Café-philo Entr’pot, site :cafephilogambetta.fr; Angle 68 rue menilmontant (bus 96 26) 2, rue Sorbier (metro Gambetta sortie Martin Nadaud en queue ) samedi de 15h à 17h.

2 comments

Posted on 22nd septembre 2014 by Gunter in Informations |Manisfestations - Abécédaire

Attention : Le Chantefable est fermé pour travaux pendant plusieurs mois.
Nouveau lieu, très bien : L’entrepôt, sous-sol, angle rue Sorbier et Menilmontant.

L’ENTR’POT !! vous invite
à PHILOSOPHER
Autour d’une boisson
Les samedis de 15 à 17h

Bonjour et rendez vous le  28 otobre à l’ Entrepot’s de 15 à17h
(Angle rue Menillontant et 2 rue Sorbier)

Bonjour et rendez vous  à l’ Entrepot’s de 15 à17h le 11novembre
(Angle rue Menillontant et 2 rue Sorbier )

Avec Guy Pannetier pour reflechir sur  » identité collective et personnelle « 
Bonne semaine
Bibis

2 Comments
  1. Françoise Prudham says:

    Félicitations à André pour ces 2 heures passionnantes

    22nd septembre 2014 at 17 h 54 min

  2. guy pannetier says:

    Ce mot de jalousie m’a remis tout de suite en mémoire ce dicton : « La jalousie est un serpent qui se nourrit du venin qu’il distille. » Dans le cas de la jalousie maladive, on ne saurait mieux la décrire.
    La jalousie est une blessure, quelque chose qui ronge lorsqu’il s’agit de la personne aimée, femme, maîtresse, mari, amant. Elle est parfois une atteinte à l’amour propre, blessure infligée au narcissisme. A partir de ce sentiment, on peut se sentir diminué, dévalorisé dans sa personne ; elle peut parfois aussi traduire un complexe d’infériorité.
    Elle est diablesse ; elle est ce sentiment douloureux de l’amour inquiet, cette situation qui mine la personne jalouse, entre jalousie humiliante et jalousie sincère, entre le soupçon, le doute et la certitude d’une infidélité. Elle peut devenir jalousie délirante, pathologique, jusqu’à la paranoïa ; elle peut être destructrice. Elle est un curieux mélange d’amour, de peur et de souffrance. Elle peut être émotion irrationnelle. Elle découle parfois de ce sentiment de possession de l’autre. Elle est parfois la rencontre de l’amour et de la haine.
    Mais la jalousie est sœur de l’amour, du seul amour qui, dans le couple mari et femme, mérite ce nom, l’amour romantique : « L’amour, sans la jalousie, n’est pas l’amour », disait Paul Léautaud. Inséparable de l’amour, elle en est même la preuve incontestable ; vouloir tuer le sentiment de jalousie pour ne plus être vulnérable, c’est, peut-être, prendre le risque de tuer l’aptitude aux émotions.
    Alors se pose la question de savoir si l’on peut aimer, sans être jaloux, de savoir si « la jalousie n’est qu’un sot enfant de l’orgueil » (Beaumarchais) ou s’« il y a dans la jalousie plus d’amour-propre que d’amour » (La Rochefoucauld), de savoir si ce n’est pas céder à un désir d’exclusivité, vouloir être aimé sans partage, tel un « Dieu jaloux », ou, comme un tigre, (symbole de jalousie féroce). Mais elle est la face noire de l’envie lorsqu’elle concerne d’autres personnes dans son environnement social.
    Quant à l’envie, elle est sentiment, comme ressentiment ; c’est une médaille à deux faces : mauvaise amie, mauvaise conseillère, ou bonne amie, bonne conseillère, sentiment positif lorsqu’elle stimule, quand elle est désir, soit le propre de l’humain. Elle est alors, moteur avec l’espoir de gratitude ; elle est moteur d’apprentissage chez l’adulte comme chez l’enfant ; elle peut parfois nous aider à nous dépasser, quand, suivant l’expression, on meurt d’envie ; elle peut être admirative. Mais elle peut être négative, ressentiment, lorsqu’elle est justement synonyme de jalousie, et ceci particulièrement lorsqu’on utilise son adjectif, envieux, c’est-à-dire lorsqu’un individu est, suivant les expressions : rongé d’envie, dévoré d’envie, jusqu’à crever d’envie, et qu’elle n’est que convoitise. Elle peut devenir souffrance, et, parfois, elle finit par isoler l’envieux, l’envieuse, le jaloux, la jalouse.
    La philosophie classe l’envie dans les sentiments positifs ou négatifs. La religion, elle, l’a longtemps présentée sous son seul aspect négatif de péché capital. Mais, nous ne devons jamais oublier que le sens des mots évolue avec le temps. Avant l’acception moderne, elle fut chez Ronsard (Discours sur l’Envie) « le plus méchant et le plus vilain vice de tous, [...] douleur et tristesse procédant d’un lâche courage et d’une abjecte pusillanimité de l’âme. » Chez Descartes (Les passions de l’âme), elle tout aussi maltraitée : « Une perversité de nature qui fait que certaines gens se fâchent du bien qu’ils voient arriver aux autres hommes. »
    Comme nous sommes tous sujets à l’envie, elle peut aussi être un moteur économique.
    Alors, la jalousie et l’envie, ces états affectifs, sont-elles des démons qui sont en chacun de nous ? Pouvons-nous les canaliser, dominer ces démons, les maîtriser, pour que l’envie et la jalousie nous servent sans nuire aux autres?

    22nd septembre 2014 at 14 h 08 min

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