Débat du 26 Janvier 2014: « La Liberté peut-elle faire peur? », animé par Gérard Tissier.

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Posted on 27th janvier 2014 by Carlos in Comptes-Rendus

Toujours en Janvier, de Janus, dieu aux deux visages, c’est-à-dire, le Commencement et la Fin, chargé donc des Portes, des Choix ainsi que des Changements, un Grand Lessivage était opéré sur terre, tel celui d’actualiser et différencier la règlementation concernant le Transport des Déchets au niveau Européen, d‘émettre des Nouveaux Principes au sujet des Appels d’Urgence Automatiques à partir des voitures accidentées, et des Directives toutes neuves propres à solutionner la Consommation du Tabac voyaient le jour… Enfin. Trop de problèmes pour notre gibecière, ce qui nous a enclin à nous tourner, donc, plutôt vers le Café des Phares®, où le Débat dominical portait, le 26 Janvier 2014 sur « La Liberté peut-elle faire peur ? », sujet choisi et animé par Gérard Tissier.

Insolite question. C’est la fleur au fusil et entonnant des chants effrontés que les Hommes partent, toujours stoïques, à la conquête de la Liberté, la « Liberté chérie » dont font cas les poètes. Dès lors, si l’on évoquait l’hypothèse d’une frayeur provoquée par la Liberté, la première chose à entreprendre serait de chercher à en savoir plus, c’est-à-dire, vérifier ce que c’est objectivement la « Liberté », d’abord, et puis, si, au vu de sa définition, il y avait des raisons sensées de la « Craindre », analyser le sens de ce syntagme verbal, afin de se faire une représentation concrète de son contenu, prétendu plutôt inquiétant. Qui seraient les froussards ? Où se tapiraient-ils les trouillards ? De quel bois suis-je fait ?

Voyons du côté « Liberté », alors ! Issu du latin « Libertas », on sait que le mot désigne la situation de l’Homme affranchi, autonome, voire, indépendant et point réduit à l’Esclavage, ou Captivité ; bref, une situation différente de la dépendance ou contrainte d’autrui, qui s’opposait donc à la peur insinuée.

Par ailleurs, dans « la Peur » (du latin, « pavorem »,) le terme nomme la crainte, voire la terreur d’un être saisi d’épouvante, qu’il s’agisse d’une frayeur ou d’une anxiété, lui faisant appréhender l’imminence d’un danger redoutable. Où est-il ? Alors, une lubie? Une tocade?  Bref, il a été affirmé que « par définition, la problématique ne se poserait pas à des citoyens normalement constitués », ni à ceux « jouissant d’un bien qui les protège de toute phobie ou angoisse morbide, la Liberté ». Les uns ont voulu y voir « le concept de limite », « l’angoisse », « le problème des frontières », « le respect de la liberté des autres, la mienne ‘étant infinie’ », « la peur du vide ou de l’inconnu », « alors que l’angoisse fait rebondir », d’autres « firent cas du ‘garçon de café’, de Sartre », ou évoqué « la péripétie de Florence Cassez, s’installant au Bristol la première nuit de son retour de l’enfer », et « la remarque de Anna Arendt ; ‘Ma Liberté commence là, où ça s’arrête celle des autres », poursuivant avec « oser la liberté c’est aller à l’encontre de son désir », « suis-je libre ou plutôt pollué par tout ce que j’ai appris ? », « ‘to be or not to be’ », prônant, entre autres, « l’existence de différentes libertés »…

Au terme de notre exercice, Gilles chanta « la liberté de choix… de soi/… qui a peur n’est pas libre, qui est libre fait peur… », etc., … et on a fermé la boutique.   

Pour conclure :

On disait, que le leitmotiv des troupes italiennes était, pendant la guerre :

- « Si l’ardeur tient, on y va, la poitrine en avant. Si l’entrain diminue, on y va, en avant le derrière. Mais, en avant, toujours en avant ! »

Carlos