trouvé qu’ « en matière scientifique on cherche la relation entre la ‘cause’ et ‘l’effet’ », et que « Tout a un sens ! », que « l’Effet est ‘l’assassiné’ la Cause étant ‘l’assassin’ », que « l’on passe, là, d’Aristote à la Métaphysique Quantique », que « le Monde se fait et se défait, sans que l’on sache pourquoi », que « les scientifiques sont plus modestes que les philosophes », « qu’un sens, fait appel à un autre sens… », « l’Idée de ‘Patriotisme’ », par exemple, etc., etc…

En somme ! Débat assez riche, en ordre dispersé…

Pour en finir, Gilles nous a gratifié de ses Vers inspirés et, après quelques balbutiements, encore, la session fût terminée, suivie du convivial échange d’idées, devant un verre, dehors  !

Carlos